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 [RP] La Dévouée raconte...

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Satyne
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MessageSujet: [RP] La Dévouée raconte...   Ven 08 Oct 2010, 10:51

Premier jour du voyage
07 octobre 1458

 
J’ai décidé d’écrire sur ce p’tit carnet (que j’ai payé la peau des pieds cela dit en pensant, heureusement que j’ai fait du gringue à la grosse marmite qui faisait office de vendeur et que j’ai pensé à voler des plumes avec de l’encre. Moitié/moitié c’est aidé l’économie de la région hein !). Donc je disais, enfin j’écrivais (on va pas non plus chipoter sur les termes, on est entre moi et moi d’abord !). J’écrivais (‘tain je me répète) que j’allais écrire ici mes pensées.
 
J’dis pas que c’sera hautement intelligent ma tambouille. Mais j’ai envie d’me souvenir des jours qui passent. Sinon j’oublie vite. Trop vite. Natorn, la môme, et Bagwell ne sont qu’un vague brouillard dans mon esprit. J’ai beau me raccrocher aux petits détails ils s’évaporent comme de l’huile sur le feu. J’en ai les mains moites. Et si j’oubliais Kellum ? Foutre dieu ça mettrait les glandes…
 
Vache qu’on se les pèle entre deux collines montalbanaise, le cul callé contre de la caillasse gelée à attendre le vieux Serra et sa troupe. Z’ont pas voulu qu’on sorte ensemble par la grande porte. « Une question de discrétion » qu’il a dit. Mouais… Avec L’Epouvanteur qui beuglait haut et fort détenir le bon chemin j’suis pas sûre que le poste de douanes nous ait pas repéré. C’était sans compter mes fontes, qui ont décidé de se délier pile devant la maréchaussée. Non vraiment… Y’a un truc qui cloche chez moi. La poisse me colle au derche comme du miel sur un pot. J’ai retourné mes affaires pourtant : y’a pas une poupée bardée de piques qui y traînent. Vais finir par croire que je suis maudite. C’est-il pas le lot des gens qui buttent leur mère ? N’étais-je pas Sans Nom ? P’t’être que le Très Haut Machin Chose reprend ses doigts sur l’erreur de la nature que j’suis. Faut que j’pose la question à Léamance si j’la recroise. Elle pourra p’t’être m’raconter un truc sur son Dieu à elle… Une connerie d’histoires qui m’réchauffera les trippes quand je commence à avoir foutrement peur.
 
J’sais pas pourquoi mais y’en a un dans la bande qui se sent obliger de chantonner un air crétin. Je l’ai dans la tête depuis deux heures sa ritournelle. J’vais finir par lui enfoncer une caillasse dans la bouche pour qu’il ou elle se la ferme. J’ai pas encore repéré qui c’était… C’est pas vilain, notez bien. Mais franchement je vais me décoller le cerveau si ça continue à me trotter dans la caboche…
 
« Le petit bonhomme en mousse… Qui s’élance et rate le plongeoir… »
 
Ha bah voilà que ça m’reprend… P’t’être que si je l’écris elle fichera le camp une bonne fois pour toute. On a pas idée de raconter la vie d’un mec en mousse quand même… Y’en a vraiment qui doive s’emmerder sec l’soir au coin du feu. J’suis sûre que c’est un célibataire. Ou un marionnettiste… Bref, un gros tordu !
 
Ha L’Vieux arrive avec Fauve et L’Epouvanteur, pas trop tôt ! Garoth commençait à pioncer sur mon épaule. Franchement faut vraiment qu’on se force à prendre un bain à la prochaine étape. L’gars a un minois assez séduisant mais dieu qu’il pue ! Une infection… On va finir par nous pister à l’odeur… J’dois pas être en reste cela dit vu comme ils froncent tous le nez quand je bouge.
 
***
Note :
- acheter du savon à la prochaine étape et de l’eau de rose
- penser à laver mes braies
***

Arrivée sur Cachouille [les noms sont volontairement changés] depuis une bonne heure. J’ai les pattes en feu. Y’a un eldoradien qui a voulu qu’on tienne une cadence d’enfer sur la route. L’type j’suis sûre qu’il ferait fureur à l’armée ! J’en avais les chausses collantes en arrivant à l’auberge, et on haletait tous comme des chiots en rut. Mais on a doublé Serra et les deux autres ! Ouais on faisait une course. Mais z’étaient pas au courant les autres. Tant pis pour eux ! Surtout que le perdant doit payer des chopes !
 
‘Tain j’ai du les pousser au bain. C’qu’ils sont crados quand même… Pour ma part j’me suis enfoncée dans l’eau bouillante jusqu’au nez. Au bout d’un moment j’me suis décidée à enlever mes chausses car j’arrivais plus à bouger. J’ai du noyer toute une famille de poux vu le paquet qui est remonté à la surface. Dingue ! J’étais une colonie ambulante ! J’en colle un à côté de cette phrase en souvenir. *poux*
 
Bah vous savez quoi ? Le savon quand on frotte ça mousse vachement ! C’est p’t’être de ça qu’il est fait le petit bonhomme qui rate le plongeoir… Waouh ça doit être terrible d’être un mec moussant !
 
Gni… Endormie dans le bain… J’ai la peau comme un pruneau sec. J’vais rejoindre les autres pour boustifailler. Bah ouais on s’est dit qu’il valait mieux rentrer dans l’eau à jeun pour nous éviter de mourir noyer à cause de la picole. On a bien fait sinon je flotterai comme un poisson mort à la surface. Elle a vraiment de bonne idée Fauve ! Elle m’a sauvé la vie mine de rien. J’vais pas lui dire de suite histoire de pas être encore redevable.
 
Ha faut que j’ramène mes fripes à la Mère Michelle. C’est elle qui va gratter les croûtes sur le tissu…

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MessageSujet: Re: [RP] La Dévouée raconte...   Lun 11 Oct 2010, 16:08

Deuxième jour du voyage
08 octobre 1458

 
Mal au crâne. Bande de soiffards ! On a vidé la cave de l’auberge à 7 ! L’Faucheur était pas en reste. Il nous a rejoint durant la soirée. Il préfère faire le voyage seul le bougre. Ha bah il a pas tort quand je vois qui on s’coltine : Le Chanteur du Siècle ! Je vais le butter si je le découvre… Ce matin dans les couloirs filtraient une autre de ses drôles de chanson « on fait tourner les serviettes, les serviettes… ». Pour sûr c’était une voix de mâle. J’pense pas que Fauve elle s’tape des graves comme ça même la bouche grande ouverte.
 
L’départ a été chaotique. Faut dire qu’on avait tous la dalle, parce que la bière ça nourrit pas son homme hein. On s’est limite battu pour une miche de pain : le boulanger était pas encore levé et on a du menacer l’aubergiste grassouillet de nous filer de la bouffe pour qu’on puisse se barrer rapidos. C’est qu’il voulait pas. Enfin il voulait pas jusqu’à ce que Pics lui mette son poignard sous le cou. L’est un peu sanguin l’eldoradien ! L’Epouvanteur était mort de rire, et menaçait de réveiller les autres clients du bouge avec sa crise. Faut dire qu’il a un rire communicatif l’salopiot et on s’est tous surpris quand on s’est tapé sur les cuisses de concert. C’était vraiment bizarre…
 
Maintenant Garoth dort debout (fait que pioncer celui-là…) et Pics aiguise sa lame. J’le suis du coin de l’œil histoire qu’il décide pas d’en planter un. Serra est derrière avec la Fauve. Ils ont l’air d’avoir une discussion animée sur la vie des escargots. Bah Serra est persuadé que ça s’mange. Fauve demande à voir. J’ai pas trop envie d’assister à ça, mais j’me demande bien qu’elle goût ça doit avoir… L’Faucheur a encore disparu par d’autres sentiers tandis que l’Epouvanteur regarde autour de lui comme si une armée se cachait dans les buissons.
 
J’suis fatiguée rien que d’écrire.
 
¤¤¤
 
On aperçoit Salvetruc. Les portes semblent fermées. On va encore devoir montrer pattes blanches… Serra nous a demandé de faire un arrêt derrière un bosquet. L’Epouvanteur s’est alors senti obliger de pisser sur tous les arbres. Une volonté de marquer son territoire ? Tout juste s’il m’a pas arrosé la jambe… Tssss… L’Vieux nous a fait défaire nos fontes et nous a demandé de planquer armes et objets louches. Histoire de prouver à tous qu’on est des promeneurs du coin si jamais on nous fouille. C’est qu’avec les différents accents qu’on s’tape, on a tout l’air d’une troupe de saltimbanques ouais ! Heureusement qu’on se limite pas à nos patois respectifs… Pics a fait des histoires. Il ne comprenait pas pourquoi on lui refusait un poignard en ceinture. Le couteau en soit passait, mais la poignée sculptée en tête de mort ne semblait pas au goût de Serra. L’bougre a consenti à le ranger si on admettait tous qu’il était magnifique. Forcément certains ont tiqué, mais le but du voyage nous a rappelé à l’ordre. C’qu’il faut pas faire… Maintenant Pics nous croit jaloux de son coutelard de malheur. Bravo !
 
***
Note :
- ai remarqué un jupon rouge bordé de dentelle dans les affaires de Fauve : se renseigner pour savoir si c’est à elle. (Essayer de… lui piquer ? Juste pour tester hein !)
***

 
¤¤¤
 
V’là que la douane nous remet un parchemin a chacun. Se sentent toujours obligés de calligraphier leurs conneries en plusieurs exemplaires. Comme si en filer au chef de troupe ça suffisait pas. Bah ça peut toujours servir pour la libération d’après 4 heures, quand on largue tous les amarres derrière les buissons. C’est toujours moins rêche que de la feuille de chêne hein…
 
¤¤¤
 
On a trouvé une auberge en dehors de la ville, comme ça demain on continue la route. Pas facile de voyager ces derniers temps avec la fermeture des frontières. On jurerait qu’ils s’attendent à être attaqués… Bizarre comme ils deviennent méfiants ! Ca va pas mettre du pain dans la soupe c’t’histoire !
 
L’Faucheur a montré son nez, me semblait bien content de lui-même l’salopiot. L’avait la bourse pleine et l’œil brillant… Il s’est peut-être décidé à faire halte au bordel du coin. Me demande ce qu’ils y trouvent. Enfin je m’en doute bien hein puisque que catin je l’ai été, mais franchement, se taper de la chair plus très fraîche noyée de boutons ! Faut avoir faim de morpions pour y montrer ses fesses !
 
***
Note :
- regarder si Le Faucheur se gratte de trop
***

 
Bon en fait j’avais tort. L’autre zigoto a pas dégrafé ses braies devant une jeunette, mais il a manié du couteau. Il a brigandé en remontant et il avait tout l’air de dire qu’il y a du pigeonneau dans la cambrousse environnante. De quoi nous mettre de l’eau à la bouche puisqu’on a passé la soirée à écouter ses anecdotes. L’a vu du chemin le type. Ca laisse appréciatrice, et je mentirai si j’écrivais que sur le coup j’l’ai pas envié.
 
¤¤¤
 
Ha ! j’l’entends ! *rature et grosse tâches d’encre*
 
J’viens de me prendre les orteils dans la descente de lit en attendant les premières notes du « Petit Bonhomme en mousse ». J’ai du allumer une chandelle dans un noir d’encre pour pouvoir me diriger vers la source du bruit. J’aurai pas du faire si vite… J’ai ouverte en chemise courte et culotte la première porte venue et rien ne m’a préparé à voir ce que j’ai vu.
 
Je pensais pas Serra si souple.
Mais maintenant je sais à quoi sert le jupon rouge de Fauve.
 
Ha mon dieu… J’ai les yeux qui m’en piquent…

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MessageSujet: Re: [RP] La Dévouée raconte...   Ven 15 Oct 2010, 12:07

Troisième jour du voyage
09 octobre 1458

 
J’ai mon gros orteil droit qui est encore endolori de ma chute nocturne. Pas moyen d’croiser le regard du « couple » ce matin. J’en ai encore des visions d’horreur… Un cauchemar cette scène… brrr… Comment peut-on jouer aux cartes dans c’e tenue ? Z’ont bien essayé de me glisser un mot ce matin « ramponneau à gage » qu’ils appellent ça… Mouais… J’suis pas convaincue. Je les verrai plus de la même façon pour sûr ! En tout cas le rouge va bien à l’autre vieux… Manquerait plus que j’lui dise !
 
L’froid gagne les royaumes, une vraie misère de voyager en braies courtes et chemise de simple drap. Prochaine étape j’m’équipe ! Manquerait plus que je choppe la mort en voulant courir les routes ! Y’a Fauve qui a une espèce de cape de laine doublée de fourrure… Ca m’a l’air bien chaud tout ça… Pour sûr que j’envie pas Serrallonga qui s’promène avec une toque de prêtre sur la tête et les braies aussi légères que les miennes. Doit bien se peler les noisettes l’autre…
 
¤¤¤
 
Cette fois ci pas d’émeute au petit déjeuner. Bon on a mangé léger mais rien que le pâté de lapin valait le coup ! J’ai bien aimé le lard aussi, il était salé juste comme il faut et j’en ai rempli mes fontes. Ca m’évitera d’avoir la dalle toutes les 10 minutes si je mâchouille un morceau de barbaque en continue. J’ai le sens pratique, j’sais. Bon les pommes de terre en sauce et la terrine de loir étaient peut-être un peu froides pour faire bonne chair, mais la tourte de champignon au bœuf nous a bien réchauffé les trippes. Y’a pas à dire, c’était ce qu’il fallait ou il fallait quand il le fallait.
 
Maintenant on se remet en route. On a un sacré bout d’chemin à parcourir aujourd’hui et j’pense pas qu’on trouve d’auberges avant plusieurs jours. L’coin d’campagne qu’on va traverser n’a pas bonne réput’ et on va devoir être sur nos gardes. Les rangs seront renforcés et on se collera au train comme de la m.erde sous les chausses.
 
¤¤¤
 
Deux heures qu’on marche. J’ai mes panards en compote et  j’ai pas le droit de monter sur ma pouliche parce que (je cite) « la païenne elle va pas commencer à prendre de l’avance pour qu’on doive aller la sauver au prochain tournant du chemin ». Vache sont vraiment méchants…
 
J’l’aime bien moi mon canasson. Me suis partout depuis la prise d’Orléans. Je l’avais acheté là bas à un mec du coin, et j’avoue qu’il a pas menti sur ses qualités équestres. La bougre d’âne sait répondre au doigt et à l’œil dans le plus féroce champ de bataille. C’est un appui solide ma Faile. Bon elle pue et balance des prunes aussi grosse que mes deux poings réunis, mais c’est un appui solide…
 
¤¤¤
 
Pause repas. J’ai le lard qui me remonte en bouche. Faut dire que j’ai pas lésiné sur le machouillage. J’en ai la joue en feu d’y avoir gardé un morceau de viande salé. J’arrive pas à articuler correctement et ils se foutent de ma gueule quand je l’ouvre.
 
Na foutre ! J’arrêterai d’causer puisque c’est ça ! J’jouerai plus à « Serrallonga a dit » ! Na !
 
‘Tain c’est pas vrai ! Y’a Pics qui s’est farci le litron de bibine durant le trajet. J’avais pas remarqué qu’il avait l’œil éteint et la mine rougeaude. C’est qu’il est rond comme un putois le crétin ! Il avait bien callé ses bottes dans les étriers le saligot et il avait prétexté couvrir l’arrière. Ha bah bravo !
 
Puis on lui avait pas interdit de monter sur son canasson. Han ! Y’a des préférences dans l’air !
 
Il a vidé l’outre en peau de chèvre qu’on avait callé sur sa selle. Une sacrée descente l’bougre ! On a retenu la leçon : ne plus lui donner de vivre ! Il s’est mangé un gros claquot de la part de L’Epouvanteur. Faut dire qu’il manque de réflexe vu comme il est bourré. Maintenant faut l’faire décuver pour que ce soir il soit d’attaque pour une ronde. Manquerait plus qu’on fasse la défense du bivouac tout seul !
 
¤¤¤
 
Bivouaaaaac ! On s’est tous jeté par terre à la seule mention du mot. Vache on est claqué d’la marche qu’on a faite. Il a fallu être à l’affût de tous les mouvements de terrain durant toute la journée. Je soupçonne L’Epouvanteur d’être légèrement parano, ou bien de nous cacher quelque chose. Serait-il recherché ?
 
***
Note :
- A la prochaine étape en taverne faire boire L’Epouvanteur et essayé de le faire parler
***

 
Il a failli nous accompagner, nous les nanas, quand on a voulu aller se vider la panse derrière une grosse pierre. Parano et pervers !
 
Garoth ronfle déjà comme un bienheureux dans la poussière. J’vous jure on n’est pas prêt de se sortir la tête du cul si on se bouge pas un peu… Hop, j’lui décoche un coup de pied, ni vu, ni connu, au pire si il gueule j’accuserai quelqu’un d’autre…
 
¤¤¤
 
Quelle bande de branquignoles ! Ca fait deux heures qu’on s’escrime à faire un feu. On a mouillé notre amadou à la dernière saucée qu’on s’est prise (fichu pays où il flotte un jour sur deux) et on a plus de bois sec pour faire partir les étincelles. J’me pèle le jonc… On va encore manger froid et j’ai des fourmis dans les jambes. Y’a rien qui va !

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MessageSujet: Re: [RP] La Dévouée raconte...   Mer 09 Mar 2011, 15:39

[Mars 1459 - Franche comté]

La Dévouée traînait des pieds depuis l’aube, tenant sa monture au bout de son licol. Ce matin fallait bien le dire : le cœur n’y était pas. Etait-ce la mauvaise nuit qu’elle avait passée sur Lausanne ? Ou bien le fait qu’elle se soit encore chamaillée avec son compagnon de voyage ? Nul n’aurait su, mais à la mine renfrognée qu’elle se tapait, il ne valait mieux pas la chercher de prés la gamine…

Faim… Soif… Mal aux pieds… Pourquoi que j’ai pas droit de tenir la carte ? Hein ?

Les jérémiades allaient bon train, mais manque de pot avec l’autre hispanique ça marchait moins bien que d’habitude. Elle essaya d’en rajouter, ce qui lui valu de se prendre le plan du voyage dans la tronche. Elle capitula, boudeuse, et fit son bonhomme de chemin seule, avançant plus en avant pour montrer son mécontentement.

Qu’est ce qu’elle en savait elle que le nord devait se placer en haut d’une carte ? Personne ne lui avait jamais indiqué comment tenir exactement le papelard et elle ne s’était jamais perdue en chemin. Bon elle avait fait des détours, certes, mais jamais elle n’avait échoué à des lieues de sa destination. L’autre avait pourtant du mal à la croire et ils n’avaient eu de cesse d’attiser ce débat depuis plusieurs jours. C’était vraiment agaçant… Santiaggo. Rien que le nom sonnait rébarbatif, comme une ritournelle qui restait coincée dans la gorge. Elle aurait du s’en douter, ça oui ! Et Picsous qui lui écrivait que si le bougre faisait cavalier seul c’est qu’il se faisait toujours coursé partout. Hum… Que du bonheur !

Faile tira un peu sur sa lanière de cuir amenant la gamine à se retourner vers sa pouliche.
Mouais cocotte… C’dur la vie… Elle vint câliner la jument, glissant un coup d’œil vers le brun qui allait bon train derrière elle. Vraiment, elle l’aurait pensé plus drôle ! A cet instant elle aurait donné tout l’or du monde pour faire le voyage avec Fauve. Elle haussa les épaules. Depuis combien de temps n’avait-elle pas vu la rousse ? Deux mois, peut-être plus ? Elle soupira, et colla son nez dans le crin odorant. Cette odeur la sécurisait, et ça lui mit un peu de baume au cœur.

Dis Santiaggo, tu connais la chanson du petit bonhomme en mousse… ?

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