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 Reine, sans croc ni griffe !

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Briseys
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Date d'inscription : 21/10/2007

MessageSujet: Reine, sans croc ni griffe !   Sam 22 Jan 2011, 14:10

L'Bris' un peu boiteux vint afficher son papelard.

Citation :
Paris (AAP) - C'est le quatrième jour du mois de Janvier 1459 que Béatrice de Castelmaure a été élue première Reine de France, l'AAP est partie à la rencontre de celle qui va gouverner le Royaume pour les six mois à venir.


AAP : Bonjour, Merci d'avoir accepté de répondre aux questions de l'AAP Votre Majesté. On ne vous présente plus aujourd'hui, mais une courte description relatant votre parcours peut être ?

Béatrice de Castelmaure : Nous sommes née dans un couvent comtois, à Baume-les-Dames, de Lhise de Tapiolie, qui était Pair de France et Vicomtesse de Chastellux. Nous y avons grandi pendant quinze ans, ayant tué notre mère en naissant. Nous l'avons quitté à quinze ans pour la Bourgogne, où nous nous sommes installée. Après quelques voyages et la mort de notre père Charles de Castelmaure, également Pair de France, nous avons pris la charge de Présidente du Collège de la Noblesse de Bourgogne que nous avons tenue jusqu'à notre mariage avec Guise von Frayner. Nous avons été tenue de le suivre en Empire pour quelques mois, durant lesquels nous y avons rempli les charges de Héraut puis de Maréchal d'Armes Impérial, dirigeant la Hérauderie Impériale francophone et hollandaise. Nous nous y sommes découvert des capacités certaines d'écoute et d'action. Ayant rempli notre devoir de donner un fils à notre époux, nous avons alors quitté nos charges pour rentrer en Bourgogne, dont nous avions grande nostalgie. Nous y avons repris la tête du Collège de la Noblesse et une vie sereine, jusqu'à ce qu'on apprenne l'abdication de Lévan III de Normandie. La suite est connue.

AAP : Quelle a été votre réaction à l'annonce de l'abdication de Levan III et l'instauration de la monarchie élective ?

Béatrice de Castelmaure : Et bien... Qu'un jour un Roi ait à se faire élire, c'était à prévoir depuis que Lévan III a refusé de se remarier. C'était prévu depuis bien longtemps par la Charte du Royaume, seules les modalités d'élections ont été revues pour laisser le choix également au peuple et au Clergé. Quant à l'abdication... Personne ne s'y attendait, tant Sa Majesté nous avait habitués à ne pas gouverner, ou si peu. Rien ne laissait prévoir qu'il songerait soudain à officialiser son désintérêt pour les affaires du monde.

AAP : Quel est votre avis, vis à vis du règne de Levan III de Normandie ? de ses institutions ?

Béatrice de Castelmaure : Lévan III de Normandie n'avait pas le caractère pour régner, et l'abolition de la monarchie héréditaire est en cela une bonne chose. Elle évitera désormais à la France des souverains qui avaient toutes les volontés, sauf celle de gouverner. Quant à ses institutions, elles ont, nous semble-t-il, cherché à faire au mieux pour mener un bateau sans capitaine. Si elles ont fait des erreurs, aucune n'est irréparable à ce jour, et on ne peut les en blâmer. Le tout est désormais de regarder vers l'avenir, non le passé.

AAP : Quels sont vos projets principaux pour le royaume maintenant que vous etes Reine de France ?

Béatrice de Castelmaure : A terme, réécrire les statuts du Royaume, non pour y changer seulement les quelques détails qu'exige le nouveau statut de la monarchie en France, mais pour y inscrire noir sur blanc la différence entre le Domaine Royal et les provinces vassales, c'est-à-dire les prérogatives et les prétentions légales de chacune de ces deux entités. Si nous avons un reproche à faire aux précédents gouvernements c'est d'avoir agi comme s'il n'existait pas ou peu de différences entre ces deux entités, hormis le fait que le Domaine Royal était sujet à l'impôt royal et indiqué pour pourvoir aux finances royales. Le Domaine Royal a bien davantage de prérogatives et d'attributions ; les provinces vassales, pour leur part, jouissent d'une forme de liberté sujette à leur allégeance à la Couronne de France, leur donnant droits et devoirs. C'est autant cette liberté souvent niée que ce serment d'allégeance aux conséquences souvent mal comprises que nous voulons réexpliquer et bien définir dans les statuts du Royaume.

AAP: Concrétemment, qu'est ce qui fera la différence entre le Domaine Royal et les vassaux, hormis le Conseil du Domaine Royal et le prestige ?

Béatrice de Castelmaure : Ceux dont il se donnera les moyens. Les provinces du Domaine Royal ont, c'est un fait, pour inconvénient d'être dépendante, dans les domaines institutionnels, de la Curia Regis, en ce sens qu'elles ne peuvent se soustraire à certaines obligations de mise en commun des informations, de gestion commune de leur sécurité, de leur défense, de leur prestige. Il n'y a pas de réel changement dans ces obligations à prévoir ; le changement se trouve davantage dans la façon de considérer ces contraintes et dans la façon de les utiliser. Comment dire... C'est une chance immense de pouvoir gérer ces provinces ensembles et de collectiviser les compétences ; une chance qui doit être exploitée pertinemment pour conduire au rayonnement du Domaine Royal, à sa stabilité économique et sa sécurité. Pour l'heure, la matière est là, mais trop peu mise en forme, au sein d'un système tentaculaire plutôt emmêlé ; la matière n'a pas encore de forme aboutie, et en fin de compte les provinces du Domaine Royal interagissent peu entre elles. Notre objectif est d'établir ce lien. C'est peut-être une gageure... Mais
que peut-on souhaiter de mieux que l'unité fructueuse du Domaine Royal, joyau de la Couronne ?

AAP : Parlons Eglise maintenant quelle est votre ligne de conduite face à l'hérésie ?

Béatrice de Castelmaure : En bonne aristotélicienne, l'hérésie nous est insupportable. La Couronne ne saurait accepter comme vassaux des hommes ou femmes que la Très Sainte Eglise Aristotélicienne, Apostolique et Romaine aurait déclarés hérétiques. Quant à la lutte contre l'hérésie, elle revêtira toutes les formes que les finances et la sécurité du Royaume de France permettront.

AAP: C'est à dire ? envisagez vous une lutte armée ?

Béatrice de Castelmaure : Si la sécurité du Domaine Royal, sa stabilité économique et les finances royales le permettent, c'est une éventualité plus qu'envisageable.

AAP : La France connait en ce moment de nombreux troubles liés à la coexistence de plusieurs groupes religieux face à l'Eglise Aristocelienne Romaine, notamment la réforme aristotélicienne et les spinozistes.Quelle est votre politique vis à vis de cela. Modifierez vous le Concordat de Paris, vers une diminution ou une augmentation des libertés religieuses ?

Béatrice de Castelmaure : Le Concordat de Paris se circonscrit actuellement au Domaine Royal pour la plupart des libertés ou restrictions d'ordre religieux. Il n'est pas au programme d'assouplir les tolérances religieuses dans le Domaine Royal. Nous avons l'intention, après les plus grands chantiers du Royaume (notamment la réforme des Statuts du Royaume dont nous avons parlée) de renégocier le Concordat de Paris pour y inclure certains privilèges pour le Clergé, bien nécessaires selon nous. Nous ne pouvons de même qu'inviter toutes les provinces vassales de la Couronne à combattre l'hérésie autant que le permettent leurs moyens.

AAP : Une solution pour le problème d'insécurité générale, avec des routes de plus en plus dangereuses et des groupes brigands de plus en plus importants ?

Béatrice de Castelmaure : La Couronne ne possède hélas pas la panacée. Face à des groupes de brigands de plus en plus importants, il faut apprendre à voyager en groupes de plus en plus importants ? Il n'y a pas de miracle, de ce côté-là. Il y a toujours eu des brigands et nous pouvons gager qu'il y en aura toujours. On peut s'en prémunir et en tuer quelques poignées, mais comme les fourmis, il s'en trouve toujours. Si une solutions existait, sans doute la connaîtrait-on déjà au travers du Royaume... Et sans doute les brigands auraient-ils déjà trouvé les moyens de la contourner.

APP : En ce qui concerne le grand banditisme ? Des mesures juridiques ? Militaires ?

Béatrice de Castelmaure : Un tribunal a-t-il déjà arrêté quelqu'un qui avait véritablement envie de causer du tort ? On ne peut que se protéger au mieux, en gardant à l'esprit qu'hélas, entretenir des troupes coûte cher. Tout n'est qu'affaire d'argent : la protection d'une province ne fait pas exception. Et l'argent manque presque partout. C'est en retrouvant un équilibre financier, voire la prospérité, que l'on peut espérer prémunir le Royaume contre ce genre de méfaits. Mais même alors, avec tout l'or du monde, on ne saurait se prémunir des trahisons venues de l'intérieur. Quand on se rend compte que le ver est dans la pomme, il est souvent trop tard.


AAP : Quelles seraient vos pistes diplomatiques internationales ?

Béatrice de Castelmaure : La Paix, autant que faire se peut. Il y a bien assez à faire à l'intérieur du Royaume de France, pour se mêler de ce qu'il se passe hors des frontières françaises.

AAP : En cas de sécession de certaines provinces, quelle serai votre attitude ?

Béatrice de Castelmaure : Une province ne saurait déclarer unilatéralement ne pas vouloir reconduire le lien vassalique la liant à la Couronne de France. Nous ne saurions nous déclarer favorable à une indépendance qui ne serait pas le fruit d'une longue et lente décision mûrie tant au sein de la province que dans un échange approfondi et respectueux avec la Couronne de France, et consacrée par une déclaration conjointe. Autant dire que l'indépendance d'une province, cela ne s'improvise pas. Ceux qui voudraient jouer avec ce feu-là ne s'attireraient que mépris de la Couronne. Mais il s'agit, Dieu merci, souvent de quelques agitateurs ayant gagné le pouvoir, mais incapables de le conserver, car au sein même de la province s'élèvent des voix discordantes féales à la France. De telles circonstances favorisent rarement la pérennité d'une indépendance mal acquise.
Quant aux moyens à mettre en oeuvre, ils dépendraient bien entendu du contexte et des intentions manifestées par la prétendue province indépendante.
La première des mesures doit toujours être le dialogue. La suite dépend tout à fait de l'issue du dialogue...

AAP : Un mot pour la fin ? Un message à faire passer ?

Béatrice de Castelmaure :Nous espérons que de notre règne, il y aura plus d'actes que de mots qui passeront à la postérité.

AAP : Merci d'avoir répondue aux questions.

Concernant l'élection de cette nouvelle Reine de France, il semblerait que le monde brigand n'est aucun soucis à se faire... Nous sommes entre de bonne main bien inoffensive... J'en dirai pas autant pour les Hérétiques et nos amis de Juda.... Et bien chères fourmis, à vos chemins ! Et que règne la paix !
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