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 La Défense de Modène

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MessageSujet: La Défense de Modène   Jeu 28 Mai 2009, 21:43

EPISODE 1 : La nuit du 27 mai 1457

Acte 1 : Saoul comme ce n’est pas permis

L’ordre était tombé, il fallait tenir coûte que coûte. Deux armées génoises étaient aux portes de la ville, elles lanceraient l’assaut cette nuit même. Le jeune mercenaire était pris au dépourvu, à part sa dague il n’avait pas d’arme. Il devait se mettre en quête d’un quelconque manche, pour au moins se fabriquer un épieu. Ira fit un tour au marché, il était vide depuis que les génois assiégeaient Modène. Le jeune homme se dit que la meilleure solution était de voir avec ses chefs. Il décida donc de faire le tour des tavernes, pour voir s’il trouvait quelqu’un.
Après quelques visites infructueuses, Ira finit par apercevoir Gala attablée à la taverne, Il alla s’asseoir au près d’elle et lui exposa son problème. La jeune femme pris les choses en main, envoyant immédiatement plusieurs courriers à ses connaissances.
Pendant que les deux jeunes attendaient les réponses, un sympathique génois vint s’attabler avec eux et leur paya à boire, il avait certainement l’intention de leur extorquer quelques informations. 30 bières plus tard, l’individu repartit bredouille, mais le jeune mercenaire était complètement saoul. Ira tenait à peine sur ses jambes, un régime à base de tisanes et d’infusion s’imposait pour le remettre sur pied.


Acte 2 : Sur le bastion

40 tisanes plus tard, Ira n’allait pas beaucoup mieux mais il fallait bien y aller. Ce fut toute une aventure pour arriver jusqu’au bastion dont ses camarades et lui étaient chargés d’assurer la défense. Le jeune homme du faire plusieurs haltes en chemin pour repeindre les pavés des rues de Modène aux couleurs du contenu de son estomac. Une fois à bon port, il du s’asseoir tout de suite car sa tête tournait trop. Il dut subir les rires et les quolibets de ses compagnons. Bourré et sans armes, quel magnifique mercenaire, rien qu’à sa vue, les ennemis trembleraient de peur. Il était déjà tard, Morphée le prit dans ses bras, le jeune homme rêva d’autres bras.
Une furieuse canonnade, le réveilla en sursaut, les bombardes génoises donnaient de la voix. Combien de temps avait il dormi ? Quelques minutes ou plusieurs heures, il n’en savait rien et ce n’était pas le moment de se poser la question, l’attaque était imminente. Les bouches à feu se turent et les cris de guerre retentirent …
C’était l’assaut, les fantassins génois se ruaient. Ira suait à grosse goutte, une vieille amie était là : la peur. Il la connaissait bien, il l’avait déjà pratiquée, s’était presque habitué à elle. Il l’avait un peu apprivoisée …
Les premières échelles tombaient sur le rempart, plusieurs furent repoussées dans le vide, mais les attaquants prenaient pied sur le bastion. Les lansquenets contrattaquèrent rageusement et les refoulèrent, Ira sous les effets de l’alcool fut entraîné par une échelle en la repoussant. Il retrouva en bas du bastion, sa chute fut amortie par des corps, il perdit connaissance sur le coup.


Acte 3 : L’aurore aux doigts de rose (Homère)

Les premiers rayons du jour réveillèrent le jeune homme. Ira avait mal partout et surtout à la tête, en se relevant, il s’aperçut qu’il était sur des cadavres de génois. Le mercenaire eut besoin de quelques minutes pour se remémorer les événements de la veille. Sa première préoccupation était de trouver un moyen de revenir dans la forteresse. Pendant qu’il méditait son regard fut attiré par un objet qui était parmi un les morts, une arquebuse ! Voilà il avait trouvé une arme, le mercenaire se précipita pour la prendre, Ira prit également de la poudre et des balles. Maintenant, opération retour, une idée lumineuse, utiliser une des échelles des assaillants. Il la posa contre le rempart du bastion, et gravit les barreaux deux à deux. A mi-échelle. Il entendit en même temps que l’échelle tanguait :

Chi va? Ces mots étaient prononcé avec un fort accent espagnol

Le jeune homme cria :


No jodáis ! Soy Ira !

La seule réponse qui lui parvint fut un éclat de rire. Le mercenaire accéléra le mouvement, une tête et une main apparurent derrière le créneau, c’était Cro. Ce dernier l’aida à rejoindre la plateforme. Ensemble, ils se débarrassèrent de l’échelle. Puis comme cela devenait habituel après chaque combat, il sortit de sa besace, la petite fleur blanche séchée, Ira la regarda et sourit car il était vivant.
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MessageSujet: Re: La Défense de Modène   Lun 15 Juin 2009, 19:43

EPISODE 2 : Les journées du 28 et 29 mai 1457

Acte 1 : Dans l'antre d’Héphaïstos

Les lansquenets allaient devoir défendre pendant deux journées consécutives. La dernière nuit avait été très mouvementée mais maintenant Ira avait une arme et quelle arme ! Le summum de la technologie, le jeune mercenaire paradait avec son arquebuse, l'exhibant dès qu'il en trouvait l'occasion. Avec une telle arme, il se sentait invincible, Zeus lançant la foudre.

Ses camarades étaient moins convaincus de l'efficacité de la poudre noire et après avoir tenu un mini-conseil de guerre, décidèrent qu'il lui fallait une épée. Ira approuva mais posa une condition, il voulait que Brekk soit réparée, hors de question pour lui de manier une autre lame. Le jeune homme était trop attaché à sa rapière, un cadeau d'un être cher, aujourd'hui disparu. Cette disparition n'empêchait pas Ira de se sentir toujours lié avec l'ancienne propriétaire de l'arme.

Cro le grand argentier des lansquenets se chargerait de financer l’opération, après plusieurs habiles transactions passées sur le marché en utilisant des lettres de changes, il parvint sans difficultés à réunir la somme nécessaire.

Moli forgeron de métier, se proposa pour réparer la lame. Le plus dur serait de trouver une forge et un artisan disposé à prêter son lieu et ses outils de travail. Mais être Prévôt des maréchaux avait des avantages, Moli usa de son influence pour réquisitionner une forge.
Le chef des lansquenets se mit rapidement au travail, le métal rougeoyait dans le creuset jusqu'à en devenir liquide. Puis plongé dans l'eau et martelé au rythme d'une mélopée, apprise des maitres forgerons mudéjars dans la lointaine Castille, la lame reprenait forme. Une fois la lame prête, sa garde fut de nouveau fixée sur elle.


Ira la prit en main, elle était parfaite, il la fit siffler en fendant l'air. Moli tira sa tolédane du fourreau et les deux jeunes hommes firent plusieurs passes d'armes. Le test fut concluant, l'épée était prête.


Acte 2 : L’ultime attaque

L’après-midi du 28 et une partie de la nuit du 28 au 29 se déroulèrent sans encombre. En plein milieu de la nuit, l’alerte fut donnée. Les Génois remettaient ça. Ils avaient changé de tactique, cette fois ci ils tentaient l’infiltration, mais repérés par une patrouille, ils ne purent éviter le combat. Ira et ses camarades furent dirigés vers l’endroit des combats.
Le mercenaire, arquebuse sur l’épaule, était plein d’entrain à l’idée d’utiliser son nouveau jouet. Mais diantre, ce qu’il n’avait pas pris en compte c’est qu’elle pesait lourd. Cela l’obligeait à marquer de pauses, et Ira se retrouva rapidement à la traîne de ses compagnons.

Une fois sur le lieu de l’engagement, nouveau problème pour le jeune homme, comment se servir de l’arme ? Quelle quantité de poudre fallait-il utiliser ? Après plusieurs tergiversations, l’arme fut prête à l’emploi, mais il fallait encore allumer la mèche. Ira chercha autour de lui puis posa l’arme à terre et se précipita pour prendre une torche qui gisait par terre avec son ancien propriétaire. Il put enfin allumer la mèche, il allait faire feu.
La férocité de la mêlée avait été telle qu’elle était déjà terminée. Les génois fuyaient, Ira fit feu sur un groupe de retardataires. Il tenait son arme au niveau de la taille, l’ayant un peu trop chargé, le recul le projeta au sol et il ne vit pas la balle s’écraser contre un mur. Joli tir !

L’atterrissage se fit sur les fesses. Le garçon se releva tout contusionné, mais heureusement pour lui, rien de cassé. Il aurait un beau bleu sur le côté droit là où la crosse avait frappé, et deux vilains sur les fesses. Ira pouvait s’estimer heureux ayant échappé à la brulure de la poudre.

Les défenseurs se dispersèrent, chacun retournant à son lieu de garde. Quelques heures plus tard, libéré de son service, Ira fit un tour sur les remparts. Les Génois avaient levé le siège.

L’explication viendrait deux ou trois jours plus tard avec l'arrivée de trois armées sous la bannière du lion de Saint Marc aux portes de la ville. Les Vénitiens étaient là, la bataille pour la défense de Modène était terminée.
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MessageSujet: Re: La Défense de Modène   Sam 27 Juin 2009, 09:09

EPISODE 3 : Les journées du 30 mai au 23 juin 1457

Acte I : La longue marche

Les Vénitiens étaient là depuis 2 ou 3 jours, lorsque le général commandant l’armée Quarantia décida de recruter. Plusieurs des Lansquenets étaient déjà dans cette armée, ainsi qu’un certain nombre d’autres hispaniques, des Catalans, des Castillans, des Aragonais et des Valenciens. Ce fut tout naturellement vers cette armée que les Lans présents à Modène se dirigèrent, Ira les suivit.

L’armée stationna encore quelques jours à Modène, le temps de terminer le recrutement et de se réapprovisionner en vivres. Le jeune homme mit à profit ce temps pour faire la connaissance de ces nouveaux camarades et apprendre à manipuler correctement son arquebuse. Il suivit les conseils éclairés de plusieurs d'entre eux et très rapidement, Ira apprit à épauler, viser et faire feu convenablement.

Une fois l’armée prête, elle se mit en route. Après plusieurs marches et contremarches stratégiques, elle arriva devant Massa où elle fit une dernière halte, pour attendre les deux autres armées qui devaient participer à la campagne.
Ces journées de marche étaient d’un profond ennui, Ira passait une partie du trajet sur Tornado et l’autre à pied pour ne pas trop fatiguer la jument. La marche se faisait à la vitesse des charrettes qui transportaient le ravitaillement et la poudre.

Les soirées, près du feu de camp, étaient plus animées. Les soldats, hommes et femmes, profitaient de ce moment de détente pour oublier les tensions de la journée. Le jeune homme jouait souvent de sa guiterne et ses camarades l’accompagnaient en chantant et tapant des mains. Les jeunes femmes se mettaient à danser, dessinant des arabesques ensorcelantes avec leurs mains, tournant autour des flammes dans une sarabande sensuelle et envoutante.
Les flammes, elles mêmes, semblaient prendre part à cette atmosphère festive, leurs crépitements recouverts par la musique et les chants, elles ondulaient projetant des ombres gigantesques sur les tentes alentours. Puis la fatigue les gagnait, les uns après les autres, ils rejoignaient leur tente essayant de trouver un sommeil réparateur.


Acte II Le 23 juin 1457

Après la courte halte de Massa, les trois armées se lancèrent dans la bataille, les combats firent rage pour éliminer les deux armées qui leur barraient le chemin qui menait à La Spezia. Ira blessa un génois d’un tir pendant l’une des journées d’escarmouche qui précédèrent la bataille.

Cette dernière s’engagea le 23 juin et elle fut terrible, plusieurs de ses camarades furent blessés ou tués. Ira s’en tira sans une égratignure, blessant même un de ses adversaires. Après avoir repoussée une première charge de Lance Spezzate génoise, où il eut tout loisir d’utiliser son arquebuse.

Les centaures d’acier, comme les appelait Ira, c’était de cette façon qu’il désignait les chevaliers bardés de fer sur leur monture caparaçonné, reculèrent sous la grêle mortelle provenant des rangs vénitiens. Les carreaux et les balles de plomb pleuvaient sur les chevaliers génois, leur charge fut stoppée nette par ce déluge, leurs rangs étaient clairsemés.

Mais les arbalétriers montés qui couvraient leurs flancs avaient fait des dégâts parmi les troupes de la Sérénissime. Ils s’étaient approchés à distance de tir et avaient déversé leurs carreaux sur la masse de soldats vénitiens. Plusieurs des camarades d’Ira tombèrent touchés par la pluie de dards meurtriers. Certains ne furent qu’égratignés d’autres mortellement blessés.
Les arbalétriers montés se repliaient dès que l’infanterie vénitienne faisaient mine d’avancer en bloc compact vers eux puis ils revenaient arroser les fantassins après avoir rechargé. Ce manège dura un certain temps car les cavaliers vénitiens étaient occupés ailleurs.

Un vent de panique sembla traverser les piétons vénitiens, qui commençait à refluer, les arbalétriers à cheval chargèrent, épée à la main, prêt à poursuivre l’infanterie adverse. Ira s’apprêtait à courir pour sauver sa vie, quand une voix l’interpella :


- A los caballos !

- Ai cavalli ! répondit un deuxième cri en écho au premier.

Plusieurs camarades étaient déjà sur leur monture, ils revenaient vers la mêlée Poussant devant eux toutes les montures qu’ils avaient trouvées à l’arrière. Le jeune homme aperçut Tornado et la siffla, elle piaffa et se dirigea vers lui. L’infanterie vénitienne arrêtée dans sa fuite par les cavaliers qui les hélaient et leur barraient le chemin de la fuite, fit face à la charge des arbalétriers montés génois.
Ira accrocha son arquebuse à l’une des sacoches, puis enfourcha la jument. Il suivit les autres cavaliers improvisés de façon à se placer sur le flanc des génois maintenant en corps à corps avec le reste des fantassins.

Tous tirèrent l’épée et chargèrent, sous le choc les génois cédèrent et fuirent, les piétons improvisé cavaliers tentèrent de les poursuivre en vain. Mais partout sur le champ de bataille, les génois étaient battus et retraitaient en désordre.

Les trois armées vénitiennes lancèrent la poursuite, la nuit tombée les deux armées génoises avaient cessé d’exister. La route de la Spezia était libre.
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MessageSujet: Re: La Défense de Modène   Jeu 23 Juil 2009, 19:30

FIN - du 24 juin 1457 à juillet 1457

Les armées vénitiennes stationnèrent deux jours devant la Spezia qui s’avéra être un os trop dur à ronger pour elles. Les rumeurs d’armées de secours et de paix circulaient dans le campement. Ira ne se préoccupait pas de ce genre de choses, la politique ne l’intéressait pas et il avait envie de continuer à en découdre. Grande fut sa déception quand la retraite fut annoncée, les Vénitiens levaient le camp et repartaient pour Massa.

Ira, une fois à destination, continua à faire partie de l’armée une dizaine de jours supplémentaire, puis quand les perspectives de paix devinrent irréfutables, avec grand nombre de ses camarades il quitta l’armée. L’heure du bilan avait sonné pour les Lans, elle sonnait aussi un peu leur glas. La fatigue et l’éloignement pesaient sur le groupe, certains étaient partis de chez eux depuis plus d’un an. Ira avait passé une année entière sur la route, mais il se considérait partout chez lui, en clair, il n’avait pas vraiment de chez lui.

Les Lans débattirent de leurs projets et de leurs envies, le groupe décida de se séparer provisoirement, mais le provisoire étant souvent fait pour durer, cela pouvait être très long. Certains de ses camarades, prirent les chemins de l’aventure, d’autres ceux de la maison, ou d’un couvent quelconque pour expier leurs péchés. Ira resterait encore quelques temps à Massa, il comptait s’adonner aux joies simples de la pêche. Son avenir, il n’en avait cure pour l’instant, il verrait plus tard après avoir passer quelques temps chez les moines. Ira aimait ces séjours dans les monastères. La nuit il se glissait hors de sa cellule pour piller la cave ou piquer les livres des moines.

Heureux d’être sorti du conflit sans aucune blessure, deux mots lui vinrent à l’esprit Carpe Diem.
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