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 Forever trusting who we are

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MessageSujet: Forever trusting who we are   Jeu 04 Sep 2014, 17:49

Citation :
Journal de Fleur d'Agapé


Cité morne aux oiseaux
3 Septembre 1462

J'ai fait une folie, j'ai échangé le crâne d'Aristote, ma petite relique portative contre une houppelande écarlate. Couleur évidement très discrète .. Une folie oui. Je suis encore convaincue que le crâne découvert à Toulouse est une relique et que j'aurais pu en tirer bien plus. Je suis décidément nulle en négoce. Mais c'est mon seul caprice depuis Rouen. La vie sédentaire n'est décidément pas pour moi. Je m'ennuie à Bergerac, je me lasse dès la deuxième journée dans la même ville. Les gens m'ennuient. Entre les dragueurs, les coincées et les idiots.. je préfère le silence des chemins, la campagne. Il est certes amusant et un peu gratifiant de recevoir des compliments.. c'est plus fort que moi, j'adhère pas aux mièvreries.

Le courrier, ou plutôt l'échange de courrier avec l'Ecureuil m'a réveillé. Je l'en remercie mentalement tout en faisant mon baluchon. Je cache dans ma botte quelques écus, enveloppe dans un linge de quoi manger en chemin.. Oui merci à L'ecureuil et à la main innocente qui a sorti mon nom du chapeau. Je souris un peu, bien que je sais qu'il sera là. J'ai envie de le revoir et j'ignore si lui aussi. Après tout, nous nous sommes quittés en assez mauvais terme.. Je l'ai brigandé.. saleté de lune distraite ce soir là.

J'ai passé les remparts, j'ai dit adieu à Fitz, un grand ami pour lequel je n'avais aucun sentiment, aucune attente, aucun espoir. Juste de la tendresse et un reste d'amitié que j'espère retrouver un jour. Il vogue vers son destin, je choisis quant à moi la route du hasard.


Dernière édition par Fleur le Sam 06 Sep 2014, 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are   Ven 05 Sep 2014, 14:17

Combien de fois a t elle empruntée cette route depuis le..
Trois fois au moins, si ce n'est quatre.


Citation :
Pasteur et petites bouffées
1462, en Aout

Deux jours à me demander ce que je devais faire, errant dans les ruelles de la capitale sans savoir où aller. J'ai dormi dans une étable, j'ai mangé très léger, gardant mes écus pour une robe. J'ai toujours pensé qu'une femme se devait d'être féminine.. de temps en temps. Enfin, pour mon cas, me plaire et peut-être me redonner goût à la vie.
Garance m'a écrit, j'ai fait ce qu'elle m'a dit. Je n'y suis pas restée. Je n'ai rien fait. Rien de rien. J'ai pris un verre ou deux, je me suis laissée séduire et j'ai fichu le camp car ce n'est pas ce que je voulais.. ce que je voulais c'est qu'il soit là, Lui.. mais ce n'était pas lui.. Personne n'est lui. Personne ne saurait le remplacer. je garde sa dernière lettre sans l'avoir lue. Je crains d'y trouver ce que je redoute, de la haine, du mépris... Un jour sans doute, j'y porterais attention.. je m'en voudrais peut-être de ne pas l'avoir fait avant.. je lui en veux à lui d'avoir attendu la mienne pour y répondre.

Pasteur et petites bouffées et déjà le départ. Je ne peux rester en place. Fitz passait par là, il m'embarque avec lui. On ne sait pas où l'on va, je crois qu'il est aussi paumé que je le suis, et quand bien même, je ne lui pose aucune question, chacun son passé. Nous nous sommes dirigés vers Montauban.. en chemin un homme nous a dépouillé. Cela a remué en moi certains évenements.. Je ne porterais pas plainte, entre collègues, ça ne se fait pas. Fitz en a été surpris, mais j'ai réussi à le convaincre en précisant que j'aurais du laisser mes biens chez moi... J'ai oublié, tant pis pour moi. J'aurais fait un heureux pour une fois. Une centaine d'écus et des denrées, il va me falloir travailler pour manger.. déjà que l'appétit se fait rare depuis deux semaines. Adieu la robe. Décidement, j'en aurais jamais.

Citation :
Montauban
Toujours en Aout 1462

J'ai l'impression que cela fait des mois que Teo m'a quitté.. m'a laissé sur ce noeud seule et désemparée. Comme le temps passe.. Je suis toujours à Montauban. Hier j'étais de mauvaise humeur, égoïstement j'avais envie qu'on s'occupe de moi.. est-ce vraiment égoïste au fond ? Que l'on me donne une importance quelconque, qu'on me considère autrement que comme une voyageuse triste et.. seule.. ce que je suis au fond, même si je ne le montre pas, la tristesse m'a envahi voici des jours. Fitz est intéressant. Cela m'amuse de le voir faire le gentil garçon auprès des dames. Il m'intrigue un peu. Il m'est incertain de dire combien de temps je le suivrais et qu'importe.. Je suis..enfin pas hier soir.

J'ai trainée toute la journée, je n'ai rien fait de bien folichon. Je suis allée en taverne discuter avec Clement qui a autant de conversation que moi quand je m'ennuie. *soupir* *resoupir* reresoupir* et ainsi de suite.  J'ai fini par le laisser, pretextant l'envie de marcher. Je suis allée dans la chambre que Fitz a loué pour moi, j'y ai prit un bain.. encore, juste avant le départ j'ai tenté de démèler mes cheveux mais comme toujours.. impossible.
Une pipistrelle m'a attaqué.. décidement cette tignasse est maudite..

Citation :
Agen
Ville des pruneaux
Aout 1462


Nous avons enfin quitté Montauban.
Montauban et sa pipistrelle enragée, Montauban et ma tignasse en vrac - quoiqu'elle m'a accompagné..- Montauban et ses départs avortés. En fait c'était plutôt amusant, d'ailleurs je l'avais dit dit que j'en rirais aujourd'hui.. j'ai ris.. J'ai hurlé aussi.. j'ai laissé tomber le démélage en songeant sérieusement à me couper tout ça à la cisaille, mais trop épuisée et tout juste arrivée, je suis allée me reposer. A peine la joue posée sur l'oreiller que les rêves sont revenus.

Non pas de pipistrelle démoniaque, mais un chien.. plutôt un chiot, mon chien en fait. Celui que Teo m'a offert. Depuis qu'il a disparu, je ressens un manque et il n'apparait plus que dans mes songes. C'est idiot n'est ce pas..de rêver d'un chiot.. Peut-être qu'un jour il reviendra.. je le souhaite. Je l'aime ce chien, mon chien.


Dernière édition par Fleur le Sam 06 Sep 2014, 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are   Ven 05 Sep 2014, 14:18

Citation :
Bazas
Aout 1462


Nous sommes arrivés hier et je suis encore là.. seule. J'ai oublié le départ vers Bordeaux. Enfin oublié.. je dormais, personne ne m'a réveillé.. même pas Fitz.. même pas le chien.. Lorsque nous étions à Marmande , j'espérais y rencontrer mon frère, oui il parait que j'ai un frère, jumeau en plus. A croire que ma route est jonchée de retard, de perte, d'abandon. J'erre dans les ruelles, je les rejoindrais dans la nuit. Je n'aime pas être seule. La solitude ça vous oblige à réfléchir, et bien souvent, mon imagination déborde de son lit.. j'entrevois le passé qui se mèle à l'avenir.. le présent au futur, un amas d'images me passe devant les yeux.

Même pas une prune à grignoter.

Bazas et sa forêt, puis son port. C'est là que je passe le reste de la journée, regardant les bateaux qui vont et viennent mollement au fil de l'eau. Un capitaine vient me parler alors que je suis assise sur le quai, pieds plongés dans l'eau. Nous discutons un peu, cela me permet de penser à autre chose qu'au passé. Il me donne envie de vigie et de vents iodés dans les cheveux. Il s'en va un instant et revient avec un godet rempli d'un liquide chaud et fort. J'ignore ce que c'est, mais ça me réchauffe un peu, le temps n'est pas au beau fixe. J'aime bien qu'on s'occupe de moi, je me sens exister.. ça faisait longtemps. Il finit par grimper à bord de sa nave, je le salue de la main et lui souhaite bon voyage.

Je pense à Teo c'est plus fort que moi. Je me demande ce qu'il fait.. avec qui il le fait, où il se trouve.. surement au fond d'une taverne à boire un de ces alcools forts, ou bien sur les chemins.. j'espère que le chien lui est revenu sans quoi.. pauvre bête.. je me demande ce qu elle est devenue.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are   Ven 05 Sep 2014, 14:34

Citation :
Cité morne aux oiseaux
Fin Aout 1462
J'ouvre les yeux..

Et je me demande ce que je fais ici. Ce n'est pas ma place. Cette maison au pied du verger, ces gens qui me sourient, non.. ce n'est pas ma place. Fitz pensait que nous formions un couple. Je suis partie. Je ne désire mentir à personne, la Fleur des chemins a besoin de retrouver ses racines et dès que je passe le pont levis, je respire enfin. Les courriers de l'écureuil au fond de ma besace, c'est le sourire aux lèvres que je fais chemin inverse. Je souris certes.. il y a bien quelque chose qui me turlupine à mesure que j'avance vers le lieu de rendez vous. J'essaye de ne pas y penser mais l'ecureuil m'en parle dans ses écrits. Voyez, c'est comme de passer devant une boulangerie alors que vous êtes au regime. Forcément vous allez en passer la porte et vous en vouloir plus tard.

Depuis Rouen j'ai toujours brigandé avec T. Toujours. C'était la priorité de notre duo. S'enrichir, ne s'attacher ni à l'un ni à l'autre, mais la promiscuité des feux de camp et la complicité que nous avions à l'époque nous a rapproché. J'ai encore aujourd'hui cette musique entendue à Rouen, ma robe légère et nos pas chancelants.. l'herbe fraîche sous mes pieds nus et la danse dans laquelle il m'entraîna alors. Ce 'était pas notre place mais le buffet était gratuit.. autant en profiter. J'adorais ne pas avoir de toit puisqu'il m'offrait le sien. Nous devions descendre vers le sud, nous nous sommes retrouvés en touraine. La route ne rapportait guère, nous étions à cran. Il m'offrit le chien dont je parlais sans cesse. Je l'ai appelé " Le Chien ".
Puis le sud enfin.. et la séparation. Non nous 'aurions jamais du être si proches.. si c'est pour ensuite se séparer sur un quiproquos très maladroit de ma part. Il m'a planté sur un noeud et il est parti.
Je pense que je l'ai mérité. Je pestais sans arrêt dès qu'il s'adressait à une autre, alors que j'étais moi même peu disposée à toutes conversations et étreintes.
Tout ceci est un beau gâchis.


Dernière édition par Fleur le Sam 06 Sep 2014, 13:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are   Ven 05 Sep 2014, 14:49

Citation :
Là où jamais je ne le croise
Septembre 1462

Je retrouve le village de mon frère et de ma demi soeur. Je ne vois aucun des deux. Cary est au monastère depuis juillet, Emi trop occupée. Je laisse un mot à Cary à la poste restante en espérant avoir un jour de ses nouvelles. J'ai discuté un peu avec le compagnon d'Emi. La dernière fois que nous nous étions croisé, nous avions eu des mots. Emi était persuadée que nous avions le même sang, Meadow ne songeait qu'à une entourloupe. Cette fois ci, cela se passe plutôt bien.

J'ai entamé une correspondance avec un curé pour passer ma pastorale. J'ignore même si je suis aristotelicienne ou reformée. Je m'en fiche en fait. A Toulouse j'avais rencontré un homme dont le nom m'échappe, un pasteur reformé. Sa vision de la religion m'avait plu. Bon.. je laisse tomber cette pastorale, après tout, à quoi cela sert il au fond. A Rien.


Panier neuf

Ville morne.
L'ennui. Je continue ma route après une sieste sous les pruniers.
C'est quand on est seul que l'esprit travaille le plus. Je me trouve changée.
Ses dernières semaines, j'ai muri. A dix huit as.. ça devait bien finir par arriver.
Et puis on dit que l'on grandit de ses erreurs et souffrances.
J'ai du prendre vingt bons pouces au moins.
Le point de rendez vous se rapproche. J'ai une boule à l'estomac.. surement le repas de midi que j'ai sauté..
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are   Dim 07 Sep 2014, 23:25

Citation :
J'ai posé mon sac dans un petit village proche de la capitale. C'est d'un calme.. Parfois c'est agréable d'être seule, c'est reposant, parfois c'est angoissant. Je m'épanche dans l'alcool agitant ma nouvelle acquisition, forgée à ma taille et pas si lourde que ça. Me voici équipée au besoin. J'ai reçu une lettre de mon frère. Evidemment il sort de retraite quand j'ai pris le large.
Il a l'air.. bien.

" Elle avait les yeux clairs, d'un vert d'une jeune pousse de fougère.  "

ça ne peut être que moi ça non ?

J'ai un frère. j'en avais des tas petite, mais ce n'était pas vraiment les miens. Celui là c'est différent, je ne saurais l'expliquer.. Peut-être lorsque l'on vous annonce que vous allez être mère.. ou père.. voilà, quand on désire quelque chose et que soudain c'est là, à porter de main, vos pieds ne touchent plus le sol. Je me sens.. aérienne.. un poids en moins, mais je ne le verrais pas encore cette fois ci.

Je suis arrivée hier, depuis je travaille sans arrêt. ça m'empêche de penser.. de trop penser.
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