AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Journal de LeGobelin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
LeGobelin
Bandit de grand chemin
Bandit de grand chemin
avatar

Nombre de messages : 35
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Journal de LeGobelin   Mar 14 Aoû 2007, 06:40

Caché dans une grotte de S.-A. ayant autrefois abrité un couple de jeunes gens heureux, LeGobelin faisaint les cents pas. Il ne savait pas où il en était, où il allait, où il voulait aller même !

*gnosco te ipse* Disaient les anciens. LeGobelin allait en faire de même, et pour se rappeler qui il était, il s'assit à la lourde table devant une immense cheminée taillée à même la craie où le feu autrefois brûlant n'était dans sa mémoire torturée qu'un souvenir lointain.

<< - Mardi 14 d'Aoust de l'an 1454 de nostre Seigneur.

Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas d'où je viens réellement. J'ai débarqué à Calais il y a des années, mais était-ce Calais? N'était-ce pas Langres? Que dire ? Je ne sais plus ... Nous étions deux, je ne suis plus qu'un.

Avec un air fou dans les yeux, Goblelin regarda une fois de plus l'âtre vide et ses yeux s'embuèrent.

- Nous étions deux, nous sommes toujours deux, nous ne faisions qu'un, nous faisons toujours un.

A présent ses yeux étaient entièrement remplis de larmes. Il les posa sur un anneau d'or au chaton de rubis et le fit tourner dans ses mains tremblantes. Il eu un hochet et se leva. Bientôt un grand feu illumina l'endroit.

- La flamme brûle à nouveau mais je ne sais pas si j'aurai la force de l'entretenir. Il eu un long soupir, et après un instant de silence, le grattement de l'antique plume remplit de nouveau l'espace.

- Mon existence est une imposture, une vaste escroquerie.

Tout commença en mars 1451, et en mai je me rendis dans la toute jeune Angleterre où le roi bien naïf me nomma son conseiller au commerce. Commerce, de qui plus est en langue étrangère, est un art auquel je n'entends rien. J'en profitais néanmoins pour acheter des couperets, objets autant rares qu'inutiles. Rentré en France sans démissionner, j'emportait avec moi mon premier larcin, qui devait se monter à quelques 300 écus, sans compter les couperets.

Quoi qu'il en soit, je n'étais encore qu'un paysan que j'avais dans ma bourse plus que nombre d'artisans.

Le banditisme de grand chemin n'ayant jamais été mon fort, moi-même n'étant pas très bien bâti, j'allais au gré des conseils et c'est là que j'allais escroquer le plus. Non pas en biens matériels, quoique je n'ai pas non plus négligé cette question, mais en confiance et pouvoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LeGobelin
Bandit de grand chemin
Bandit de grand chemin
avatar

Nombre de messages : 35
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Journal de LeGobelin   Jeu 16 Aoû 2007, 15:08

<< - Jeudi 16 d'Aoust de l'an 1454 de Nostre Seigneur

*Le pouvoir, ah mes amis, si vous en saviez le prix.* Pensa-t-il, mais cette phrase lui paru niaiseuse avant même qu'il ai fini de la penser et il l'écarta de sa mémoire.

En vers Juin 1451, je ne me souviens plus bien, mais la guerre faisait rage entre les comtés du centre. Et l'on craint pour les denrées de notre province. Nous nous chargeâme, toujours séparés mais inséparables, d'une partie des réserves locales.

Sous le prétexte fallacieux d'aller couler financièrement une province voisine, nous allâmes aborder tels des corsaires une petite ville sans défense dont le maire venait de démissionner. Mal lui en a pris, il fut accusé du vol de presque 10 000 écus. La belle affaire pour nous, triplement belle, nous étions couverts, un pigeon était accusé à notre place. En second lieu nous étions cousus d'or. Mais cet or provenait de marchandises appartenant à notre province, qu'à cela ne tienne, prétxtant un remboursement tardif, nous gardâme l'intégralité de la somme et en quelques semaines nos amis avaient déjà oublié notre dette.

Les sujets du roi de France ont la mémoire courte sur ce genre d'affaire et ils continuèrent à me faire confiance, non sans raison, j'avais facturé mes services dirons-nous, des frais de missions inventés avant l'heure et ponctionnés sauvagement.

Nous ne pouvions le faire sans risques, mais nous avons toujours eu une petite pensée émue pour le contribuable que nous ne pouvions remercier sans nous faire arrêter. Merci à toi naïf paysan titré !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Journal de LeGobelin
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Azov ou le journal d'un patriote.
» Brève du Journal Officiel du Donjon.
» Journal d'un paysan
» Un journal de la Horde...
» Journal de l'Infirmerie de Gnomeregan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Grotte des Joyeux Brigands :: La Grotte des Joyeux Brigands :: [RP] Dans les profondeurs de la grotte… :: Journal Intime-
Sauter vers: