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 Editions 3, Gazette n°4 !

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Satyne
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Date d'inscription : 22/10/2008

MessageSujet: Editions 3, Gazette n°4 !   Ven 04 Mar 2011, 19:53

D'un pas pressé, les bras chargés de parchemin calligraphiés plus finement qu'à l'ordinaire, La Dévouée arpentait la Grotte.

Mortes couilles... Où c'est que j'ai encore foutu les clous... La gamine fouilla sa poche pour en sortir un tissu moucheté de brun, une clée tordue, un morceau de craie qui s'effrita dans ses mains, et un clou rouillé. L'objet du délit dans les mains elle put s'acquitter de sa tache.

Citation :




Citation :

Du côté de la Savoie :
- Arvi : Au revoir
- Arsouille : un pilier de comptoir
- Bobet : simple d'esprit
- Boriaud : un rustre
- Coffa fene : une catin
- Gougnafier : qui fait du travaille bacler
- Les Ouin-ouins : Les suisses ou les habitant de genèves
- Rave : je t'emmerde
- Zouins : personne qui paresse et qui se plaint

Du côté de l'Helvétie :
- Avoyer : maire
- Camelot : marchand mandaté par la Compagnie du Léman, compagnie qui dispose du monopole historique à Genève
- Consistoire : la loge mythologique qui tire les ficelles à Genève, en CH et ailleurs, dont les membres seraient appelés «prévôt». Personne ne sait si elle existe vraiment. Plus probablement un amalgame fantasmagorique entre «les cons dans l'histoire [c'est toujours les mêmes]» et «le consistoire, c'est toujours les mêmes qui décident».
- Épidémie de myxomatose : quand un ou plusieurs brigands viennent sévir autour de Genève
- Les Fondus : les savoyards
- Guerre asymétrique : techniques de guerre "moderne", sans armée. Révoltes, racket, etc.
- Post Tenebras Lux : Devis de Genève " Après les ténèbres la lumière !"
- Prix du sang : impôt levé par la ville pour les dépenses militaires, remboursé à ceux qui sont recensés dans l'ost






Citation :

Interview de Petitfrere (Helvète)

GJB : Qu'est que ce vous aimez en Savoie (Annecy) / Helvétie (Genèves) ?
Euuuh bah moi ce que j'aime bien en Savoie et plus particulièrement à Annecy c'est qu'ils sont tous blonds. Je sais pas comment que ça se fait. Leurs prisons sont pas mal non plus. A un moment j'ai pensé a faire le « Guide Petit-Frère des prisons d'Europe de l'ouest » tellement qu'on me mettait en taule partout. Je leur mettrai deux étoiles. Puis y'a aussi les poupées qui sont pas mal. Bon, elles ont pas inventé la poudre mais c'est pas ce qu'on leur demande. Sinon l'Helvétie c'est pas mal. Y'a moins de crétins qu'avant depuis que Genève est cité Réformée et qu'elle a une grande influence sur l'Helvétie. Franchement Genève c'est quand même chouette. J'ai trainé ma carcasse dans pas mal de patelins et celui-ci il vaut le coup. Sinon j'aime pas trop y aller parce que je peux pas commettre de crime là, parce que c'est des copains à nous qu'ils disent Cromwell et le Vieux. Je m'en fous, j'en commets quand même en cachette hihihi...

GJB : C'est ce qui fait que vous êtes tant impliqué dans ce conflit ou bien il y a d'autres raisons ?
Euuuh t'as des questions toi ! D'ailleurs moi j'appelle pas ça un conflit mais une grande récréation. Et c'est moi le caïd de la cour ! Donne-moi tes bonbons ! Plus sérieusement y'a le Vieux qui a dit que la Savoie elle avait pas été sympa avec nous. Alors moi quand quelqu'un est vraiment pas sympa, je cogne. Mais là, paraît qu'ils ont vraiment poussé le bouchon loin, alors ben on a cogné fort. Y'a aussi une sombre histoire de suprématie des marmottes helvètes sur les marmottes savoyardes...

GJB : D'ailleurs que vous inspire ce conflit ? L'auriez-vous éviter ? Si oui, comment ?
Moi j'aime bien me bagarrer. Je saute sur toutes les occasions pour mettre sur la figure des aristotéliciens romains ou des gens qui sont un peu trop gentils à mon goût. Alors tu penses bien, l'aubaine que c'était de mettre sur la figure de ces lopettes blondes mangeuses de fondue...

GJB : Que pensez-vous des helvètes/des savoyards ? Vous mettez tout le monde dans le même sac ?
Les savoyards c'est des gros crétins. Ils étaient ramollis jusqu'à ce qu'on vienne montrer notre museau dans leur basse cour et tu vois hein, ils se sont égaillés comme des vieilles poules à notre arrivée. En plus militairement c'est des buses. Y'a vraiment pas grand chose à en tirer.

GJB : Quel est votre meilleur souvenir dans cette guerre ? L'anecdote la plus rocambolesque ?
Mais pardi ! La présence de ma femme numéro un (sans vouloir t'offenser) Armoria ! [Ndrl. La Dévouée étant la cinquième femme devant la Sainte Boulasse de PetitFrere.] Encore une preuve supplémentaire de son amour pour moi. Elle était déjà venue me retrouver quand j'avais pris la mairie de Pau en Béarn et à Dijon quand on avait fait de l'esclandre. Si c'est pas une preuve d'amour fou ça. En plus on s'échange des lettres et tout ça. Vivement que je me fasse capturer qu'elle me fasse subir la question sous sa tente...

GJB : Qui passeriez-vous bien au fil de l'épée ?
Bof je sais pas trop...Y'en a vraiment pas un pour relever l'autre. Peut-être un certain Lévan qui est avec les armées françoises. Ca me ferait une belle nouvelle encoche à mon palmarès de faire avaler son extrait de baptême à cette lavette.

GJB : Avec quel ennemi aimeriez vous passer une soirée ?
Hihihi je l'ai déjà dit. J'ai été très vilain il faudra qu'elle me punisse durement. Oh oui ! Très très vilain !

GJB : Si vous êtiez dans le clan d'en face, vous aimeriez être qui ? Pourquoi ?
Nashia parce qu'elle est complètement cinglée. Et puis je pourrais me toucher les seins hihihi.

GJB : Qu'avez vous pensé de l'aide reçue pour votre cause et de celle reçue par le camp adverse ?
Je suis très content que nous, Lion de Juda, ayons reçu de l'aide de l'Hydre, de l'Eldorado, de la Grotte et des Loups du Gévaudan. Ils nous arrivent pas à la cheville, mais ce sont de bons compagnons ! Et malins et costauds, et plein d'expériences. Sinon on a reçu de l'aide des bourbines. Ils sont sympas mais je parle pas beaucoup avec eux. Tout ce que je sais dire en ménapien c'est « chérie » et « prosit ». Bah l'aide des autres... à un moment donné je me demandais s'ils organisaient pas la plus grande concentration de débiles d'europe de l'ouest. Il en vient de partout; France, Empire, Rome, Italie, 3 tondus de traitres helvètes, bientôt les pigmés vont nous envoyer leurs idiots du village pour combattre!

GJB : Avez vous tué beaucoup de gens et qu'est ce que cela vous a fait ?
Boarf je pense que j'en ai tué quéqu'z'uns mais y'en a tellement que j'ai revu après que je me dis que le bon dieu et le diable se les sont joués au ramponneau mais qu'ils voulaient tellement pas se les farcir qu'ils ont décrété avoir fait un match nul. C'était pas la première fois que je tuais, ni la dernière.

GJB : Sous couvert de la guerre peut-on tout faire ?
Euh je sais pas moi euuuuhhhh. C'est gai de martyriser une population vaincue non ? En tous cas je sais que pour les crétins d'en face, tous les moyens sont bons. Une belle brochette de couards sans panache ! Vraiment !

GJB : Et si ça finit ce sera comment ?
Je suis en guerre depuis la création du Lion de Juda. Cela se finira peut-être...mais après ma mort. Et comme on dit que c'est les meilleurs qui partent en premier je finirai centenaire...

GJB : Que pressentez-vous pour le futur ?
Comme en Bearn : une stagnation du front, le retour des armées coalisées chez elles, l'avancée de la Réforme et puis on refrappera avec le Lion dans un endroit qui fait mal chez nos ennemis. Je vois bien Dole et Dijon être nos prochaines cibles.

GJB : Casque ou chapeau ?
Ahah ! J'ai un vieux chapeau bouffé par les mites. D'ailleurs tu connais la blague du gars qui avait une grosse mite et qui savait pas prononcer les b ?

GJB : Suis-je belle ?
Faut voir tes proportions. J'ai été éleveur de cochons pendant une demi heure y'a des lustres. Y'a pas grand chose à jeter. C'est normal t'es ma cinquième femme ! Je te dispense de reprisage de chaussettes en rentrant.


Citation :

Interview de Nashia (Savoyarde)

GJB : Qu'est que ce vous aimez en Savoie, ( Annecy) ?
Ce que j'aime en Savoie ? Et bien, tout ! D'abords les paysages ! Je suis une vagabonde avant tout, une fille des routes, et n'y a-t-il pas plus bel endroit que les alpages et les montagnes savoyardes pour se promener ? J'y ai mené les moutons de mon père lorsqu'il s'est reconverti dans l'élevage. J'ai vite pris goût aux étendues vertes, aux pics, et à cette neige éternelle, seule chose au monde qui ne meurt point. L'hiver, la neige recouvre tout ! Et la neige ! Il n'y a pas plus belle merveille ! Sûr c'est froid, on se les gèle quand on doit monter sur les murailles ! Mais alors par tous les boucs sans cornes d'Savoie et d'ailleurs, qu'est-ce que c'est sublime la neige au clair de lune !
Ensuite, La Savoie à été mon port d'attache... Jusque mes neuf ans je vivais sur les routes avec mon père, il était marchand ambulant. Alors vous imaginez bien, je me suis attachée à mes montagnes ! Quand je suis trop loin d'elle j'en deviens même désagréable. A sa mort, j'avais quatorze ans, je suis descendue à la capitale. Et là j'ai fait la rencontre avec les Savoyards. Coup de foudre immédiat. *rire* Ceux qu'on appelle les vieux désormais, hum je sens qu'j'vais m'faire allumer moi s'ils lisent ça ! Enfin bref... Vous, vous les appelez les vilains sanguinaires, assoiffés de pouvoir, près de leurs sous, les manipulateurs du petit peuple, les coincés du fondement, enfin bref quoi, ceux qui ce sont investie pour la Savoie et qui ont été récompensé par des terres pour cela. Bref la noblesse de Savoie quoi, (oui oui parce que faut pas croire mais les trois quarts de notre noblesse est issue de la roture et est tout à fait adorable, la preuve moi ! Ou encore la vicomtesse aux pieds nue dont je ne citerais le nom), n'était à l'époque que de jeunes artisans, des gens adorables, qui le reste encore aujourd'hui ! Ils m'ont aidé, pris sous leur ailes, donné un métier, donné leur amitié, leur confiance... J'aime la Savoie pour cela ! Le savoyard quel qu'il soit est généreux quand on ne le froisse pas. Ce sont des hommes et des femmes au caractère bien trempé. Fiers d'eux et de leurs convictions, un peu rancunier sur les bords du milieu, mais rien qu'un peu ! Mais ce ne sont que des hommes, et forcément ça pète parfois.
Si vous aviez connue les chipies de Belley et les pestes d'Annecy la Blonde, ou encore les De Divonne ! Sans compter les bains dans l'abreuvoir, ou même ceux dans la fontaine de Général, les piquages de braies, les dessins au charbon, les bonbons au miel, le jus de framboise, ou même Airain !
* se perd un instant dans ses pensées un sourire malicieux aux lèvres en repensant à cette époque *
J'aime la Savoie et les savoyards, je ne saurais vous dire pour quoi... Sûrement parce que c'est ici où je me sens chez moi, où je me sens libre ! Libre de partir et de revenir, je sais qu'en Savoie, j'aurais toujours une tête amie pour me sourire et pour me dire que ça faisait longtemps ! Puis aussi parce que tous sont différents et tous sont indispensable à mon bien être. J'ai vécu dans trois des villes de Savoie, et à Bourg, j'y passe le plus souvent possible, j'ai des amis aux quatre coins de Savoie, et malgré la distance le nombre peu élevé de mes visites, nous avons toujours des points en commun ! Puis où que j'aille en Savoie, j'ai toujours des souvenirs magnifiques ! J'y suis attachée, la Savoie fait partie de mon être tout entier.
* rit * Oula, je sens que les trois quart de vos lecteurs ont du partir en courant ! Navrée !

GJB : C'est ce qui fait que vous êtes tant impliqué dans ce conflit ou bien il y a d'autres raisons ?
Et bien oui, entre autres. Voyez, j'aime la Savoie, comme je l'ai dis tout à l'heure, je l'aime comme une de mes enfants. Elle fait partie de moi. Prendre les armes contre elle, c'est prendre les armes contre moi ! Avant d'être noble à chaque alerte j'étais sur les murailles, avant à chaque alerte je raccourcissais mes voyages pour soutenir la Savoie et mes compagnons. Maintenant ? Et bien rien a changer ! J'ai juste un joli pigeon pour m'avertir qu'il faut que je rentre ! J'ai plus à faire la chasse aux informations à des lieus de la Savoie. Et puis la Savoie est ma Maison, les savoyards ma famille. Pour elle, pour eux, je donnerai ma vie sans crainte. Ami ou ennemi, je mets ma lame et mon bras à leur service. C'est un devoir que je m'impose. Et surtout, il ne sera pas dit que moi, j'eusse osée abandonner mes amis ! Il en va de ma réputation. Enfin, la réputation hein, c'est celle d'être dans tous les mauvais coups possibles et imaginables ! * rit *

GJB : D'ailleurs que vous inspire ce conflit ? L'auriez-vous évité ? Si oui, comment ?
Ce conflit ne m'inspire rien de bon. Deux personnes au minimum de mortes, deux personnes que je connaissais. L'une moins bien que l'autre, mais il n'empêche... Feu Givre n'était qu'un simple vagabond, qui en voyant les raisons données par Genève, est venu me voir et m'a proposé son aide. Cet homme s'est battu à mes cotés pendant 5 jours. Dont 4 à poings nus. Il m'a sauvé la vie plus d'une fois. Une force de la nature, qui est mort à la suite de ses blessures le dernier soir. Quatre hommes ce sont occupé de le tuer. Mon fiancé a été éventré et cette guerre m'empêche de voir mon fils grandir. La guerre n'est jamais bonne, je suis une diplomate. Quand je manie mon épée ce n'est que par nécessité. Je préfère cent fois plus la rame ! Et je préfèrerais cent fois plus être en ma belle demeure d'Annecy mon fils dans les bras, à regarder ma fille faire des dessins au couteau dans la table que de risquer de ne plus jamais les revoir chaque soir. Oui je suis très sentimentale dans le fond.
L'éviter ? Cette guerre nous pend au nez depuis trois ans. Depuis ce temps, était il vraiment possible de l'éviter ? Sera-t-il possible d'en éviter une autre ? J'en doute, la république de Genève et le Duché de Savoie, pour moi, ne sauront jamais vivre en amitié. Du moins tant que le Lion de Juda et d'autres organisations plus que douteuses... Arf zut ! J'oublie à qui je m'adresse hum... Je dirai donc, pas tant que Genève hébergera quelques bêtes mythique et effrayantes tel que le Lion de Juda, l'Hydre, les Loups de Gévaudan dans sa campagne proche, des terres que l'on pourrait qualifier d'Eldorado. Oui, oui je vous jure, cette ville c'est une mythologie à elle seule ! Après bien entendue ce n'est que mon avis. Je ne suis pas une fine politicienne, je n'aime pas cela.


GJB : Que pensez-vous des helvètes ? Vous mettez tout le monde dans le même sac ?
Ce serait mal avenu pour la fiancée d'un ancien de Murten, non ? Non, non, je m'efforce de ne pas avoir trop de préjugés... Cependant, quand les helvètes défilent dans ma belle ville avec leur mine de vainqueurs. Oui ils sont tous à mettre dans le même sac. Après je suis une des premières à aller discuter tant que possible d'autres choses que de cette guerre. Dans d'autre situation, certains pourraient être des amis. Et cela m'est souvent reproché et je vais encore m'attirer les foudres de certains en le disant haut et fort. Et puis, y a pas que les helvètes dans cette guerre, j'ai déjà compté deux ou trois de Provence, puis y a toute les bestioles mythologiques citées plus tôt ! Les helvètes sont bien de trop lents pour venir tout seuls ! La preuve j'ai eu le temps de rentrer de Bretagne et de faire quelque tours avant que la première armée ne se pointe !

GJB : Quel est votre meilleur souvenir dans cette guerre ? L'anecdote la plus rocambolesque ?
Hum et bien j'hésite... Je me suis amusée dans cette guerre, on ne peut pas dire le contraire ! Entre les listes de partages des vilains envahisseurs, les révoltes, les plaidoiries, les rencontres en taverne, les coups de rame comme "bonjour" dans la tronche de Dekos, ou alors les Sept jours à se battre à une quarantaine contre les deux armées... Non, je ne sais pas...

GJB : Qui passeriez-vous bien au fil de l'épée ?
Argantino, sans aucun doute. Un homme qui ose me frapper au visage de sa main crasseuse, mérite entièrement de voir ma lame le traverser. On ne frappe pas une Dame. Qu'elle soit gueuse ou noble.

GJB : Avec quel ennemi aimeriez-vous passer une soirée ?
Oh la ! La question piège. Mais c'est que ça va jaser encore plus hein ! Et bien y en a plusieurs qui me sont sympathiques, mais pour leur discution bien entendu hein ! Dans les génevois je dirai Nicbur, car y'a pas pire vendeur de poisson que lui ! Et Boutelleu, car j'adore discuter avec lui, on se comprend. On évite les sujets de religion et de nationalité. Autrement j'apprécie aussi les provençaux présent. Le Kika pour le plaisir de le voir se prendre pour un homme superbe, Aqwa parce qu'il me doit un combat, Bubu parce que je sais toujours pas pourquoi il est ici et que je compte lui faire cracher le morceau ! Et il y a aussi la Belette et Ntil, elles m'amusent et elles sont agréables dans leur genre. Et puis Mariposa comme au bon vieux temps. Oui, ça fait énormément de mécréants ! * rit *

GJB : Si vous étiez dans le clan d'en face, vous aimeriez être qui ? Pourquoi ?
* rit * Qui ? Et béh... J'dirai le Vieux, parce que franchement, j'aimerais bien avoir le même fauteuil que lui !

GJB : Qu'avez vous pensé de l'aide reçu pour votre cause et de celle reçue par le camp adverse ?
Je dirais juste, que c'est bien la première fois que je vois autant de gens en Taverne ! Que nos alliés sont venus, et que de parfaits inconnus se sont déplacés et ce même du fin fond des royaumes de France ! On compte parmi nos rangs des périgourdins ! Et pour le camp adverse, je dirais encore une fois, qu'à eux seuls ils nous feraient une Mythologie : « L'Helvétie et les bêtes merveilleuses, découvre l'Eldorado en Savoie». N'est ce pas un joli titre pour une jolie histoire ?

GJB : Avez-vous tué beaucoup de gens et qu'est ce que cela vous a fait ?
Et bien j'en ai tué * compte sur ses doigts * Tués, ou blessés ? Bon ben... Blessés mortellement je dirai cinq ou six à l'heure où je vous parle. Dont un sans nom ! Allez savoir je n'ai pas compris ! Et ce chiffre va aller en augmentant je pense. La guerre est loin d'être terminée ! Ce que cela m'a fait ? La guerre est la guerre. Celui qui se bat doit s'attendre à mourir s'il marque un temps d'hésitation, je l'ai appris à mes dépends et vous le savez n'est ce pas La Dévouée ? Je ne vous en veux pas à vous d'avoir manqué de m'enlever la vie. D'ailleurs qu'est ce que cela vous a fait jeune fille ? * sourit malicieuse *
[NDRL : La Dévouée a poutré Nashia durant les combats.]

GJB : Sous couvert de la guerre peut-on tout faire ?
Certes non ! La preuve je suis en procès pour Haute Trahison !

GJB : Et si ça finit ce sera comment ?
Dans un bain de sang désormais je pense. Le blanc de la neige sera remplacé par le rouge du sang. Après, je suis une vilaine pessimiste. Si ça s'trouve nos dirigeant vont se tomber dans les bras et se faire des papouilles ! Dans tous les cas Annecy sera Savoyarde.

GJB : Que pressentez-vous pour le futur ?
Mon mariage ! Non ce n'était pas ça la question ? Et bien, je dirai des combats à perte de vue, des discutions de sourds, des menaces, une fausse paix, des discutions, des disputes, des menaces et une autre guerre. Et cela sur les 3 prochaines années certainement !

GJB : Casque ou chapeau ?
Chapeau !

GJB : Suis-je belle ?
Bah avec un coup de peigne, une jolie robe, un bon bain, vous feriez des ravages ! Vous voulez que je vous confie aux soins de ma gouvernante ? * sourit malicieuse *





Citation :

La Fauve s'avance et regarde l'assemblée, tremblante et le regard fuyant, elle prend une légère inspiration avant de lancer à la cantonade.

Bonjour, je m'appelle Fauve et... et je suis moi aussi une rescapée !
Mon histoire ressemble à beaucoup parait-il mais jusqu'à présent personne n'avait osé en parler à haute et intelligible voix, ni même aborder le sujet. Alors, aujourd'hui je me lève pour briser cette loi du silence : je veux que tout ceci serve d'exemple à tous ceux que le diable écarte du droit chemin !

Il y a peu, j'étais en promenade dans les montagnes, je venais rejoindre mes amis pour une petite réunion familiale, une sorte de grand jeu de piste organisé en Savoie. Rien de bien original en somme... Je dirai même d'une banalité effarante ! Bref, j'arrive en ville en quelques jours, cherche mes amis, les retrouve et voilà qu'un compagnon me lance : «Tiens, j'ai monté un petit groupe, une sorte de cercle amical appelé la Grotteuse... On organise une partie de cache-cache géant dans les montagnes... Ça te dirait d’en être ? »

Bah moi, ni une, ni deux, je saute sur l'occasion hein... J'crache jamais sur une partie de colin maillard avec des amis quoi ! Et nous voilà parti sur les routes ! On passe et repasse sur les nœuds, même qu'on joue à leur donner des noms, on chahute aussi un peu les couillons partis en randonnée… Bref on passe le temps ! Là dessus le patron, il dit « Bon on a assez joué, on va revenir en ville se lever quelques chopines parce qu'on commence à se les geler ! »

Parfait, mes poils commençent effectivement à se transformer en stalactites sous les aisselles, j'ai b'soin de ratiboiser tout ça vite fait dans un lieu chaud ! Une fois en ville, on passe la journée, on bouffe, on boit, on plume quelques copains aux cartes et la nuit ben... Ben on joue quoi, on sort les épées, les haches, les massues, on s'chamaille avec ceux qui ont pas eu la chance de rentrer... On s'amuse à les faire râler, à leur lancer tout c'qui nous passe dans les mains. Les copains s'amusent même à viser leur bel étendard dès qu'ils partent pisser, bref... Rien de bien original là non plus, mais j'avoue qu'on s'amuse bien !

Non non ! Ne partez pas ! Voilà le moment où le calvaire commence…

Une nuit un peu plus arrosée que les autres, on sort un peu l'artillerie lourde des deux côtés, les esprits s'échauffent et le jeu dégénère. Bref une bonne partie des collègues se font tabasser par les mecs d'en face qui en peuvent plus de rester dans le froid et qui voudraient bien en vider eux aussi des chopines ! Faut dire qu'ça fait des jours qu'on leur montre nos culs et nos bonnes manières en les narguant avec nos bouteilles... Z'en peuvent plus les gars et quand ils entrent c'est un massacre ! Bon sang, le réveil est dur ! Au petit matin, l'esprit totalement embrumé par les vapeurs d'alcool, ne voilà t-il pas qu'j'vois un type arriver et m'demander quels sont les ordres... Dédiou qu' j'me dis de quoi il cause le bougre ? Et là, il me tend un papier...

Horreur malheur «Vous êtes à la tête d'une armée nommée la Grotteuse».
Mince alors ! C'est quoi c'bordel ?!

C'est ici que le calvaire commence. D'un coup, tout l'monde vous demande des conseils, vous recevez plus de pigeons que vous en avez jamais reçu dans vot' vie, vous pénétrez des cercles jusque là insoupçonnés où c'est interdit d'jurer et d 'cracher (enfin pas vraiment interdit en fait, mais ils causent trop bien pour qu'on s'le permette hein). Moi, j'fais mes yeux de bulot égaré et crie à tout va qu'je veux plus jouer avec eux mais personne n'écoute… Paraît qu'c'est plus possible d'arrêter au milieu de la partie… Là, tout se bouscule, on vous cause de choses que vous avez jamais entendu avant. On vous assaille de «t'es en ordre de marche ou concentration ? Non parce que là si t'es en concentration t'es dans la panade la rousse hein... » . J'vous raconte pas la panique ! Enfin si, j'vous raconte, mais... J'vous raconte pas quoi ! Puis y'a ces mots vilains que vous comprenez à peine : PEA, agréments, effectifs journaliers, rapports de combats, listes d'ennemis et d'amis...

Bon sang, mes amis parlons en hein... J'avais pas idée avant tout d'combien j'en avais ! Vous savez vous qu'en dirigeant une armée, vous avez des amis qu'vous connaissiez même pas ?! Y'en a même un qu'j’avais racketté quelques années plus tôt ! Et un qu'avait l'culot de s'dire mon ami alors qu'il m'avait mouchardé pour un petit passage de frontière quelques mois avant ! Ben croyez-le ou non, on vous laisse même pas choisir vos amis et vos ennemis quand vous êtes le chef d'une armée ! J'ai même pas pu l'virer d'ma liste de types à abattre... J'vous avais dit qu'c'était l'enfer hein... Et puis c'est pas l'pire ! Avant quand j'allais en taverne, j'pouvais picoler tranquillou sans m'faire remarquer, ben là vous pouvez vous gratter! Dès qu'tu entres quelque part, y'a des couillons qui se lèvent et qui mettent la main au chapeau raides comme des piquets. Ils vous donnent des surnoms bizarres, vous r'gardent comme si vous étiez l'messie... Et puis comptez pas sur eux pour vous payer à boire hein... Là y'a plus personne ! C'est pas permis dans l'service qu'ils disent... t'en foutrais moi des « c'est pas permis » ! Depuis quand j'ai pas le droit de picoler quand ça me chante ?! Et puis là c'était une question d'survie avec toi ce qui m'tombait du coin du chapeau !

Non parce qu'en plus, c'qu'on vous dit pas tout d'suite, c'est qu'en plus de pas pouvoir rapiner comme on veut, on peut pas gagner sa croute non plus ! Bah oui les gars, on en est réduit à faire la mendicité vers les grands de ce monde pour bouffer un trognon de pain rassis ! Moi j'suis honnête hein, j'vous l'dis, j'ai perdu ma ch'mise dans cette histoire ! Parce qu'en plus de devoir quémander pour la boustifaille, faut qu't'aides tes soldats à bouffer et à s'équiper ! Sont pas fichus d'se préparer à l'avance ces gueux !

Bref, cette histoire a duré plus de trois semaines avant qu'un type béni des dieux balance ma carcasse dans un fossé et que je refile le bébé à plus couillon qu'moi ! Je commence à peine à me remettre de cet enfer, à oser parler... Le médicastre a dit qu'il me faudrait du temps et de la patience, c'est le choc post-traumatique qu'il a dit... C'est lui qui m’a conseillé d’en causer d'tout ça, qu'après j'irai mieux. Là, il m'attend d'ailleurs, il doit m'emmener dans un endroit où j'pourrais m'reposer en toute quiétude il a dit, paraît qu'là bas y'a des gens comme moi, qu'j’suis pas seule à avoir survécu...

Bon sang, si un jour vous aussi vous croisez un survivant, pensez à lui payer un coup à boire d'ma part hein... Il mérite au moins ça l'pauvre gars!





Citation :

Voilà plusieurs mois maintenant que la guerre fait rage entre Genève et la Savoie. Les forces en présence ont toutes deux brillées lors de grandes batailles qui ont mené à la prise d’Annecy par les réformés helvètes, puis à sa malheureuse reprise par les savoyards même. A ce jour, la Savoie, qui n’a pas su faire face seule à la vague helvète, a quémandé de l’aide à ses alliées. De nombreuses troupes sont donc parties à l’assaut afin d’assujettir genevois et sicaires du Lion de Juda. Que ce soit des réformés, des helvètes ou encore des hommes libres : ils sont venus de tous horizons (comtés et duchés adjacents, Germanie et Italie) afin de lutter ensemble pour que jamais Genève ne ploie !

La Gazette des Joyeux Brigands s’est jeté pour vous dans l’enfer des combats afin de recueillir les interviews et les articles que vous avez pu lire.
Courageuses personnes pour qui la liberté prime avant toute chose.

Il est des batailles qui fédèrent pourrait-on dire, et ici nous en avons une !

Nous conclurons ce numéro par le témoignage de Léo que nous avons rencontré dans une taverne annecienne lors de la première prise de la ville.


"Même si je ne saurai raconter cette guerre et que les genevois sont les mieux placés pour cela, je peux parler de mes motivations pour avoir fait le déplacement.

J'étais chez moi à Fribourg à fabriquer des seaux quand j'ai appris par la rumeur publique que des marchands genevois avaient été cruellement molestés par une armée savoyarde, que régulièrement la Savoie se livrait à ce genre de provocations contre les genevois. Que lassés de ces provocations et devant le rejet de toutes les demandes de négociations la ville de Genève allait mener une expédition en Savoie.
A ces mots mon sang d'helvète n'a fait qu'un tour, j'ai pris mon barda et suis allé leur donner un coup de main.

J'ai retrouvé à mes côtés des gens de toutes confessions qui venaient de toute la confédération et même des bourbines, ce qui m'a fait chaud au cœur. Par contre j'ai eu la désagréable surprise d'en voir d'autres qui avaient épousé la cause savoyarde et n'hésitaient pas à s'allier avec des étrangers pour faire couler le sang de leurs compatriotes.

Vous pouvez noter que j'ai été baptisé le 15 octobre dans la cathédrale de Lausanne, lors d’un baptême collectif auquel a assisté Monseigneur Scarpia. Cela prouve le côté non religieux de notre démarche, et avec un peu de chance ils m'ajouteront sur les listes des excommunications…"


Souhaitons leur à tous courage et victoire !








Citation :

Evénement rare qui restera secret, il y’a longtemps, les réformés et l’Eglise Aristotélicienne tentèrent de trouver un terrain d’entente, je m’en va vous narrer cette histoire :
Cromwell et Eugène V sont incognitos dans une taverne en Normandie, à débattre religion. Pour agrémenter leur discution ils débouchent une bouteille de Chouchen et se mettent à boire. Très vite, après avoir reçu les plaintes de citoyens outrés, la maréchaussée normande vient pour les arrêter :
- La consommation de Chouchen est une offense grave chez nous ! Ici on sert du calva uniquement ! Mais du bon ! Pour les boissons de sauvages : allez voir chez nos voisins de l’ouest !
Ainsi, tous deux sont condamnés sur le champ à 20 coups de fouet, car la justice a toujours été tres expéditives dans le domaine royal. Alors qu'ils se préparent à leur punition, le comte leur fait une annonce.
- C'est l'anniversaire de mon épouse aujourd'hui, et elle m'a demandé de permettre à chacun de vous d'exaucer un souhait avant d'être fouetté, je ne cherche pas à comprendre, les bonnes femmes ça à toujours des lubies étranges...
Eugène V doit passer le premier, il réfléchit pendant un moment, puis dit :
- S'il vous plaît, attachez moi le livre des Vertus dans le dos. Notre Seigneur m’aidera à surmonter cette épreuve.
Ceci est fait, mais le livre, tout épais et indigeste qu’il soit, ne résiste qu'à 10 coups de fouet. Quand la punition est terminée, Eugène V saigne abondamment et pleure de douleur. Vient alors le tour de Cromwell. Le comte se tourne vers lui et dit :
- Vous êtes homme de religion même si vous pronez la fausse foi... Ma femme semble vouloir vous accorder deux souhaits.
Crowell lui répond :
- Soyez remercié ! En reconnaissance de votre bonté, mon premier voeu sera que vous ne me donniez pas 20, mais 100 coups de fouet !
- Vous êtes un homme très brave ! Si tel est votre souhait, qu'il en soit ainsi. Et quel sera votre second souhait ? demande le Comte.
- Attachez-moi Eugène sur le dos.
Depuis ce temps là les réformés et les Aristotéliciens cessèrent toute collaboration..

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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Ven 04 Mar 2011, 20:29

On s'en fout pas mal de cette guerre d'illuminés. Que les névrosés de la Grotte qui s'en tiennent comme maitres (par défaut, pas par charisme il s'entend, fut une époque ils auraient été à leur rang: larbins) y aient participé, soit, ça n'a toutefois aucun lien avec le brigandage.
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Satyne
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Ven 04 Mar 2011, 20:53

[Ceci est une section RP, merci de faire un minimum d'efforts : dialogues / actions]

Hep toi... Ouais toi là...

La Dévouée regardait l'homme de travers.
'Tain ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas foutu une branlée à quelqu'un, et là, allez savoir pourquoi, ça l'a démangeait...


La Grotte des Joyeux Brigands c'est du brigandage ça j'suis d'accord... En même temps ça veut dire que t'as compris au moins un mot sur les trois mon gars. J'suis à deux doigts d'te filer une médaille tu sais...

La gamine fit mine d'applaudir, une expression d'appréciation surjouée sur le visage.
Puis s'approchant de plus prés, elle perdit son sourire.


T'as pas fini de nous chier sur les chausses avec tes sarcasmes à deux balles alors que tu sais pas te sortir les doigts du cul !
Tu vois ça ?
Elle tapota l'affiche de la main. Béh c'est un travail d'équipe. D'E-QUI-PE. Tu veux que je t'explique peut-être ?

Elle haussa un sourcil interrogatif et reprit.

Bah pendant que monsieur se fait rôtir les couilles sur un chemin de campagne à brigander comme un glandu pour deux écus et trois sesterces, y'en a qui se mobilisent ensemble pour des projets communs. Ha merdouillette... Pour le coup j'ai usé de trop de vocabulaire... T'es perdu là ? Je le vois dans ton regard...

Bon j'vais faire court alors : va te pendre !


Elle poussa un soupir.

Puis tu nous traites d'quoi là ? La gamine se pencha vers lui en plissant les yeux, se redressa et se tourna vers les badeaux qui commençaient à s'arrêter autour d'eux. Il a dit névrosés hein ? Hein ? Né-vro-sés ! J'vais t'y faire voir d'la névrose moi !

T'as rajouté un mot en plus et là... Je tique... "Larrrrrbin" Non mais t'as envie de mourir ce soir toi...


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Shawie
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Sam 05 Mar 2011, 00:54

La guerre en Savoie … long et doux périple qui lui donnait encore des frissons rien qu’en y pensant. Elle était en train de lire, enfin essayer de tout déchiffrer en tentant de ne pas buter sur un mot mais tout était clair. Sa longue lecture fut interrompue par un nain, pas plus haut que cinq pommes. Elle le toisa du regard, haussa les épaules et regarda la jeune femme qui venait d’afficher, voir sa réaction.

Elle pouffa de rire dans son coin en la voyant s’acharner sur el pauvre homme. Elle écouta le discours direct, son regard passant de l’homme à son interlocutrice avec un grand sourire de satisfaction. Elle rêvait où elle venait de se faire insulter de névrosée ?? Elle laissa termina la jeune femme avant de lancer un regard des plus noirs à l’homme.


Tu as la langue bien pendu, fais donc attention qu’on ne te la coupe pas par … inadvertance. Il serait fort dommage qu’on se passe de tes beaux discours. Quoi que, je ne suis pas sur que tu comprennes ce que tu dis. Ton charisme atteignant lamentablement celui qu’un bulot cuit baveux prêt à être dégusté.

Maintenant, si les névrosés te posent un souci, la sortie est par la. Fais attention à ton derrière en filant. Une mandale perdue est vite arrivée.


Petit sourire de satisfaction avant de se tourner vers la jeune dame :

Votre journal est passionnant. Je vous félicite.
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Satyne
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Lun 07 Mar 2011, 18:07

Quand il eut terminé une femme prit le relais, noyant le "perdu" sous des critiques bien acerbes. C'était plaisant d'enfoncer quelqu'un à plusieurs ! La Dévouée souriait comme une demeurée, contente que cette jouxte parte sous de bon hospice. De diou ça lui avait manqué ! Elle aurait bien tiré par le col le gars dans un coin sombre de la grotte pour le passer à tabac aidée par quelques passants, mais elle avait encore des choses à faire. Puis lui donner trop d'importance la desservirait...

Toute à ses réflexions elle sursauta quand la femme s'adressa à elle.


Ho bah c'est gentil ça !Vous savez qu'on a des places de journalistes à pourvoir ? Elle se campa sur ses deux jambes, essayant de gagner en hauteur, les mains sur les hanches histoire de se donner de la superbe. Peine perdue. Y'a du boulot, pas mal d'interviews à faire, des idées à glaner. Aussi on a besoin de plumes. Si l'envie vous dit on vous fait visiter la rédaction. Bon l'rédacteur, Brise-miche qui s'appelle, est un peu lourd, mais sinon entre deux picolles on s'éclate bien...Ca vous branche ?

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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Jeu 10 Mar 2011, 14:41

Ah le plaisir des joutes verbales. Elle eut envie de sautiller de joie tellement le plaisir fut intense. Avec un peu de répartit, le « nain » aurait pu lui donner plaisir, voir même, avec de l’entrainement et un peu de charisme, une espèce d’orgasme verbal ! Il ne fallait pas trop en demander non plus. Elle déposa son regard sur la jeune demoiselle assez froidement, ben oui, c’est son apparence.

Faire partie du journal … oui pourquoi pas. Je suis assez feignasse dans le fond mais je puis apporter ma plume pour la rédaction de la Gazette.

Puis, si nous avons des joutes verbales comme cella ci, malgré que notre pauvre homme soit atteint de mutisme perpétuel, je signe desuite
!

Elle croisa les bras, une question la tracassée plus que tout :

Dites moi, une question me taraude : entre deux picoles de quoi ?

Si c’était de la bière, c’était même pas la peine d’y penser. Morbleu, qu’elle horreur. Se retrouver avec une bedaine énorme sans même avoir passé sa vingt deuxième année … diable non.
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Ven 11 Mar 2011, 12:59

C'est certainement pas ton croque-mots le responsable de mon mutisme. Tu peux aller te gargariser ailleurs de ta minable répartie, en d'autres temps je t'aurais claqué dans mes doigts, tout comme ta néo-copine; t'as le verbe fade.
"Les grands font sans parole ce que les petits ne peuvent faire avec". J'ai raison, et je suis certain que ceux qui ont écrit ce torchon en sont conscients. De là, je ne vais pas m'échiner à répondre aux interventions qui suivent, je n'ai pas le luxe de pouvoir perdre du temps pour gagner le dernier mot. Je laisse ça aux petits, ils sont heureux du gain, tu l'as bien remarqué. Sur ce...
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Shawie
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Ven 11 Mar 2011, 16:23

Léger sursaut lors quand elle entendu un bourdonnement. Diable non, l’homme venait de reprendre conscience après un moment de … communication avec lui-même. Elle lui sourit gracieusement. Toujours être polie avec les étrangers, se sont souvent eux qui apporte la richesse.

Il est en effet préférable que vous vous taisiez. Une hilarité de ma part ne se contrôle que très difficilement et je dois avouer que les zygomatiques commencent à se desserrer en vous écoutant.

Vous me divertissez mon cher, je devrais vous prendre comme saltimbanque, ménestrel ou réciteur de divertissement en tout genre. Vous avez un facies des plus comique. Vous devriez essayé d’en tirer profit. Une vocation, on ne peut lutter contre elle.

Fort heureusement pour vous, la connerie absolue n'existe pas car, à partir d'un certain degré, le con cesse d'être rentable.

Maintenant, si vous permettez, j’aimerai bien lire le journal sans avoir un bourdonnement des plus dérangeants dans les oreilles. Allez vous écoutez parler plus loin, je vous en remercie d’avance
.

Elle lui sourit en le saluant, et continua sa petite lecture des plus passionnante.
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Mar 15 Mar 2011, 21:46

Lecture malheureusement interrompue, car une large paume aux doigts grossiers s'abattit sur le papelard pour l'arracher à sa propriétaire. D'un geste, le Faucheur en porta les lignes à sa vue, survolant les mots pour n'en garder que le contenu global et non précis. La plupart d'entre eux n'étaient pas foutus d'épeler leurs propres noms, et les rédacteurs leur avaient pondu un pavé... Très astucieux. Lorsque le journal retomba sur le sol, Natorias lorgna la jeune femme avec un sourire faux. L'aurait pu être beau, si son visage ne s'était pas changé au fil du temps en un masque de roc aux traits trop durs.

"
Le bouffon en question dit vrai. 'Sont pas des nôtres, et tu devrais t'en rendre compte. Les scélérats du coin sont devenus bien mous et lâches, pour laisser s'encroûter dans nos rangs des types qui n'ont rien de brigands. "

Léger regard sur les courbes qu'il effleure de ses prunelles avides. Cela faisait longtemps qu'il n'avait connu de femme, et même une mignonne dans ce genre à la démarche trop travaillée ferait l'affaire tant qu'il n'attraperait pas la rouquine. Les roublardes d'autrefois étaient parties. On ne jurait plus, on ne crachait plus. Seules comptaient les répliques cinglantes aux politesses superflues. Après cette brève tirade, la raclure entreprit donc de ramener à la réalité cette beauté qui était parvenue à attirer son attention.

Il la gifla brutalement d'un revers de main.

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Fauve
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Mar 15 Mar 2011, 22:30

La Fauve était restée en retrait se contentant de suivre l'altércation, sourire aux lèvres, adossée au mur d'en face. Posant le pied qu'elle avait négligemment posé sur le mur, elle allait proposer à la gamine de venir vider une chope quand elle vit l'ombre s'approcher.

Oh... un revenant! Longtemps qu'elle avait pas eu le loisir de croiser sa carcasse à celui là... Bah depuis la Bourgogne en fait où il était revenu chercher sa part de butin. Elle approcha sans bruit, la longue estafilade à sa cuisse semblant bizarement gratter le coton grossier de ses braies plus que de coutume. Humm, il était donc de retour... Bizarre, elle s'en réjouissait pas vraiment!

Approchant derrière l'homme et la ribaude qui discutaient avec la gamine, la Fauve passa entre le couple exprès poussant ostensiblement son ancien compagnon d'infortune. Sans un regard pour lui, elle se baissa, ramassa la feuille à terre et la défroissa rapidement avant de la reclouer au mur.

Quand elle fut sure que le tout tiendrait, elle se tourna enfin vers la raclure et mains fermement croisées sur la poitrine, lança guoguenarde en le détaillant ostensiblement des pieds à la tete et en plissant le nez.


Tiens, t'es là toi?! Ben dis donc... t'as toujours voulu etre une raclure, t'en avais l'apparence, t'en as aussi l'odeur...

Un léger rire alors qu'elle se pose à nouveau dos au mur d'affichage.

Dis donc Faucheur, t'ont laissé sortir de ton trou pour combien de temps cette fois ci...? Non parce que parait qu'la dernière fois qu'on t'a croisé, t'étais en train de pleurer ta mère pour pas qu'on touche à tes bijoux de famille cette fois ci! J'suis journaleuse hein parait maintenant... j'me renseigne pour mon prochain article... Alors le faucheur castré comme on raconte? Ou juste des bruits de couloir...?
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Mar 15 Mar 2011, 23:27

Lentement, il ramena vers lui son bras toujours levé. Le choc avec été aussi rapide qu'imprévu, le geste presque théâtral s'il n'était pas tout simplement primitif, avant qu'il ne se tourne vers celle qui emplissait régulièrement ses pensées les plus malsaines. Ses yeux gris parcoururent le visage féminin, et glissèrent naturellement vers l'entrecuisse où il avait laissé sa marque. Un sourire mauvais vint se dessiner sur sa trogne, alors qu'il s'écartait d'un pas de l'autre pour mieux emplir son interlocutrice par son aura détestable. L'odeur ? Ouais, vrai qu'il était plus habitué aux geôles qu'aux tavernes depuis quelques mois. Ca ne l'importait pourtant plus que peu, car il éprouvait désormais davantage de besoin à mater qu'à séduire. Une raclure, pourrie jusqu'au trognon, dont les charmes d'autrefois s'était mués en son adorable caractère actuel.

"
Tu le sauras bien assez tôt, ma jolie. " , répondit-il simplement.

Sous le capuchon, entre la barbe naissante et les traits creusés du type, on pouvait apercevoir un éclat de bonne humeur. Il était heureux de la voir, celle-là. Vraiment heureux. Les ruelles obscures et sinueuses de la grotte n'attendaient plus que leurs ébats, qu'il s'arrangerait pour adoucir de ses poings. Il réduisit encore les quelques centimètres qui le séparaient d'elle, ses lèvres fines s'étirant un peu plus à chaque seconde. Bientôt, ses doigts sales se tendirent pour toucher la joue droite de Fauve, en une caresse lourde en promesses... Il ajouta d'une voix doucereuse :

"
J'ai hâte de te croiser à nouveau en privé. Nos dernières discussions étaient passionnantes. "
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Mar 15 Mar 2011, 23:48

Enfin de l’animation. Un espèce d’homme, qui savait parler en plus. Mince, on lui avait donné le pompon de la Grotte. Son visage ne fit qu’un et sa joue accompagna le geste d’une baffe … méritée ? Jamais voyons. Elle sentit sa joue chauffée mais ne dis rien, juste un brin de colère envers cet homme. Maintenant une femme, décidément, ils sortaient tous de leur trou.

Elle le laissa finir de parler ou plutôt de se prendre un merveilleux râteau dans la tronche, quand elle posa sa main sur l’épaule de son agresseur et passa devant lui afin de le voir dans les yeux. Enfin vaguement. Elle plia son genou et lui balança un merveilleux coup de pied dans les si chère, partie intime des hommes
.

Ne t’avise plus jamais de me toucher sale raclure !

Puis elle se recula et salua la femme à côté d’un geste de la tête.
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Mer 16 Mar 2011, 13:08

La Dévouée louchait dangereusement sur le petit homme qui revenait à la charge. Et vas-y que ça se donnait des grands airs « En d’autres temps je t’aurai claqué dans les doigts ». Ho bah… Le passé qui refaisait surface… Encore… Des gros toquards qui se mouchaient avec de la soie dans des temps reculés de la Grotte, de ceux qui avaient été de toutes les prises, de tous les coups, de tout ce qu’on pouvait trouver en matière de brigandage dans les royaumes. Le genre de personne qui apparemment en savait long sur la basse populace qui hantait ces ruelles crasseuses, ou encore qui pouvait vous narrer des aventures qui n’étaient pourtant pas les leurs.

Du vent oui !
Un pet de travers donnait à la brise qui balayait les cavernes !
Et un de ceux qui tâchait les culottes !
Ni plus, ni moins !

Les beaux parleurs remplissaient un peu trop les endroits sombres ces derniers temps, et ça commençait à leur courir aux gueuses que des crapauds sans couille se vantent d’exploits qui n’avaient vécu que dans leurs rêves les plus fous. Des fantasmes bien trop présents dans les têtes vides de certains qui faisaient écho quand il penchait le melon qui leur servait de « cervelle ».

La Dévouée grogna un « va te faire foutre » pendant que Shawie l’envoyait paître de belle manière. Elle avait le sens des tournures la donzelle et notre gamine s’appliqua à en retenir certaines. Avoir un peu de vocabulaire ça pêchait pas par les temps qui couraient. Alors qu’elle ouvrait la bouche pour lui demander ce qu’était des zygomatiques, hésitant entre plusieurs parties de son anatomie une main calleuse s’abattit sur la gazette.


Mais c’est pas vrai ! T’as pas fini de venir nous chier sur les chausses bordel avec ton « j’ai tout vu tout vécu je vous emmerde » ! La gamine leva le nez et cilla un instant. Bah ça alors… Le Faucheur…

Elle resta coite et ne vit pas venir la détente qu’il colla à la nénette. Tous fêlés du bocal dans le coin… Ca sentait la peste vicelarde quand il était là lui… Du souffre en pagaille ce type… Une plaie. Un furoncle. Une croûte qu’on rêvait d’arracher. Un poil de nez tordu se taillant une brèche entre deux narines. Toute prête à lui montrer comment elle était « molle du bulbe » la gamine se dressa sur la pointe des pieds pour le regarder dans les yeux. S’il devait la rétamer par terre autant le voir venir d’en face. C’était vraiment chiant d’être petite… Tout à son équilibre elle entendit une voix familière derrière elle qui la fit revenir sur ses talons pendant que son visage s’étirait en un sourire.

Fauvette !

Regard vers la rousse. Coup d’œil vers le Faucheur. Rousse… Faucheur… Rouss… Fauch… Sa tête passait d’une trogne à l’autre retenant au passage les brides d’une conversation qui sentait le rance. Ha… Le Faucheur castra ! C’était donc pour ça qu’il avait le don de frapper les donzelles ! On disait bien qu’un membre coupé hantait encore son porteur pendant un temps. Ca devait le gratter au fond des braies le bougre… Elle eut une vague de pitié pour l’homme, quelques secondes d’égarement seulement. Faisant mine de vomir elle ne vit pas Shawie balançait son genou dans les rondeurs inexistantes du poireau. Oucht… La donzelle allait prendre cher…

La Dévouée se pencha vers le Faucheur.


Tu notes que j’ai rien fait, rien dit. Pourtant j’te ferai remarquer que t’as encore craché dans MA soupe comme un putois. Tu fais chier hein… En plus, t’es toujours en train de susurrer aux esgourdes des autres des trucs salaces de gros pervers. Va falloir aller te faire dégorger chez une catin avant que t’en choppe une des deux dans un coin de la Grotte. Mais je tiens à préciser que j’ai rien dit hein ! Ca t’évitera d’avoir trois nanas à qui maraver la tronche. Suis pas d’accord avec toi, mais pas contre. ‘Fin disons que j’suis en territoire neutre aujourd’hui. Alors pas touche !

La gamine recula d’un pas. Elle avait déjà pris son comptant de raclées pour le mois, aussi elle n’avait pas envie de se faire décoller la tête par une des grosses paluches du Faucheur. Quand il partait dans son délire on avait peine à l’arrêter. Courageuse la petite mais pas téméraire !

J’ai tout de même un truc à préciser… C’est pas parce qu’on fait autres choses que de la rapine qu’on est lâche. La lâcheté c’est pour les gens comme toi : ceux qui n’ont pas le courage de se frotter à un groupe de peur de laisser de leur personne, ceux pour qui un sentiment coûte plus qu’un coup de pogne. Avoir un but à suivre, des projets, des envies d’avenir c’est pas être mous du crouton. C’est… Bah… C’est vivre ! Alors ton petit laïus puant sur les motivations de tout un chacun je le respecte : c’est ton avis. Mais essaies de pas coller tout le monde dans les mêmes fontes. Les aprioris c’est quand même vachement chiants… Et c’est pas eux qui encroutent nos rangs mais nous qui encroutons les leurs, histoire de se sortir de temps en temps les doigts du cul. Regarde la m.erde que t’as sur les tiens et on en reparle hein…

La jeune femme leva les mains en signe de reddition.

J’ai parlé ! Je m’en vais !


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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Jeu 17 Mar 2011, 00:10

Le temps passe lentement, quand on s'en prend plein le paquet.

Relents nauséeux, vertiges, souffle court, les femmes tapaient généralement là où elles se savaient efficaces. Et elles avaient raison. Tandis qu'il se remettait tant bien que mal de ce doux contact, une autre voix s'ajouta à cette foutue conversation, dont il ne put saisir que quelques mots jusqu'à l'instant où il eut de nouveau les idées claires. Vu le nombre de chocs qu'avaient reçus ses attributs, on pouvait naturellement se demander s'il puisse encore procréer. Telle était donc le problème qu'il souhaitait régler avec la rousse, avant d'être interrompu par un discours étonnamment bien construit. La Dévouée n'était pas pompeuse, à contrario de la plupart des autres qui se faisaient ronflants, et c'était ce qui dissimulait si bien le fond tordu de ses motivations. Entre les piques et les insultes qui glissaient littéralement sur le Fauch', il rétorqua sur un ton détaché :

"
Pas si neutre, hein, finalement ? Etant donné que tu n'a pas encore mené la moindre escarmouche en ma compagnie, j'me demande bien d'où tu tiens tant d'affirmations me concernant. Ne te convaincs pas que tu les encroûte, tu te trompes encore. A force de les accepter, puis de les fréquenter, t'as fini par adopter leurs habitudes... sans parler de leurs répliques. On croirait entendre un maire qui écarte ses rivaux. De quoi t'as peur, Dévouée ? Que les anciens tocards dans not' genre finissent par ouvrir les yeux de ceux qui t'entourent ? "

L'était sacrément déçu, le salaud. Elle aurait pu devenir l'une des meilleures, si les religieux, mercenaires et noblions errants n'avaient pas fini par la faire pencher de leur côté. Les gros-bras, les chaotiques, les rustauds avaient déserté face aux hordes de bandits efféminés, de catins maniérées et de bourgeois déguisés. P't'être bien qu'elle aurait un retour aux sources, mais ce serait pas pour demain, surtout après un tel discours. Elle levait les mains, s'en allait, et lui se détournait pour adresser un dernier regard à Fauve... qu'il dépassa avec un léger sourire réfrigérant...

"
Je t'oublie pas, ma jolie... "

Ca y est, il se casse pour retrouver ses précieux chemins, tout en oubliant pas de presser les fesses de Shawie au passage... S'en souviendrait, de ce coup de pied.
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MessageSujet: Re: Editions 3, Gazette n°4 !   Jeu 17 Mar 2011, 15:47

 Adopter leurs habitudes ? Parce qu’essayer de faire une phrase compréhensive sans cracher à la fin c’est adopter leurs habitudes ? J’crois surtout qu’il dit n’importe quoi le gus ! C’est toi Fauvette qui me casse les noisettes quand j’parle de travers. A force j’pense que j’prends le pli.
 
Elle réfléchit un instant.
 
J’construis mes pensées sans « putain » derrière. Faut pas croire c’est un exercice difficile… J’vois pas en quoi j’écarte mes rivaux là ! J’dis juste ce que je pense. C’est pas la mort hein… Vache m’a gonflé l’autre là… Puis je l’emmerde au passage, tiens !
 
La gamine se renfrogna.
 
Si le prix du changement ce n’est plus d’être solitaire, alors j’veux bien avoir changé. Par trois fois même…
 
Elle coula un regard vers la rousse qui l’avait prise sous son aile.
 
Mais lui ce sera toujours un vieux con.
Un vieux con seul.

 
Nouveau soupir.

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