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 Une voleuse bien bavarde...

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Quelqu'une
Bandit de grand chemin
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MessageSujet: Une voleuse bien bavarde...   Jeu 16 Juin 2011, 21:18

Quelqu'une est une petite voleuse extrêmement bavarde, une vraie pipelette pour tout dire... Hélas, au cours des rencontres nocturnes sur les chemins, il n'est pas toujours simple d'engager une conversation... Heureusement, les pigeons existent, ce qui est bien pratique, il faut le reconnaitre...

Citation :
Bien le bonjour à vous messire.

J'espère que vous vous remettez de notre rencontre de cette nuit.
Je vous écris au nom de mon groupe, pour vous présenter simultanément, nos excuses les plus plates, et nos remerciements les plus chaleureux.

Je vous souhaite bonne continuation, bon courage pour la suite.

Bien à vous,
Quelqu'une
.

Mais une chose que Quelqu'une apprécie par dessus tout, c'est quand les malheureuses victimes lui répondent. Et de temps en temps, il y a même des surprises !

Citation :
expéditeur : xxxxx

Bonser,

je vois m'être fait racketté par vous et vos amis...
je serai beau joueur...
Sans rancunes mais attention à vous si quelqu'un d'autre que moi porte plainte, etant juge de notre bon xxxxxx ^^

Bonne continuation

xxxxx

Ce qu'il y a de vraiment sympa, c'est qu'il est alors possible d'engager un vrai dialogue !

Citation :
Cher messire xxxxx,
Cher Juge,

Je dois vous avouer que votre courrier m'a fort surprise : je n'avais encore jamais rencontré de juge jusqu'à présent.
Et je dois dire aussi que je ne me tiens pas informée des choses de la politique des contrées que je traverse.

Il faut toutefois que je vous dise que tout ceci n'est qu'un énooooorme malentendu. Car voici ce qui s'est passé :

.....

heu....
voyons que je me rappelle exactement...

ah ! oui ! Voilà :

Mes amis et moi-même avons aperçu de loin des voyous d'aspect peu recommandable en train de vous racketter.
Comme nous sommes d'honnêtes citoyens (heu... oui oui !) nous les avons poursuivi ! Et après une terrible bagarre à trois contre un, heu...

Non, non, c'est nous qui étions trois, je m'embrouille...

Je voulais dire à 8 contre trois (parfaitement, ils étaient huit, j'ai bien compté... enfin, en vrai je ne sais pas compter plus loin, peut-être qu'ils étaient encore plus nombreux ! c'est même probable maintenant que j'y réfléchis !).
Bon, bref.

Pour finir, nous avons héroïquement récupéré vos affaires.
Mais vous étiez parti. Hélas.
Alors on les a gardées. On ne pouvait tout de même pas laisser trainer tout ça au milieu du chemin, vous en conviendrez ?

Voilà donc, Très Exactement, comment les évènements se sont déroulés.

Je le jure ! (/me croise les doigts dans le dos)

Cordialement,
Quelqu'une.


Ces échanges de courriers sont donc souvent une bonne occasion de rencontrer des personnes de milieux différents, et c'est toujours intéressant. Dans le cas de ce juge, Quelqu'une s'est permise par la suite d'exprimer devant tous le bien qu'elle pensait de lui, sur la Gargote du Comté.


    Quelqu'une s'avance dans le bureau des élections comtales, qui ont l'air encore ouverts, bien que les élections soient closes. Elle est plutôt intimidée, mais des remerciements s'imposent.

    Bonjour à tous.
    Après s'être raclé la gorge, elle poursuit :
    Voilà. Nous sommes, mes compagnons de travail et moi-même, de passage dans votre Comté. Je m'intéresse peu à la Politique en géréral, mais je tenais à saluer publiquement messire xxxxx pour son humanité.
    En effet, après une brève rencontre sur les chemins durant de laquelle nous n'avons pu échanger que fort peu de choses, nous avons conversé par courriers.
    Et je veux dire, devant tout le monde, que vous avez de la chance, vous gens du xxx, de compter un homme aussi généreux parmi vos dirigeants.


    Je tenais à le remercier ici publiquement ; et à lui dire aussi que notre programme de voyage, hélas extrêmement serré, ne nous permettra pas de le rencontrer ainsi qu'il me l'a proposé. Je le regrette sincèrement.

    Je vous souhaite le meilleur, à tous.

    Lune se retire ensuite discrètement.




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Quelqu'une
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Jeu 16 Juin 2011, 21:36

Un autre cas de figure : c'est le brigandé qui écrit le premier. Quel plaisir ensuite de pouvoir répondre !
Bien entendu, le ton de ce premier courrier n'est pas forcément très cordial...

Citation :
* Expéditeur : xxxxx
* Titre : en flure et en souille !

S'il existe un mot qui dépasse la puanteur, votre nom serait choisi.
Vous m'avez racketté alors que je suis un clochard qui n'avait qu'un bout de pain et pas un sous.
JE VOUS MAUDIT

Vous et votre famille, votre descendance et votre passé.
Je vous crache au visage
Je vous crache sur votre nom, sur tout ce qui vous entoure, vos parents, vos enfants!.
Vous ne méritez rien qui puisse vous décrire! J'espère que vous pourrirez en enfer et même non ! Vous ne méritez pas d'y aller.
Votre place est dans le néant. Même Lucifer ne voudrait pas de vous.
Il vous enfourcherai par votre orifice et vous jetterai dans le rien! Dans la souille de ce qui vous représente.
Vous attaquez des clochards et sûrement des enfants.. J'imagine que vous ne faites pas que les attaquer les pauvres. Vu votre façon d'agir. Vous êtes perfide et vous sentez l'urine.
Même un porc mort depuis plusieurs jours dans un abattoir sent meilleurs que vous.

Pour vous attaquez à moi, je constate que vous n'avez rien d'une femme. Vous n'êtes qu'une esclave et ça vous va bien ! Rampez esclave ! rampez et léchez les pieds sales de ceux qui vous accompagnent.
Oui, je le confirme.
Pendant qu'à trois vous vous acharniez contre moi, j'ai pu voir pendant que j'étais au sol que vous n'aviez que des traces de souillure.
Je porterai votre nom aussi loin que je le peut!
Tout le monde saura que vous n'êtes digne de rien
tout le monde saura que vous vous en prenez aux clochard et à trois !!!
Tout le monde saura que vous avez a souillure que votre visage !!!
Même un porc de ferme ne voudrai pas de vous tellement vous êtes ignoble. Vous me faites vomir, même à demi mort

Vous puez et vous êtes le pire des bandits car les autres ont un minimum d'honneur et de valeur.
Vous.. Vous n'avez rien.

Avant de mourir, sachez que je vais propager votre nom partout?
Oui ! je vous ai entendu parler entre vous pendant que vous me croyez mort !
Je vous ai entendu vous appelez par votre nom.
Je vais me faire martyre de votre nom, de votre sale visage qui ne ressemble à rien.
Je n?ai jamais vu quelqu'un d'aussi répugnant et ça aussi, ça va se savoir.

Vous êtes tellement écervelé que vous oubliez même de vous laver. Même à terre, vos coups n'étaient rien par rapport à votre odeur !!!
A trois sur un clochard !
Vous êtes puant et perfide. Vous êtes un assassin pervers !
PUISSIEZ VOUS CREVER la bouche ouverte et les mouches faire leur nid sur votre visage.
Je prie pour que tout ce qui peut être aussi pourri que vous vienne vous inonder de leur immondice et que vous vous y noierait dedans, la bouche ouverte.. Et vous y avalerez tout ces déchets et vous étoufferez avec.

JE VOUS CRACHE ENCORE DESSUS.
CREVEZ LA BOUCHE OUVERTE


Même lorsque le ton est légèrement insultant, comme c'est le cas ici, Quelqu'une est toujours ravie de répondre.

Citation :
Cher ami.

Je constate que vous ne semblez pas de très bonne humeur ce matin. C'est bien dommage, parce qu'avec ce bon soleil, c'est pourtant une excellente journée qui s'annonce.

Je suis navrée que nos relations aient commencées par cette si désagréable rencontre.
Je le regrette d'autant plus que je constate que vous êtes un peu poète : votre missive est des plus plaisantes à lire.
Je suis au regret de vous informer que je ne puis vous rendre votre petite miche de pain, mon cheval l'ayant hélas dévorée... Toutes mes excuses.

Bonne journée tout de même.
Quelqu'une.

PS : c'est tellement aimable à vous de vous inquiéter de mon hygiène corporelle. Mais je vous en prie : ne perdez pas votre temps à vous inquiéter pour moi, c'est bien inutile, même si l'attention est absolument charmante.
Bien à vous.

Et malgré le ton acerbe, il est toujours possible d'engager un dialogue amusant.

Citation :
* Expéditeur : xxxx
* Titre : Re: Re: en flure et en souille !

grumph...

Madame..

Mon courrier avait pour but de vous faire réagir et de vous blesser.
Malgré mes mots choisis à la va-vite, il semble qu'ils n'aient pas été assez fort.
Outre le fait que je vous méprise et je continuerai à propager votre nom au travers tout mon chemin, il semble que vostre esprit, aussi simplet soit-il... Ne le soit pas tout à fait en fin de compte.

Mince !
Vous auriez du me répondre :
"Ah ouais ? J'vais t'faire la peau sale clochard" ou bien "fichtre, j'ai une peur bleue que j'en pisse dans les braies déjà souillées.. Tenez toute ma fortune en guise de dédommagement"

Au lieu de ça, vous me riez au nez et cassez ainsi tout mon trip de méchanceté.

Bon... Voilà ce que je vous propose.
Si vous êtes dans la ville de xxx... Je vous attends en taverne et vous me rembourserez d'autant de boulasse que ma résurrection devra se faire puisque je fait mourir.
A défaut, venez par ici pour jeter quelques fleurs sur ma tombe.
Je considérerais que nous sommes quitte.

Et dites aux deux sieurs qui sont avec vous qu'ils peuvent s'acheter une paire de roubignolles car vous êtes la seule à avoir répondu à mon courrier.
Dites leur qu'ils en vendent au marché... Bon, ce sont des roubignolles de porc.. Mais je pense que ça leur ira bien.

Quand à votre aspect... J'avoue avoir un peu menti.
Sauf pour votre coupe de cheveux que je trouve franchement pas terrible.

Je pourrai vous proposer que je les coupes moi même... Mais vous ne semblez pas pucelle tellement votre démarche est tordue... Vos soirées doivent bien être égayées et jeanne d'arc dormira tranquille de ne pas être ressemblée.

Outre le fait que je vous déteste... Je ne vous cracherai pas au visage.
(c'est quoi votre parfum au fait ? Pas eu le temps de le sentir.. Mon nez pissait le sang)
Mes mots sont faciles mais mes gestes ne le sont pas.
Il semble que je n'arrive pas à être aussi tordu que vous...

Vous avez agressez un clochard à trois...
Fichtre !!!
Votre réputation vous précèdera et robin hood se retournerai dans son trou puant.


Pas bien à vous.
Pas au revoir.
Pas bonne journée.

Et laissez le soleil tranquille.
Il est à moi, je l'ai vu avant vous !


Citation :


Cher ami.

Je suis absolument navrée de ne pas avoir réagi à votre missive de la façon que vous souhaitiez. Je dois vous avouer que je débute tout juste dans ce nouveau métier, et je n'en connais pas encore toutes les subtilités. J'espère que vous aurez la bonté de me pardonner. Je ne connais pas bien les règles de bienséance, et je peux parfois me comporter comme la pire des indélicates.

Je tiens toutefois à souligner que dans mon premier courrier, j'ai eu la politesse de ne pas vous faire remarquer qu'avec le sang qui coulait de votre nez, vous avez taché ma chemise propre, ce qui est très contrariant je dois vous le dire. Mais puisque vous abordez vous-même la question du sang... bref. Je vous pardonne, je pense qu'en fait, vous ne l'avez pas fait exprès.

Par contre, je suis désolée, mes amis et moi même ne nous dirigeons pas vers xxx. Toutefois, si cela peut améliorer nos relations, je veux bien vous envoyer quelques fleurs.



Bien à vous,
Quelqu'une

Les échanges de missives peuvent ensuite se poursuivre sur un ton beaucoup plus amical...
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 18 Juin 2011, 14:33

Une autre possibilité, moins sympathique pour tout dire, c'est lorsqu'on reçoit un courrier officiel du Tribunal... C'est déjà nettement moins drôle.
Néanmoins, Lune aime bien répondre dans ces cas-là également. Et, bien que son honnêteté exemplaire le réprouve, elle n'hésite pas, dans ce cas, à mentir de façon éhontée quand au déroulement du brigandage !

Citation :
Chère dame [xxx], Procureur du Tribunal de [xxx].

Je viens de recevoir ce soir, ainsi que mes deux compagnons, une mise en accusation devant votre tribunal.

Si je me permets de vous écrire directement, c'est qu'il nous est demandé de nous rendre au Tribunal dans les deux jours.
Seulement nous avions reçu, ce matin même, une lettre de douane de messire X nous informant que les Laissez-Passer sont obligatoires dans le Duché de [xxx]. Or nous n'en possédons pas. Et comme nous sommes très respectueux des lois, nous avons décidé de faire demi-tour. Je l'ai signalé aussitôt au douanier de [xxx], messire X.
De ce fait, les pigeons du Tribunal nous ont rejoints alors que nous étions déjà sur la route (je n'accuse pas ces malheureux volatiles, qui ont certainement fait au plus vite ; je ne me permettrais certainement pas de critiquer leur travail de soutien aérien auprès des services administratifs de votre Tribunal). Aussi, demain, nous ne serons plus dans votre Duché. D'où le soucis pour nous rendre au Tribunal.
Nous pouvons à nouveau faire demi-tour demain, mais nous n'aurons alors toujours pas de Laissez-Passer...

Qu'est-il conseillé de faire dans un cas semblable ?




D'autre part, je tenais à vous expliquer que tout ceci n'est qu'un horrible malentendu.

Mes compagnons et moi-même ne sommes que d'honnêtes voyageurs. L'autre jour, nous avons aperçu de loin un groupe de trois malandrins d'allure suspecte qui molestaient deux voyageurs. Ces hommes se sont enfuis à notre approche, et nous avons alors découvert deux personnes inanimées au sol.
Nous avons tenté de leur venir en aide, mais dès qu'ils ont repris leurs esprits, il a été clair qu'ils nous prenaient pour leurs assaillants. L'esprit sans doute encore brouillé par les coups, ils n'ont pas voulu entendre nos explications, aussi avons-nous préféré nous éloigner et reprendre notre route.

Je ne doute pas de la bonne foi des personnes qui nous accusent, mais ces personnes se trompent.
Ayant moi-même été plusieurs fois victime de brigands de grand chemin, je sais combien il est rageant de tout perdre au profit de charognards sans scrupules.
Néanmoins, dans ce cas précis, la Justice et votre Tribunal se trompent de coupables.

Merci d'avance de m'indiquer la marche à suivre pour prouver notre honnêteté.

Respectueusement,
Quelqu'une, voyageuse.

Malheureusement, dans ce cas précis, Lune n'a reçu aucune réponse, à sa grande déception... Elle a aussi écrit au Juge, sans plus de succès... Puis au second Procureur chargé de ce dossier, suite à des changements liés à des élections. Et aussi au second Juge... Aucune réponse ! Rien ! Pffffffffffff ! Quelle affreuse déconvenue.
La seule et unique réponse qu'elle ait jamais reçue, c'est une condamnation à 90 écus d'amende et trois jours de prison.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 19 Juin 2011, 10:16

Dans d'autres cas, suite à un brigandage, il est arrivé à Quelqu'une de recevoir un courrier l'informant d'une mise en accusation à venir. Dans ce cas, il est encore possible de prendre la poudre d'escampette en espérant avoir franchi les frontières avant le lancement officiel du procès.

Ce qui n'exclue toutefois pas de répondre, bien évidemment, en expliquant le mal-entendu (du point de vue de Lune, lorsqu'elle est en mode menteuse, tout se résume toujours à un horrible, un affreux, un épouvantable mal-entendu !).



Citation :

Bonjour à vous, major [...] de la Prévosté de [...].

J'ai bien reçu votre courrier concernant la suspicion de brigandage me concernant, ainsi que mes camarades.

Je dois vous dire que tout ceci n'est rien de plus qu'en épouvantable mal-entendu.
En effet, suite à plusieurs mauvaises surprises, mes compagnons de route et moi-même sommes devenus extrêmement méfiants lors des rencontres imprévues dans des chemins sombres.
Aussi, je dois avouer que nous avons mal interprété l'attitude du messire dont il est question dans votre lettre et dont j'ai oublié le nom. Ce messire était armé d'une épée, et nous avons pensé qu'il voulait nous brigander. En tout bonne foi, nous nous sommes défendu contre ce que nous pensions être une attaque.

Toutefois, si je reconnais avoir rossé le dit-messire cette nuit-là, je nie vigoureusement l'avoir dépouillé de quoi que ce soit. Ses biens ont certainement été égarés dans la bagarre, mais nous ne les avons pas pris.

Je suis prête à présenter mes excuses les plus plates et les plus sincères au messire, voir même à lui offrir un dédommagement pour les éventuelles blessures que nous avons pu lui infliger.

Merci de m'informer de la suite des évènements,

Bien à vous,
Lune, voyageuse.



Pour tout dire, les réponses reçues par la suite mettent toujours l'accent sur le scepticisme provoqué par la version de Lune...

Il est néanmoins parfois possible de désamorcer plus ou moins la situation de crise en s'adressant aussi directement à la victime.


Citation :
Cher messire [...],

Le Major [...] vient de m'informer du malentendu qui subsiste entre nous.

Je tiens à vous présenter mes excuses : lors de notre rencontre nocturne, nous n'avons pas fait preuve de courtoisie.

Quoiqu'il n'est pas question ici de courtoisie... Je suis au regret d'avoir à avouer que nous avons ici à faire à de la COUARDISE : mes amis et moi-même avons subi plusieurs mauvaises rencontres dans les chemins sombres du royaume. Aussi, lorsque nous vous avons croisé, c'est notre peur d'être à nouveau brigandés qui a pris le dessus.
C'est une réaction bien peu honorable de notre part.
De peur d'être à nouveau attaqués, nous avons attaqué les premiers... J'ai honte de l'avouer maintenant, mais nous vous avons pris pour un brigand.

Ceci-dit, je tiens à souligner que si vos biens ont été égarés lors de la bagarre, nous ne sommes en rien responsables. Nous n'avons rien dérobé.


Néanmoins, je suis bien consciente que nous sommes dans notre tord. A ce sujet, j'espère que vous ne souffrez pas de blessures trop grave...? Et puis aussi... : je suis affreusement navrée pour votre nez... Heu... oui, c'était moi, pardon...
A titre de dédommagement, je vous envoie quelques écus par pigeon spécial.

En espérant que vous accepterez mes excuses, car elles sont sincères.

Lune, voyageuse.



L'envoi de ces courriers d'excuses, ainsi que la fuite précipitée du groupe, il faut bien le dire, permet parfois d'échapper au procès...

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 20 Juin 2011, 22:52

Il est évident que l'un des inconvénients du métier de brigand de grand chemin, c'est l'irrégularité des revenus. Toutefois, pour Quelqu'une (qui a assez tendance à toujours voir les choses du bon côté, il faut bien le dire), c'est justement cet aspect imprévisible qui fait le sel de l'existence de crapule.


Alors c'est vrai, il y a des jours où ses amis et elle se disent qu'ils auraient aussi bien fait de rester au chaud.
C'est qu'il faut bien reconnaitre que passer toute une nuit accroupis derrière des buissons, dans le froid et l'humidité, puis se résigner au petit matin à sauter sur un pauvre vagabond (tout simplement parce qu'il n'est passé personne d'autre...), tout ça pour ne même pas gagner de quoi s'acheter un morceau de pain, c'est parfois décourageant !




Pire encore : il peut arriver que dans la pénombre d'une nuit sans lune, les trois compères évaluent mal la situation et choisissent une victime trop forte pour eux. Ou alors trop chanceuse...




Néanmoins, il ne s'agit pas là du cas de figure le plus humiliant. Non ! Parce que tenter de brigander plus fort que soi, c'est juste un des risques du métier...

Par contre, il est arrivé à Lune et ses compagnons de travail de se retrouver au petit matin, crottés et couverts de bleus, sans butin... assez contrariés et un peu vexés pour tout dire. Ce n'est pas une chose dont elle aime parler (et pourtant, on sait à quel point elle est bavarde...), mais parfois, à l'occasion de nuits particulièrement sombres, peut-être aussi à cause de la fatigue (ou de la boisson), le groupe croit trouver une victime intéressante mais s'attaque en réalité à l'un de ses membres... Se faire brigander par ses collègues de travail, quelle humiliation !!



D'un autre côté, il y a des jours où la nuit est délicieusement fraiche sous les étoiles, et où l'on n'attrape pas de crampes derrière le buisson, parce qu'un groupe passe dès le coucher du soleil.
Quelqu'une apprécie quand ce groupe résiste un peu (un peu mais pas trop, faut pas exagérer non plus !) : c'est une excellente occasion de faire de l'exercice.
Et quand, en plus, ce groupe possède des charrettes bien remplies, Lune se dit qu'elle a choisit un beau métier !




Et oui : c'est ça, la vie de Lune : "Un jour un butin dérisoire, le lendemain un trésor inespéré !"

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mer 22 Juin 2011, 13:39

Un autre aspect du métier que Quelqu'une apprécie particulièrement, ce sont les échanges avec les douaniers. Encore une profession que le commun des mortels tient en piètre estime... comme les brigands ! Mais Lune les aime bien. Et elle aime bien aussi répondre à leur courriers.

Du point de vue de Lune, on peut classer les lettres de Douane en deux grandes catégories : les lettres de bienvenue, et les lettres d'expulsion (selon que les frontières sont ouvertes ou fermées). La lettre de douane existe sous de très nombreuses variantes, mais on peut toujours la classer dans l'une de ces deux catégories.


=> La lettre de bienvenue, qui est souvent longue et rébarbative, énumère toute une liste de règles et de consignes à respecter.


Citation :
Bonjour visiteur/euse ,
Je vous souhaite la bienvenue à [xxx],
Je me présente : [xxx], douanier de la ville.

Si je peux faire quelque chose pour rendre votre séjour agréable n'hésitez pas à me le demander.

Afin de toujours mieux sécuriser notre territoire, et de rendre votre voyage des plus agréables, ma missive sera accompagnée d'une requête officielle :

Je vous saurais gré de bien vouloir me donner :
(1) Le nom de vos compagnons de route si vous ne voyagez pas seul.
(2) Votre provenance immédiate (dernière ville quittée) et la liste des personnes que vous avez croisées dernièrement (menu "Evènements" - copié collé de "mémoire et vision").
(3) Votre destination.

Je vous écris également afin de vous mettre au courant des différentes lois qui pourraient vous concerner.
Vous trouverez l'ensemble des lois du Duché dans le Codex, sur la Gargote.
Je me dois aussi de vous tenir au courant des décrets en vigueurs dans notre ville afin que votre séjour se passe le mieux possible :

Arrêtés municipaux

Article 1 - Spéculation
Toute personne achetant et revendant plus cher sur un même marché une même marchandise se verra considérée comme spéculateur et se verra accusé d'escroquerie.
Tout commerçant revendant sa marchandise plus chère que la grille des prix, sans autorisation
du maire ou de son représentant, se verra accusé d'escroquerie.

Article 2 - Produits spécifiques à un métier
...
Tout cela est exclusivement réservé aux différents corps de métier qui ont l'autorisation d'acheter sur le marché ces produits en quantité raisonnable , c'est-à-dire pour une production de deux jours maximum, sauf autorisation du maire ou de son représentant.

Article 3 - Vente de bois, fer, poisson
Toute personne voulant vendre du bois, du minerai de fer ou du poisson à Cahors se devra en demander l'autorisation au maire ou à son représentant.

Article 4 - Achat de pain
Le nombre de pain achetable sur le marché est de trois unités par personne et par jour.
Pour en acquérir plus, la personne intéressée devra demander autorisation au maire ou à son représentant.
...

Article 7 - Miches de pain à 3 écus
Les miches de pain mises en vente sur le marché communal au prix de 3 écus sont réservées aux vagabonds ayant l'autorisation du tribun ou son adjoint, ce dans le cadre d?un travail de trois jours à la mine.

Article 8 - Marchands ambulants
Est considéré comme marchand ambulant, toute personne non citoyenne de Cahors qui vend ou achète des marchandises sur le marché communal.
Tout marchand venant d'arriver ou n'habitant pas la ville, exceptés les marchands ambulants dûment accrédités par le Duché ou la Mairie, a interdiction formelle de vendre ou acheter un quelconque produit sur le marché de la ville sans une autorisation préalable du maire ou de son représentant.


Enfin, notre ville est sous le coup d'un arrêté sur les armes. Toute vente ou achat d'arme ou bouclier est interdite. Consultez le panneau à la Mairie pour plus d'informations.



En vous remerciant de m'avoir lu, je vous souhaite un bon séjour à [xxx] !

Amicalement,
[xxx] Chef-Douanier
.



Quelqu'une est toujours ravie de répondre à ces lettres.




Citation :
Cher douanier de [xxx].

Bien le bonjour à vous.

Tout d'abord, merci beaucoup de m'avoir envoyé mon courrier de douane, et merci pour votre accueil. C'était vraiment gentil de votre part, j'apprécie.

Pour répondre à vos questions, jusqu'à présent, notre voyage se déroule au mieux. Il fait beau, c'est vraiment un temps idéal pour marcher. J'ai pu cueillir plein de fleurs sur la route. Si vous voulez, je peux vous en offrir un bouquet. La seule chose, c'est que parfois, je ne suis pas d'accord avec mes deux camarades sur l'itinéraire (oui, je voyage avec deux amis, mais vous leur avez déjà écrit, donc ils sont déjà sur vos registres).

Nous avons bien sûr croisé un certain nombre de personnes, mais, bien que je sois extrêmement bavarde, je n'ai, hélas, aucune mémoire des noms. Ce qui est parfois plutôt gênant, je peux vous l'assurer.
Néanmoins, toutes ces personnes avaient l'air d'être honnêtes. Enfin... bien sûr... un brigand... si on le croise juste (sans qu'il ne nous attaque je veux dire) ... il aura l'air d'être honnête, n'est-ce pas ? Alors en fait, peut-être qu'on a quand même croisé des brigands ? Je ne saurais le dire, maintenant que j'y réfléchis...
Hem... bref.
Votre ville est des plus agréable, mais nous ne restons que très peu de temps : en effet, nous comptons repartir dès ce soir.

Je tiens à préciser que mes amis et moi-même sommes extrêmement respectueux des lois. Aussi ai-je consulté votre panneau d'affichage en Mairie dès mon arrivée, et je pense pouvoir dire que je ne causerai aucun soucis dans votre ville.
C'est toujours la première chose que je fais en arrivant dans une nouvelle ville : lire les lois municipales. C'est plus sûr si on ne veut pas se retrouver en prison... C'est que j'y suis déjà allée, je ne veux pas y retourner, c'est plein de rats ééééénormes ! Mon Dieu quelle horreur ! J'avais été accusée de vagabondage ! C'est incroyable ça, ! Je ne vagabondais absolument pas, je me promenais.
Bref.

Concernant votre Codex, je l'ai effectivement trouvé à l'endroit que vous m'avez indiqué. Seulement, je dois vous avouer que je n'ai pas eu le courage de le lire. Merci de me préciser si sa lecture est absolument obligatoire, dans ce cas, je ferai un effort.


Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires me concernant, n'hésitez surtout pas.
Bien à vous,
Lune, voyageuse.



=> La lettre d'expulsion est pour sa part en général beaucoup plus courte.

Citation :

Messire / Dame.

Suite a de graves incidents laissant craindre pour l'intégrité territoriale de [xxx], les frontières sont désormais intégralement closes.

Sachez que si vous disposiez d'un Laissez passer celui ci n'a plus aucune validité. Par une directive du jj/mm/aa, le conseil à décidé de retirer TOUS les laissez passers. Par conséquent aucun étranger n'est autorisé à être présent en [xxx].

A partir de la réception de ce message vous disposez de 24 heures pour quitter le territoire du Comté.


[xxx], douanier de [xxx].



Selon son humeur du jour, Lune répond sérieusement ou pas (enfin, dans la mesure où l'on peut qualifier de sérieuses les lettres de Lune...).

La réponse sérieuse donne une lettre du genre :

Citation :
Bonsoir à vous, messire [xxx], douanier de [xxx].

J'ai bien reçu votre courrier d'expulsion hier.
Je suis vraiment désolée d'apprendre que de "graves incidents" se sont produits chez vous. Cela me peine pour vous. J'espère que tout va s'arranger.
Par contre, vous me dites que vos frontières sont intégralement closes. Et bien, je suis navrée de vous apprendre qu'elles ne sont pas si bien fermées que ça. Parce que je suis passée sans aucun problème... Je n'ai pas coupé à travers champs, j'ai suivi la route. Alors je ne sais pas qui était chargé de fermer les frontières, et ça m'embêterait que cette personne ait des ennuis à cause de moi, mais bon... son travail a été mal fait.

Pour le laisser-passer,de toute façon, je n'en avais pas...

Par contre, juste une petite chose. C'est pas une critique bien sûr. Surtout, ne le prenez pas mal.
Mais bon, je voudrais quand même vous faire remarquer que 24 heures pour débarrasser le plancher, je trouve que ça fait un peu juste... Vous m'auriez écrit dès l'aube encore... mais là, c'est un peu tard... Enfin, je vais faire au mieux.

Bref.
Merci encore pour votre lettre. En plus, pour une lettre d'expulsion, je l'ai trouvée très bien.
J'espère que vos problèmes vont s'arranger.

Cordialement,
Quelqu'une, voyageuse.



Et puis parfois, Lune n'est pas disposée à être une petite expulsée sérieuse.



Citation :
Bien le bonsoir, messire [xxx], Douanier de [xxx].

Tout d'abord, je dois vous préciser que j'ai renversé un verre sur votre courrier, et du coup, je n'ai pas pu tout lire correctement. Si j'ai mal compris certaines choses, merci d'avance de m'en excuser.

Je suis vraiment désolée, j'ignorais que vous étiez en loi Pommier à [xxx]. C'est bien embêtant, surtout en hiver bien entendu. Y aurait-il un risque imminent de compote ? Mon Dieu, quelle angoisse...

Effectivement, je suis accompagnée. Mon cheval est avec moi.
Mon ami le chevreuil (il n'a pas de nom car il préfère garder l'anonymat : il envisage de se lancer dans le brigandage) est resté hors de la ville. Mais ses papiers sont en règle, bien entendu.

Je suis une pauvre paysanne sans terre, je n'ai pas de relations haut placées dans l'arbre pour obtenir un Laissez-Passer. Ceci-dit, peut-être vous-même pourriez-vous me fournir un Ne-Laissez-Pas-Passer ? Je pourrais ainsi faire demi-tour en étant parfaitement en règle.

Merci pour votre accueil,
Quelqu'une.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 25 Juin 2011, 10:35

Quelqu'une, comme toute honnête voyageuse avec la conscience tranquille, n'hésite pas, lorsqu'il le faut, à demander des Laissez-Passer.

Citation :
Bonjour à vous, Dame [xxx] Prévôts des Maréchaux.

Je suis confuse de vous déranger, vous devez être une personne particulièrement occupée, j'en suis certaine.

Je me permets toutefois de m'adresser à vous car messire [xxx], douanier à [xxx] vient de m'informer que vous étiez en Loi Martiale (à ce sujet, je suis navrée pour vous) et que de ce fait, la circulation sur vos terres était exclusivement réservée aux bien-heureux possesseurs de Laissez-Passer.

Mes amis et moi-même sommes actuellement en voyage. Enfin, le mot Voyage n'est sans doute le mieux approprié : il suppose un itinéraire, et un but. Ce qui n'est pas du tout notre cas. Dans notre cas, il faudrait je pense plutôt parler de Promenade que de Voyage. Pour vous donner une idée, en gros, quand on arrive à un croisement, je décide de notre chemin en repérant les arbres les plus beaux.
Bref.

Il se trouve que les arbres me paraissent particulièrement intéressants du côté de chez vous, aussi je sollicite votre bienveillance pour mes camarades et moi, et vous adresse recpectueusement une demande de Laissez-passer.

Nous sommes d'honnêtes travailleurs, propres et polis. Je pense qu'avec un peu de chance, vous ne vous apercevrez même pas que nous sommes là.

Merci d'avance,
Respectueusement,
Quelqu'une.



Malheureusement, malgré l'étalage de sa sincérité et de son honorabilité, Lune n'obtient pas toujours le fameux Laissez-Passer.




Citation :
Dame,
Salutations.

Faisant suite à votre demande de laissez-passer de ce jour, je suis au regret de vous informer que celui-ci n'a pas été validé par le Comte [xxx].

En espérant que votre voyage pourra , de ce fait, suivre un nouvel itinéraire.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d'agréer, Dame, mes salutations distinguées.

Cordialement,

Dame [xxx], Prévôt des Maréchaux.






Il est arrivé aussi que les demandes de Lune restent sans réponse. Afin de faire la preuve de sa stricte honnêteté, elle cherche alors d'autres moyens de faire connaitre sa requête. En fouineuse obstinée, elle arrive en général à trouver un Château, un Castel, ou encore une Citadelle où s'exprimer :

  • Arrivée le matin même à [xxx] avec ses amis, Quelqu'une n'avait toujours aucune nouvelle au sujet de leur Laissez-Passer, malgré une lettre de demande envoyée deux jours plus tôt au Prévôt des Maréchaux. Et elle n'avait reçu, de la même manière, aucune réponse de la part du Douanier de [xxx], ni de celui de [xxx]...

    Bien sûr, Lune et ses amis ne sont pas des personnages importants. Mais enfin, une petite réponse, ce n'est tout de même pas trop demander ?
    Parce que partout, il est noté en gros :

    ATTENTION : La loi Martiale est en vigueur !!

    Où que l'on regarde, on ne voit que ça ! C'est un peu angoissant, pour tout dire.

    Et les douaniers leur ont écrit pour les informer qu' "une loi martiale à été décrétée et que de fait vous êtes sommée de quitter le duché dans les 48 heures. Si vous désirez un laisser passer, il faut en faire la demande auprès de nostre prévôt des maréchaux. "


    Tout ça, c'est bien beau, mais quand on fait la fameuse demande, on n'a aucune réponse...
    Peut-être que dans ce Comté, une absence de réponse signifie qu'on a reçu un Ne-Laissez-pas-Passer ? Lune n'est pas bien certaine.

    Aussi, après avoir fureté discrètement en Halle, puis en Gargote, elle est contente de trouver finalement une salle où se renseigner au Château.
    C'est noté sur la porte :

    Secrétariat du Duc : A votre service !

    Alors Lune entre et, trouvant la salle déserte, dépose sa requête bien en évidence sur le bureau d'accueil.




    Citation :
    Bonjour à vous, mes Hommages, Salutations respectueuses.

    A l'attention de qui le lira.

    Mes amis et moi souhaitons traverser votre territoire pour nous diriger vers le nord.

    Je voulais savoir s'il était envisageable d'obtenir un Laissez-Passer pour 3 jours ? Nous sommes de simples travailleurs en voyage, toujours très respectueux des lois.

    Merci d'avance de me répondre.

    Bien à vous,
    Quelqu'une.


    Lune espère obtenir une réponse. C'est bien ennuyeux de ne pas savoir...
    Elle soupire : ah ! la bureaucratie ! Misère !


  • [quelques jours plus tard...]

    Ayant quitté le Berry avec ses amis, Lune envoie une lettre au Secrétariat du Duc pour annuler sa demande de Laissez-Passer.




    Citation :
    Bonjour à vous, mes Hommages, Salutations respectueuses.

    A l'attention de la même personne que la dernière fois.
    Heu... Ou alors à une autre personne.

    Je vous écris aujourd'hui pour annuler la demande de Laissez-Passer que j'avais formulée pour la première fois il y a maintenant 5 jours. En effet, mes amis et moi-même n'en aurons plus l'usage, étant donné que nous avons fini de traverser votre Duché cette nuit.

    Je dois cependant vous dire que votre Loi Martiale ne m'a pas parue tout à fait aussi rigoureuse qu'il pourrait sembler au premier abord.
    En effet, nous avons traversé le Duché sans nous cacher et sans encombre, alors que nous ne possédions pas le moindre papier en règle. Sans doute l'obtention du fameux Laissez-Passer est-elle finalement facultative ? Les nombreux panneaux d'affichage, ainsi que les lettres de Douane que nous avons reçues, laissaient pourtant entendre que le Laissez-Passer était absolument impératif.
    Je vous suggère donc de reformuler vos affichages ainsi que les missives de douane, afin d'éviter à l'avenir d'inquiéter inutilement les voyageurs. Ceci n'est pas une critique, juste une remarque respectueuse.

    Je vous souhaite une bonne journée.

    Bien à vous,
    Lune, voyageuse.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mar 28 Juin 2011, 13:12

Depuis quelques jours, Lune et ses amis sont poursuivi par la malchance.
Après avoir passé trois jours au même endroit sans croiser âme qui vive, leur groupe a été séparé suite à un incident indépendant de leur volonté (oui, bon... enfin, heu... en fait, à force de ne rien faire, l'un de ses camarades s'est endormi et a oublié de partir avec le groupe).

Après avoir reformé leur groupe de travail, ils se sont remis à la tâche, avec toujours aussi peu de résultats... Leurs victimes sont soit pauvres, soit peu coopérantes :




Toutefois, Lune n'est pas du genre à se laisser abattre, et c'est là encore l'occasion d'écrire une belle lettre, comme elle aime le faire...


Citation :

Bien le bonjour à vous, messire G***.

Suite à notre rencontre mouvementée de cette nuit, je vous écris pour vous signaler respectueusement que vous n'avez pas correctement rempli votre rôle de racketté. Pour cette fois, je veux bien passer l'éponge, tout le monde ne peut pas connaître le protocole d'un brigandage (encore que vous auriez pu vous renseigner avant de partir sur les routes... mais je n'insisterai pas là-dessus).

Ceci-dit, vous n'aurez peut-être pas toujours la chance de tomber sur des brigands aussi compréhensifs que mes camarades et moi-même. Aussi, afin de vous éviter de commettre la même erreur la prochaine fois, je vais vous expliquer comment vous auriez dû vous comporter.

=> En premier lieu, lorsqu'un brigand surgit devant vous sur son cheval (comme je l'ai fait), vous barrant le passage, tandis que ses complices bloquent votre retraite (comme mes complices l'ont fait), il est de bon ton de paraitre au minimum surpris, voire effrayé.
Hum... Je veux bien vous concéder que vous avez respecté cette partie du cérémonial.

=> Par la suite, il est acceptable que vous vous défendiez un peu (j'insiste : un peu!) : vous pouvez porter quelques coups bien placés aux brigands sans disconvenir à la bienséance.
Toutefois, en aucun cas il n'est convenable que le brigandé inflige une correction au brigand. Je me permets d'insister sur ce point, car vous n'avez absolument respecté le protocole concernant cette étape.

=> Enfin, dernière étape du brigandage (vous n'avez pas pu parvenir à cette étape, étant donné les grossières erreurs commises à l'étape précédente...) : le brigandé cède l'ensemble de ses biens au brigand. Avec le sourire si possible, mais cela est facultatif.


J'espère que mes explications vous seront utiles à l'avenir.


Au plaisir de vous croiser à nouveau,
sans rancune,
Lune.



La réponse reçue fut brève mais cordiale :



Citation :
[PTDR]

et bien madame, vous avez ce me semble un culot hors du commun.

A mon tour de vous donné un conseil : évitez de vous attaquer à 1 détachement de l'Ost !

Cordialement,

G***, lieutenant de l'Ost.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 02 Juil 2011, 00:00

Dernièrement, Lune et ses amis ont fait affaire sur les chemins avec un groupe de personnages parfaitement honorables, bien habillés et polis. Des gens bien sous tous rapports.




Ces voyageurs ne possédaient que peu d'écus, et leurs charrettes étaient peu garnies. Mais une fois le partage réalisé, Lune se retrouve au petit matin avec dans la charrette un objet bien étrange dont elle ne sait que faire :



Après avoir examiné cet objet sous toutes les coutures, après avoir écouté les suppositions plus ou moins farfelues de ses camarades, Lune décide de s'adresser ailleurs. Pour être certaine d'être correctement renseignée, elle décide de se tourner vers une personne qui doit certainement connaitre l'utilité de cette chose.



Citation :
Bien le bonjour à vous, Messire [xxx].

Tout d'abord et avant toute chose, veuillez recevoir mes excuses pour la brutalité de notre rencontre de cette nuit. Tous les tords nous reviennent, car nous n'avons certes pas de bonnes manières, je suis prête à le reconnaître...

J'ose espérer que vous ne nous en gardez pas rancune ?
Pour ma part, je ne garde aucun ressentiment à votre égard, et pourtant vous m'avez donné un sacré coup de bâton !


Si je me permets de vous écrire aujourd'hui, c'est que lors de la transaction de la nuit dernière, j'ai récupéré un objet étrange dont je ne connais pas l'utilité. Il s'agit d'un tonneau en bois contenant un liquide étrange (l'un de mes collègue estime qu'il s'agit de cidre). Je n'ai pas envie de le boire.
Pourriez-vous m'indiquer à quoi cela pourrait être utile ?

Merci d'avance,
Lune.

La réponse donnée n'a malheureusement pas renseigné Lune :

Citation :


Dame la voleuse

Puisque vous ne connaissez pas l'utilité du tonnelet de cidre, vous n'en aurez pas l'usage. Je vous propose de nous retrouver à [xxx], et vous pourrez me le rendre.

Cordialement,
[xxx].


La ville en question n'étant pas prévue sur leur itinéraire, l'échange proposé ne pourra avoir lieu. Lune reste perplexe devant son tonnelet, se demandant qui pourra bien le lui acheter...
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 02 Juil 2011, 21:06

Toutefois, contrairement à ce que l'histoire du tonnelet de cidre pourrait laisser penser, Lune et ses collègues ne restent pas systématiquement imperméables à toutes les demandes de retour des marchandises. Quand le brigandé est bien habillé et reste poli dans sa demande, un arrangement est toujours possible.







Citation :
Bonjour

cette nuit vous m'avez racketté. C'est le jeu, je ne conteste pas ce fait.
Mais vous m'avez pris, au delà des 600 ecus, toute ma nourriture (près de 70 mais), mon huile d'olive que j'ai payé une fortune pour avancer moi aussi dans le jeu et ma charrette.
C'est presque 1000 ecus que vous m'avez derobé.

Est-il possible de récupérer certaines choses ?

Je vous remercie

A***



Sans qu'il y ait à priori de raison particulière, les trois compères se laissent parfois convaincre.

Ce ne sont en général pas les lettres les plus pleurnichardes qui les font fléchir. C'est qu'ils en reçoivent... des lettres remplies de sanglots et de colère du genre :
    " Vous m'avez pris toutes mes économies, je comptais déménager, j'avais tout sur moi.Je n'ai plus qu'à mourir de faim. Pitié pour moi. Je suis à [xxx], venez me rendre mes affaires, sinon je porte plainte."




Et donc, d'un commun accord, dans le cas de messire A***, les trois méchants ont décidé de rendre une partie du butin.



Citation :
Bonjour à vous, messire A***.

En premier lieu, je dois vous dire que je suis navrée de la situation dans laquelle nous vous avons placé. Veuillez accepter toutes mes excuses.

Si mes camarades et moi-même avions pu deviner que votre bagage était aussi important pour vous, nous ne vous aurions certes pas attaqué, vous vous en doutez bien.
Mais comment aurions-nous pu le deviner ? Rien de le laissait supposer : lorsque nous vous avons proposé de nous charger du transport de vos affaires, vous nous avez tout donné sans la moindre protestation.
Si je peux me permettre un conseil, la prochaine fois, essayez de vous défendre... Vous pouvez fort bien mettre les brigands en déroute, je vous assure !



Vous savez sans doute qu'il n'est pas dans les habitudes des brigands sans foi ni loi, sans morale, sans pitié, et surtout sans âme, de rendre quoique ce soit à leurs malheureuses victimes...
En effet, la règle généralement admise parmi notre corporation, est la suivante :
brigandage = changement de propriétaire (c'est la nature-même du brigandage...).
Autrement dit, ce ne sont plus VOS affaires, mais bien NOS affaires...

Ceci-dit (mais attention, je ne parle que pour moi, et non pas au nom de mes collègues de travail), je ne suis pas opposée au fait de vous rendre certaines affaires. Toutefois, sachez que dans la répartition du butin, je n'ai pas reçu toutes vos anciennes possessions.
Mais j'ai effectivement une bouteille d'huile. Pas votre charrette, désolée.

Malheureusement, aussi longtemps que nous serons sur les chemins, il va être délicat de réaliser des échanges honnêtes...
Je ne sais pas où vous vous trouvez actuellement. Je vous propose, si vous en avez la possibilité, de nous retrouver demain à [xxx], où le marché nous permettra de réaliser nos affaires en toute légalité...

J'espère que cet arrangement saura vous convenir ?

A bientôt,
Cordialement,
Danelle.


S'en suit un échange de courriers plutôt cordial, et un rendez-vous est pris en taverne, dès le lendemain, dans une ville voisine. Ville dans laquelle le malheureux brigandé possède un appartement, ce qui est bien pratique, il faut le reconnaître : pour les liquidités...
Lune réussit en plus à écouler à cette occasion le tonnelet de cidre dont elle ne savait que faire...


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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mar 05 Juil 2011, 14:37

Les courriers de Quelqu'une, qui se veulent toujours sympathiques et chaleureux, et qui en tous cas sont pour le moins polis, ne sont pas toujours reçus à leur juste valeur.

En fouillant dans ses archives de correspondances (oui, Lune est une personne très ordonnée, contrairement à ce que l'on pourrait penser...), Lune a retrouvé une de ces lettres "remplies de sanglots et de colère" dont elle parlait plus haut.

Dans le cas de cette jeune dame, rencontrée nuitamment sur les chemins au mois d'avril, les trois compères avaient partagé un butin relativement conséquent. Et, sur un coup de tête, au lieu de sa courte lettre de remerciements, Lune lui avait envoyé une lettre plus conséquente, avec une justification en mode menteuse.



Citation :
Chère Dame.

Je suis au regret de vous informer que vos affaires ont été égarées, alors même que vous nous en aviez confié la garde cette nuit, à mes camarades et moi-même, afin que nous en assurions le transport en toute sécurité.

Je suis bien consciente de la gêne que cela va pouvoir vous occasionner.

J'espère que vous saurez nous pardonner.
Je tiens à vous rappeler que lorsque nous vous avons croisée, avec votre charge presque trop lourde pour vous, nous vous avons spontanément proposé notre aide. Vous ne pouvez remettre en cause notre serviabilité !

La perte de vos affaires est un déplorable coup du sort, j'ose espérer que vous ne nous tiendrez pas pour responsables de cette malheureuse infortune.

Amicalement,
Lune.



Lune est souvent déçue : bizarrement, dans ce genre de situation, les dépouillés ne semblent pas croire à sa sincérité, et c'est une chose qui la peine.... C'est la preuve que son mode-menteuse n'est pas parfaitement au point.



Citation :
Espèce de sale voleuse de bas etages !
J'étais seule et sans défence, vous devriez avoir honte ! Vous m'avez pris toutes mes économies et ma nourriture : je partais à [xxx] rejoindre mon mari et mes 2 enfants !Je n'ai plus rien !!!!!
Je dépose plainte aussitôt, vous serz bientôt au bout de la corde comme la charogne que vous êtes !






Citation :

Très chère,

Tout d'abord, veuillez recevoir toutes mes excuses.
Si mes camarades et moi-même avions pu deviner que votre bagage constituait la totalité de vos possessions, nous aurions fait plus attention de ne pas les égarer...

Vous n'avez plus rien ? C'est ma foi une excellente occasion de repartir sur des bases nouvelles.
Vous êtes encore bien jeune, mais vous apprendrez que la vie est un éternel recommencement. Comme dira peut-être un jour une Dame Levesque : "Tant et aussi longtemps que l'on sait recommencer, rien n'est totalement perdu". Je vous conseille respectueusement de méditer cette phrase.

Concernant la plainte, je vous en prie, déposez-la. Les plaintes et les procès sont une des contraintes de mon métier, je les accepte. Et puis il est toujours intéressant de découvrir les rouages de la Justice d'un Comté.

Juste un dernier conseil, et je file : vous devriez, si ce n'est déjà fait, aller vous plaindre en taverne, et auprès du Maire, des affreux méchants qui vous ont tout pris. Vous ferez ainsi de nouvelles connaissances, et vous verrez : avec un peu de chance, quelques bonnes âmes se proposeront pour vous aider. Cela vous aidera à remonter la pente.

Cordialement,
Lune,

voleuse de bas étages,
spécialisée dans la tonte des brebis sans défense.

Ceci-dit, malgré les beaux discours de Lune sur les aspects instructifs des procès, les trois compères, qui ne sont pas plus courageux que ça, il faut bien le dire, ont entassé leurs affaires sur les charrettes et se sont empressé de lever le camp. Ce qui leur a permis d'échapper au procès.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 10 Juil 2011, 22:48

Lune et ses amis ont connu ces derniers jours une mésaventure fort désagréable.

Après quelques heures de marche, ils avaient repéré un lieu de travail fort agréable pour le lendemain.
Et alors qu'ils étaient en train de poser leurs affaires pour s'installer plus confortablement, trois individus sortis de nulle part ont bondi sur eux ! Pas de sommation, pas même le temps de reprendre leurs esprits, encore moins celui de se défendre efficacement : les voilà tous trois assommés, et leurs affaires envolées !




Au petit matin, engourdie de courbatures et couverte de bleus, Lune reprend ses esprits aux côtés de deux ours-mal-léchés passablement grincheux. Puisque de toute façon, il va bien falloir sauter le petit déjeuner (ben oui, il ne reste rien à manger : c'est essentiellement pour cela qu'ils sont grincheux, les ours !), Lune prend sa plume pour écrire à l'un des vilains méchants brigands :


Citation :
Messire,

Je dois vous dire que mes camarades et moi-même n'avons pas trouvé votre attitude de cette nuit particulièrement confraternelle.
En plus, vous avez taché ma chemise de voyage ! Et puis j'ai mal à un genou ce matin !
Des excuses de votre part seraient les bienvenues !

Bien à vous,
Quelqu'une.




Citation :
Gente damoiselle,

Je suis désolé pour mon attitude, votre incroyable beauté m'a fait perdre la tête ! Veuillez accepter toutes mes excuses et celles de mes amis.

A***



Plutôt flattée (elle n'a pas tellement l'habitude qu'on lui dise qu'elle est belle...), Lune serait plutôt tentée de passer l'éponge.

Toutefois, après une discussion avec ses deux ours, elle se range à leur avis : les voleurs sont certainement restés dans le coin. Alors les trois compères vont se mettre au boulot pour tenter de récupérer leurs affaires, qui après tout, sont tout de même les fruits d'un dur labeur.
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 11 Juil 2011, 08:49

Aussi, dès la nuit suivante, Lune et ses amis se mettent au travail.

Se faufilant dans les fourrés et les buissons, ils avancent sans bruit dans le noir (leur technique commence à être assez au point). Et puis soudain : voilà quelqu'un qui s'avance sur le chemin ! Bingo ! C'est certainement leurs voleurs !
Ni une, ni deux ! A l'attaque !
Bon, au cours de la bagarre qui suit, Lune trouve tout de même que le groupe de trois brigands n'a pas l'air d'être trois... Mais enfin, dans le feu de l'action, elle ne se pose pas tellement de questions.

Seulement, une fois l'affaire conclue, il faut bien se rendre à l'évidence : ils se sont trompés de client ! Quelle guigne ! En plus, avec le bruit qu'ils viennent de faire, les brigands doivent être sur leurs gardes : plus aucune chance de les surprendre cette nuit...




Ayant trouvé l'adresse du messire dans ses affaires, Lune lui adresse dès le lendemain une lettre d'excuse.


Citation :
Messire,

Je vous adresse, au nom de tous les membres de mon groupe, les excuses les plus sincères.

Je dois vous dire que ce qui s'est passé n'est qu'un épouvantable mal-entendu.

Nous sommes de paisibles voyageurs, mais au cours de la nuit passée, nous nous sommes fait attaqués par un groupe d'épouvantables canailles, d'horribles malandrins, de pilleurs sans conscience !
Ils ne nous ont laissé que nos yeux pour pleurer.
J'ai pour preuve de cette attaque ma chemise déchirée, mon genou écorché, et ma bonne foi (ceci-dit, je ne suis pas absolument certaine que vous ayez pu noter tout cela cette nuit : notre rencontre fut, somme toute, assez brève...).

Et hier matin, qui voyons-nous, tranquillement installés non loin de nous ??
Oui, qui ??
Les Voleurs !!!

Alors, bien sûr, on a essayé de reprendre nos affaires.
Et ben ça n'a pas marché, vous l'aurez remarqué j'imagine...

Désolée...

Avec encore toutes nos excuses,
Lune.




Heureusement, le brigandé par erreur se montra fort compréhensif :




Citation :
Ma Dame,

Je suis fort aise que ce malentendu soit éclairé. J'ai été très surpris de votre attaque.
Merci pour les 35 écus. J'ai cependant perdu un peu plus dans cette altercation. Un bouclier notamment, qui me serait fort utile, et quelques autres broutilles...

Je ne sais si vous pourrez faire plus. Mais je vous suis déjà très reconnaissant de m'avoir expliquer votre méprise.
En espérant, si nos routes se recroissent, que nos épées restent au fourreau et que nous cheminions côte à côte.


Respectueusement,
M*****


Dernière édition par Quelqu'une le Lun 11 Juil 2011, 13:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 11 Juil 2011, 12:35

[HRP]Un tout petit message, pour dire Ô Combien délectable, je trouve ce journal! Un vrai régal!lor=red]
EDIT Serra : Je suis tout à fait d'accord avec ce commentaire et j'en profite pour ajouter qu'il existe pour chaque message la possibilité de donner son avis sur la qualité (à droite du message en question) en cliquant sur "+" ou "-"
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 11 Juil 2011, 13:15

[HRP] Merci beaucoup pour ces commentaires. Je dois avouer que ça fait plaisir ! Même si, de mon point de vue, le journal de Lune n'est rien d'autre que le résultat d'un esprit gentiment dérangé Very Happy [/HRP]
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mar 12 Juil 2011, 23:24

Après le fiasco de la première nuit de représailles, c'est sans grand espoir que Lune et ses collègues se remettent au travail (heureusement, les deux ours sont nettement moins mal lunés à présent qu'ils ont le ventre plein, grâce à la générosité de messire M****).

Toutefois, en dépit de la lassitude, les réflexes professionnels reprennent le dessus : une fois la nuit tombée, voilà tout le monde concentré, et au boulot.

Et là, on est bien obligé d'admettre que malgré leurs nombreux défauts, une bonne fée doit certainement veiller sur Lune et ses collègues : après des recherches assez courtes, et bien que ce soit à peine croyable, les trois compères tombent sur leurs brigands ! Ils ont peine à s'en convaincre, mais c'est bien d'eux dont il s'agit ! Ils ont chargé tous leurs biens mal acquis dans les charrettes, et les voilà prêts à prendre la route.
Bon sang, maintenant qu'ils les ont retrouvés, il n'est pas question de ne pas les laisser filer !

Aussitôt, chacun prend son poste, profitant de l'obscurité.
Et hop ! Un travail vite fait, bien fait :



Vraiment, une chance pareille, c'est impensable !


Citation :
Cher ami.

C'est fort aimable de votre part de nous avoir rendu les affaires que vous nous aviez empruntées l'autre nuit.
De plus, bien que je ne tienne pas le compte exact du contenu de ma charrette, je ne peux que remarquer que vous me l'avait rendue beaucoup plus remplie qu'elle ne l'était. Ce qui est la preuve de votre grande générosité.

Merci à vous, et bonne continuation,
Lune.

Et voilà, comme le disait un certain Thucydide (que Lune n'a pas connu personnellement) :

    «Quand on peut user de violence, il n'est nul besoin de procès.»

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Sam 16 Juil 2011, 18:42

Depuis plusieurs mois à présent, les camarades de Lune veulent prendre un bateau. Lune, de son côté, a déjà pris un bateau une fois, et elle ne tient pas plus que ça à renouveler l'expérience.

Rien que de repenser à ce navire... Bigre ! Lune se sent redevenir verte ! Non, vraiment, elle n'a pas le pied marin. Lune a le pied terrestre. Il existe heureusement tout un tas de chemins pour les pieds terrestres comme les siens. En plus, ces chemins en dur ont tout un tas d'avantages : on peut trouver des fleurs pour faire des bouquets, ramasser des morceaux de planche qui se revendre très bien (il suffit de prétendre qu'il s'agit de rames), croiser des voyageurs plus ou moins chaleureux mais toujours prêts à discuter économie et échanges de marchandises.
Ceci-dit, il faut reconnaitre que les navires sont un moyen de transport bien pratique : rapide et discret... Et étant donné que les amis de Lune ont envie de prendre le bateau...

Ainsi donc, dans chaque port visité au hasard de leur route, Lune, qui est la scribe officielle du groupe (on se demande bien pourquoi...), écrit aux capitaines de navires susceptibles d'accepter des voyageurs, jusqu'ici sans beaucoup de résultat, à sa plus grande satisfaction...

Jusqu'à ce qu'elle écrive à Messire D*** :




Citation :
Bonsoir à vous, messire D***.


Si je vous écris, c'est que j'aimerais avoir des renseignements sur votre navire. Ou plus exactement sur les déplacements éventuels de votre navire.
En effet, moi-même, ainsi que deux de mes amis, aimerions faire un voyage en bateau.

Enfin... ce n'est pas tout à fait exact.
Les autres aimeraient faire un voyage en bateau. Moi, je n'ai pas envie du tout, mais je n'ai pas le choix, ils vont m'obliger à monter avec eux sur le navire...

J'ai déjà fait un voyage en bateau. Oui. Sur la Garonne, depuis la mer jusqu'à Toulouse, et retour. Et bien le bateau... comment dire... je pense que ça n'est pas pour moi. J'ai été légèrement indisposée durant le voyage... En fait, j'étais toute verte tout le temps. Bien sûr, j'aime beaucoup le vert comme couleur, en général... seulement là... heu...


Hélas, mes deux camarades ne veulent rien savoir... Ils sont pas trop gentils avec moi d'ailleurs, vous ne trouvez pas ?

Enfin, passons.

Donc, en fait, pour en revenir au motif de cette lettre : est-ce que vous pourriez m'indiquer les dates des prochains déplacements de votre navire ?
Dans le cas, bien entendu, où votre navire se déplace. Parce que je ne sais pas si vous avez la moindre idée du nombre de navires dont la fonction unique semble être la décoration des ports ? Ce qui, pour ma part, me convient fort bien.


Par avance, merci.

Bien à vous,
Lune.



Citation :

Bonjour madame,

Je suis au regret de vous informer que nous partons ce soir ou demain vers [xxx] et que nous acceptons les voyageurs. Le voyage sera assez court par contre.

Mais si cela vous tente, je vous accepte.

Tenez moi au courrant,

D***



Citation :
Messire,

Vraiment, ce que vous me dites est fort contrariant. Je ne vois donc, hélas, aucune raison de ne point embarquer avec vous.

Mes deux amis et moi-même monterons donc à bord de votre navire dès ce soir, si cela vous convient.

Bien à vous, Lune.



Ni une, ni deux, le soir même, voilà les trois amis à bord du bateau. Le capitaine est fort sympathique, mais l'équipage très peu nombreux et le mess plutôt désert. L'ambiance est très, très calme sur le pont du navire. Par contre, Lune se sent un peu moins verte que la première fois.

Ce qui est assez rigolo, c'est qu'il s'agit d'un bateau de l'armée officielle du Comté ! Il faut dire que le capitaine D*** n'a pas demandé à Lune quelle était sa profession, et que de son côté, elle n'a pas jugé utile de le préciser.



Et une chose à peine croyable se produit : Lune apprécie presque le voyage ! Elle regarde l'eau, et elle chantonne (Lune aime beaucoup chanter, mais il n'y a qu'elle qui aime, parce qu'elle chante vraiment très faux !) :

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons qui sont dans l'eau profonde,
    C'est que jamais quand ils sont polissons, leur maman ne les gronde !
    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit,
    Ou bien sur leurs chaussettes,
    Ou à cracher comme des pas-polis,
    Elle reste muette.

    La maman des poissons,
    Elle a l'œil tout rond,
    On ne la voit jamais froncer les sourcils,
    Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille,
    Et moi je l'aime aussi... avec du citron !
    (B. Lapointe)






Seulement, comme il n'y a aucune raison pour que le voyage se déroule comme prévu, un imprévu se produit.

Le capitaine D*** leur annonce qu'il a reçu des ordres lui demandant de prendre à son bord des membres de l'armée. Les trois amis vont devoir descendre plus tôt que prévu.
Le lendemain, le bateau accoste dans un minuscule port, même pas dans une ville, et les brigands descendent du bateau pendant que les militaires embarquent.

Hélas, dans la cohue, les trois compères se trouvent séparés. Et bien que cela paraisse peu probable étant donnée la concentration de militaires dans la zone, l'un des camarades de Lune se fait attaquer par d'affreux bandits au cours de la nuit !

Ah ! ils sont beaux les militaires ! On peut compter sur eux pour protéger les honnêtes voyageurs ! Quelle misère !



Citation :
Dame,

Je vous écris car je dois vous avouer que je suis particulièrement énervée par votre comportement de cette nuit.

En effet, profitant du fait qu'il s'était malencontreusement égaré, vous vous êtes attaquée à mon collègue [xxx]. Or, non seulement vous ne lui avez rien laissé, mais surtout, vous lui avez fait un oeil au beurre noir ! Et ce n'est pas vous qui allez supporter ses jérémiades pendant des jours et des jours ! Non ! C'est moi !

J'imagine que vous ne pouviez pas le deviner, mais franchement, je ne vous avais rien fait... Pourquoi me faire ça à moi ??
Je dois vous dire que je vous en veux énormément.

Quelqu'une.



Néanmoins, une fois passés les grognements matinaux, les trois compères s'organisent. Et, fort de leur expérience récente, c'est plein d'espoir (et avec beaucoup trop d'orgueil, il faut bien le dire) que le groupe se met aux aguets la nuit suivante.

Et bien non. La bonne fée des brigandages est occupée ailleurs apparemment. Au petit matin, les voyous trop présomptueux se trouvent bredouilles.
Personne ! Ils n'ont vu personne de toute la nuit ! Quelle guigne !

Les voilà donc repartis sur les routes, un peu moins prétentieux que la veille, les petits brigands qui se prenaient pour des bandits invincibles !



En tout cas, le bon côté de l'histoire, c'est que cette aventure a guéri les camarades de Lune de leur envie de naviguer !


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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mer 20 Juil 2011, 14:27

Lune a déjà exposé ici les deux grandes catégories de lettres de douane : la lettre de bienvenue et la lettre d'expulsion. Mais elle est loin d'avoir exploré encore toutes les possibilités offertes par les lettres de douane. Les réponses potentielles lui semblent infinies... Vraiment, pour Lune, la lettre de douane, c'est trésor incomparable et un plaisir sans cesse renouvelé !


  • En règle générale, Lune pense pouvoir dire qu'elle entretient avec les douaniers des relations cordiales, voire chaleureuses.


Citation :
Bonsoir à vous, messire [xxx], douanier de [xxx].

J'ai bien reçu votre courrier daté de ce soir. Vous me demandez de contacter soit le douanier, vous-même, soit le Maire de votre ville. J'ai pris, après mûre réflexion, la décision de vous répondre, vu que vous êtes aussi le Maire.

Je dois vous informer que votre service de recensement a parfaitement réalisé son travail puisque j'ai effectivement franchi les portes de votre ville ce matin-même avec mes deux camarades (vous leur avez écrit aussi, preuve qu'ils sont également sur vos registres) : vos services de douanes me semblent particulièrement efficaces (je ne dis pas ça pour vous flatter ni rien, je constate, tout simplement).

J'ai déjà étudié les lois de votre Duché hier, avec Dame [xxx], douanière à [xxx] ; je suis donc parfaitement au courant de la législation en vigueur chez vous (enfin, en toute franchise, je n'ai pas lu l'intégralité de votre Grand Coutumier... J'espère que vous ne m'en voudrez pas ?).

Toutefois, j'ai bien lu les décrets municipaux que vous aviez joints à votre lettre.
Concernant les articles 1, 2 et 3 , je pense pouvoir m'avancer en disant que nous ne causerons aucun trouble chez vous.
A mon avis, étant donné que nous ne possédons aucun champs dans cette ville, il n'y a aucune raison que nous ne respections pas la grille des salaires en vigueur.
Enfin, je ne me sens personnellement pas concernée par les articles 5, 6, 7 et 8, non plus par l'Article XXV du Grand Coutumier. Je n'ai en effet rien à vendre, et ne compte rien acheter sur votre marché.
Tout ça pour dire que j'espère que vous ne me mettrez pas en procès, cette partie de votre courrier était un peu menaçante tout de même...

Enfin, concernant votre demande sollicitant ma mémoire, nous avons croisé plusieurs personnes que je n'ai pas reconnues, mais aucun brigand.
Tout du moins aucun brigand en train de brigander. Oui, parce que s'il ne brigande pas, à quoi reconnait-on le brigand, je vous le demande ?


Merci pour votre courrier. C'est toujours un plaisir de répondre un petit mot aux services des douanes qui ont la gentillesse de m'écrire.

Je vous souhaite une excellente soirée.
Bien à vous,
Quelqu'une.

Citation :
Bonjour.

Pour commencer la douane du Comté de [xxx] est la plus grande du royaume. Donc pas de flaterie.
Mais j'aime que les gens nous le confirment.

Ne vous inquitez pas, les procès sont rares. Faut pas avoir peur vous risquez rien. Faux : si ! les autres douaniers sont mechants, mais pas moi, je vous aime bien, dame la pipelette !

Bon voyage,
[xxx], douanier.






  • Dans certains cas, Lune et ses amis entrent en ville et ne reçoivent donc pas de courriers de la part des services douaniers. Lune s'adresse alors directement au douanier pour réclamer sa lettre :


Citation :
Bonjour à vous, messire [xxx],

J'ai vu sur le panneau d'affichage de la Mairie que vous étiez le douanier de la Ville. C'est pour cela que je me permets de vous écrire.

Et donc en fait, là, je suis extrêmement déçue. Oui, vraiment. Nous sommes arrivés depuis hier déjà, et je n'ai pas eu de lettre... Je pourrais être une pilleuse de Marchés, voire même un terrible assassin sanguinaire !
Parfaitement, je pourrais. Il parait que certains assassins cachent très bien leur jeu. Enfin, je l'ai entendu dire en tout cas.

Or donc, votre liste de douane ne doit pas être à jour, parce que je n'ai pas reçu ma lettre...
Attention ! Mon propos n'est pas de faire ici une remarque désobligeante ! N'allez pas croire cela ! Il s'agit tout au plus d'une demande respectueuse de vérification...

En attendant ma lettre, j'ai étudié les arrêtés municipaux de la ville, c'est toujours instructif. Je crois pouvoir dire que je ne poserai aucun problème à votre ville.


Je vous souhaite la bonne journée,
Quelqu'une, voyageuse.

Citation :
Je vous souhaite le bonjour, Dame Quelqu'une.
Je me présente bien que cela ne soit pas utile, je suis [xxx], Douanier, tribun et conseiller a la pesche de la ville de [xxx]. Je suis également Colonel de l'ost du Duché.
Je vous souhaite la Bienvenue en nostre belle bourgade. Laissez moi vous dire que je suis forte aise que vous lisez les annonces municipales, vous faiste preuve d'une grande intelligence en vous préservant d'un éventuel procès.

Je certifie ce jour que vous estes sur ma liste, n'ayez crainte.

J'observe la plupart du temps dans le silence, mais comme vous voulez de ma part une missive, je vous envoie donc ses quelques mots de la part de la Douane.

Faict le [date]
Cordialement
Colonel [xxx], Douanier, tribun et conseiller à la pesche.





  • Malheureusement, parfois, les lettres de demande de Lune reste sans réponse, à sa grande déception....

Et il a pu arriver, un jour que Lune était mal lunée, qu'elle se présente au bureau de la Maréchaussée, en Halle, pour rouspéter :

      Ce soir, Lune se présente dans le Poste de Police pour déposer une plainte. Ce n'est pas dans ses habitudes, mais c'est un peu fort tout de même : pas une seule lettre des Douanes depuis leur entrée dans le Comté, il y a maintenant trois jours entiers !

      Vraiment, Lune est extrêmement déçue par les Services de Douane de ce Comté : aucune lettre à leur arrivée, et dans certaines villes, le nom du Douanier n'est pas même indiqué sur le panneau d'affichage de la Mairie. De toute façon, quand il est indiqué, les douaniers ne répondent pas aux sollicitations des voyageurs !
      Aussi vient-elle déposer une plainte.

      Citation :
      A l'attention de messire le Lieutenant de Police de la ville de [xxx], Comté [xxx], Royaume de France.

      En cet avant-dernier jour d'août, je dépose plainte par la présente lettre, pour défaut d'envoi de lettre de douane à des voyageurs.
      Etant donné qu'il n'échappera à personne que la réception des lettres de douane est un des plaisirs essentiels des voyages, le préjudice moral est flagrant.

      Je demande donc réparation.

      Merci d'avance.

      Quelqu'une, voyageuse.

      Lune dépose sa plainte sur le bureau. Elle espère obtenir une réponse.
      Lune est une personne très calme. Mais ce manquement répété aux règles de base d'accueil des étrangers l'a tout de même énervée... M'enfin ! C'est vrai : ça n'est quand même pas trop demander ? Une petite lettre de douane... C'est la moindre des choses, vraiment !






  • Et puis il est arrivé aussi que Lune recevoir un courrier de douane d'un Comté où elle ne se trouve pas.... Et oui, cela lui est arrivé !


Citation :
Madame

Vous êtes actuellement arrivée sur le territoire du Comté de [xxx] malgré une fermeture des frontières. Vous n'avez rien à faire sur ces terres sauf si vous possédez une autorisation expresse du Comte ou du Connétable.

Quelles sont les raisons qui vous mènent ici ?

Vous avez donc la possibilité de demander une autorisation avant demain, auprès du Connétable qui vous répondra entre 18h et jusqu'à 23h (heure française), ou au Comte.
Si demain vous deviez vous trouver sur notre territoire sans autorisation alors vous seriez conduit devant le tribunal

Toute idée de ne pas répondre à ce courrier serait malvenue et dangereuse pour votre sécurité. J'attends donc de vos nouvelles rapidement.

Citation :

Messire,

J'ai bien reçu votre pigeon ce jour.

Par contre, il est extrêmement fatigué le pauvre. Il a été obligé de venir jusqu'à M*** pour me remettre votre lettre (ce qui prouve bien la volonté et la résistance hors du commun de ces volatiles).

Oui, parce que figurez-vous que je me trouve actuellement à M***. Et ça ne se trouve pas du tout dans votre Comté. Non, pas du tout. Vous pouvez vérifier : sauf erreur de ma part, c'est dans le Duché de [xxx]. J'en suis presque certaine.

Et je suis vraiment très ennuyée, parce que vous insistez beaucoup sur l'importance de l'Autorisation, mais je n'en possède aucune...
Ce qui, entre nous (mais vous me donnerez votre avis), ne me semble que moyennement embêtant, puisque je ne compte pas me rendre dans votre Comté dans l'immédiat. Néanmoins, je veux bien demander une autorisation, cela ne me pose aucun problème.

Ceci dit, je suis ravie d'avoir reçu votre lettre. Parce que j'adore répondre aux courriers de douane. Et pour tout vous dire, je n'ai rien reçu de la part du douanier de M***. Ce qui est bien triste, vous serez d'accord avec moi.

Je vous souhaite une bonne fin de journée.

Citation :
Madame

Je tiens d'abord a m'excuser pour ma méprise.

Je tiens a vous dire que je serais ravi de faire votre connaissance car vous m'avez l'air un peu bavarde mais fort sympathique.

Votre courrier m'a bien fait rire et j'ai rarement l'occasion de me marrer a ce poste.

Concernant la douane de m*** je vais leur botter le cul car je ne voit pas pourquoi je vous ecrirai alors que vous êtes chez eux et que eux n'aurais pas la politesse de vous écrire.

Ravi de ce courrier n'hesitez pas a m'en faire parvenir d'autre





  • Malheureusement, dans certains cas, Lune tombe sur des douaniers qui n'apprécient pas du tout sa manière de faire... Ce sont des choses qui arrivent, hélas ! Elle faut dire que Lune n'a pas le moindre tact et qu'elle peut être blessante malgré elle...
Elle a tout dernièrement rencontré, par pigeons interposés, un douanier particulièrement irascible :

Citation :

Cher messire [xxx],

Tout d'abord, il me faut vous signaler que je n'ai pas reçu ma lettre de douane. Mes deux compagnons de route ont bien reçu la leur, mais moi : rien ! Ceci est fort contrariant, je dois vous le dire. Toutefois, dans ma grande générosité, j'accepte de passer l'éponge.
De toute façon, A***, qui voyage avec moi, m'a donné la sienne. Je dois vous dire toutefois qu'il a été plutôt offusqué, et le mot est faible, par le ton de votre lettre.

Votre charmant courrier était on-ne-peut-plus clair, mais j'aurais néanmoins quelques remarques à formuler :
- d'une part, vous vous vantez d'être "chargé d'accueillir les étrangers dans votre village", or vous n'accueillez pas les étrangers, vous les expulsez. Il me semble tout de même que la nuance n'est pas mince ? Peut-être serait-il bon de modifier cela.
- d'autre part, pour éviter de froisser la susceptibilité du lecteur, vous deviez masquer vos propos xénophobes sous un verni de politesse plus convaincant.

J'espère ne pas vous vexer avec ces deux remarques, il ne s'agit absolument pas de critiques, tout au plus de suggestions respectueuses.

D'autant que, pauvre de moi, je n'ai pas la moindre première miette d'idée de ce dont vous parlez en évoquant "des troubles ayant lieu en terre berrichonne". Mais c'est exact que cela parait très effrayant, ce qui justifie probablement le ton général de votre lettre.


Cordialement,
Quelqu'une.


PS :

Je me permets de répondre à la place de mon camarade qui m'a transmis votre courrier, car il vous a affublé du titre de " Lieutenant de police, Dit aussi le Trou du cul de [xxx]". Ce sont ses mots, pas les miens ! Je dois souligner qu'il s'énerve facilement, et il use tout de suite d'un vocabulaire extrême !

Surtout, ne le prenez pas mal, je ne le note ici que pour souligner à quel point votre courrier peut paraitre désobligeant aux yeux du voyageur. Peut-être pourriez-vous le rédiger d'une façon moins insultante afin de ménager les susceptibilités chatouilleuses ? Encore une fois, simple suggestion respectueuse...


Bien à vous,
Lune.

Citation :

Peu chère demoiselle inconnue,

Alors, je vais reprendre vos arguments un à un pour vous répondre et vous verrez que le "trou du cul" a aussi un cerveau.

La première chose : vous vous indignâtes que je vous négligeai à la douane, mais comment vouliez-vous que je vous parle alors que vous vous terriez ... sans doute dans les oripeaux de vos camarades, occupée à leur faire des trucs dégoûtants que la morale réprouve ? Parce que, si vous aviez été une femme honnête, vous auriez agi à visage découvert et vous vous seriez présentée au contrôle de douane, et je vous aurai saluée, fussiez-vous Reine, simple gueuse ou même lépreuse !
Quant à vos amis, je les ai prévenus, ce qui était mon devoir, que ça ne leur plaise ou pas. S'ils ne sont pas satisfaits de l'accueil, qu'ils viennent se plaindre, je suis tout disposé à leur caresser les côtes et pas dans le sens du poil ! Je ne crains pas les mauviettes qui se cachent derrière une femme pour dire ce qu'ils pensent.
Après, faites ce que bon vous semble, mais ne venez pas vous plaindre de nos armées sur les chemins !

La deuxième : vous me traitez de xénophobe ! Une insulte qui vous va tellement bien ! Ne sont-ce pas vos politiques Tourangeaux, Bourguignons et autres Auvergnats qui appellent à la guerre contre l'alliance du Ponant et attaquent injustement le Berry sous couvert de raisons fallacieuses pour le piller et provoquer un conflit que même la Reyne ne souhaitait pas ? Alors, certes, vous l'ignoriez peut-être, mais en tout cas plus maintenant.

Alors, pas plus que vos compagnons de route, vous n'êtes la bienvenue en [xxx] et le trou du cul, vous devinez bien ce qu'il vous dit, non ?
Et continuez à bien vous cacher avant que le vôtre ne vous fasse grand mal si vous croisez nos armées !

Sadique-analement vôtre,
[xxx].

[propos HRP peu amènes.... retirés par LJD Lune]

Alors il est vrai que la lettre de Lune n'était pas particulièrement chaleureuse (la mauvaise humeur de A*** sans doute, qui avait déteint sur elle...), mais enfin tout de même ! Il y a des limites... Et voilà que Lune regrette de ne pas avoir demandé à A*** de répondre lui-même, tout compte fait.

Citation :
Messire,

Je suis désolée, mais je me suis adressée à vous avec politesse, et vos sous-entendus scabreux me démontrent bien le grossier personnage que vous êtes. Je n'en ai cure, puisque nous sommes déjà partis, et que je n'aurai donc pas le déplaisir de vous rencontrer.

Je ne comprend rien à vos histoires de Tourangeaux, Bourguignons et autres Auvergnats qui appelleraient à je ne sait quelle guerre. Je dois malheureusement vous informer officiellement que je ne suis pas une femme importante, et que vous ne pouvez me tenir pour responsable des agissements de personnages politiques dont je ne sais rien. Je ne sais pas qui est messire Ponant, je ne suis même pas sûr de l'endroit où se trouve le Berry. Pardonnez mon ignorance.

Ceci-dit, vous auriez fort bien pu m'informer de ces choses sans m'insulter, si vous aviez la moindre once de civilité.


Je vous souhaite la bonne journée ; et bonne continuation dans votre honorable travail (il n'y a ici aucune ironie, j'aime beaucoup les douaniers... habituellement !).

Quelqu'une.

Heureusement, cette petite mésaventure ne découragera pas Lune d'échanger des courriers avec les Douaniers !
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 24 Juil 2011, 21:33

Alors qu'avec un seul compagnon de labeur (et oui, le groupe est en effectif réduit), elle se rendait sur un nouveau lieu de travail, Lune est obligé de constater que parfois, les chemins du Royaume ne sont pas sûrs.


Au petit matin, Lune décide d'écrire à cette brigande malchanceuse :

Citation :
Chère amie,

Je pense vous avoir croisée cette nuit, sur la route entre [xxx] et [xxx]. Si ce n'était point vous, veuillez accepter toutes mes excuses (la nuit était un peu sombre, et s'il s'agit d'une erreur, j'espère que vous me pardonnerez ma méprise).

Je me permets néanmoins de vous écrire pour vous mettre en garde : cette route est très mal fréquentée !

En effet, cette nuit, peu de temps après vous avoir croisée, nous avons été attaqués par un malandrin sans scrupule qui a tenté de nous dévaliser ! Je vous prie de croire que pour d'honnêtes travailleurs tels que nous, la surprise a été rude ! L'Armée que nous avons pourtant croisée cette nuit-même n'assure apparemment pas la sécurité des voyageurs de façon satisfaisante. C'est, je dois le dire, très décevant de la part des militaires...

Je vous rassure, nous allons bien.
Nous avons heureusement réussi à mettre ce malfaisant en fuite. Nous avons installé notre campement à la croisée des chemins, et malgré cette mauvaise rencontre, nous allons nous remettre au travail dès cette nuit.

En espérant que vous ferez bon voyage, sans mauvaise surprise,

Bien à vous,

Quelqu'une.

Citation :
Dame,

Merci de m'avoir avertie, je prendrais des précautions. On est plus en sécurité nulle part, c'est incroyable !
Je suis soulagée de savoir que vous n'avez rien.
J'espère vous rencontrer un jour dans une taverne.

Cordialement,
[xxx].


Lune, qui n'en est pas à une effronterie près, adresse également un courrier au Commandant de l'Armée croisée la même nuit :

Citation :
Messire,

Je me permets de vous écrire afin de signaler une attaque dont j'ai été la victime cette nuit même, avec mon camarade de route.

Nous avons croisé votre Armée cette nuit, c'était difficile de la rater... Tous ces soldats en uniforme, marchant derrière votre drapeau (à propos, je le trouve très bien, votre drapeau), c'était très impressionnant.
Et bien nous avons été attaqués, quasiment sous leurs yeux indifférents, par un malfaiteur sans scrupule ! Et pas un seul de vos soldats en bel uniforme n'a fait mine de nous défendre ! J'ai encore peine à le croire, mais j'étais là, alors je suis bien certaine de ce que je dis.

Votre Armée, qui dépend du Duché, est, me semble-t-il, chargée notamment d'assurer la sécurité des honnêtes voyageurs ?
Aussi, je tenais à porter à votre connaissance ce grave manquement au devoir d'assistance qui vous incombe.

Cordialement,
Quelqu'une, voyageuse.

Citation :
Ma Dame,

Notre Armée est en mission de la plus Haute Importance pour le compte de notre Duchesse. Aussi vous comprendrez que nous n'avons pu vous aider.

Vous pouvez porter plainte en vous adressant à cette adresse :
http://forum.lesroyaumes.com/~~~~~~~~

Bonne route,
[xxx]


Bien entendu, Lune n'a pas l'intention de porter plainte... Ce sont des choses qui ne se font pas, entre consoeurs !


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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Ven 29 Juil 2011, 21:26

Le cheval de Lune (oui, parce que Lune a un cheval) n'est pas un animal spécialement discret. Au contraire, il est particulièrement imposant, ce qui est très utile, il faut bien le reconnaitre, pour arrêter les voyageurs sur les chemins. De par son expérience, Lune peut l'affirmer : un voleur à la mine féroce monté sur un délicat petit cheval, c'est moins impressionnant qu'une jeune femme sur une montagne de muscles d'une toise de hauteur !

Toujours est-il que ce cheval, c'est difficile de le rater. Quand il est là, on le remarque. Et au réveil ce matin-là, il est impossible de ne pas remarquer qu'il n'est plus là !

Citation :
Dame,

Je me permets de vous écrire, car je constate que votre Armée a installé son campement non loin de nous dans cette clairière. Je voulais vous demander si par hasard, vous n'auriez pas vu mon cheval ? Il se trouve en effet que je l'ai malheureusement égaré cette nuit.
Plus précisément, il s'est échappé. C'est un cheval très indiscipliné, je dois l'avouer.

Il s'agit d'un cheval de trait assez grand, la robe brune un peu caramel et les crins de couleur crème.
Il était mon cheval de labour du temps où je cultivais encore un champs (il n'a jamais été doué pour cela d'ailleurs... Je ne vous dis pas la tête de mes sillons de labour !). Il est beaucoup plus efficace pour mon nouveau métier, et je suis très contente maintenant de son travail.
Hélas, il est toujours aussi indiscipliné.

Or donc, ce matin, je me réveille, et il n'est plus là ! C'est très contrariant, car mes amis et moi-même comptons sur lui pour nous amener à bon port...

Si par hasard vous, ou l'un de vos militaires, l'avez aperçu, merci de me le signaler.


Bien à vous,
Lune.



Hélas, Lune ne reçoit aucune réponse ! Les militaires ont certainement des tâches autrement plus importantes que de rechercher des chevaux échappés...

Aussi, après avoir adressé une petite prière à l'Ange Al Opass (Lune ne se rappelle plus qui, mais on lui a dit qu'il s'agissait du Saint Patron des chevaux égarés), Lune et ses amis commencent leurs recherches. Et après des heures et des heures de recherches, alors qu'ils retournent au campement les pieds tout endoloris, ils découvrent ce diable d'animal tranquillement en train de finir leur réserve de pains !



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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Ven 12 Aoû 2011, 21:35

Vraiment, Lune trouve qu'elle a choisi un beau métier : bien sur, la fortune n'est pas toujours au rendez-vous, mais il lui permet d'entrer en contact avec des gens de tous milieux.
Ainsi, au cours d'une nuit calme sur les chemins, Lune et son collègue ont récemment réalisé une transaction assez simple :


A la suite de cet échange, Lune a écrit à leur malheureuse victime, histoire de ne pas le laisser seul dans son malheur...

Citation :
Messire ,

Je me dois de vous présenter mes excuses ainsi que celles de mon camarade.
Pardonnez-nous de vous avoir pris le peu que vous aviez. Vous vous doutez bien que si nous avions pu deviner que vous aviez si peu, nous ne vous aurions certes pas attaqué.
J'espère que cette mésaventure ne vous laissera pas un goût trop amer et que vous aurez la bonté de nous pardonner.

Cordialement,
Quelqu'une.

Lettre à laquelle Lune a reçu une réponse assez surprenante :

Citation :
Bonjour,

Oui , je vous pardonne, car je suis moine cistercien, et Evêque de Tarbes,
mais vous me mettez dans une situation vraiment gênante je n'ai même pas quelque chose à vendre pour manger, c'est pas sympa
Quand je vois tous les appartements que vous avez, vous pourriez aider les pauvres, au lieu de vous enrichir sur leur dos.
Il faudra venir vous faire confesser un de ces jours à l'Archevêché d'Auch. Et comme vous m'avez dérobé mes reliques de St. Antoine et ma bague épiscopale, j'aimerais que vous veniez me les rendre, svp.

Je ne vous remercie pas, mais sans rancune.

Mgr Torcal
Evêque de Tarbe
Moine Cistercien.


Et effectivement, la charrette de Lune contient ce jour-là des objets pour le moins insolites et dont elle ne sait trop que faire...
Après mûre réflexion, elle se décide à les emballer avec précaution, les mets dans son sac, et se dirige vers les bâtiments de l'Archevêché Métropolitain d'Auch :
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Lun 05 Sep 2011, 21:23

Depuis quelques jours, Lune et son collègue de travail sont sans nouvelle aucune de leur troisième camarade qui ne donne guère de signes de vie depuis sa sortie du monastère (il faut croire que cela ne lui a pas trop réussi... déjà qu'il n'était guère bavard avant !) Peut-être les moines ont-ils réussi à le ramener dans le droit chemin ? Il s'agit d'une éventualité inquiétante, surtout pour la bourse des gens qui avancent sur le chemin en question.
Alors qu'ils font route avec de moins en moins d'espoir de le retrouver, ils remarquent dans la clairière où ils se sont installés pour la nuit, deux voyageurs dont les sacoches sont, semble-t-il, pour le moins bien remplies (d'après les doux cliquetis d'écus s'entrechoquant).
Après une concertation rapide, les deux compères décident d'oublier pour la nuit leur camarade égaré et de tenter leur chance ici.

Hélas, la chance ne leur sourit pas, c'est le moins qu'on puisse dire :


Au petit matin, Lune se réveille le corps entier contusionné, la figure renfrognée (un peu bleue sur la tempe droite ce qui la fait paraitre plus renfrognée encore...) et l'humeur boudeuse. Décidément, les hommes, de nos jours, ont tout oublié de la galanterie !

Ni une, ni deux, Lune prend sa plume. S'en suit un échange de courriers plutôt sympathique.


Citation :
Messire !

Je dois vous dire en toute franchise que j'ai été particulièrement déçue par votre comportement inqualifiable !

Vraiment, mettre une raclée pareille à deux petits brigands qui ne vous demandaient rien de plus que la charité, c'est un comportement fort peu honorable de votre part !
Aujourd'hui, à cause de vous, j'ai des bleus partout ! J'espère que vous avez honte de votre conduite indigne de cette nuit.

Néanmoins, je ne suis pas une personne vindicative ; aussi, si vous me présentez vos excuses, j'aurai la gentillesse de vous pardonner. J'attends de vos nouvelles.

Cordialement,
Quelqu'une.

Citation :
Titre : Regrettable méprise.

Chère Dame.

Au vu des nombreuses propriétés vous appartenant à travers le Royaume, il est clair que seule votre modestie parle lorsque vous vous présentez comme "deux petits brigands". Ceci n'excuse en rien notre comportement effectivement inqualifiable de la nuit dernière. Il s'agit bien évidement d'un regrettable méprise. Mon compagnon et moi avons cru bon de défendre l aumône que nous faisait un autre voyageur au même instant.

Ne sachant exactement comment rattraper nos actes fort peu galant de cette nuit, je ne peux que vous présenter mes plus humbles excuses ( et celle de mon compagnon de voyage) et vous assurer de nos remords les plus profonds ainsi que de nos prières pour votre prompt rétablissement.

Nous ne seront peut être bientôt plus dans les environs immédiat de notre regrettable rencontre cette nuit (étant donné que la générosité et la politesse de notre bienheureux donateur s'est tari avec sa bourse) mais laissez nous à l'occasion de vos nouvelles et ne pensez pas trop de mal de nous.

Cordialement,

G***

ps: Le sieur C*** et moi même nous tenons bien entendu à votre disposition pour toute tache (pouvant faire appel à nos modeste capacités) ou entreprise que vous aimeriez voir menée à bout.

Citation :
Cher ami.

Je suis fort aise de constater que vous reconnaissez vos tords. Je vous remercie de vos excuses et je les accepte.

Je me permettrais néanmoins de vous conseiller d'agir plus délicatement à l'avenir si, par hasard, une dame respectable vous demande l'aumône sur un chemin.

Je vous souhaite bonne continuation, et bonne chance.

Amicalement,
Lune.

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mar 08 Nov 2011, 13:37

Pendant quelque temps, Lune et ses collègues avaient laissé en suspens leur affaire de commerce de grand chemin pour suivre une formation , à la fois théorique et pratique, d'investissement de mairies. Cet apprentissage, réalisé aux côtés de professionnels aguerris, s'était conclu par plusieurs exercices sur le terrain plutôt réussis.
Lune, qui avait été absolument ravie de cette expérience, aurait été prête à continuer dans cette voie, si ses camarades n'avaient préféré retourner à leurs anciennes activités professionnelles. Aussi, les trois compères étaient-ils repartis au hasard des chemins.

D'autre part, l'une des amies de Lune, désireuse d'étouffer un peu son curiculum vitae, lui avait demandé de la prendre en stage quelques jours afin de lui apprendre les bases du commerce de plein air. Et bien sûr, Lune était contente de lui rendre ce service !

Après avoir insisté sur le fait que le brigandage est une question de patience, et ayant souligné qu'on ne devait pas s'attendre à tomber sur un gros client dès la première nuit, Lune et ses amis choisissent un chemin sombre pour l'initiation de leur stagiaire.
Et voilà que dès la première nuit, trois voyageurs plutôt chargés acceptent d'échanger quelques marchandises :


Dès le lendemain, Lune adresse une lettre à ces généreux clients :
Citation :
Cher ami.

Je vous adresse la présente lettre suite aux évènements de cette nuit. Si vous avez remarqué que nous n'avons pas suivi à la lettre les règles d'un brigandage parfaitement exécuté, vous voudrez bien nous en excuser : en effet, il s'agissait du premier exercice sur le terrain de notre nouvelle camarade T***.

J'attends, bien entendu, vos commentaires sur sa prestation, même si, pour ma part, il me semble qu'elle s'en est plutôt bien sortie.

Bien à vous,
Quelqu'une.

Et, comme d'habitude, quel plaisir de recevoir une réponse !

Citation :
Bonsoir,

J'ai moi même été mendiant durant une longue période mais contrairement à vous j'ai toujours mis un point d'honneur à mendier seul.
J'ai cessé de mendier le jour où les habitants de *** m'ont accordé leur confiance en m'élisant maire de leur ville alors que j'était cloué au pilori sur la grand place de ***. Depuis je suis devenu le garde du corps du comte et de la comtesse de *** que vous avez attaqué la nuit dernière.

Pour ma part je n'irai pas pleurnicher auprès de la maréchaussée et je sais aussi que le comte n'en a rien à battre de s'être fait piquer sa bourse vu ce qu'il possède par ailleurs.

Mais bon évitez quand même de trainer trop longtemps dans le coin car d'une manière générale les mendiants ne sont pas très aimés par ici ^^

P***
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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Dim 13 Nov 2011, 10:19

Après le premier exercice assez réussi de leur toute fraiche stagiaire, le groupe de complices s'installe sur un nouveau chemin, espérant réaliser à nouveau des échanges fructueux.

Hélas, comme avait coutume de le dire la mère de Lune :
Si la chance veut venir à toi, tu la conduiras avec un cheveu ; mais si la chance veut partir, elle rompra une chaîne.

Et pour le coup, leur Chance est bien partie ailleurs :



Mais le Brigand Accompli est patient et serein ; il ne se laisse pas démoraliser. Il sait que si le beau coup n'est pas pour aujourd'hui, il sera pour demain !

Oui, Lune sait bien tout cela... Mais tout de même, elle doit bien reconnaitre que sa patience a des limites :




Aussi, le groupe décide de changer de place, espérant s'attirer les faveurs de la bonne fée du brigandage. Les affaires sont chargées sur les charrettes, et les vilains choisissent soigneusement un nouvel emplacement qui leur semble prometteur.
Et bien non ! Décidément, il n'y a rien à faire :

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MessageSujet: Re: Une voleuse bien bavarde...   Mer 16 Nov 2011, 23:31

Au petit matin, un petit groupe de travailleurs courageux mais moribonds entre en ville en silence. Il y a dans ce groupe, aux côtés d'une Lune ornée d'un superbe cocard comme on en voit rarement, un boiteux dépenaillé qui avance avec précaution, un grincheux qui marmonne des grossièretés à chaque pas, et une stagiaire affamée qui se dit que tout compte fait, elle aurait dû plutôt s'intéresser à l'élevage des chèvres.

Les vilains méchants ont, semblerait-il, battu tous les records de malchance imaginables. La pauvre Lune n'a même plus assez le moral pour écrire des lettres, c'est dire !

Après leur dernière attaque avortée relatée ici même, les brigands obstinés avaient décidé de tenter à nouveau leur chance la nuit suivante. Et effectivement, un groupe de voyageurs plutôt coopératifs avait croisé leur route. Ils étaient hélas fort peu chargés, mais Dame ! c'était tout de même mieux que rien :



Et là, avant même que les quatre complices n'aient eu le temps de partager le butin, voilà que des malfaisants sans scrupules leur sautent dessus, et malgré leur résistance héroïque, les assomment tous quatre, pour les abandonner ensuite sur place, sans plus rien d'autre que leurs yeux au beurre noir pour pleurer !


Il faut croire qu'il n'y a pas le moindre code d'honneur chez les brigands ! Vraiment, dévaliser des collègues ! Mais où va-t-on ?

Le lendemain, pas la moindre miette de pain à se mettre sous la dent ! Mais les voleurs sont là, derrière une haie, avec des charrettes débordantes ! Quelle injustice... Après concertation, les quatre malchanceux décident néanmoins de tenter de récupérer leurs affaires la nuit suivante.
Mais non. Vraiment, il n'y a rien à faire :



    Donc, pour résumer les récents exploits du groupe, en quelques jours seulement :
    - ils rackettent deux nuits de suite le même malheureux qui ne possède rien, ni argent, ni marchandise, rien !
    - ils se font ensuite rosser par une victime potentielle récalcitrante ;
    - ils rackettent un groupe apparemment peu chargé, pour se faire aussitôt brigander à leur tour ;
    - ils échouent dans leur tentative de vengeance, et réussissent seulement à s'approprier un butin qui se résume à 0,16 écus par personne (!).


Décidément, le crime ne paie pas.


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