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 [RP] La virée des amants terribles du Lion

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Méliandulys
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MessageSujet: [RP] La virée des amants terribles du Lion   Ven 13 Aoû 2010, 16:23

Tout était sombre et froid. Il grelotait. Son corps recouvert de la rosée matinale frissonnait, l'humidité semblant l'avoir imprègne jusqu'à en gagner ses os. Ses os justement qui semblaient vouloir se briser au moindre mouvement, à la moindre respiration. Le réveil était douloureux. Il essaya de déglutir. La tache se révéla éprouvante tant la salive semblait se faire rare et épaisse. Était-ce de la salive ou du sang. Sans doute un mélange de ces deux fluides.

Il ouvrit un œil, se découvrant étalé de tout son long à même le sol, la gueule écrasé contre la terre, le nez envahi par une forte odeur de tourbe mêlée à des relents de sang. Un mélange écœurant qui lui aurait soulevé l'estomac si son corps ne s'était pas senti aussi las. Son œil inquisiteur découvrit ensuite sa sica qui gisait sous ses yeux à quelques centimètres, la lame souillée d'éclaboussures pourpres, ce liquide visqueux la maculant lui appartenant en partie. Sa respiration état saccadée, entravé qu'elle était par cette vive douleur qu'il ressentait au niveau des cotes. Il avait mal, c'est qu'il était en vie.

Il lui fallut quelques instants pour parvenir à bouger. Une main aventurière commença à serpenter maladroitement parmi les herbes folles gorgées de rosée. Le bras se déploya finalement, s'émancipant de ce corps meurtri. Il cherchait à tâtons, le regard éteint, la respiration hasardeuse. Il finit par l'effleurer, du bout des doigts, enfin. Cette chevelure répandue sur le sol humide. Il la remonta, avec empressement fébrile, effleurant d'abord son front. Continuant son exploration, le Capitaine découvrit les paupières closes de sa féline, son nez d'où s'échappait un fin filet d'air chaud, sa bouche qu'il dessina du bout des doigts, sentant les lèvres tressaillirent à son contact. Il continua ainsi, le soulagement le gagnant à mesure qu'il découvrait ces signes qu'il recherchait. Des signes qu'elle allait bien. La main continua de glisser, le long de son fin cou, jusqu'à stopper sur la poitrine de Raika, comme hypnotisée par les battements régulier du cœur qui s'y cachait. Un fin sourire égaya le visage du capitaine et il sombra de nouveau, apaisé qu'il était de la savoir vivante malgré cette vilaine farce dont ils avaient été victime cette nuit là.



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Méliandulys
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MessageSujet: Re: [RP] La virée des amants terribles du Lion   Lun 23 Aoû 2010, 19:10

Raïka a écrit:
Tremblement sur ses lèvres, un poids sur sa poitrine, un poids à en manquer d’air.

Hhaaann hhaaaAA!

La poitrine helvète se soulève dans toute son amplitude cherchant ce flot de vie qui pourrait la récupérer des eaux brouillés où sont esprit erre doucement. Retour pénible à la conscience, une douleur aigu à l’intérieur de la hanche.

Le nez vers le ciel, la blonde sicaire parvint à calmer ses paupières aveuglées par le soleil déjà bien haut et fixa le bleu du ciel, sans pensées, aucune. Ils en étaient là, pour Lui, par Lui, pour Sa gloire et le salut du monde. C’est la route qu’ils avaient choisis, le reste n’était qu'amusements divins. Et Deos avait parfois de biens étranges façons de se divertir.

Retrouvant un peu ses esprits, la genevoise glissa une timide main sur son flan meurtri, retenant un gémissement à la découverte de l’ouverture sanglante qui la déchirait. Continuant son manège, la dite main se posa ensuite sur sa poitrine où elle découvrit avec joie la main tiède et écrasante de son fauve Capitaine.

Alors son encéphale, comme un projecteur à bobines trop usé, lui remémora cette horrible nuit. Elle revoyait cette dame à genoux implorant à chaudes larmes Aristote de venir la sauver… la pauvre ! et puis… son Capitaine, toujours aussi éloquent, récitant quelques versets d'Averroës … et cet enfant… ce petit gamin… qui paraissait si tétanisé… elle qui lui avait jeté d’inquiets coup d’oeil si souvent… il n’avait suffit que d’un instant pour renverser la position des pièces. Tout était allé si vite !

Trop, c’était beaucoup trop d’images d’un coup et elle avait si soif ! Ramassant le peu d’énergie qui lui revenait lentement, elle réussit à se relever douloureusement. Et la féline helvète assoiffée, en position verticale retrouvée, tendit l’oreille et repéra très vite le bruissement d’un cours d’eau. Un béat sourire s’afficha alors sur son visage livide et elle rejoignit titubante la source de son bonheur. Deos n’était jamais très loin, Il ne les abandonnerait pas à leur noirceur.

Elle posa les genoux dans la fraicheur de ce ruisseau sauveur et s’en abreuva.

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Méliandulys
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MessageSujet: Re: [RP] La virée des amants terribles du Lion   Mar 24 Aoû 2010, 02:41

Le Capitaine avait toujours les paupières lourdes et immobiles, linceul de chair dissimulant un regard vide. L'esprit refermé sur lui même et le corps embrasé, il ne bougeait plus, attendant sans aucun doute un coup de pouce divin. A l'exception de sa poitrine se soulevant par moment au rythme d'une lente respiration, et de ses lèvres prisent de tremblements soudains lorsque les douleurs lancinantes se rappelaient violemment à lui après lui avoir laissé quelques instants de répit, sans cela donc, on aurait cru le bienheureux sicaire parti rejoindre le très haut.

Une oisiveté forcée qui ne saurait convenir à un défenseur de la Foy originelle. La lutte n'était encore qu'à ses balbutiements, le combat s'annonçait encore long et ardu et perdurerait bien après que les vers aient dévoré sa carcasse de réformé. Déos le lui avait bien dit pourtant que le duel avec les impies oies pourprées de Rome ne s'arrêterait pas aux premiers sangs versés. Et voilà pourtant le Capitaine en train de se la couler douce, embrassant intimement la terre de tout son corps fourbu. Piètre combattant, piètre serviteur que voilà.

Et c'est la que Déos lui même entra en scène. Fallait bien qu'il file parfois un p'tit coup de main aux enfants combattant en son nom, même si pour cela, il devait repousser le gueuleton prévu avec Averoes et Christos... Une violente gifle transcendantale au fin fond de sa caboche, l'étincelle divine qui enflamme les braises flemmardes d'une âme flottant dans les méandre tissé entre monde physique et métaphysique. Déos était clair, le Capitaine aurait encore maintes fois l'occasion d'offrir le sien de sang au Nom du Très Haut. Autant de fois que ce dernier le jugerait nécessaire avant de le rappeler à ses cotés pour le jugement.

Et lorsque sous ses doigts, il sentit la réalité se défiler, ce corps glisser et lui échapper. C'est en sursaut qu'il se redressa, ne sentant plus au contact de sa main que l'humidité de son matelas végétale de fortune. Il ne fallut pas attendre longtemps pour qu'un hurlement suive son mouvement brusque et imprudent. Le regard qui se ponctue d'étoile, le gout du sang qui remonte et la tête qui bourdonne. Et d'un coup, l'oxygène qui afflue, le corps qui s'irrigue, le cri du nouveau né et le Capitaine de vivre une nouvelle naissance. Il était en vie et plutôt en forme à en juger par la douceur des mots qui furent alors expulsés de bon cœur de sa bouche...


'tain, tu pourrais pas être plus doux par moment ?!
Tu l'sais bien pourtant que j'suis d'une humeur de fauve quand on me réveil trop brutalement !!
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MessageSujet: Re: [RP] La virée des amants terribles du Lion   Dim 29 Aoû 2010, 04:54

Toujours les mêmes gestes difficiles... d'abord la jambe gauche, puis la jambe droite...

Chacun de ses lents mouvements étaient ponctués de grimaces et de râles sonores mais tant bien que mal, il réussissait à remettre sa carcasse en mouvement. Sous les encouragements de la pom-pom girl divine lui bourdonnant aux oreilles, le Capitaine se redressait et relevait la tête. Un puissant "Lèves toi et marches" qu'il lui glissait le Très Haut...


Oui, oui ça va... j'vais, j'y vais... pas besoin de me servir du réchauffé...

Il finit de se redresser avec difficulté. C'était douloureux. C'était toujours douloureux une naissance. Même si cette fois, elle ne s'accompagnait pas de cris ni de pleurs - on ne pleurs plus à cet age là, ou en cachette parce que ça fait mauvis genre - et que la trogne du capitaine, même esquintée comme elle l'était en cet instant, n'atteignait pas un niveau de surréalisme aussi élevé que la bouille déformée rougeaude et fripée d'un nourrisson. Après s'être finalement ramassé en entier, c'est sa sica qu'il arracha au sol et vint essuyer comme il put sur un coin de sa cape.

Le corps n'allait pas trop mal à mesure que la machine se remettait en marche. Un peu grippée, rayée par endroit, mais pas encore classée épave. Il fallut encore quelques longues minutes avant que l'esprit retrouve toutes ses facultés. Si l'on part bien sûr du principe que le Capitaine les ait un jour eu toutes ces facultés en question.

Son regard partit alors à l'aventure, cherchant et trouvant l'affriolante silhouette de sa féline s'abreuvant près d'un cour d'eau un peu plus loin. Les instincts de chasseur du capitaine se mirent alors en éveil. Il était tout à coup plus frais le gardon genevois, l'œil vif, la queue qui freti... Les oreilles sifflèrent de nouveau sous les douces paroles de Déos, l'arrachant à ses divagations lubriques.

C'est vraiment pas l'moment de s'imaginer vautré dans le stupre et la luxure ! T'as du boulot !

Oui oui, râla le capitaine. Mais pas trop fort, il n'avait pas envie d'essuyer le courroux du Très Haut. Celui du bougre qu'ils avaient croisé pendant la nuit lui paraissait déjà amplement suffisant pour le moment.

Sa jambe droite passa devant la gauche et voilà la carcasse réformée repartie comme en 40, droit vers le ruisseau. Arrivé aux cotés de sa belle sicaire, il s'arrêta, cherchant simplement son attention. Aucun mot ne fut échangé. Les regards suffisait et rien ne nécessitait pour le moment que leurs langues se remettent à courir inutilement. Il posa une main sur l'épaule de la blonde féline et lui offrit un sourire furtif. Leurs corps avait à n'en pas douter, souffert de cette mauvaise farce nocturne à laquelle ils avaient pris part. Mais, pour peu qu'il ne cède pas, le corps châtié, mordu par l'acier ou échauffé par les coups, rend la Foy et l'âme encore plus résistante.

Le capitaine abimé détacha sa cape et la laissa choir au sol, retira sa chemise, découvrant son torse endolori se reflétant à la surface de l'eau. Il finit par faire les quelques pas qui le séparait encore du lit et s'y engouffra lentement, l'eau fraiche parvenant à atténuer quelques peu les brulures de son corps. Bien vite l'eau transparente se troubla, sa surface se zébrant de fins cordons pourpre. Le Capitaine grogna... était-ce de contentement ou un cri plaintif. Sans doute un peu des deux. Mais il resta là de longs instant, caressé, bercé, pansé par les flots calmes du ruisseau. Avant de finir par adresser quelques mots à la jolie blonde.

Et qu'en pense la belle sicaire... Était-ce la un avertissement du très Haut nous invitant à cesser pour un temps au moins, ces activités que les âmes romaines les plus pourries et les plus perverties ne voient autrement que comme de simple actes malveillant... où nous met-il simplement à l'épreuve pour voir jusqu'au nous sommes prêt à aller pour le servir, quitte à abandonner notre dernier souffle de vie dans ce combat en son nom ? Retournons nous chercher un médicastre qui apaisera nos corps, ou continuons nous la lutte dès cette nuit ?

L'état de leurs corps n'aurait pas du leur laisser le loisir de se poser ce genre de questionnement. Mais certains combats des plus grands et des plus honorables qui soient, nécessitent des sacrifices devant lesquels le chevalier du Lion ne saurait reculer, ne fusse même que d'un pas maladroit.
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MessageSujet: Re: [RP] La virée des amants terribles du Lion   Mer 08 Sep 2010, 17:24

Raïka a écrit:
L’eau fraiche et vivifiante qu’elle porta à sa bouche la soulagea sans égal. Elle en but, en rebut et s’en repu. Elle observa un instant son reflet onduler sur cette source de vie puis fermant les yeux, elle y plongea le visage. Le lent débit du cours d’eau calma son esprit et la tête plus claire, elle se redressa, toujours à genoux sur les cailloux polis.

La jeune sicaire se décida enfin à jeter un œil sur la plaie qui la tiraillait atrocement. Détachant son ceinturon, elle souleva lentement sa chemise et ne put retenir un léger gémissement. La blessure n’était pas très large mais profonde et des caillots de sang s’en échappaient encore. Elle laissa retomber sa chemise et pressa instinctivement sur la blessure pour réduire l’écoulement. Levant les yeux au ciel, elle s'adressa au Très-Haut.

C’est malin, comment j’suis supposée t'servir maintenant, hein ?! Je dois aller convertir un médicastre peut-être, c’est ça que tu me réserves ?! tssss

Chancelante et prise d’un étourdissement soudain la blonde helvète rejoignit la rive et s’y assied, essayant mentalement de se convaincre que la blessure n’était que superficielle et que la souffrance n’était pas réelle. Une présence se fit alors sentir, s’approchant d’un pas lourd. Elle devina son Capitaine. Tournant lentement la tête vers lui, elle lui offrit un regard brillant et une bouche muette. Mélian déposa alors une main rassurante sur son épaule et se dérida d’un bref sourire se voulant de même nature avant de s’engouffrer dans le lit aqueux.

Le sang s’écoulait vite, certainement trop vite, la genevoise s’affaiblissait mais elle résistait toujours à la tentation de s’étaler de tout son long et dormir, dormir très longtemps. Les yeux rivés sur ce corps dénudé qui flottait devant elle, elle s’accrochait à ce qui lui restait d’énergie sentant une étrange euphorie la gagner.

À la tirade de son fauve compagnon, la jeune sicaire ne put réprimer un fou rire. Dents au vent et regard amusée elle lui répondit;

Même affaibli, tu trouves le moyen d’en dire long, compagnon !

Laissant son sourire s’évanouir, elle continua; Je crois que Deos nous a trouvé un peu trop sur de nous. L’excès de confiance est aussi châtiable qu’un excès de colère, non ? Il nous en fait payer le prix. Aussi bien comprendre la leçon pour ne pas qu’il répète ou pire, qu’il se fâche! Elle força alors un sourire en coin pour camoufler la douleur qui la fit grimacer. Pressant davantage la plaie, elle continua;

Je crois que nous devrions nous panser nous même et poursuivre notre mission ou plutôt... la commencer vraiment. Ce n'est qu'une épreuve. Et puis, nous risquerions beaucoup trop à mettre les pieds en Savoie.
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