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 Une voleuse bien bavarde...

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Quelqu'une
Bandit de grand chemin
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 28 Nov 2011, 21:11

Et les ennuis continuent....
Après avoir passé quelques jours (enfin... disons pour être exact, le nombre de jours suffisant pour réparer les dégâts multiples) dans la même ville, Lune et ses amis décident de se remettre en route.

Les voilà partis, dans le brouillard, pour de nouvelles aventures !
Hélas, au petit matin, les quatre compères ne sont que... trois. Après des vérifications minutieuses et la fouille soigneuse des buissons alentours, il faut se rendre à l'évidence : la petite dernière s'est endormie en ville.
Bon. Cela n'est pas bien grave, on va retourner la chercher. Les trois mousquetaires font donc demi-tour et effectuent la nuit suivante le même chemin à l'envers. Au petit matin, tout le monde se retrouve donc en ville.
Et le soir, c'est enfin le départ ! Ouf : on va peut-être pouvoir finalement se remettre au travail.

Le lendemain matin, les quatre mauvais sont sur le pied de guerre. Et là, Lune n'en croit pas ses yeux ! Les quatre brigands sont à nouveau trois ! Mais pas les trois mêmes...
Et c'est une Lune de fort mauvaise humeur cette fois qui refait à nouveau la même route, pour la quatrième fois, en quatre jours.

Citation :
Cher messire J*****.

Pour la troisième fois, je vais tenter de quitter votre bonne ville avec mon groupe. Hélas, à chacune de mes tentatives précédentes, l'un des membres de ma lance est resté à V*****. Donc, depuis quatre jours, je fais des aller-retours, et ça devient fatigant !

Etant donné que votre armée est en ville, pourriez vous me rendre un service ? Si par malchance, l'un de mes camarades faisait mine de rester en arrière ce soir, pourriez-vous demander à vos hommes d'arme de me le mettre dehors à coup de pied dans le c... heu... à coup de pied dans le derrière.

Je vous remercie d'avance.

Bien à vous,
Quelqu'une, voyageuse.

Citation :
Bonsoir,

Je ne suis nullement responsable des problèmes que vous rencontrez avec vos camarades. Pensez à leur donner des directives claires et précises pour qu'ils ne se trompent pas c'est tout.

Mais si je les surprend en train de trainer derrière vous, je leur mettrai un coup de pied bien placé pour qu'ils vous rattrapent.
Cordialement,

J*****, Maire et Lieutenant Sénéchal de V*****.

Que le mérite en revienne à l'efficacité de l'armée de messire J***** ou à la crainte inspirée par la colère de Lune, en tout cas, le résultat est là : tous les quatre sont présents lors de l'appel, le lendemain matin.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Jeu 08 Déc 2011, 12:33

Ayant (enfin!) pu reprendre leurs activités professionnelles, Lune et ses collègues se refont la main sur un brave petit gars plutôt coopératif :


Le lendemain, les quatre travailleurs décident de rester sur place pour agir la nuit suivante au même endroit. Mais la journée est longue, et Lune s'ennuie. Et quand Lune s'ennuie, c'est la porte ouverte à toutes les catastrophes : les idées les plus farfelues peuvent à tout moment traverser sa tête peu sensée... Et c'est bien, hélas, ce qui se produit ce jour là. Ayant trouvé un nom dans le sac de leur client de la nuit, elle se met en tête de lui écrire.

Elle va s'installer mine de rien un peu à l'écart du groupe, parce que l'un de ses comparses fait le grognon quand il la voit écrire et aimerait bien qu'elle arrête (il prétend que cela va finir par leur attirer des ennuis...). Cachée derrière un arbre, elle commence par écrire une classique lettre de remerciement post-transaction ; puis, Lune n'étant au fond rien d'autre qu'une petite gamine pas sage..., elle ajoute un morceau de parchemin un peu déchiré...

Citation :
Cher voyageur généreux,

Je tiens, par la présente lettre, à vous transmettre les remerciements chaleureux de l'ensemble des membres de mon groupe pour vos dons charitables de cette nuit. Sachez que votre générosité va nous permettre de poursuivre notre travail (un travail souvent ingrat hélas !) de commerçants de grands chemins.

Dans l'espoir que vous continuerez, à l'avenir, de soutenir les membres de notre profession, veuillez accepter mes sentiments les meilleurs.

Post- Sciptum : vous trouverez ci-joint un certificat qui vous permettra de prouver votre générosité aux autorités compétentes.


Spoiler:
 

A la grande déception de Lune, son courrier semble avoir été reçu dans l'indifférence la plus complète, puisqu'elle n'a pas reçu la moindre réponse...
Toutefois, « Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre », selon la dame Sand.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 31 Déc 2011, 19:11

Lune et ses amis sont décidément des brigands fort malchanceux. Et ils sont l'exemple vivant du vieil adage selon lequel "le chien attaque toujours celui qui a les pantalons déchirés."

Ainsi, leur dernière tentative de brigandage a été un fiasco (encore !). Enfin, on va dire qu'ils commencent à en avoir l'habitude...




Citation :
Chère Dame.

Je dois vous avouer que votre comportement de cette nuit m'a paru plutôt violent pour une dame de votre qualité ! Vraiment, rosser de cette façon des pauvres miséreux qui ne cherchent qu'à gagner leur pain, il n'y a là rien de noble ! Il vous suffisait de nous refuser votre bourse, point n'était besoin de nous mettre dans cet état !

Cependant, je vous accorde notre pardon à tous. Pour cette fois, bien entendu.
Cordialement,
Quelqu'une.

Dès le lendemain, le petit groupe reprend la route. Et là, au petit matin ! Mordiable ! Un vrai carnage !



Le cheval de Lune, sur lequel on peut tout de même compter en cas de coups durs, a réussi à ramener leurs presque-cadavres quasiment déjà froids dans la ville la plus proche, où les brigands plus ou moins invalides seront bien forcés de rester en convalescence prolongée...

Lune écrit tout de même au chef d'armée dès le lendemain :

Citation :
A Messire le capitaine d'armée,

Je vous écris suite au différent qui nous a opposés, la nuit passée, à votre armée.
Je suis bien consciente que vous êtes militaire, et que le travail des militaires est de se battre et de tuer des gens. Et je ne vous conteste évidemment pas le droit d'exercer votre métier.

Je voulais néanmoins souligner l'usage excessif de violence dont vous avez fait preuve : mes amis et moi-même n'étions même pas armés ! Et vos militaires, armés, eux, jusqu'aux dents et sans doute assoiffés de sang, se sont acharnés sur nous d'une façon bien peu chevaleresque. Nous ne sommes certes pas sans taches, mais nous n'avions, face à vous, pas la moindre chance de survie.

Je me permets de vous conseiller amicalement de méditer sur votre comportement, et de travailler sérieusement sur le contrôle de votre colère.
Cordialement.
Quelqu'une.


La réponse plutôt acide du dit-capitaine renseigne au moins Lune sur un point : non contents de les avoir ratatinés lors de leur tentative infructueuse, les non-brigandés ne s'estimant certainement pas suffisamment vengés, les avaient caftés à l'armée afin que celle-ci finisse le travail...

Enfin... Ainsi va la vie ! De toute façon, Lune n'est pas du genre à se laisser abattre : « Il faut sourire face à l'adversité, jusqu'à ce qu'elle capitule ! », voilà sa devise. Et puis, il y a bien longtemps qu'elle a décidé d'être heureuse, parce que c'est bon pour la santé : tout le monde le sait.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mer 15 Fév 2012, 12:41

Ce nouvel épisode des aventures de Lune et ses camarades se déroule en terre tourangelle. Existe-t-il un endroit supérieur à la Touraine dans le Royaume ? La question se pose. Ici le contrôle des voyageurs est réalisé dès le passage de la frontière, par la Douane Volante de messire Falco de Cartel :
" Le Coeur Navré.
Compagnie Franche de Cavalerie.
Nous ferons confiance à tous.
Seule la chevauchée et Dieu trancheront entre bons et mauvais.
Entre l'audacieux et l'indécis.
Nul secrets dans nos projets et intentions, nul espion utile contre nous .
Il suffira de demander.
Jamais nous ne mentirons.

Au Duché sera versé 10 % des prises.
Aux gens dommagés par erreur ou faute sera versé 50 écus ou l'équivalent en biens.
Aux nobles, officiers royaux et diplomates alliés, le double.


Nous avons droit de chasse en chaque Relais dûment recensé par le Duché.
Nous avons liberté d'escarmouches et de chasse en tout lieu du Ponant et du Berry ainsi que toute province en état d'insoumission à la Couronne.
Nous avons droit de chasse entre les cités de Touraine à nos risques et périls devant la Loi et l'autorité ducale.

Nous devrons le Ban au Duché et assurerons notre propre entretien et fourniment.
Duché de Touraine pourra offrir ce droit de Ban au Souverain de france une fois l'an.

Il nous est interdit de guerroyer contre le Domaine Royal et les provinces alliées de Touraine.
Le Duché de Touraine accorde aux Relais de Chasse et eux seuls le statut de zone franche vis à vis de sa justice. "

ainsi messire Falco de Cartel décrit-il sa fameuse Douane volante


Lune et ses amis décident, après un repos forcé de près de deux mois en Bretagne, de remettre sur pied leur petite affaire de commerce de grands chemins. Après un passage à Chinon, les trois associés s'installent dans un petit chemin creux, sur la route entre Loche et Chatelroux. Les petits chemins creux, c'est mieux, parce que comme ça, on est à l'abri du vent !

Hélas, dès leur première transaction, voilà que des Agents Douaniers de l'Administration Tourangelle sont là !


Estainoise a écrit:
Au Vae Soli....

La formation de Furette et d'Harpa n'avait pa été une réussite, et pourtant ils y avaient mis de la bonne volonté.
Au bout de trois journées intensives au relai du vae Soli, ils décidèrent de rentrer à chinon, n'ayant pas réussi à controler convenablement Esta, qui se devait de jouer la ponantaise égarée sur un chemin de Touraine.
La validation devra se faire une fois encore, un peu plus tard.

A peine posé le pied à terre à Chinon, qu'Esta reçut une missive de Falco lui disant qu'il les avait rejoind au relai.
Encore un peu, son groupe aurait très bien pu contrôler le seigneur d'Oserez à son arrivée. Heureusement qu'ils avaient finalement renoncé à poursuivre cette formation.
Pas si facile d'intégrer les rêgles de la douane volante.

Il lui fallait donc aller retrouver Falco au relai. Les ordres sont les ordres...et en même temps, Esta avait bien envie de vérifier si le chef respectait bien les procdures aussi!

Esta passa la journée à chinon, à faire quelques emplettes, papoter un peu en taverne, payer ses impots, puis le soir venu, elle appréta son cheval Cabochard et partit au galop.

Arrivée au petit matin au relai, elle fut surprise de voire trois chevaux attachés près du relai.


Tiens y'a du monde, on dirait!


Puis elle entra au relai où elle retrouva Falco qui se massait la rotule.

Un petit soucis? demanda t'elle sans attendre vraiment de réponse, car elle continua sur sa lancée, un rien excitée.

Falco, trois cavaliers sont ici! Va falloir les tenir à l'oeil, non? et elle ouvrit le fenêtre pour lui montrer les chevaux.

Ohhh, ils ont disparu!

Effectivement, les chevaux avaient disparu sous leur nez et on voyait bien, même de la fenêtre d'où se tenait Esta, des traces de pas, dans la neige....qui allaient vers le creux du chemin

Y'a anguille sous roche, moi j'dis!

Il fut décidé d'ouvrir l'oeil.
Les cavaliers du coeur navré surveillaient les frontières, mais ils se devaient aussi de surveiller les brigands éventuels.
Un plan fut mis en place très vite pour débusquer les malandrins....



Falco. a écrit:
Patrouille dans les régles de l'art

Faut jamais oublier que nous sommes perfectibles..


A chaque fois qu'un adversaire routier se rebiffe, sans doute guidé par le Divin, il lui démoli un peu plus la même rotule.
Coups d'ortels, de chausses, de poulaines, de bottes, il a tout essuyé et y a gagné en claudication.
Un beau matin il devra renoncer à descendre de cheval, à jamais centaure..

Il a donc passé sa matinée avec un pauvre cataplasme de mousse gelée et un bol de tisane infecte à base d'écorces immondes.
Même pas une cuillère de miel, la misère!

Estainoise est du genre grande gigue, et a vue comme lui la lance arrivée à l'aube. Des discrets.
Chevaux laissés à l'écart, changement de formation, comme un goût de quotidien à leurs yeux.
Ils vont chasser.
Ils sont trois, du genre costauds et expérimentés.
Avec Esta et lui , ils sont à trois jambes et trois bras contre le double.

Une paille.

La Cavalerie n'est pas coutumière à renoncer par prudence.


On va faire mieux, Leftenante..Bien mieux.
A braconniers, braconneurs et demis.
Sans astuce et espièglerie autant rentrer queue basse à Chinon, un genre de précédent inconcevable.

Ils vont se déployer la...La...Ici..Au creux du chemin.De façon à encercler le quidam isolé ou le groupe imprudent.
A la nuit, profitons de leur espacement.
T'as déjà lancé les dés, Esta?



Ils claquent sur la table les trois dés en os.
Taillés dans les phalanges de sa main perdue.
Jetés quand devant les possibles il s'en remet à Dieu ou le Sans Nom .

S'ils font la moindre maladresse, ils seront dépouillés.
S'ils estiment mal la configuration adverse, ils se feront rosser.

S'ils réussissent...Non seulement préléverons 2/5 de l'eventuel butin mais tiendront en flagrant délire le trio.

Les dés roulent.


Une boule de mie de pain et deux billes qu'ils ne vont pas traquer comme nous traquons.
Ils choisiront proies plus faibles de préférence.
A Dieu Vat!



Super pâle jusqu'à sa selle.
Chuchotant à l'oreille de Ch'val en prévision du faufilage silencieux aidé par la neige.
Il regarde avec envie les superbes genouillères de plaque d'Estainoise.

Dans une fonte de selle, le Verdict d'un procés en Berry.
20 écus d'amende et un mois de bannissement.
Une paille.
Avec un poil de bol en sus, il trouvera bien un berrichon pour envoyer réponse au Juge de Berry.

S'il croyait aux pattes de lapin, il s'en ferait un collier , la maintenant.


Quelqu'une a écrit:
[Vae solis, la nuit précédente, du point de vue des yeux perplexes de Quelqu'une]

Alors, que s'est-il donc passé ?? Lune se pose la question au petit matin.

Après avoir choisi un lieu propice à des échanges fructueux (c'est à dire un bon chemin bien creux bien sûr), les trois commerçants se mettent en place.
Bien. Il ne manque plus que des clients. Hélas, il n'y a pas l'air d'avoir foule ici. Le chemin est pourtant très bien choisi (ben oui, c'est Lune qui l'a choisi, c'est tout dire... bien que dernièrement, ses choix se soient révélés... comment dire... ah oui : le mot exact est "catastrophique" ; voilà : des choix catastrophiques). Bref.

Tout le monde est en place, plus qu'à patienter.
Du coin de l'oeil, Lune voit une ombre bouger, là où, selon les prévisions, il ne devrait y avoir personne. Elle se retient de hurler, mais n'en pense pas moins !
Non mais c'est pas vrai ! Bon sang, mais à quoi ça sert de faire des plans, de réfléchir, tout ça, si ensuite l'un des deux rigolos se place n'importe où ?? Tout d'un coup, Lune n'a plus froid ! Bon sang, mais qu'est-ce qu'ils m'énervent parfois ces deux-là !
Lune observe l'ombre, mais sans parvenir à identifier le gaffeur. Et puis, avant qu'elle n'ait eu le temps de creuser la question, un client s'avance dans le chemin. C'est pas vraiment le moment idéal, mais bon, comme on dit, "le client est roi".
Au boulot !

L'échange débute au mieux, un client très aimable, vraiment ! Seulement les commerçants sont cinq au lieu de trois ??

Lune et ses associés, en vrais professionnels, ne laissent rien paraitre de leur surprise devant la clientèle, question de standing !
Mais une fois l'affaire réglée, il est bien temps de se rendre compte qu'ils sont en compagnie d'Agents de Douane certainement assermentés...

Repli stratégique dans le bois...
Là dessus, Lune prend un petit morceau de parchemin déchiré et adresse son plaidoyer à l'Administration, représentée par le Sieur Falco de Cartel.

Citation :
Cher messire Falco de Cartel.

Bien entendu, mes amis et moi-même ne brigandions pas ! Bien sûr que non !

Nous sommes commerçants de grands chemins, et le sieur T***** était notre client de cette nuit. D'ailleurs, étant donné que vous étiez présents, vous avez pu constater de visu que la transaction s'est déroulée sans la moindre violence, pas même une bousculade. Ce qui n'aurait point été le cas s'il y avait eu brigandage : le brigandage est un acte violent, vous serez d'accord avec moi ?

Ceci-dit, mes amis et moi-même vous présentons nos excuses pour avoir installé notre échoppe mobile sur une zone de contrôle de Douane. J'espère que cela n'aura pas perturbé votre travail.

Je vous invite à inspecter notre marchandise, vous pourrez ainsi constater qu'il n'y a nulle contrebande dans nos affaires.
Nous irons ensuite nous installer un peu plus loin, afin de ne point gêner à nouveau vos opérations.

Cordialement,
Quelqu'une.

Le soir même, les trois compères rangent dans les charrettes le résultat de la transaction de la nuit (qui est bien maigre, après le prélèvement des frais de Douane...) et les voilà qui reprennent la route. Enfin, pas tout à fait les trois...

Citation :
A messire Falco de Cartel.
Petit soucis : un de mes boulets n'a pas suivi hier soir... Rien de surprenant, ça arrive presque une fois par semaine...

Mais ça serait fort aimable de votre part de ne pas le contrôler cette nuit... Ceci-dit, j'hésite : ça lui ferait les pieds tout de même...

Je vous laisse seul juge de la situation !

Quelqu'une.

Estainoise a écrit:
Toujours au Vae Soli.....

Les brigands avaient été débusqués et ils se devaient de décamper vite fait du poste de douane. Esta avait bien vérifié que les trois chevaux étaient prêts pour le départ.
Tout semblait donc correct et Esta et Falco pouvaient enfin espérer mener à bien leur petite évaluation du respect des rêgles de la douane volante.
Esta irait donc casser des cailloux cachés sous la neige avec grand bonheur pendant que Falco devait l'accoster et vérifier qui elle était....
Esta avait promis de ne pas se servir de sa masse contre Falco. Il fallait bien qu'elle freine ses ardeurs.
Et la voilà qui casse et encore casse des cailloux.
Quand elle voit un des brigands passer par là....


Tiens, il est pas parti lui....qu'est ce qu'il traficote encore....Il veut donc filouter...

Le gars ne lui adresse pas la parole, il passe son chemin, tranquille....
Esta lâche sa masse et le suit tranquillement....à distance raisonnable, tout de même....
Et c'est alors qu'elle voit cet homme et Falco s'alpaguer violamment....
Esta observe, ne pouvant rien faire de mieux de sa position.
Elle est tout de même un rien déçue car la veille de la St Valentin, elle voit bien que personne ne s'interesse à elle et pourtant, elle y met beaucoup de bonne volonté à essayer d'attirer l'attention.

Mais qui aura donc le dessus, entre le malandrin et Falco?

Falco fléchit et l'autre homme s'en va...
Esta s'approche....Falco est légèrement mourrant....


Bon! Faudrait peut être arrêter de déconner Falco...C'est moi qu'il fallait controler....

Esta le hisse sur son dos, le ramène vers le relai....

En tout cas, compte pas sur moi pour te laisser mourir....






Falco. a écrit:


Chui pas mourant, chui poissard..Rhaaaaa!
'Tend que j'reprenne ...Kôf, kôf, mon souffle..Tous à la queue leu leu..Rhaaa


Tout ça parce qu'il avait voulu remettre en main propre la réponse au gentil message de Quelqu'une.
Ils ne se connaissent pas mais d'emblée ont su trouver des mots adéquats et circonstanciés pour dialoguer.

Et puis il n'allait pas faire du zéle... Aprés tout leur seul crime fut de faire les poches d'un berrichon.
On ne condamne personne en Touraine pour ça...Sauf si on a des amis à la CA bien sûr..

La réponse il l'a décoince d'un endroit peu conventionnel (oreille gauche, bande de perverts!).
Il l'enverra autrement vu que le brigand à la traîne fut peu causant et sacrement agile de la baffe retournée.
Citation :


Dame Quelqu'une et vos joyeux drilles,

Nul besoin de pousser le controle, votre bonne volonté vaut toutes les paperasses du monde.
De plus, ma leftenante et moi même avons constaté de fort prés que nulle violence ne fut faite envers ce loquedu déscendu de ses arbres berrichons.

Quoiqu'il en soit, ce genre de gibier est autorisé toute l'année il n'ya donc pas matière à délit.

Si d'aventure vous souhaitez mettre vos talents sans perdre votre âme, au service de Touraine, allez donc pousser les portes du Fort de Coudray à Chinon ou de la taverne du Coeur Navré à Tours.
Nous recherchons réguliérement de bons douaniers à cheval.


Bien à vous
Prenez garde sur les routes, bien des duchés n'ont pas notre savoir vivre.


Falco de Cartel
Cavalerie du Coeur Navré


Ces derniers temps, il mange des pains plus qu'il n'en donne.
Excellente leçon d'humilité que devraient traverser bien des héros de salons.
Suffit de voir les cavaliers pour comprendre qu'on reconnait mieux les guerriers à leurs bosses qu'à leurs trophés.


Esta..J'aurai jamais imaginé être posé sur une épaule de jolie femme le jour de la St Valentin..la vie est belle..Rhaaaaa


**Fin de l'épisode tourangeaux des aventures de Lune et ses amis**
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 31 Mar 2012, 22:53

Au hasard des chemins et aux hasards des rencontres (amicales ou non…) Lune et ses amis continuent de rechercher fortune grâce à leur commerce.

Arrivés au petit matin sur un site prometteur, Lune et ses camarades remarquent un couple de voyageurs installés non loin d’eux. Tout comme eux, les deux voyageurs semblent tenter de se faire aussi discrets que possible au cours de la journée. Et à l’approche de la nuit, les voilà qui dissimulent leurs charrettes dans des buissons et se positionnent précisément à l’endroit où Lune et son groupe pensaient attendre des voyageurs… Il faut se rendre à l’évidence : ils ont affaire à des concurrents !

Dans la plus grande discrétion, les trois complices se concertent, et après une discussion rapide, ils parviennent à la conclusion que le chemin est trop peu passant pour permettre à deux groupes de commerçants d’exercer sereinement leur métier la même nuit. Mais comme il serait tout de même dommage de laisser passer une pareille occasion, ils décident, malgré leurs scrupules, de dérober discrètement la marchandise de leurs rivaux. Il faut dire que les charrettes sont bien chargées : pas mal d’écus, quelques miches de pain, et une montagne de fromages !

L’affaire est réglée en quelques minutes, sans bruit, et sans bagarre ! A l’emplacement des charrettes subtilisées, Lune laisse malgré tout un petit mot, c’est tout de même plus poli.

Citation :
Chers amis brigandés,
Nous sommes heureux, mes collaborateurs et moi-même, de vous compter désormais parmi nos clients.
J'espère que vous avez été satisfaits de notre prestation. N'hésitez pas à formuler des remarques, afin de nous permettre d'améliorer la qualité de notre service.
Si vous souhaitez à nouveau bénéficier de nos services, n'hésitez pas à nous contacter.
Bien à vous.

La vie de commerçant de grands chemins est vraiment des plus incertaines. Le sieur Sophocle disait d’ailleurs (mais sans doute pas précisément au sujet des brigands) :

Un jour suffit pour faire monter ou descendre toutes les fortunes humaines.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 14 Avr 2012, 21:54

La profession choisie par Quelqu'une et ses camarades a, comme toutes les professions, des avantages et des inconvénients. Mais il est évident que si Lune (qui en réalité, n'a pas un mauvais fond) ne se décide pas à abandonner ses activités crapuleuses, c'est parce que pour les brigands, l'inattendu est toujours là, qui attend en embuscade, au détour d'un chemin.

Et c'est bien connu :
    « Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu »
    (Jean d'Ormesson).



Voyez par exemple, cette petite transaction nocturne à priori sans grand intérêt :


Une affaire vite menée, sans bagarre, même pas une bousculade. Et voilà que sans prévenir, l'inattendu pointe le bout de son nez !

Citation :
Damoiselle Quelqu'une,

Heureux coup du sort que notre rencontre de cette nuit. Voila des mois et des mois que j'espérais me faire brigander par de vilains malfrats. Vous comprenez, je suis barde - le barde le plus illustre de tous les temps !- et une telle expérience est tout à fait idéale pour redonner un nouvel élan à mon inspiration chancelante de ces derniers temps.

Je vous remercie donc pour cette fabuleuse aventure, bien qu'à mon goût, vous auriez du me brutaliser un peu plus pour que les sensations que j'ai éprouvé soient encore plus marquantes. L'ôde qui en découlera aurait été encore plus marquante par la puissance et la violence qu'elle dégagera.

Par ailleurs, cette expérience ayant été des plus enrichissantes, façon de parler - enfin tout dépend du point de vue - j'ai une faveur à vous demander. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas exiger que vous me rendiez ce que vous m'avez volé. Non, j'aimerai plutôt pouvoir me joindre à votre groupe pour vous suivre dans vos péripéties et continuer à regonfler mon inspiration grace à vous - et aussi ma bourse par la même occasion, car je suis sur que votre métier doit rapporter bien plus que le mien.

Dans l'espoir que vous accepterez ma demande, je me tiens prêt à vous rejoindre en lieu et date de rendez-vous que vous fixerez.

Bien à vous,
E****

Citation :
Cher ami poète.

Sachez tout d'abord que nous sommes, mes amis et moi-même, des commerçants de grands chemins respectueux de notre clientèle ; de ce fait, nous essayons de brutaliser nos clients le moins possible. De plus, la dernière fois qu'A*** s'est expliqué violemment avec un client, je ne me suis pas écartée assez vite et j'ai reçu une énorrrrme tache de sang sur ma chemise préférée. Du coup bien sûr, j'ai ensuite crié sur Auré (c'était sa faute évidemment!) et depuis, il boude.
Vous voyez donc que secouer trop fort les clients est une très mauvaise idée.

Ceci dit, je suis honorée que vous pensiez que nous sommes de "vilains malfrats" ! C'est plutôt flatteur, étant donné que nous ne sommes que de petits brigands sans envergure.
Je ne sais combien vous rapporte votre métier honnête, mais sachez que les revenus d'une profession malhonnête telle que la notre sont des plus irréguliers : nous passons parfois des jours et des jours à faire affaire avec des mendiants ne possédant pas plus de 3 écus. Mais il est vrai aussi que parfois, nous trouvons des clients plus que généreux.

Si vous souhaitez néanmoins tenter l'aventure avec nous, je n'y vois pas d'inconvénient. Je vais en discuter avec mes collègues, je vous tiens au courant dans la journée.

Bien à vous,
Lune.



Et du coup, voilà que Lune et ses camarades se retrouvent avec un nouveau stagiaire !
La dernière a baissé les bras depuis quelque temps maintenant, et a préféré se lancer dans la boulangerie. Il n'est toutefois pas exclus qu'elle rejoigne un jour les mauvais chemins avec Lune (il faut dire qu'elle a essayé de faire du pain avec du blé... Enfin... il parait que son pain est meilleur depuis qu'elle utilise de la farine !). Toujours est-il que pour le moment, elle pétrit...


Après avoir expliqué au petit apprenti les bases d'un brigandage réussi, le groupe s'installe à l'abri du vent pour attendre un voyageur. Hélas, la Fortune n'est pas au rendez-vous :


IL est bien évident, qu'une fois le partage en quatre parts réalisé, le butin ne pèse pas bien lourd dans la poche de chacun des commerçants...

Durant la journée suivante, Lune explique au petit nouveau que c'est uniquement par la persévérance que l'on peut espérer obtenir un jour la fortune, histoire qu'il garde le moral. Pourtant, le lendemain, leur stagiaire éphémère les a déjà abandonnés ! A croire que A***, un des deux collègues de Lune, a raison lorsqu'il affirme qu'elle n'est rien de plus qu'un "horrible moulin à paroles parfaitement assommant" (il faut dire qu'A*** n'est pas tendre avec Lune depuis qu'elle l'a disputé au sujet de cette fameuse tache sur sa chemise...).
Ils reprennent donc leur route à trois ; Lune est un peu déçue et doit bien se rendre à l'évidence : elle n'a aucun talent pour l'enseignement !

Ceci-dit, heureusement que leur stagiaire avait déserté, car la nuit même, se produit un évènement malheureux. S'il n'avait pas déjà abandonné, le voleur en herbe l'aurait certainement fait de toute façon, en constatant le manque de fraternité entre brigands :

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 23 Avr 2012, 10:08


Quelqu’une a écrit:
Le printemps est là. Quelqu’une et ses amis décident donc de se remettre au travail. Tous trois exercent le métier (hélas peu apprécié par le commun des mortels) de commerçants de grands chemins. Il est vrai que certains les dénomment plutôt « Brigands », terme qui fait tout de suite moins respectable…

Au hasard de leur expédition, Lune et ses amis repèrent un petit chemin prometteur. Une fois la nuit tombée, les trois compères se mettent en position. Chacun connait son rôle : Lune et Hourra barrent le chemin pendant que les deux autres bloquent toute retraite.
Hourra, c’est le cheval de Lune. Il fut un temps, lointain maintenant, où Hourra était un lamentable cheval de labour. Certainement jamais un cheval ne fut moins doué que lui pour tracer des sillons ! Ah, tous les jurons que Lune a pu grommeler après lui… Heureusement, depuis sa reconversion en cheval de brigand (pardon… en cheval de commerçant de grands chemins), il est parfait ! Et effectivement, quand un cheval tout en muscles, d’une bonne toise de haut, vous bloque le passage dans un chemin creux, que faire, hormis s’arrêter, je vous pose la question ?

Voilà : les mauvais sont en place. Plus qu’à attendre les clients potentiels…

E***. a écrit:
Lorsque deux enfants, gamins de noble, décident de découvrir le gout subtil de la liberté parcourt les chemins du Royaume de France. Ils ne pensent pas ce retrouver en face de malotru. Il faut dire que l'innocente et le religieux ne sont pas vraiment de grand adultes péteux et sûr d'eux. Ce sont des gosses, élevé à la dur ou du moins de façon rarement proche d'un paysan. E*** cette nuit était en compagnie de V***, un adulte déjà selon les lois quatorze ans elle quinze ils avaient le droit de ne pas/ plus obéir. Mais sans escortes les chemin sont dangereux et nos deux compères allaient le découvrir à leurs dépends et surtout à celui de leurs argent.

Nous sommes encore loin vous pensez mon ami ?

E*** aimait monter à cheval, mais fut-il un moment ou ses cuisses et son croupion n'appréciait plus cet instant d'échange avec l'animal. Elle était fatiguée, certainement un peu peureuse d'avoir à voyager la nuit tombée et rêvait d'une chambre d'auberge confortable et rassurante. Mais tout n'alla pas vraiment ce passer comme prévu. Devant-elle ce dressait une silhouette assurément féminine bloquant le chemin. E*** n'avait aucune expérience, mais sentait bien que tout n'allait pas ce terminer comme désiré.

Euh...Pourriez-vous, nous laisser passer s'il vous plait ?

Naïve ? Assurément ou polie, à voir. Quoi qu'il en soit, elle n'était pas rassurée et bien heureuse d'avoir son ami auprès d'elle.

Quelqu’une a écrit:
Quelqu’une eut un bref instant d’hésitation en s’apercevant du jeune âge des deux voyageurs imprudents…
Mais le Brigand est foncièrement mauvais ; le Brigand n’a pas de cœur ; le Brigand tuerait père et mère pour une miche de pain. Tout le monde le sait.

Aussi Lune reste-t-elle au milieu du passage.

Bien le bonsoir, gente damoiselle. Vous me paraissez bien jeunes tous deux pour déambuler ainsi sur les chemins, de nuit, et sans escorte… Sachez que cela n’est guère prudent.
Vous seriez-vous égarés, votre compagnon et vous ?


Tandis que Lune attire l'attention des deux futurs brigandés, ses complices se mettent en position pour leur couper toute retraite.

--Les_deux_lascars a écrit:


Les deux costauds se sont dissimulés dans les fourrés. Ils ont vu passer les deux petits nobliots avec leurs charrettes trop chargées.
N*** espère que les échanges vont bien se passer, parce qu’il a fort envie de s’acheter un mantel : il en a marre que la pluie lui coule dans le dos pendant les planques. A***, de son côté, est un peu déçu : les deux voyageurs semblent bien frêles, et lui, ce qu’il aime, c’est la bagarre.

Pendant que Lune discute avec les deux jeunots (on peut faire confiance à Lune pour ça : cette fille est une incroyable jacasseuse !), tous deux s’avancent dans le chemin, aussi silencieusement que possible : c’est-à-dire que N*** sort du bois sans bruit, alors qu’A*** se prend les pieds dans une branche et pousse un juron.

E***. a écrit:
Tout cela semblait un peu trop louche pour être correct, mais avaient-ils le choix ? E*** regarda la femme en face d'eux et décida que répondre était une idée comme des millions d'autres. Rodez n'était pas loin les remparts pouvaient être deviner la-bas dans le fond de la nuit. Souriante donc de son mieux malgrée la peur, E*** répondit :

Nenni, nous rentrons chez nous à Rodez la ville la-bas vous savez ? Il est tard, mais nous sommes bientôt arrivé.

Regard à V*** et petit sourire encore à la femme.

Pourriez-vous nous laisser passer je vous prie ?

Quelqu’une a écrit:
D'où elle se trouve, perchée en hauteur sur le dos de Hourra, Quelqu’une peut constater que ses deux camarades sont en place derrière les petits voyageurs.

Lune écoute les explications de la damoiselle, qui ne semble pas trop à son aise : si ces deux petits noblaillons sont assez badauds pour se promener seuls avec des charrettes bien chargées, la petite est néanmoins suffisamment perspicace pour se rendre compte qu'ils se sont mis dans un drôle de guêpier.

Oui gente damoiselle. Je sais que les remparts de la ville ne sont pas bien loin.

Lune se tourne vers les remparts dont on devine les lumières dans la nuit.
Mais vous avez toutefois encore du chemin à faire avant d'arriver. Et il fait déjà nuit noire.
Je persiste à penser que tout ceci n'est pas bien prudent de votre part.


Lune regarde la petite aristocrate en culottes courtes qui sourit de toutes ses forces. Et elle a bien envie de laisser tomber, d'attendre d'autres passants...

Mais A*** et N*** sont là, juste derrière ; et A*** a son regard noir des mauvais jours. Il est trop tard pour annuler le braquage.
Cependant, il est encore possible d'essayer de faire les choses dans le calme et d'éviter la bagarre qu'A*** attend avec impatience.

Bon. Ecoutez : voilà ce que je vous propose.
Avec toutes ces marchandises que vous transportez, vous en avez encore pour une bonne heure de trajet. Alors ce qu'on va faire, c'est que mes amis et moi, nous allons porter vos affaires. De cette façon, vous pourrez avancer plus vite.
C'est ce qui semble le plus raisonnable, non ?

E***. a écrit:
Pas prudent ? Tiens E*** ne l'aurait pas remarquée dite donc ! La gamine étouffa un rire, non pas qu'elle soit spécialement amusée, mais plus le temps s'écoulait et plus elle se rendait compte que tout cela ne finira pas très bien. Elle aurait aimée pleurée en enfant qu'elle était, mais ça aussi semblait ne servir à rien. V*** semblant muet, la gamine fixa la femme à cheval et inspira un grand coup. Ne pas perdre son sang froid, l'important était d'être vivants à la fin, pour le reste la famille aidera...ou pas.

Des amis ? A voui, cela compliquait le tout non ? E*** regarda V*** et ferma les yeux un instant, puis lorsqu'elle les rouvrit ce fut pour déclarer :


C'est gentil à vos amis et vous-même,mais nous ne transportons trois fois rien et apprécions être solitaire. Une autre fois peut-être ?

Rêve pas ma petite, tu va finir à moitié morte dans un champ et dépouillée de tout tes biens. Peur qui monte au fond de son ventre, alors qu'E*** sourirait.

Mais...euh...ou son vos amis ?

--Les_deux_lascars a écrit:


Pendant que Lune cause, A*** et N*** se sont avancés dans le chemin, et ils se trouvent à présent juste derrière les deux jeunes voyageurs. Pourtant, malgré les grognements d'A***, ils n'ont pas encore été remarqués. Il est vrai que Lune retient l'attention des voyageurs : il faut dire qu'une telle pipelette, perchée sur un cheval de la carrure de Hourra, cela a de quoi retenir l'attention. Ce cheval, c'est une calamité la majorité du temps... Mais bon sang : pour les brigandages, il n'a pas son pareil !

Pour une fois, A*** écoute ce que dit Quelqu’une (en règle général, il fait seulement semblant, c'est moins fatiguant). Et il sait très bien ce qu'elle est en train de faire, cette empoisonneuse : elle essaie d'éviter la bagarre ! Cette fille est exaspérante, toujours à rouspéter si on abime les voyageurs ! Mais si on ne peut même plus s'amuser un peu en travaillant, autant finir directement six pieds sous terre.

La petite parle avec Lune, et lui demande où se trouvent ses amis. C'est N*** qui lui répond de sa voix la plus polie :
Et bien, chère amie, nous sommes ici même. Prêts à vous servir.
Et il lui sourit.
Il faut bien reconnaître que même si N*** est un brigand sans scrupules, il a vraiment un très beau sourire. Comme quoi, les apparences sont trompeuses.

Seulement A*** commence à en avoir marre : ça a assez duré cette histoire, on ne va pas y passer la nuit non plus !
Il s'avance vers la charriote en repoussant le petit jeune homme qui ne parle pas d'un coup d'épaule :
Bon, aller ! Donne-moi ça.

E***. a écrit:
La gamine sus que c'était fichu avant même de voir les hommes commencer à perdre patience, elle lança un regard inquiet à la femme sachant bien que l'inscrit maternelle ne la sauvera pas. E*** donna un coup de botte dans le tibia du premier action sans intérêt qui la laissera mourante dans un champs. Elle n'allait pas leurs accorder ses biens sans ce battre, réagir, hurler.

Elle ne savait que faire, mais savait qu'elle allait perdre. Alors la gamine mordu le bras du second pas très fort ma foy et poussa un cri de terreur.


Aaaaaaaaaaaaaaauuuu secours !! Sauvez-nous !!

Quelqu’une a écrit:
Lune voit A*** qui s'énerve, et elle sait bien que c'est fichu pour l'échange sans violence. Cela peut sembler chose étonnante, pourtant les négociations se passent parfois très bien, et les voyageurs donnent alors leurs marchandises sans faire d'histoires. Hélas, cela ne sera pas le cas pour cette nuit... Pour faire des histoires, elle va en faire, des histoires, la petiote !

N*** vient de recevoir un coup de pied, et Lune voit son beau sourire disparaître : le voilà à présent avec une figure plutôt inquiétante. Elle regarde ensuite la petite faire mine de mordre A*** au bras : pauvre imitation de morsure, guère plus efficace qu'une attaque de chiot sur un ours. Or A*** est un ours particulièrement grincheux : ce n'est jamais judicieux de provoquer sa fureur...
Et non contente d'avoir avivé la colère des deux brigands, voilà la jouvencelle qui se met à hurler comme un enfant qu'on égorgerait. C'est incroyable : comment une petite personne d'apparence si délicate peut-elle produire un tel vacarme ? Lune n'en croit pas ses oreilles !
Il est à espérer que d'autres voyageurs ne se trouvent pas dans les parages pour venir à la rescousse de la brailleuse.

Enervé par ce hurlement poussé à peu de distance de ses oreilles de cheval ombrageux, Hourra commence par ronfler bruyamment, puis se met à frapper le sol avec violence de ses larges sabots, tout en se rapprochant des voyageurs. Et quand un cheval de trait de son gabarit et de sa force s'énerve, il faut reconnaitre qu'il y a de quoi s'alarmer.

Du haut de cette montagne de muscle en fureur, Lune s'adresse à la jeune voyageuse :
Oh Damoiselle ! Dire qu'on aurait pu s'arranger sans chahut, entre personnes civilisées ! Quel dommage : vous avez un si joli petit minois...



--Les_deux_lascars a écrit:


A*** n'en revient pas ! C'est à peine croyable, mais cette minuscule gamine, ce moucheron de rien du tout, cette gosse insignifiante vient de s'attaquer à lui ! Il s'attendait à une réaction de la part du petit jeune homme, mais non : c'est la petite qui se défend. Et bien, on voit de tout de nos jours ! Quelle époque...
Mais enfin : pour A***, une bagarre, c'est une bagarre ; et c'est toujours bon à prendre ! Alors, sans même sortir ses armes, il projette la petite au sol d'un violent revers de bras.
Dis donc, la mioche, t'es bien sûre que tu ne veux pas nous donner tes affaires ?

Quant à N***, le cri strident de la gamine résonne encore dans ses oreilles tandis que Hourra et Lune s'avancent dans le chemin. Bon sang ! Pourvu que l'horrible braillarde ne l'ait pas rendu sourd ! Il a sorti son épée, et il surveille le deuxième voyageur, au cas où il tenterait quelque chose. Et toujours, il garde un oeil sur Hourra, car il sait d'expérience que Lune, malgré ce qu'elle en pense, ne contrôle pas très bien ce diable de cheval. Or il ne tient pas plus que ça à se faire piétiner !
N*** balance calmement son épée en regardant A*** qui s'occupe de la petite teigneuse.
Bon, assez rigolé ! On prend la charrette, et les marchandises. Va quand même pas falloir qu'on vous taille tous les deux en pièces pour ça ?

E*** a écrit:
Lorsqu'une brindille de paille s'attaque à un arbre, elle termine sa course au sol et l'arbre n'auras rien. Elle était donc au sol, dans la boue des chemins à regardée V*** mort de peur, ne bougeant pas. Peut importe ! La gamine avait mal, la gamine avait peur, la gamine était une enfant, mais les enfants sont parfois plutôt fou que courageux . N'y voyez donc nul acte de courage dans la réaction de la gamine qui péniblement ce fut à les regarder tout trois du haut de sa petite taille et de ses formes enfantine qui ne lui servirons à ...rien ! Grondement de chaton, alors qu'elle était chancelante.

Dois-je féliciter vos humbles personnes qui volent des enfants sans scrupules...Vous n'auriez rien. Sans...sans...

Elle tomba à genoux, bien trop faible pour ce battre, bien trop jeune pour supporter tous cela. Emeline s'effondra au milieu du champs voyant seulement les trois personnages certainement fière d'avoir prit tellement plus que ses biens.

Quelqu’une a écrit:
Quelqu’une regarde la petite, effondrée au sol, et toujours digne malgré la boue du chemin. C'est comme ça, les nobles : dans les pires situations, il leur reste toujours cette sorte de fierté que les gens comme Lune ignorent. Dans la même situation, Lune n'aurait pas plus d'élégance qu'une limace embourbée ! Détournant le regard, elle descend de cheval pour aider ses deux complices à récupérer charrettes et bourses, puis les trois brigands s'éloignent dans la nuit, sans un regard pour leurs malheureuses victimes.


    Impossible de contredire le sieur Schopenhauer qui dira peut-être un jour (mais dans quelques années) :

    "En cruauté impitoyable, l'homme ne le cède à aucun tigre, à aucune hyène."
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 28 Oct 2012, 09:55

Comme on le sait, le quotidien du brigand est semé d'embuches, et Lune avait longtemps pensé que, de surcroit, son petit groupe manquait de chance. Mais une série d'évènements récents l'ont récemment amenée à réviser ce jugement : ce n'est pas elle qui manque de chance, non ! En réalité, ce sont ses complices.



Le premier évènement de cette prise de conscience progressive remonte à quelques mois : suite à des échanges pas réellement fructueux avec des clients récalcitrants, le groupe avait décidé qu'il serait bon, pour les bénéfices de leur petite affaire de commerçants de grands chemins, de changer de zone d'action.
Mais, suite à une discussion virulente portant sur la meilleure façon de découper un pain, une importante et bruyante divergence de vue s'était installée entre les trois collègues de travail. Pour finir, Lune avait pris la mouche (il faut noter ici que Lune prend facilement la mouche, particulièrement quand elle ne veut pas reconnaître qu'elle a tord ; seulement il faut bien avouer qu'elle fait cela très bien, et ce n'est pas donné à tout le monde !). Bref. Elle avait fini par partir seule en boudant, tandis que A** et N** restaient tous deux sur place, certainement à grommeler des insultes à son intention.

Mais, étant donné que Lune est toujours la plus têtue des trois, ils avaient fini par se résoudre à prendre la route à leur tour, pour la retrouver en ville le lendemain matin. Malheureusement, leur départ différé a laissé le temps à la Justice du Comté de les mettre tous deux en procès. Et quand les deux nouveaux accusés retrouvent Lune, ils rouspètent deux fois plus contre elle : pourquoi a-t-elle échappé au procès et pas eux ???
Exaspérée par leurs reproches injustifiés, Lune décide d'écrire au procureur pour se plaindre :

Citation :
Cher messire procureur.

Je dois vous informer que par vos actions, vous m'avez mise en fâcheuse posture par rapport à mes associés. En effet, alors que nous avons commis ensemble cet échange commercial que vous qualifiez de brigandage, vous n'avez lancé de procès que contre mes deux amis, et aucun contre moi... Ce qui, vous le comprendrez peut-être, me place dans une situation délicate vis à vis d'eux.

Bien entendu, le but de cette présente missive n'est point, vous en en douterez, de vous demander de régulariser ma situation (je ne me permettrais certes pas de vous donner des conseils pour exercer votre métier !). Je voulais juste ici protester de façon totalement inutile contre cette inégalité flagrante.

Je vous souhaite la bonne soirée.
Quelqu'une.

Malgré les espoirs de Lune, cette lettre ne reçut aucune réponse... Certainement que le procureur avait d'autre choses plus importantes à gérer. Toutefois, comme on le verra par la suite, cette impertinence se paiera plus tard...


Ce petit incident est finalement vite oublié, et les affaires des trois commerçants de grands chemins reprennent.
Puis, après un délai d'approximativement 8 et 10 semaines (en effet, la Justice est certainement sans pitié, mais pas vraiment très rapide...), les verdicts tombent : ce sera 3 jours de prison pour N**, et 10 jours pour A**. Là encore, inutile de chercher à comprendre : comme chacun le sait parfaitement, les voies de la Justice sont impénétrables...




Néanmoins, cette mésaventure qui avait touché seulement ses deux camarades et épargné Lune, ne lui avait en rien ouvert les yeux. Après tout, la vie du brigand de grand chemin, c'est l'aventure, la seule chose dont on peut être sûr, c'est que la Chance et la Malchance sont toujours ensemble au détour du sentier !
Et comme le dira plus tard, beaucoup mieux que Lune, un certain messire Séjourné :
« Sans l'incertitude, l'aventure n'existerait pas. »


Après ces péripéties, la vie des trois commerçants avait repris son cours normal, les dames Chance et Malchance frappant au hasard : cahin, cahas, Lune et ses compagnons de route essaient, dans la mesure de leurs moyens, de poursuivre leurs mauvaises actions sur les chemins sombres du Royaume.
Choisissant leur route au hasard, les trois commerçants se retrouvent, sans vraiment s'en rendre compte, dans le Comté où Lune a échappé à la Justice quelques mois auparavant. Lune n'étant pas une brigande très organisée, elle avait quelque peu oublié cet évènement maintenant fort ancien. Mais la suite des évènements va lui permettre de se remettre ce détail en tête... de manière assez violente d'ailleurs. Enfin, surtout pour A** et N** en fait...

Ainsi, alors qu'ils progressent tranquillement sur le chemin, avant même d'avoir tenté le moindre échange avec des voyageurs, dame Malchance s'abat sur eux avec sa brutalité habituelle : cette fois encore, c'est une armée toute entière qui leur tombe dessus, sans aucune pitié. Ou plus exactement, qui tombe sur A** et N**.
En effet, à peine quelques minutes avant le désastre, Lune avait repéré quelque chose de brillant dans le sous-bois en bordure du chemin. Espérant pouvoir en tirer quelque écu, mais sans partager avec les deux autres (ben oui, c'est elle qui l'a vu, non ?), elle les avait laissé prendre un peu d'avance avant d'aller examiner sa trouvaille : déception, il s'agissait seulement d'un caillou poli... Pffff !
Mais avant qu'elle n'ait regagné le chemin, le brouhaha d'une armée en colère l'avait figée sur place. Et c'est ainsi qu'elle avait échappé au massacre !

Par contre, N** et A** avaient subi de plein fouet la fureur des hommes en arme : N** avait été laissé pour mort sur le bord du chemin, tandis que les soldats, apparemment assoiffés de sang, avaient poursuivi le pauvre A** jusque dans la dernière ville où le malheureux avait posé son sac, pour finalement l'achever à coups d'épées aux pieds des remparts !!

Et Lune, quand à elle, n'a pas le moindre bleu ! Laissons ici à chacun le soin d'imaginer à quel point ce petit détail a pu ajouter à la colère des deux ours malchanceux...



Se retrouvant donc seule rescapée sur le chemin, Lune ne peut, selon son habitude, s'empêcher d'écrire au commandant de l'armée :


Citation :
Cher messire.

Je me vois obligée de vous dire que votre comportement de cette nuit laissait grandement à désirer : en effet, nous attaquer ainsi, mes camarades et moi-même, sans même une sommation, voilà qui était peu aimable de votre part.

Je dois toutefois vous dire que ce qui m'a, personnellement, le plus choquée, ce n'est que vous ne portiez pas de pantalon. Je pense faire des cauchemars pendant pas mal de temps.

Cordialement malgré tout,
Quelqu'une.


En réponse à ce courrier, après avoir souligné que l'absence de pantalon était un choix personnel dont il ne souhaitait pas le moins du monde discuter avec elle, le commandant sans-culotte avait informé Lune que cette attaque était la conséquence du procès auquel elle avait échappé, son nom étant resté en attente depuis tous ces mois...

Après quelques instants de réflexion, Lune avait décidé qu'il serait mieux, pour sa tranquillité, de taire cette précision à ses camarades. Dans ce cas précis, pour Lune :
« L’ignorance est la paix de la vie. »

Mais cette fois, Lune ne peut plus fermer les yeux : ce n'est pas elle qui est poursuivi par la Malchance ! Non, ce sont ses deux confrères...
Toutefois, après avoir pesé le pour et le contre, elle finit par se résoudre à poursuivre ses affaires en leur compagnie.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 03 Déc 2012, 10:29

Après une suite de transactions plutôt fructueuses, qui avaient d'ailleurs permis à Lune de compléter sa collection inutile (collection dont il n'a pas encore été question dans ce journal... il lui faudra, à l'occasion, songer à réparer cette lacune), A***, toujours aussi imprévisible, s'était éclipsé dans une abbaye. Chose fort étrange de sa part, il faut l'admettre. Plus étrange encore, ceci-dit : les moines avaient, semble-t-il, accepté de le recevoir. Bien plus : ils interdisaient l'accès de sa cellule à Lune et N***.
Après avoir tergiversé une dizaine de jours, les pigeons restant désespérément sans réponse (peut-être privé de nourriture par les moines, A*** les avaient probablement mangés...), les deux compères avaient décidé de reprendre la route sans lui.

A ce moment de l'histoire, Lune se trouvait dans les Comtés de Flandres et d'Artois. Bien loin de ses terrains de chasse habituels.
La route qui les avait menés là passait par la Champagne, contrée fort peu accueillante pour les voyageurs et les travailleurs honnêtes. Malgré les nombreux échanges de pigeons entre Lune et différents douaniers et autre Prévôt, ils n'avaient pas obtenu le moindre laissez-passer ; ce qui était fort gênant étant donné les armées en vadrouille qui erraient sur les chemins. Malgré tout, ayant gagné du temps grâce aux pigeons, et pour une fois assez chanceux pour échapper aux Armées, les commerçants avaient pu accomplir leur traversée champenoise (ils avaient même réussi à caser une petite nuit de commerce, hélas peu lucrative), le tout sans le moindre procès !
Mais bien sûr, mieux valait éviter cette route pour le retour.

Arrêtons-nous à présent quelques instants pour un bref exposé de géographie.
A vrai dire, Lune est une ignare en géographie. Inutile néanmoins d'avoir des connaissances approfondies : parce que quelle que soit la carte consultée, la seule autre route vers le sud, c'est la Normandie.


Ah ! La Normandie ! Terre d'échanges et de Traditions !
Ni une ni deux, les deux voyageurs, avides de rentrer au bercail, se mettent en route.

Et là, partout, cette annonce :

    Qu’il soit sut qu’au vu de certaines tensions au sein de Notre Royaume et de certaines menaces d'origine brigande,
    Qu’il soit sut que pour maintenir la paix et la Sécurité au travers du duché,
    Qu’il soit sut que malgré notre amitié pour nos voisin du Domaine Royale, mais pensant a la sécurité du peuple normand avant tout,

    Nous déclarons à ce jour la fermeture de nos Frontières a tout ressortissant étranger au duché.



La première demande de laissez-passer de Lune obtint pour toute réponse une fin de non-recevoir et l'ordre impérieux de faire demi-tour. Mais le Brigand, en plus d'être malhonnête, est orgueilleux. Il s'imagine qu'il va passer entre les mailles du filet. Et donc il désobéit aux ordres...

Et c'est à ce moment-là que les deux voyageurs avaient pu constater que, malgré un accueil pas particulièrement chaleureux au premier abord, le sens de l'hospitalité local était particulièrement développé. En effet, alors qu'ils s'apprêtaient à sortir du Duché, une Armée Normande croisée sur la route leur avait demandé, avec beaucoup d'insistance, de bien vouloir prolonger leur séjour.
Et là, vraiment, il leur avait été tout simplement impossible de refuser.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 20 Jan 2013, 12:17

Voilà qu'après des mois et des mois de brigandage en groupe, suite à une série de quiproquos indépendants de sa volonté, Lune se retrouve seule sur les chemins. Il est vrai que Lune n'a pas toujours bon caractère, mais il faut aussi admettre que ses collègues n'étaient plus très concentrés sur leur affaire de commerçants de grands chemins : en effet, par trois fois, trompée par le noir des nuits sans étoiles et l'inactivité de ses confrères, Lune avait vidé la charrette de ses acolytes... Chose fort embarrassante et surtout, source d'une mauvaise réputation injustifiée !

Toujours est-il que Lune avait repris la route seule. Cependant, ainsi que messire Joseph Roux l'affirmera :
    « La solitude vivifie ; l'isolement tue. »


Lune est bien d'accord avec cela ; aussi, afin d'éviter un isolement trop complet, elle a décidé de reprendre sa petite entreprise de transactions nocturnes.
Hélas, elle doit bien se rendre à l'évidence : seule, sans les deux grands costauds pour l'épauler, la chose est beaucoup plus ardue :



Toutefois, après cette expérience malheureuse, Lune ne s'est pas découragée. Et puis l'avantage d'être seule, c'est que l'on peut se faire beaucoup plus discrète... Ainsi, ayant repéré, sur le même chemin qu'elle, un groupe de trois collègues en train de s'installer pour un petit travail nocturne, Lune s'est furtivement glissée dans les buissons au milieu de leur groupe, et, profitant du brouillard de la nuit, a réussi a récupérer une petite part de leur butin !


Ayant effectué un repli stratégique, dès le petit matin, afin de ne pas se faire repérer par ses complices involontaires, Lune examine son butin de la nuit : Ah ! Pas si mal ! Héhé !
Et voilà qu'oubliant toute prudence, cette petite tête de piaf de Lune s'imagine pouvoir renouveler sa petite arnaque la nuit suivante. Malheureusement pour elle, cette fois, les trois brigands se rendent compte de sa présence, et leur accueil n'est pas exactement chaleureux :


Fort mécontente de la raclette qu'elle vient de recevoir, Lune s'empresse d'envoyer une lettre de protestation à ces trois malappris :

Citation :
Très chers confrères Brigands.

Juste un petit mot pour vous informer que je vous pardonne votre non-générosité de cette nuit.

Je vous avoue que bien que je comprenne votre refus de participer à la collecte que j'organise pour m'acheter un appartement, j'avais espoir de pouvoir encore une fois partager avec vous le butin de la nuit.
Je vous adresse d'ailleurs ici mes meilleurs remerciements pour la nuit précédente. Et comme je vous disais, j'espérais renouveler l'expérience une deuxième nuit... Espoir déçu, hélas !

Enfin, comme on dit :

    ''On peut perdre ses clefs, son temps ou ses illusions, tant que l'on garde espoir… il n'y a pas de quoi s'affoler ! ''


Toutefois, je dois vous dire que j'ai trouvé votre refus excessivement brutal : un simple ''Non'' aurait sans doute suffit ! De plus, la manche de ma chemise a été déchirée pendant l’échauffourée. Puis-je vous faire parvenir la note du tailleur ?

Cordialement,
Lune.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mar 22 Jan 2013, 21:40

Toujours seule, Lune continue à tenter de faire fortune sur les chemins sombres. Hélas, certains jours, la malchance semble s'acharner sur elle : par exemple, lors de cette nuit où non seulement sa victime a été trop vigoureuse pour elle, mais où en plus elle est tombée malade...


Néanmoins, Lune est têtue, et entre deux vomissements, elle poursuit ses activités. Avec un succès pas forcément évident :



Le matin suivant, Lune est plutôt mal en point. Son teint est maintenant d'un verdâtre fort peu avantageux, et sa charrette bien vide : quelques écus inutiles, un caillou, une miche de pain, et deux épis de maïs... Plus quelques herbes qu'elle a ramassées (ou volées) à droite à gauche, et dont elle ne sait que faire... Ce qui, vu son état, est bien dommage.

Il peut sembler évident à toute personne un peu sensée que Lune est arrivée au moment idéal pour abandonner et retourner en ville tenter de se faire soigner. Mais celui qui connait, même un peu seulement, Lune, sait qu'elle n'agit jamais raisonnablement.
Au contraire, ce matin-là, tourne dans la tête de Lune une phrase d'un poète latin (Horace ou un nom aussi étrange que celui-là) entendue en taverne dans la bouche d'un érudit :

    « Sans un travail énorme et toujours obstiné
    L’existence aux mortels n’a jamais rien donné. »



Après avoir avalé, avec grande difficulté, ses deux épis de maïs, Lune décide de ne pas reprendre la route et de rester se reposer sur place. Et à la nuit tombée, la voilà qui reprend sa place au bord du sentier.
Et cette nuit, Lune rencontre enfin une voyageuse conciliante.
Pourtant Lune a failli la laisser passer sans engager la discussion : en effet, après les mauvais résultats de ces derniers jours, Lune aurait préféré un pauvre hère sans arme. Ce qui n'est pas le cas de cette gente dame...
Mais après une brève hésitation, Lune bondit des buissons et barre la route de la voyageuse. Hum... plus exactement, elle se traine au milieu du chemin en terre battue en retenant ses gémissements. Et brandissant maladroitement son épée, elle s'adresse d'une voix cassée à sa possible victime :
"Chère dame, mes hommages respectueux. Puis-je vous demander si vous avez des écus ou des marchandises à négocier ?"

Et voilà qu'une chose improbable arrive : la généreuse femme laisse tomber sa bourse aux pieds de Lune et s'enfuit en laissant sur place sa charrette.
Lune cligne des yeux, estomaquée : sans doute la fièvre la fait-elle délirer ? Et pourtant non, la charrette est bien là, abandonnée sur le sentier. Sans doute, constatant son état de santé déplorable, la voyageuse a-t-elle craint (à très juste titre d'ailleurs) d'être contaminée elle aussi...


Hélas, la bourse semble peu fournie : Lune l'ouvre et compte. 45 écus. Ma foi, c'est mieux que rien, non ? Elle se tourne ensuite vers la charrette, espérant y trouver quelques maïs. Et c'est à ce moment que Lune comprends que la chance lui a vraiment sourit ce soir :

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 22 Juin 2013, 19:38

Depuis quelques temps à présent, Lune s'est réconciliée (enfin... plus ou moins réconciliée) avec son camarade de travail N**. Après un arrêt relativement prolongé en ville, où N** voulait à tout prix s'inscrire à l'Université (histoire sans doute d'améliorer sa réputation... cause perdue d'avance...), les voilà tous deux repartis pour leur petit commerce sur les routes.

Les nuits se suivent, et les petites transactions s'enchainent :



Hélas, après quelques jours, la Chance semble avoir déserté leur camp, et les longues nuits infructueuses se multiplient. Et c'est une chose bien connue :
« La malchance est un oiseau déplaisant et il faut l'empêcher de se percher sur soi... »
selon les mots de la Dame Donat Coste.
Aussi les deux commerçants décident-ils de changer de Comté. Après quelques arrêts en diverses villes, les revoilà à pied d’œuvre. Les clients rencontrés ont, cela est bien regrettable, les poches fort peu remplies :



La nuit suivante, ils reprennent donc la route pour rechercher un lieu de travail plus propice, quand, au détours d'un chemin, ils aperçoivent de loin une dame se défendant vigoureusement contre l'attaque de deux brigands.
Dès le lendemain, Lune décide d'écrire à la victime de cette attaque. Mais comme Lune est une méchante brigande, sa lettre n'est pas exactement rédigée ainsi qu'on pouvait l'attendre.



Citation :
Très honorable Dame.

Veuillez me pardonner de vous écrire alors que nous n'avons pas même été présentées.
Mais je vous écris pour vous informer que j'ai été le témoin impuissant des évènements de cette nuit : en effet, je vous ai vue, alors que vous molestiez ces deux voyageurs !

Je dois vous dire que j'ai été particulièrement choquée par un tel comportement venant de la part d'une dame telle que vous, ayant l'aspect d'une personne de qualité !

Malmener ainsi deux miséreux en profitant de la pénombre de la nuit, quelle bassesse !

Je vous informe donc que si ces deux malheureux souhaitent porter plainte contre vous devant un Tribunal, je témoignerai en leur faveur.

Respectueusement,

Quelqu'une, voyageuse outrée.

Et bien oui : après tout, Lune fait partie de la même corporation que les deux Pas-Beaux ; et puis Lune est une menteuse, cela n'est pas une grande découverte !
Aussi Lune a-t-elle reçue une réponse courroucée, ainsi qu'on pouvait s'y attendre :

Citation :
Dame,
vos yeux vous auront tromper : je suis, moi, la victime de ce grigandage. A moins que vous n'êtes complice de ses voyoux ????????

Lune est satisfaite de cette correspondance (en plus, elle adore le mot "grigandage" !), aussi sa bonne humeur est-elle revenue.

Après avoir maraudé dans les environs, les deux commerçants trouvent un site convenable pour l'installation temporaire de leur échoppe mobile. Mais dès la fin d'après midi, une nouvelle dispute éclate entre eux : comme d'habitude, le motif initial est plus qu'anodin, mais Lune se vexe pour un rien, et une fois la querelle engagée, le calme a du mal à revenir.
Ainsi, la nuit arrivant, le ton n'a toujours pas baissé. Le sujet de la discorde a, à ce moment-là, dévié vers d'autres thèmes, plus précisément l'argent : N** a inverti ses économies dans une échoppe, puis dans ses études. Il est vrai que N** est une personne plus raisonnable que Lune. De son côté, Lune a placé tout son argent dans la pierre. Elle estime, avec raison d'ailleurs, que c'est son droit le plus légitime de faire ce qu'elle veut avec sa part. Mais N** n'a pas tord non plus en soulignant que cet argent est ensuite plus ou moins perdu puisque qu'il ne rapporte ensuite plus rien, jamais.

Leur échange a si bien dégénéré qu'un premier groupe de voyageurs passe devant eux sans qu'ils aient même le temps de les aborder. Ce qui ravive encore un peu le débat !

Aussi, quand une dame seule s'avance vers eux, ils mettent de côté leurs divergences d'opinion pour faire affaire avec elle. Une affaire rondement menée, il faut bien le reconnaitre, cette cliente n'ayant pas opposé la moindre résistance à leur proposition d'échange.
 
Une fois l'affaire traitée, le partage entre eux est aussitôt réalisé. Et là, étrangement, il n'y a plus la moindre chamaillerie, aucun sous-entendu, rien.... Il faut dire que la bourse de la dame était plutôt bien remplie, c'est le moins qu'on puisse dire :

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mer 07 Aoû 2013, 21:01




  • Le Pigeon, est un oiseau de la famille des Columbidae, famille d'oiseaux constituée d'une quarantaine de genres et d'un peu plus de 320 espèces de pigeons et apparentés. Deux particularités distinguent les Colombidés des autres oiseaux :
    - ce sont les seuls oiseaux à sécréter un liquide pour nourrir leurs petits. Cette substance appelée « Lait de jabot » est fournie aux pigeonneaux par le mâle et la femelle.
    - ils plongent le bec dans l’eau et l’aspirent pour boire ; la majorité des autres oiseaux relevant la tête pour ingérer l’eau.





Bien entendu, Lune ignore tout cela. Pour elle, le pigeon est un animal mystérieux, porteur de nouvelles plus ou moins bonnes, et plus ou moins mauvaises. Et parfois, de messages étranges, incompréhensibles au commun des mortels... Celui-ci, par exemple, reçu sur son lit de convalescente :

Citation :
      Expéditeur : C*****
       Date d'envoi : 28/07/1461 - 11:22:55
       Titre : demande

      quelqu'une tu ma volè tu vas payer
Pendant quelques minutes, Lune examine ce courrier étrange, se demandant quel sens il pouvait bien avoir. La meilleure chose à faire, bien entendu, aurait été de ne rien faire justement : laisser cette lettre sans réponse et ne plus y penser. Seulement, on le sait, Lune n'a aucun bon sens. Et puis aussi, elle s'ennuie : en effet, suite à une divergence d'opinion avec une armée normande, elle se retrouvé bloquée pour 45 jours... Tout à fait entre nous, les Armées normandes ont des réserves d'humanité tout à fait limitées, sans parler d'un sens de l'humour plus qu'approximatif. Bref.

Après avoir tergiversé quelques heures, Lune décide d'engager la conversation avec cet inconnu vindicatif :


Citation :
Cher messire C*****,

Veuillez accepter mes salutations respectueuses.

Votre pigeon m'est parvenu ce matin, et je dois bien avouer que votre missive lapidaire (et entre nous, sans vouloir vous vexer, à la limite de l'impolitesse...) m'a laissée fort déconcertée. En effet, bien que vous sembliez, pour votre part, me reconnaitre, je suis obligée d'admettre que je n'ai pas la moindre idée de qui vous êtes. Si vous pouviez m'éclairer sur ce point, cela serait bien aimable de votre part.


Malgré le caractère plus que concis de votre courrier, vous semblez m'accuser d'une quelconque malversation.
Étant donné que je suis commerçante, et malgré le manque d'informations contenues dans votre lettre, je suppose que vous êtes mécontent d'une transaction que nous aurions réalisée tous deux.
Sachez que dans ma branche professionnelle, nous n'assurons point de service après vente. Néanmoins, et dans un esprit d'apaisement, je suis prête à engager un dialogue avec vous, dans l'espoir de trouver un terrain d'entente.


Attendant de vos nouvelles,
Cordialement,
Quelqu'une.



    PS : si je peux me permettre un conseil gratuit, je vous recommande l'utilisation de plantes telles que la Passiflore, l'Aubépine, ou encore la Mélisse, toutes fort utiles pour diminuer le stress et contrôler l'agressivité (je n'ai pu m'empêcher de remarquer la colère qui semble vous animer).

    Que la Paix d'Aristote soit sur vous.



Dès le lendemain, un volatile se présente à nouveau devant Lune :


Citation :
      Expéditeur : C*****
       Date d'envoi : 29/07/1461 - 08:16:08
       Titre : Re: Re: demande

      alors vous ne serais pas celle que vous dite???
Pendant un long moment, Lune contemple, telle une demeurée, cette réponse fort peu instructive. Oui, Lune fait très bien la demeurée. Mais enfin, qui donc est ce messire C***** ? Lune n'en a pas la première miette d'idée !


Citation :

Cher messire C*****,

Veuillez accepter mes salutations respectueuses.


Je dois vous avouer que vos courriers, bien que plus que brefs, me plongent dans une perplexité profonde... Je ne comprends ni qui vous êtes, ni de quoi nous discutons ainsi tous deux.
J'ai envisagé la possibilité que vos missives soient des messages codés, mais mes capacités en matière de décryptage sont pour le moins limitées... Aussi n'ai-je pu obtenir le moindre résultat.


Ainsi, ce soir, je me vois donc dans l'obligation de réfléchir à une réponse à votre demande. Suis-je celle que je dis être ? Grave question. Tout un chacun peut d'ailleurs se la poser.
Hélas, je ne crois pas qu'il existe une réponse simple à cette question existentielle. Je pense que nous devrions nous adresser à un philosophe ; hélas, je n'en connais aucun personnellement...

Pour ma part, je rapporterais simplement les futurs mots d'un certain sieur E.E.Cummings :



    "N'être personne que vous-même, dans un monde qui fait de son mieux jour et nuit pour faire de vous quelqu'un d'autre, signifie livrer la plus dure bataille de l'être humain et ne jamais cesser de se battre."



Avant de conclure ce courrier, je vais me permettre de vous poser moi-même une question qui me cause soucis : de votre côté, qui diantre croyez-vous que je suis ??


Attendant de vos nouvelles,
Cordialement,
Quelqu'une.


Et dès le lendemain matin, nouveau pigeon sur le fenêtre de Lune :


Citation :
      Expéditeur : C*****
       Date d'envoi : 30/07/1461 - 07:14:36
       Titre : Re: Re: Re: Re: demande

      dame quelqu'une
       merci pour votre reponse, vous ete gentille,et commence a vous aimer, on ma donner de fausses informatio sur vous,je remarque vous ete tres cultivè en attendant de vous lire recevez, mes salutations distinguès
       C***** de R*****


Déconcertée, Lune décide de réfléchir un peu avant d'envoyer une nouvelle réponse. Cet échange de courriers sans queue ni tête la plonge dans un abîme de perplexité. Ainsi donc, ce correspondant déroutant aurait reçu des informations sur elle ?
Il est vrai que R***** est justement la ville où elle a été mise en procès pour le fameux brigandage à 4000 écus... Cela ne peut être une coïncidence. Et puis comme chacun le sait :
« Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure.  »,
ainsi que le dira fort bien Dame Kate Atkinson.


Et effectivement, une nouvelle lettre vient confirmer la relation avec les désagréments judiciaires de Lune :


Citation :

       Expéditeur : Cesario
       Date d'envoi : 30/07/1461 - 18:19:18
       Titre : coucou

       belle dame vous ete au tribunal troubles a l'ordre public voyer vous cela




Et bien voilà : il n'y a plus de mystère... Cette correspondance perd déjà de son intérêt, hélas. Ceci dit, le ton général de cette dernière lettre est nettement plus cordial que les premiers courriers du Sieur C*****.


Citation :
Cher messire C***** de R*****,

Veuillez accepter mes salutations respectueuses.


Comme à chaque fois (et je commence à en prendre l'habitude à présent) votre avant-dernier courrier m'a laissé l'esprit empli d'interrogations : cette discussion que nous avons tous deux me rend fort perplexe...

Cependant, votre dernier courrier vient enfin de m'éclairer : le Tribunal. Effectivement, suite à un concours malencontreux de circonstances, j'ai été accusée du forfait de quelqu'un d'autre. Le Procès est actuellement en cours sous la présidence du très honorable juge *****.

Et puisque je comprends enfin de quoi il retourne, je tiens à vous assurer que je n'ai pas commis le vol en question, ni n'y ai été mêlée d'une façon ou d'une autre.

Cela étant, malgré le fait que j'ai pu fournir les preuves de mon innocence, je ne me fais pas d'illusions sur l'issue de ce procès. Mon passé parle contre moi. Comme on dit : « Tes fautes anciennes te nuisent en justice. »

La vie est ainsi faite, et je m'en accommode.


Sans vouloir paraître indiscrète, puis-je savoir à quel titre vous êtes concerné par ce procès ? Je n'ai pas souvenir de vous avoir vu au Tribunal.
Ceci-dit, cet échange de courriers avec vous est fort plaisant, et je vous en remercie.


Cordialement,
Quelqu'une.


Citation :
      Expéditeur : C*****
       Date d'envoi : 31/07/1461 - 14:30:03
       Titre : Re: Re: coucou

        dame Quelqu'une
       j'accepte vos salutations dame,ou damoiselle?? content de vous lire c'est tres gentil,milles excuse pour mettre tromppè sur votre cas,je suit desolè milles pardon,que faire pour me pardonner?bien sur un jour pourier vous venir en bretagne?
       comme cela on ce verrais encore pardon
       veuiller recevoir toute ma gratitude chere quelqu'une si je peut vous appeler ainsi
       C*****



Citation :
Cher messire C***** de R*****,

Veuillez accepter mes salutations respectueuses.


Il n'y a eu aucun mal, aussi nul besoin de vous excuser.

Je peux vous dire d'ores et déjà que je compte revenir à R***** dès mes forces me le permettront.
En effet, j'ai dû quitter le Comté peu après le début du Procès : je vous ai déjà dit, je pense, que je suis commerçante ? J'avais une transaction importante à réaliser. J'escomptais être revenue en moins de 10 jours... Hélas, j'ai croisé le chemin d'une Armée fort belliqueuse, ce que m'a contrainte à un séjour forcé dans la ville où je me trouve encore pour environ trois semaines... Si le procès n'est point terminé d'ici là, je pense retourner à R***** à la fin de ma convalescence.


Cordialement,
Quelqu'une.




Citation :
      Expéditeur : C*****
       Date d'envoi : 01/08/1461 - 15:13:02
       Titre : Re: Re: Re: Re: coucou

       bonjour dame Lune, si je peut vous appeler comme cela
       moi je suit c*** pour vousmerçi pour votre courrier qui me fait enormèment plaisir
       comme vous dite on ce verras pas les jours prochains,ce sera long eternel
       mais cela viendras j'espere que vous serait innocentèe,j'en serait heureux,il me tarde de vous lire,je vous aime bien,
       veuiller recevoir toute ma gratitude ma chere Lune

       c*****



Après ce dernier courrier, et compte tenu de la tournure générale prise par cet échange épistolaire, Lune préféra mettre à terme à cette correspondance.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Ven 25 Oct 2013, 08:11

S'il est une chose aisée, pour toute personne ayant côtoyé un tant soit peu Lune, c'est bien de se rendre compte qu'il s'agit d'une personne assez.... (comme dire cela poliment ? farfelue ? déraisonnable ? ...excentrique ? ... oui, voilà !) d'une personne assez excentrique. Et en plus d'écrire à tors et à travers des lettres insensées à toutes les personnes croisées sur les routes, elle a de plus une manie assez déconcertante concernant la gestion de son argent.
Certaines personnes investissent pour leur avenir, dans une échoppe, dans leurs études, afin de progresser dans l'échelle sociale. D'autres investissent dans une garde robe conséquente, occupation certes plus frivole, mais assurant toujours une présentation impeccable en toutes circonstances.

Depuis de nombreuses années à présent, Lune investit son argent mal gagné dans la pierre. Ses camarades de rapine ont depuis longtemps renoncé à critiquer cette manie (perte de temps et d'énergie inutiles : Lune est plus têtue qu'un troupeau de mules). Il faut reconnaitre que son premier achat fut plus accidentel qu'autre chose : n'ayant pas bien saisi les mécanismes de l'investissement immobilier, Lune s'est retrouvée propriétaire de son premier appartement sans l'avoir voulu. Mais après avoir maugréé contre ces courtiers sans scrupule qui arnaquent les pauvres paysans honnêtes, Lune avait fini, comme souvent, par trouver la chose plutôt amusante. Au point de se lancer dans des achats forts onéreux, inutiles, et pour tout dire, compulsifs...


Citation :
Appartements :



  • Dijon (Duché de Bourgogne)

  • Dole (Franche-Comté)

  • Bourges (Duché du Berry)

  • Périgueux (Comté du Périgord)

  • Toulouse (Comté de Toulouse)

  • Montpellier (Comté du Languedoc)

  • Rodez (Comté de Rouergue)

  • Limoges (Comté du Limousin et de La Marche)

  • Poitiers (Comté du Poitou)

  • Angers (Duché d'Anjou)

  • Bordeaux (Duché de Guyenne)

  • Pau (Comté de Béarn)

  • Tours (Duché de Touraine)

  • Mont-de-Marsan (Duché de Gascogne)

  • Clermont (Duché du Bourbonnais-Auvergne)

  • Arras (Comté d'Artois)

  • Bruges (Comté de Flandres)

  • Auch (Comté d'Armagnac et de Comminges)

  • Aix (Comté de Provence)

  • Lyon (Duché du Lyonnais-Dauphiné)

  • Fribourg (Schweizerische Eidgenossenschaft)

  • Chambéry (Duché de Savoie)

  • Reims (Duché de Champagne (Domaine Royal))

  • Nancy (Duché de Lorraine)

  • Mainz (Fürstentum Mainz)

  • Orléans (Duché d'Orléans (Domaine Royal))

  • Rennes (Duché de Bretagne)

  • Le Mans (Comté du Maine (Domaine Royal))

  • Alençon (Duché d'Alençon (Domaine Royal))

  • Rouen (Duché de Normandie (Domaine Royal))

  • Barcelona (Principado de Cataluña)

  • Valencia (Reino de Valencia)

  • Zaragoza (Reino de Aragón)

  • Burgos (Reino de Castilla)

  • Porto (Condado do Porto)

  • Coimbra (Condado de Coimbra)

  • Lisboa (Condado de Lisboa)
Aussi, lorsqu'elle entend dire que le brigandage ne rapporte pas d'argent aux malhonnêtes, Lune a tendance à rigoler doucement, car même si cette "collection" a été commencée depuis quelques années à présent, on ne peut guère dire qu'il s'agit d'un passe-temps tout à fait bon marché...
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 26 Jan 2014, 18:09

Quelqu’une a écrit:
[Matin du lundi 20 janvier 1462, sur un chemin, Comté du Rouergue, Royaume de France]

Ce matin, dès potron-minet, un pigeon courageux vole jusqu’à un groupe de deux voyageurs perdus dans la brume.

Citation :
Chers Confrères.

Je vous adresse ce courrier afin de protester contre votre comportement inqualifiable de cette nuit. En effet, suite à un combat parfaitement loyal, nous avions pris possession de vos affaires. Ce sont des choses qui peuvent arriver quand on se trouve de nuit sur les chemins. Mais loin de considérer ceci avec philosophie, vous nous avez à votre tour attaqués, et malheureusement pour nous, vous êtes sortis vainqueurs de cette seconde bagarre de la nuit.

Bien que je ne puisse que reconnaitre que votre manœuvre était brillante, je veux protester contre votre absence totale de solidarité interprofessionnelle. Je tiens à souligner que lorsque nous vous avons nous-mêmes attaqués, nous ignorions que vous étiez vous aussi des brigands. Ce que vous ne pouviez plus ignorer lors de la seconde attaque... Je suis scandalisée par votre comportement, je n'ai rien d'autre à dire !

Quelqu’une .

Afin de mieux comprendre ce qui s’est produit durant la nuit sur ce petit chemin du Comté du Rouergue, je vous propose d’utiliser une « machine à remonter le temps », parfaitement anachronique, mais bien pratique dans un cas pareil, il faut bien l’avouer. Ainsi nous retrouvons-nous à présent sur ce même chemin, mais dans le courant de la journée du dimanche 19 janvier, toujours cette même année 1462 (le saut dans le temps n’aura été que d’une journée à peine, mais l’exploit technologique reste remarquable).

[Matin du dimanche 19 janvier 1462, sur un chemin, Comté du Rouergue, Royaume de France]

Arrivés ce matin après une marche nocturne harassante, en raison des mauvaises conditions climatiques, Lune et son collègue de travail, le sieur N*** , ont installé un campement au bord d’un chemin assez passant. En effet, Lune et N*** exercent ensemble le métier peu réputé hélas, de Commerçants de grands chemins. C’est un métier que Lune aime à qualifier de « fort difficultueux » : les revenus en sont très aléatoires, la réputation des commerçants en général rapidement ternie, et leurs relations avec les autorités judiciaires pas toujours cordiales. Mais d’autre part, c’est un métier qui privilégie les relations humaines : en effet, toute transaction implique une rencontre plus ou moins chaleureuse avec des voyageurs, voyageurs avec lesquels Lune est toujours ravie de discuter d’économie et d’échanges de capital ou de marchandises.

Ainsi Lune et N*** décident-ils de s’installer sur place pour la nuit dans l’espoir de réaliser quelque fructueuse transaction…

N*** a écrit:
mardi maintenant

/me regarde Quelqu’une
/me va rendre un petit déjeuner auprés de dan, N*** était serein dit
ce soir c'est notre coup
N*** n'a plus de pain mais fais confiance à dan si tu le dis c'est le bon alors
ben ils avaient bien repéré le coup il fut fatale
Lune et N*** sont complètement au déroute
on fait quoi Lune ce soir ?

Quelqu’une a écrit:
Notre machine à voyager dans le temps semble être quelque peu lunatique : en avant, en arrière... le lecteur risque fort de ne plus s'y retrouver... Mais soyez attentif


[Matin du lundi 20 janvier 1462, sur un chemin, Comté du Rouergue, Royaume de France]

Citation :
on fait quoi Lune ce soir ?

Lune réfléchit un moment : les deux brigands défaits sont courbaturés et écorchés, leurs poches sont désespérément vides, et les charrettes envolées avec toutes les victuailles. Il n'y a aucune mine à proximité où se faire quelques écus, et de toute façon, les réserves du feu de camp le plus proche se réduisent à une peau de chagrin. Malgré tout, Lune s’adresse ainsi à N*** :

Noh, écoute-moi. Nous ne sommes sans doute pas les plus grands commerçants de grands chemins du royaume. Certes.
Mais est-ce que nous devons nous présenter demain matin dans la ville la plus proche comme deux miséreux minables ? Je te pose la question ! Et je réponds aussi : et je réponds Non !

Nous avons plus de fierté que cela n'est-ce pas ? Nous sommes certes des malhonnêtes, nous sommes défaits et ruinés, mais il nous reste un peu d'orgueil ! Je propose que nous nous remettions au travail. Le ventre vide, mais avec dignité.



[Soirée du dimanche 19 janvier 1462, sur un chemin, Comté du Rouergue, Royaume de France]

Après une bonne journée de repos, Lune et N*** se mettent en position à la nuit tombée. Leur technique de vente est bien au point, depuis le temps qu'ils la pratiquent. Un commerçant de chaque côté du chemin, et on attend le client.
Bien. Noh, tu es prêt ? C'est peut-être cette nuit que nous ferons fortune !

Ainsi tous deux restent en silence dans les fourrés, attendant patiemment les premiers voyageurs. Qui ne tardent point à se présenter. L'explication qui s'en suit est alors brève mais violente :



T*** a écrit:
[NOUVEAU DEPART POUR LA MÊME VIE]

Le temps s'était écoulé tel la mer sous la coque de sa caraque marchande dont elle était si fière. Le temps qui sépare, le temps qui rejoint. Il est le même pour tous, et pourtant... tandis que certains le tuent, d'autres ne le voient pas passer.

A deux ils avaient longuement tissé la trame de leur histoire, avant d'en effilocher le mantel, chacun tirant le fil dans le sens opposé. Le fil avait fini par rompre. Mais de fil en aiguille, à deux ils l'avaient raccommodé et s'en accommodaient aujourd'hui fort bien.

Les gênes étant ce qu'ils sont, rapidement l'envie de voyager les reprit, comme au bon vieux temps. Ils avaient d'abord raccompagnée une amie escorteuse chère à leur coeur... puis étaient partis. Enfin, d'abord elle, après lui. On ne détruit pas une équipe qui gagne, même avec ses loupés qui finissaient par devenir légendaires. L*** avait fini par rejoindre T*** , honteux d'avoir préféré une nouvelle fois le chemin de la taverne à celui de la sortie de la ville.

Ils avaient décidé pour la première nuit d'une mise en jambe... qui fut plutôt réussie. Pas évident de dérouiller les membres de son corps sans se prendre une dérouillée soi-même. Puis ils avaient poursuivi leur route, le sourire aux lèvres, comme à ceux à qui la chance sourit, même si elle n'est qu'éphémère...


[UN FOSSE QUELQUE PART DANS LE ROUERGUE]

L'équipée sauvage marchait dans la nuit, nulle âme qui vive aux alentours hormis celles de la nature. L*** avait le nez en l'air, il cherchait le coin parfait! Discret, à l'abris des regards et oreilles étrangères... T*** se sentit émoustillée lorsque L*** la tira par la main brusquement pour l'embarquer ensuite par les hanches, les faisant plonger au sol. Il posa un doigt sur les lèvres de sa belle, lui faisant signe de se taire. Elle interpréta le geste tout autrement et attrapa ledit doigt entre ses dents, prête à entamer une nuit endiablée. L*** réprima tant bien que mal un cri de douleur et continua de la tenir silencieuse. Au bout d'un long moment, T*** se demanda si elle n'avait pas mal interprété les intentions de son compagnon... Dépitée, l'instinct brigand reprit peu à peu le dessus et elle se tint aux aguêts auprès de lui... dans le fossé d'en face.


L*** a écrit:
Le L*** ounet était serein . Il venait de faire le tour du Languedoc avec sa T*** . Fait exceptionnel , ils n'avaient point brigandé mais acheté de ville en ville de quoi meubler leurs demeures . Leurs deux charettes pleines , T*** avait accompagné son L*** ounet vers Castelnaudary où il résidait .
. Galant comme à son habitude , il tirait sa charette en tête de cortège et invectivait sa compagne qui trainaillait . Elle eut même le culot de lui dire

-" T'es gonfflé , quand même ! ma charge est bien plus lourde que la tienne "

Ce à quoi il répondit d'un ton offusqué

-" Je transporte du fragile , moi , un pot de chambre , des torches et des bougies , ce n'est pas comparable à tes tabourets , tes coffres , table, armoire et autres bricoles ! AVANCE ! et arrête de te plaindre !!

Le voyage se passa sans encombre et ils repartirent ensuite vers Béziers amenager la maison de T*** . Ce coup là , L*** accepta de trimballer un lit qu'ils achetèrent à Carcassonne .
Ceci dit , je ne m'étalerais pas , bien que ......., sur l'intallation de la couche sitôt arrivé à Béziers et aprés une nuit à en éprouver la solidité , ils prirent la décision de monter vers le Nord-Ouest pour se dégourdir et reprendre leurs activités lucratives .
Sitôt hors du Languedoc , ils se firent la main sur une frêle donzelle ( Vous avez racketté Ch....... qui possédait 165,23 écus et des objets ) .
Détendus et avec plein d'entrain , ils marchèrent bien vingt lieues avant de trouver un coin tranquille pour passer la nuit . Avec sa délicatesse habituelle , L*** tira T*** et la plaqua dans le fossé . C'est qu'il avait l'ouie fine , le gaillard et le moindre bruit le mettait sur le quivive . Il lui posa un doigt sur les levres pour la faire taire , mais cette saucisse le lui mordit , Faut dire que par moment , sa T*** ne pensait qu'à la gaudriole surtout dans les fossés . Là , il lui ordonna d'être discrète , bondit de l'autre côté de la route , se tapit et tendit l'oreille .


Quelqu’une a écrit:
[Nuit du dimanche 19 au lundi 20 janvier 1462, sur un chemin, Comté du Rouergue, Royaume de France]

Lune et N*** sont donc postés en embuscade dans les fourrés. Mais quelle guigne : les voyageurs ont l'air de les avoir repérés... C'est raté pour l'effet de surprise !

Malgré tout, comme dit précédemment, nos deux commerçants ont dans un premier temps réussi à prendre le dessus sur leurs adversaires.
Hélas pour eux, ils sont tombés sur des clients particulièrement coriaces !

Ouvrons une brève parenthèse. Chacun conviendra que dans un cas pareil, le comportement requis pour les brigandés malheureux consiste à rester un moment à terre, dépités et humiliés, le fessier dans la boue. Laissant ainsi aux voleurs le temps de s'éloigner avec le butin. Il ne s'agit bien entendu pas d'une loi écrite, mais Lune considérait tout de même ceci comme une règle tacite... Il faudra d'ailleurs que quelqu'un pense à rédiger un Manuel du bon Brigandé, où toutes ces règles non dites seraient listées ; ce Manuel serait ensuite diffusé dans tout le Royaume, afin que chacun sache comment se conduire en cas de brigandage. Ce qui éviterait quelques déconvenues telles que celle connue cette nuit-là par N*** et Dan...

Ainsi, alors que N*** et Dan, victorieux, s'éloignent avec le résultat de leur rapine, voici que leurs deux adversaires se relèvent et les poursuivent !
Vraiment, quand Lune voit des choses pareilles, les bras lui en tombent !




N*** a écrit:
Lune et N*** c'était bien défendu
la victoire était pour eux
On les a bien eu Lune !!! criait N*** peu fier
Ils avaient du luter diffilement mais ca en valait la chandelle, ils commencèrent à s'éloigner quand sans rien comprendre les coups se succédèrent à nouveau
un coup par ci ... un coups par là ..la force n'était plus présente ....ils tombèrent inertes dans les bas chemin


L*** a écrit:
Toujours à l'affut du moindre bruit, mais n'entendant rien , il retraversa la route et vint se blottir auprés de T*** . C'est qu'elle tenait chaud la bougresse et ce vieux L*** qui commençait à avoir quelques rhumatismes en était bien content . Un rebouteux lui avait bien dit que les tendons et les articulations se détendaient sous l'effet du chaud et des massages , mais comme d'habitude , il y avait toujours une exception qui confirmait la règle .......

L*** le bienheureux en avait la tête si bourdonnante qu'il prit un sacré temps de retard quand deux ombres leur sautèrent dessus .

-" Mille Dioux T*** ! je sens qu'on va se faire estourbir , sacré boudious ! "

Il n'eut pas le temps d'en dire plus , qu'il se mit à compter les étoiles .

T*** a écrit:
Elle boudait ferme la brunette dans son fossé, seule et les bras croisés. Dans la nuit noire et profonde, seuls ses grands soupirs d'agacement étaient audibles. L*** avait finit par craquer -le froid et l'humidité inconfortable des fossés sans doute- et l'avait finalement rejoint... pour leur plus grand malheur.

Préoccupés par tout autre chose, ils n'avaient pas vu venir ni tomber les coups qui s'abattirent tel un tsunami violent sur les deux malheureuses victimes sans défense. Quelque peu sonnée, T*** mit quelques instants avant d'ouvrir les yeux, affalée de tout son long dans le fossé boueux. Relevant la tête, elle vit L*** qui semblait endormi, ronflant presque comme un bienheureux... Tentant de se remettre les idées claires, elle comprit avec la vivacité d'un luma ce qui semblait s'être passé à l'insu de son plein gré. Sans réfléchir -c'était là le moindre de ses défauts- elle saisit de sa main fébrile son bouclier resté à ses côtés, amoché par les violents coups assénés, et l'envoya valser avec une force fulgurante en pleine face de son compagnon d'infortune.


L*** !!! Réveille toi! C'est pas l'heure de la sieste! On a volé ta caissette!!!

Elle était à se relever que déjà elle scrutait le noir de la nuit pour écouter le chemin pris par ces moins que rien qui avaient osé abuser d'un instant de faiblesse...


Quelqu’une a écrit:
[Nuit du dimanche 19 au lundi 20 janvier 1462, sur un chemin, Comté du Rouergue, Royaume de France]

Fin de la première bagarre : Lune s'éloigne rapidement avec N*** du lieu du pugilat. Elle n'a pas encore eu le temps de vérifier le bilan de cette négociation réussie, mais de toute façon, le bilan sera positif : c'est que les deux commerçants reprennent juste leur activité après des mois d'interruption. Et oui : si l'on compte le mois passé en chérubins, sans le moindre écart de conduite, sur les routes espagnoles puis portugaises, puis les trop longues semaines sur le pont du navire du capitaine Harper, leur dernière affaire remonte à.... hum... longtemps. Il faudrait que Lune consulte ses registres pour une estimation plus précise.

Oui, on peut dire que Lune est satisfaite : tout s'est bien déroulé, et N*** n'a même pas fait de bêtise !
Aussi peut-elle faire la fanfaronne devant lui :
Tu as vu N*** : je te l'avais bien dit que tout se passerait bien !!

Notons ici que Lune est experte en fanfaronnades.

Tous deux viennent de s’arrêter dans le sous-bois à proximité du chemin. Ils s'apprêtent à partager le butin, lorsque soudain, une tornade semble la plaquer à terre ! Pauvre Lune : elle n'a pas même le temps de comprendre qu'il se passe quelque chose : la voilà déjà le nez dans la vase !


L*** a écrit:
-" Bourdel de bourdel ! ma casette ! ma casette ! que ? quoi ? où? comment ? on m'a volé , on m'a volé , Sangre de Dioux ! -"


Encore dans les vaps , mais à l'idée d'écus envolés , le L*** ounet saisit au cou l'ombre qu'il avait devant lui et lui serrait le kiki !

-" C'est moi !! arrête !! c'est moi !"


Reconnaissant enfin la voix de T*** , il dessera son étreinte .

-" Pardon , ma belle ! Haaa ! dés que je pense écus , j'en perd la tête !"

Il se frotta le crâne , et les idées en place , se mit à faire le point . N'est pas brigand qui veut , méthode , éfficacité , rapidité dans les décisions sont le ba -ba du métier et le L*** savait de quoi il parlait

-" Ma T*** !! il ne saurait être question de ne pas essayer de récupérer ce qu'on vient de nous chouraver . Ramasse tes affaires , secoue toi et partons de suite à la poursuite de nos agresseurs qu'il ne soit pas dit que l'ancien Chef de la Main Noire se soit fait berner par des petsouilles . "


Sitôt dit , sitôt fait , le L***ounet , nez au sol et oeil dur , tel un chien de chasse , entraina T*** sur la piste de ces odieux malhonnetes.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 22 Mar 2014, 10:58

La vie vagabonde de Quelqu’une continue sur les chemins du Royaume.  Son activité professionnelle principale n’a toujours pas changée : les voleurs ne deviennent pas d’honnêtes citoyens facilement, surtout quand la malhonnêteté ne leur cause pas le moindre remords, comme c’est le cas pour Lune. Preuve que sa moralité reste en dessous de la moyenne…

Ainsi, N** et Lune continuent d’exercer leur métier de marchands de grands chemins, avec plus ou moins de profit :



Après quelques jours sans croiser âme qui vive, leur obstination les amène à faire affaire avec un client… peu intéressant pour tout dire :



Mais c’est bien connu : comme le disait un certain Bacchylide, que Lune ne connait pas (Lune connait très peu de poètes antiques grecs, il faut bien l’avouer…) :
« Personne n'a de chance tous les jours.  »

Malgré les demandes de Lune, N**, d’une ténacité, pour une fois, inébranlable, refuse de bouger. Il faut avouer que, "logistiquement" parlant, la place est avantageuse : leur petit campement, légèrement en retrait de la route, est abrité du vent et de la pluie par une falaise, et un ruisseau limpide coule juste au bas. N** est un ours bourru, mais qui tient à son hygiène corporelle.
Toujours est-il que nos deux compères restent sur place pour une nouvelle nuit d’attente. Et au petit matin, N** n’a pas fini de se pavaner en chantonnant pour narguer Lune (qui chante très mal pour sa part) que ce coup là, c’est grâce à lui ! A lui ! Et oui.




La Chance était sur ce chemin cette nuit. Enfin, du point de vue des Commerçants. Parce que les voyageurs sont probablement d’un avis différent… Comme l’écrira un jour le Sieur Louis Dumur :
« Une injustice dont nous profitons s'appelle la chance ; une injustice dont un autre profite s'appelle un scandale.  »
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 28 Sep 2014, 18:21

Régulièrement, lors de ses déplacements professionnels, Lune cherche à s'occuper durant la journée.
La chose que Lune aime faire le plus au monde, c'est bavarder. Mais avec qui bavarder sur les chemins ? Ses collègues sont en général peu causants, pour ne pas dire taciturnes.
Écrire des lettres stupides à n'importe qui, c'est bien. Mais Lune a de l'entrainement : ça ne lui prend pas toute la journée...
Cueillir des fleurs peut faire passer une petite heure de façon agréable.
Se disputer avec ses camarades de route permet, en outre, de dépenser utilement un excès d'énergie ; mais par contre, il ne faut pas s'y adonner trop souvent, car cela a tendance à plomber l'ambiance de travail par la suite. Or, les clients sont sensibles à cela : si le client détecte une mésentente dans le groupe, il a tendance à chercher à en tirer profit.


Aussi, Lune a-t-elle depuis bien longtemps trouvé une autre occupation pour ses longues journées d'attente  passées sur la route : le RMI.
Citation :
Si vous ne trouvez pas de travail, ni ici, ni dans votre village (cherchez bien !), vous pouvez demander à recevoir le RMI (Revenu Minimum Interduchés) - vous serez alors payé un salaire de misère afin d'exercer des tâches fastidieuses, dégradantes et hautement inutiles.

Il est vrai que ces travaux sont mal payés, fastidieux et inutiles. Mais tout le monde vous dira que Lune aime plus que tout les choses inutiles. Et : "dégradants", il ne faut pas non plus exagérer : tout au plus, très salissants. Mais il suffit de se laver le soir venu : oui, parce que malgré tout, une bonne présentation devant la clientèle de la nuit est très importante (question de crédibilité).


De plus, les travaux proposés permettent de rompre la monotonie des voyages. Par contre, les organisateurs de travaux du RMI semblent faire une fixation pathologique sur les cailloux. Ils doivent estimer, à l'instar du futur sieur Le Clézio, que le caillou devrait être un modèle pour chacun :
« Les cailloux n'ont peur de rien. Ils n'ont pas peur de l'orage, de la mort, du soleil, de la mer. »




Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
Le désenfouissement de cailloux naturellement présent dans le sol de la région (afin de les utiliser pour le pavage de petites rues).

Cela peut sembler étrange, mais au début de telles journées, Lune espère toujours trouver un trésor lors du désenfouissement. Mais oui, c'est déjà arrivé ! ... Enfin, pas à Lune. Ni à des gens qu'elle connait. Mais elle sait que c'est arrivé à des gens. Parfaitement, c'est arrivé ! Hélas, après une heure ou deux, l'espoir a tendance à retomber. Et ce travail devient, il est vrai, assez fastidieux.

Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
Le tri en deux catégories des cailloux présents sur une grande route : d'une part les gros cailloux, destinés à être enfouis, et d'autre part les petits cailloux, destinés à être brisés au marteau.

Ce travail est déjà nettement plus amusant, parce qu'on peut jeter les cailloux dans un tas ou dans l'autre. C'est un bon entrainement pour s’exercer à viser juste. Lune vise d'ailleurs très juste avec des cailloux, et cela peut toujours être utile. A l'occasion, elle mise aussi quelques piécettes avec d'autres travailleurs.

Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
L'enfouissement des cailloux présents sur une grande route (afin que les trajets en carrosse des grandes personnalités de la région soient plus agréables).
Là aussi, Lune trouve à s'amuser. En effet, elle ne connait pas de personnalité, donc n'en compte aucune parmi ses amis. Du coup, elle aime particulièrement ce travail. En effet, à intervalle régulier, elle s'applique à échouer dans l'enfouissement efficace des cailloux. Et rit toute seule en imaginant les fameuses personnalités ballottés dans leurs beaux carrosses de façon fort peu aristocratique.

Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
La vente à la criée, sur les marchés, de cailloux d'ameublement intérieur.

Encore un travail pas si rébarbatif que cela : comme c'est agréable, de se rendre sur les marchés ! Il y a de l'animation, du bruit, des gens à qui parler. Et l'occasion est belle pour écouler en douce, et en toute discrétion, quelques marchandises mal acquises...

Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
Le cassage de cailloux (au marteau).

Il est vrai que ce travail-ci est fort peu enthousiasmant. Mais les marteaux sont fournis par l'administration. Et ils sont assez petits pour être aisement dissimulés dans une poche en fin de journée. Ne soyez pas surpris ! Oui : les voleurs tels que Lune sont malhonnêtes.


Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
La recherche de cailloux arrondis et/ou aux formes harmonieuses.

Cette tâche a toujours laissée Lune perplexe... des formes harmonieuses ? oui, mais selon quels critères ?
    Citation :

    Bien le bonjour à vous, Dame ****, Bailli très honorable du non moins honorable Duché de ****.
    Recevez mes salutations respectueuses.

    Je vous écris ce jour afin de demander un éclaircissement sur un point de détail concernant le Revenu Minimum Interduché. J'imagine fort bien que vous avez à vous occuper de tout un tas de choses fort importantes, peut-être même capitales, voir même vitales. Ce qui n'est pas le cas de ma demande.
    Mais je suis une travailleuse honnête, polie, et propre (la plupart du temps). Aussi ai-je l'espoir, que dans votre grande bonté, vous daignerez vous pencher sur ma question.

    Votre Administration me demande aujourd'hui de rechercher des cailloux aux formes harmonieuses. Or, ce n'est pas la première fois que l'on me propose ce travail, ce qui m'a amenée à faire quelques recherches. En effet, je n'ai pas le moindre talent artistique, aussi, comment reconnaitre ces fameuses formes ? J'imagine qu'il est question du fameux "Nombre d'or", dont certains savants que j'ai interrogés m'ont parlé : le "Nombre d'Or", ou "Divine Proportion", le nombre de l'harmonie universelle, le nombre de la création, le nombre de Dieu, le Créateur.
    Malheureusement, comment les gueux employés à ces travaux, incultes, vulgaires, à moitié illettrés pour certains, pourraient reconnaitre ces harmonieux cailloux ? Je me pose la question.

    J'ai toujours touché mon salaire, lorsqu'on m'a demandé ceci. Mais je vous avoue en toute honnêteté, et en espérant que cela n'aura aucune conséquences pour mes salaires à venir, que j'ai jusqu'à présent choisi ces cailloux au hasard. Si je m'adresse à vous aujourd'hui, c'est parce qu'en tant que noble érudite, certainement d'une intelligence supérieure, vous pourriez sans doute m'indiquer une méthode ? J'entends : une marche à suivre, précise et simple, afin de choisir judicieusement ces cailloux ?

    En vous remerciant par avance du temps que vous voudrez bien passer à me répondre.
    Cordialement, Quelqu'une, travailleuse RMIste persévérante.


Citation :
La tâche qui vous est proposée aujourd'hui est :
Un travail de consultant en consulting, auprès d'une grande multinationale française de management en import/export de cailloux.

Le soucis, c'est que le consultant en consulting à l'international doit maîtriser plusieurs langues, ce qui n'est pas le cas de Lune. Elle ne parle que le français, l'english, et un peu de cette langue exotique connue sous le nom de google'Charabia. Du coup, son travail laisse grandement à désirer ces jours-là. Mais l'administration, comme dans le cas des cailloux aux formes harmonieuses, n'est pas trop regardante, et la paie est la même.




Voici donc comment Lune passe son temps, durant les longues journées d'attente sur les chemins...

« Je ne suis jamais plus occupé que quand je n'ai rien à faire.  »
de Scipion l'Africain

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