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 [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin

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Chaos
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MessageSujet: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:16

Le jeune brigand avait été racketté par une genèvoise. La bougresse lui avait volé près de 250 écus, en écus et en marchandise, après que Chaos ait racketté, bien sûr. Cela faisait des jours et des jours qu'il la voyait brigandé sans qu'elle essaie avec lui, mais c'était trop beau pour être vrai.
Comme ci ça ne suffisait pas, le froid l'avait affaiblit
(petit beug qui affaiblissait mon personnage) de ses crocs hivernaux. Les nuits avaient été rudes mais c'est ainsi qu'on se forge un caractère à toute épreuve.
Et puis, après tout, la vie des chemins étaient palpitantes car on pouvait aussi bien y gagner qu'y perdre ! Il n'était pas comme ces sédentaires qui savent à l'avance ce qui va leur arriver demain, à part peut être un objet de la boulasse.

Chaos rentra donc affaiblit par sa bagarre pour essayer de garder ses biens, mais satisfait d'avoir assommer Julho, ce fourbe qui l'avait mis en procès. Il était aussi heureux car il avait gardé quelques écus en réserve, assez pour se refaire une tournée de viande fraiche et aller brigander plus ou nord ou déménager, même.

C'est ainsi que l'adolescent retourna chez lui pour prendre son argent, mettre en vente quelques outils qui furent racheter par Notwen et acheter des carcasses de cochon à différents commençants. Heureusement, il avait sa barque à roulettes pour transporter tout ce poids. Tirer cette charrette spéciale lui faisait faire du sport.

Quand il fut enfin chez lui, il débarqua ses achats dans son atelier, pris son épée en main pour se mettre à l'ouvrage mais fut interrompu. Un bourrin frappait à la porte comme ci il voulait l'enfoncer.


Ouvrez !

Puis les coups reprirent. L'Âne dehors essayait de le cambrioler ou quoi ? Gardant l'épée à la main, Chaos se dirigea vers la porte qui tremblait, menaçant de sortir de ses gonds. Sa main se posa lentement sur la poignée et la tourna, doucement, puis ouvrit la porte en un mouvement de recule, arme à la main.

La surprise se reflétait dans les yeux du gamin. Cinq hommes étaient là, armés d'épées, uniformes bleus sur le dos, fixant Chaos d'un regard rancunier. L'homme qui semblait être le supérieur mais surtout le plus combattif, c'est aussi lui qui frappait à la porte, et dit d'une voix autoritaire, comme un gradé de l'armée :


Im Rahmen Ihres Prozesses hat das Gericht sein Urteil gefällt !

Sur ces mots, ses sbires s'avancèrent et posèrent un pas sur le seuil de l'habitation du brigand. Ces mêmes pieds qui reculèrent très vite quand la lame de l'épée frôla horizontalement leurs bottes.

Arrière, Chiens ! J'ai rien compris à ce que tu m'as dis mais vous allez tâter de mon épée !

Sur ces mots, il se mit en garde. Son bouclier était resté dans la chambre, pas moyen de se protéger correctement. De plus, ces agents de la prévôté fédérale étaient mieux armés.

Les gardes pénétrèrent dans la modeste demeure comme une vague. Chaos fut submerger, allongé à terre et vite maitrisé par tout ces tas de muscles. Il se débattait comme un damné mais sa respiration commençait à être coupée. Sa cage thoracique était pressée contre le sol par ces hommes qui s'amusaient à s'étaler de tous leur poids.

Quand le plus gradé finit de rire devant cette scène, il ordonna qu'on relève le prisonnier. Ce n'était pas chose aisée. Malgré leurs forces, ils étaient quatre à tenir le brigand : un pour chaque membre. Son épée avait été projetée à l'autre bout de la maison.

Le colosse s'approcha de Chaos et lui dit, surement intentionnellement, avec son haleine puant le vin rouge :


Vous être en état d'arrestazioneuh ! Vous avoir droit de garder silenze, hurler comme fillette et pleurer !!!

Cet abruti rit aux éclats. Ses lèches-bottes firent de même. Comme ci l'humiliation n'était pas assez suffisante, le garde zélé envoya son poing dans le ventre vide du captif. Sa mâchoire était serrée à l'extrême, ses narines dilatées pour supporter son rythme cardiaque, de la sueur perlait sur son front camouflé par son masque métallique.

Le sadique voulait voir la souffrance, la peur et la pitié sur le visage du gamin. C'est pourquoi il lui enleva son masque, grossièrement, griffant sa joue avec les ongles sales de ses gros doigts disgracieux. Tout ce qu'il put voir, c'était un regard haineux et foudroyant.


Ze vais toi apprendre politesse !

Dit il en fronçant ses gros sourcils touffus. Voyant que son prisonnier ne réagissait pas comme il l'aurait voulu, il lui donna un violent coup de poings. Les agents de la prévôté ne purent retenir le corps qui se retrouva propulser à terre. Le géant n'y allait pas de main morte.

Les hommes de loi ramassèrent l'adolescent qui voyait maintenant trouble, le nez surement cassé et le bas du visage en sang. Le colossal et zélé officier afficha un sourire satisfait avant de regarder un à un ses collèges et de crier, dans ce qu'il semblerait être un crie de joie :


Lassen wir ihm bedauern, zur Welt gekommen zu sein !

Ils levèrent tous le poing en l'air en criant, sauf Chaos qui était sonné suite à ce coup d'une rare violence. C'est en rire moqueur et en discution en suisse qu'ils emmenèrent le condamné à la prison de Genève sous les yeux agars des curieux qui s'étaient regroupés pour voir ce qu'il se passait. Pendant le trajet, une voix s'éleva :

C'est Chaos ! Ce traitre qui a essayé de piller Genève !

Et des sifflements couvrirent aussitôt cette voix. Des légumes furent aussi lancés par des bonnes femmes qui venaient de faire leur marché. Une tomate vint s'écraser dans la tête déjà ensanglantée et sonnée de l'adolescent. Le jus se mélangeait au sang, le reste du légume plus très frais finit par s'enlever de lui même quand les gardes furent exprès de le laisser tomber au sol. La terre recouvrait son buste et le devant de ses jambes, ainsi que ses bottes. Elle se coulait aussi au visage, formant de la boue avec le sang qui ne cessait de couler des nasaux.

Et ce spectacle continuait, encore et encore. Les sifflements. Les crachats. Les projectiles plus ou moins durs. Les chutes. Le goût de la poussière. Son esprit embrumé ne semblait même plus remarquer ce qui arrivait au corps. Ce spectacle, réjouissant aux yeux des villageois affamés de torture publique, ne semblait jamais se terminer, quand enfin les rayons du soleil et les sifflements furent stopper par des murs sombres.

Chaos venait de faire son premier pas en prison. Les même gardes que ceux qui l'avait amené l'installèrent dans sa geôle. Un cachot humide, sale, dont le lit était un tas de foin qui avait déjà servit, la distraction était de chasser les rats. Comme ci ça ne suffisait pas, ils l'attachèrent au niveau des chevilles avec des chaînes reliaient au mur. Ah les révoltés, ils semblaient ne pas les aimer.

Puis la porte de fer claqua quand les gardes sortirent après avoir jeter un dernier regard moqueur sur la larve qu'était leur prisonnier. Ce n'était que son premier jour et déjà, il était près de l'anéantissement, ou de l'évanouissement ? Qui sait ?

Le colosse avait demandé à garder la porte de la cellule de son prisonnier, qui sait ce qu'il avait dans la tête ? Seul Aristote, et même lui n'oserait peut être pas le voir, ce que lui réservait ces sombres individus.
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Chaos
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:16

La masse sombre était repliée sur elle même dans un coin de la petite pièce humide, crasseuse et noire. Chaos semblait... Pleurer ? Son front était posé sur ses genoux, ses bras étaient repliés autour.
Il y avait effectivement des larmes au bord de ses yeux, mais c'était à cause de ce mal de tête qui lui martelait les tympans. Le coup du colosse qui était toujours posté devant la geôle avait été violent. Le sang qui avait coulé du nez de l'adolescent c'était coagulé sur son visage. Son masque ? Où était il ? Chez lui...

Trop souvent au goût du prisonnier, le garde ouvrait la fente de la porte en bois pour voir ce qu'il se passait à l'intérieur. Cela l'amusait apparament puisqu'il riait à chaque fois qu'il voyait ce triste état. Son rire était si méprisable, si moqueur, si énervant, que Chaos, dans la fin d'après midi de ce jour où il fut capturer, cria de toutes ses forces qu'il lui restait :


Ta gueule !!!

Le sadique arrêta de rire. Il fronça les sourcils avant de refermer la fente. Le silence s'installa. On n'entendait plus que les battements du cœur de l'adolescent. Mais ce répit ne fut que de courte durée car bientôt, on entendit des clés s'agitaient derrière la porte. Cette raclure essayait d'entrer ! La grosse clé tourna dans la serrure avant que la porte s'ouvre, laissant voir cette gigantesque silhouette avec... un fouet dans la main !

Cet officier zélé venait de s'armer. Que voulait il ? Donner une correction à son prisonnier ? La réponse allait vite venir. Les grosses bottes noires du geôlier claquait sur les pierres grises du sol. Le fouet fut relâcher, il trainait à terre jusqu'à ce que la grande carcasse soit devant son nouveau souffre-douleur t qu'il s'arrête. Son rictus sadique était apparut sur ses lèvres. Le même que quand il était venu arrêter Chaos chez lui, usant de la force. Et ça se disait respectueux de la loi ? Représentant de celle ci ? N'importe quoi ! C'était comme ces procureurs et juges qui usent de la sorcellerie pour faire condamner des innocents.
En parlant d'innocents, de quel droit le juge a jugé coupable l'adolescent, alors qu'il y avait vis de forme ? Encore un qui va se faire sonner les cloches quand l'impulsif gamin sortira.

L'officier était toujours là, avec son maudit sourire. Par contre, il semblait plus sombre qu'avant. Il fallait bien l'avouer, Chaos le fixait avec la peur au ventre. Oui, il avait peur, chose qu'il ne laissait pas voir et qu'il n'avait pas, normalement. Mais là, il ne contrôlait en rien la situation. Il n'était qu'un objet du décor. Quand le colosse eut finit d'apprécier le sentiment qu'il donnait à sa proie, il cria :


Que toi avoir dis ?!

N'attendant même pas la réponse, il leva son bras et le rabattit, amenant le fouet dans son mouvement pour qu'il déchire la peau de sa victime, au niveau des reins. Ce même endroit où il avait encore la cicatrice faîtes par cette Teutonique qui lui avait planté son épée dans la rate. Un cri, perçant, de douleur s'échappa de la bouche de Chaos.

Wiederhole !

Il voulait que le captif répète son insulte, mais il était trop occupé à se mordre la langue pour supporter la douleur. Comme ci le sang qui coulait de la plaie ne suffisait pas, le garde recommença. Le fouet déchira sa chemise pour déposer sa marque sur le torse du gamin. Son cœur battait comme jamais. La mort était proche ? Pendant que Chaos s'apitoyait sur son sort, son bourreau riait aux éclats. Les autres gardes ne l'entendaient pas rire ou n'osaient ils pas monter, par peur de représailles ?

Heureusement, un coursier toqua à la porte, alors que le garde s'apprêtait à porter un autre coup, mais au visage. Le sadique colosse regarda l'inconnu qui tenait deux papiers à la main. Le "sauveur" fit signe de les laisser seul. Le garde exécuta l'ordre en voyant le sceau ducal des lettres.
Le serviteur approcha du corps ensanglanté.


Sir Chaos ?

Il ne répondit pas. Le facteur moyenâgeux se demandait si c'était bel et bien à cet homme qu'étaient destinées ces courriers. Après un moment d'hésitation, il tendit les parchemins en disant :

C'est pour vous.

Chaos ne réagit pas. Il avait bien trop mal pour se préoccuper de cela. Le serviteur des instances ducales se sentit bête devant cette situation, et prit la peine d'ajouter :

Je crois que... Heu... Je vais vous les lire...

L'homme élégamment habillé semblait gêner par la vu du sang qui se répandait sur le sol. Cette perte ne pouvait pas entrainer la mort directe, mais de peu que cela ne s'infecte, cela emporterait l'âme du blessé qui écouta l'orateur s'éclaircir la voix, avant de lire sur un ton solennel :

"Par la présente, les autorités de police du Comté vous signifient votre mise en accusation.
Il vous est reproché notamment des faits de trouble à l'ordre public.

Votre procès commence dès aujourd'hui. Vous êtres prié de vous rendre au tribunal d'ici à deux jours ouvrables.

Pendant la durée de l'instruction, vous resterez en liberté."


Et la deuxième lettre :

"Par la présente, les autorités de police du Comté vous signifient votre mise en accusation.
Il vous est reproché notamment des faits d'esclavagisme.

Votre procès commence dès aujourd'hui. Vous êtres prié de vous rendre au tribunal d'ici à deux jours ouvrables.

Pendant la durée de l'instruction, vous resterez en liberté."


Ces nouvelles eurent le mérite de faire apparaitre un sourire amusé au torturé. Rester libre le temps de l'instruction ? La mise en accusation aujourd'hui ? Mais il était enfermé ! Le comble était qu'ils disaient attendre deux jours, ce qui était totalement faux puisqu'au bout de quelques heures, on savait très bien que l'accusé ne viendrait pas.

Le coursier s'en alla, laissant les parchemins à côté de l'adolescent. Le garde referma la porte et partit vider quelques tonnelets avec ses amis. Et lui, accusé, enfermé abusivement lors d'un procès totalement vice réformé où même le procureur n'avait pas daigné venir, dormirait avec les rats et les parasites, pour purger son premier jour de prison, mais surement pas le dernier.
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Chaos
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:17

La_isabella

Isabella redescendit les marches de la mairie en les comptant… cinq, puis elle tourna à gauche et, une main devant elle, elle trouva le contact avec le mur et s’y s’adossa. Elle ferma les paupières, par réflexe, pour mieux réfléchir, mais le geste ne fit qu’assombrir un peu la lumière diffuse qu’elle percevait. Le temps était ensoleillé, probablement.

Bon, elle était seule à Genève. Tante Bernadette était morte… C’en était fini d’un revenu et d’un endroit où habiter. Elle avait quitté Lausanne et était venue jusqu’ici à la demande de sa parente vieillissante pour lui servir d’aide à la maison. Les registres étaient clairs et bien à jour, l’incendie de sa maison avait tout détruit, enfin, pas tout. La jeune aveugle referma les bras sur le coffret de métal qu’elle tenait sur sa poitrine. Il avait été sauvé des flammes et il était fermé à clé… alors que la clé, personne ne savait où elle était, évidemment. Isabella n’avait pas vu le sourire confus de l’employé à la mairie, mais elle l’avait deviné dans sa voix qui avait dit :


Vous faudra trouver un serrurier, ma p’tite dame… ou un forgeron… et j’suis désolé pour vot’ tante… voulez aller voir… euh… savoir… où qu’était la maison… c’qui en reste, les cendres, quoi… pour vous recueillir, ou un truc du genre?

Isabella avait secoué la tête et murmuré un « non, merci, c’est inutile », puis il l’avait raccompagnée à la sortie. Que faire à présent? Rester quand même ici?

La place devant la mairie était animée et les ragots allaient bon train. La jeune aveugle reconnut un nom parmi les racontars et les rires des badauds : Chaos. C’était le garçon qui lui avait indiqué la meilleure auberge à son arrivée au village et qui l’y avait même menée, parce qu’il passait par là avait-il dit. Les gens se moquaient, il y avait eu chahut et il était en prison depuis la veille... molesté et affamé disaient certains. C’était comme ça dans les prisons ici? Elle ne pouvait pas le croire… mais si c’était vrai? Il avait été gentil avec elle, elle devait savoir. Elle plaça le coffret sous son bras et décolla son dos du mur. Autant en avoir le cœur net, si c’était des ragots, elle cesserait de s’inquiéter. Et si c’était vrai, elle lui donnerait quelques-unes des pommes que contenait sa besace. Et puis, elle n’avait rien d’autre à faire de sa journée…

Elle trouva la prison deux heures plus tard, après plusieurs détours et beaucoup de gens interrogés en chemin, mais elle y était. Elle se tenait à présent devant le garde à la voix bourrue et à l’haleine vinée. Il devait faire au moins deux têtes de plus qu’elle si elle se fiait à l’endroit d’où les deux venaient. Il ne voulait pas la laisser voir le prisonnier et elle avait dû mentir. Une illumination soudaine : elle avait dit qu’elle était sa sœur et une deuxième voix venue du fond de la pièce avait grogné un truc incompréhensible et s’était approchée.


Sa sœur… ouais, bon, la famille on peut pas refuser…

Elle avait dû laisser ses objets personnels sur une table : coffret, cape et besace. Elle avait hésité une seconde, incertaine de les retrouver en sortant et elle se demandait quelle idée saugrenue l’avait fait venir là. Elle suivit à quelques pas le claquement des bottes qui se répercutait sur les dalles de pierres devant elle et prit soin de s’immobiliser dès que son s’arrêta. Une clé tourna dans une serrure sur sa droite et on annonça sa visite avec le grincement des gonds.
Isabella s’avança doucement, une main sur le cadre de la porte pour se diriger et l’autre refermée sur la pomme et le morceau de fromage qu’on lui avait laissés apporter. La porta claqua aussitôt dans son dos et la fit sursauter. Puis une odeur de moisi, d’urine et de sang lui agressa les narines. Elle réprima un haut-le-cœur et déglutit péniblement avant de murmurer :


Chaos?
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:17

Le sang avait cessé de couler, obstruant les narines de l'adolescent, l'obligeant à respirer bruyamment par la bouche. Un goût de sang lui restait dans la bouche. C'était à cause de sa langue qu'il s'était mordu ?

Cet amas, faible et vulnérable, ne quittait plus son parterre de paille, dans un coin de la geôle. Il évitait de bouger, les blessures dû au fouet le faisaient souffrir. Ses vêtements en lambeaux, à certains endroit, continuaient de s'encrasser.

Son mal de tête allait mieux, permettant au prisonnier de dormir, quand les rats ne venaient pas le réveiller. Cette vermine venait lui reniflait les blessures encore tâchées de sang. Un de ces rongeurs avaient même mordu sa main, lorsqu'il essaya de le repousser d'un mouvement las.

Voilà à quoi se résumer les heures passaient ici : survivre. Lutter pour ne pas se faire dévorer les entrailles par ces animaux aux yeux rouges, excitaient par l'odeur du sang. C'était un combat sans merci. Tous les coups étaient permis.

C'était lors d'une attaque commando de la part de ces nuisibles que l'un d'entre eux fut tuer d'un coup de talon sur la colonne vertébral, avant d'être repousser par un coup de pied. Ses congénères ne se firent pas prier pour entamer son cadavre. Ils étaient comme les hommes, après tout : certains survivaient grâce à d'autres, comme ces politiciens qui tirent leur pouvoir des gens qu'ils manipulent, sois disant pour leur bien.

Les heures s'écoulaient comme l'eau dans une rivière, jusqu'à ce que la serrure menace de s'ouvrir. La tête de Chaos se releva, ses pupilles se dilatèrent de terreur. Il était néanmoins prêt à encaisser les coups, et à tuer son bourreau dans d'atroces souffrances.

La porte s'ouvrit, laissant apparaitre... Deux silhouettes ? Était-ce un garde qui avait cette ombre si frêle ? Quand la porte se referma derrière elle, Chaos comprit que ce n'était pas un nouveau sadique. Son nom qui était murmuré confirma ses soupçons.

L'adolescent regarda plus attentivement la personne qui était apparament venue lui rendre visite. Ce n'était pas chose aisée, la lumière manquait, mais il put reconnaitre cette demoiselle malvoyante qu'il avait aidé. Après un moment d'hésitation, il lui répondit à voix basse et faible :


Oui, je suis là...
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:17

La_isabella

La clé tourna dans la serrure et les pas du gardien qui venait de verrouiller la cellule décrurent dans le corridor. Il avait dit cinq minutes, pas plus, et c’était bien suffisant de l’avis d’Isabella. Elle tendit l’oreille et ne perçut que le bruit d’une respiration hachée et difficile et le frottement d’une masse sur la paille humide. Quelqu’un était là, tapi dans le coin, à l’observer sûrement, à moins qu’il ne soit endormi.

Une éternité sembla passer dans les quelques secondes qui suivirent sa question sans réponse. Le silence n’était meublé que du couinement des vermines et de leur grattement sur le sol. Elle eut une envie folle de tourner les talons et d’aller frapper au battant pour qu’on la laisse sortir tout de suite. L’endroit semblait atroce, elle n’y voyait rien, l’odeur fétide rendait l’air irrespirable et l’humidité ambiante lui collait la robe à la peau. Elle fit un pas en arrière et un craquement sinistre résonna sous sa semelle. Elle frissonna et faillit laisser tomber les denrées qu’elle avait apportées. Quelle idée stupide de venir ici!

Un mouvement en avant s’accompagna d’un gémissement de douleur suivi d’une voix à peine perceptible. Oh mon Dieu! Le souffle faible n’avait plus rien qui ressemblait de près ou de loin à la voix moqueuse et vive qu’elle avant entendue déjà, mais elle reconnut quand même l’adolescent. Elle fit un pas en avant en retenant son souffle, puis s’arrêta. Elle marchait dans elle ne savait pas quoi et n’avait pas envie de le chercher à tâtons.


Parle-moi que je sache où tu es… Tu es blessé? Tu as faim? J’ai entendu des ragots au village et je suis venue…

Elle s’interrompit. Comment elle pourrait l’entendre si elle parlait tout le temps! La nervosité la faisait babiller. Elle rassembla son courage et s’approcha encore, la main tendue. Dieu seul savait sur quoi elle allait tomber si elle avançait encore…
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:18

La jeune femme marchait étrangement. L'odeur nauséabonde la gênait surement, mais on s'y habituait. Le noir devenait une nuit plus longue que les autres, les rats, une distraction ; les chaînes devenaient des vêtements de glace qui coupaient la circulation du sang, l'humidité était un air nouveau.

Isabella le cherchait de sa main pendant que ses pas s'aventuraient prudemment sur le sol crasseux de la geôle. Sans qu'elle le sache, elle était à quelques pas du lieu où l'adolescent avaient dû uriner. C'était en partie cela qui faisait l'odeur, en plus des ossements de rats en décomposions.


Là... Marche droit devant toi... Longe le mur...

Avoir faim et soif ? Oui, mais il était trop fier pour l'avouer. C'était comme avouer que sa blessure au niveau du sternum la faisait souffrir. Comment respirer quand la cage thoracique, à chaque inspiration, réveille un feu ardent et sanglant ? L'humidité l'empêchait de se déshydrater, mais si il passait encore une journée de plus ici, il tomberait surement dans le comas.

Heureusement, c'était aujourd'hui qu'il devait sortir. Mais quand ? Les secondes paraissaient des heures, un centimètre paraissait un mètre. La notion d'espace et de temps avaient disparus avec la lumière.

Avant d'aller dévorer un morceau de viande, il lui fallait néanmoins faire une dernière chose : se venger. Se venger du garde, du procureur et du juge. Comment ? Pour le garde, une mort lente et douloureuse, dans cette pièce, suffira. Pour le procureur Nainainus, lui faire vivre un cauchemar. Le juge ? Ruiner sa réputation. Il allait se are pointer du doigt par la Cour d'Appel Impérial, et si une occasion se présentait, lui couper la main qui lui sert à faire résonner son marteau de bois.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:18

La_isabella

La voix de Chaos la guidait tandis qu’Isabella avançait encore. Longer le mur? Bon… pas envie d’y poser la main, ça devait grouille d’insectes… elle se contenta de frôler la paroi du coude. Puis un tintement de métal retentit tout près, il était juste là, elle s’accroupit.

Tu es enchainé? Ils croient vraiment que tu peux t’évader avec la porte fermée à double tour et les gardes dehors?

Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir fait pour qu’on le mette ainsi en prison! Tuer quelqu’un? Ou pire atrocité? Elle regretta un instant d’être venue. Et s’il était dangereux? Elle n’en savait rien, elle ne le connaissait pas un brin et l’avait à peine côtoyé quelques minutes au village sur le chemin. Son trop grand cœur allait encore la mettre dans le pétrin. Une seconde, elle fut presque soulagée de le savoir enchainé, elle pourrait facilement se mettre en dehors de sa portée s’il devenait violent. Puis elle perçut encore sa respiration sifflante et certainement douloureuse et s’en voulut de ses idées apeurées et de son manque de charité.

Elle secoua la tête pour chasser ses sombres pensées et tendit les mains.


Tiens, j’ai apporté une pomme et du fromage, ils m’ont confisqué le reste à l’entrée. Je n’ai pas ma gourde, je suis désolée… mais le fruit est juteux à souhait…

Il semblait réfléchir, ou avoir la bouche pleine, car un long silence suivit la main leste qui s’empara de la nourriture. Au bout d’un moment, elle demanda :

Combien de temps tu vas rester là? Tu as besoin de quelque chose? Quelqu’un d’autre vient aussi?

Isabella espérait ne pas devoir revenir pendant des jours et des jours. Mais, même si l’offre lui coûtait, elle n’allait pas se désister et l’abandonner là.

Oh! Je dois te dire, j’ai menti pour qu’on me laisse entrer, j’ai dit que tu étais mon frère… ne va pas dire le contraire… tu vas m’attirer des soucis et le garde dehors n’a pas l’air gentil…

Des pas lourds s’approchèrent à l’extérieur et la clé tourna dans la serrure. Ça faisait déjà cinq minutes qu’elle était là? Elle se redressa en entendant les charnières grincer. La torche fichée dans le mur en face jeta sa lumière dans la cellule et projeta l'ombre de la jeune fille sur le prisonnier.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:19

Chaos écoutait son "invitée". Elle posée beaucoup de questions. Fallait il lui dire les raisons de son emprisonnement ? Fallait il l'inquiéter en lui racontant ses mésaventures avec le garde ? Non, l'adolescent ne voulait pas se plaindre. Il endurerait sa peine, et se vengerait. La vengeance : ce cercle vicieux dont le seul moyen d'en sortir est de s'incliner ou mourir.

Mesure de précaution...

Puis elle lui tendit des provisions. L'affamé tandis son bras, cela réveilla sa blessure au flanc. Foutu fouet ! Chaos dû laisser revenir son bras pour tendre l'autre, cela le faisait toujours souffrir, mais moins. Qu'importe, plus la douleur était vive, plus la vengeance sera délicieuse.

Une fois la pomme et le fromage dans la main, il posa le fromage à côté de lui et croqua doucement dans sa pomme. Que c'était bon ! Sucrée. Un petit plaisir qu'on ne remarquait pas forcément, mais mis en valeur quand on vous laisse crever de faim.

Quand il partait ? Il ne le savait pas lui même. Le temps était une notion dépassée ici, dans le noir total. Fermant les yeux pour réfléchir, il dit à voix basse :


Je suis arrivé en début d'après midi... J'ai passé une nuit là, le garde était parti dormir...

Il releva la tête, rouvrant les yeux, et demanda :

Il est quelle heure ?

Chaos se sentit bête, tout d'un coup. Isabella était aveugle, pour elle aussi cette notion de jour et de nuit était abstraite. Ce que Chaos vivrait pendant ces deux jours, elle le vivait depuis toute sa vie.

J'ai besoin de quelque chose, c'est très important... Demain, amène moi un sceau, en bon état de préférence.

Une idée avait germée dans sa tête. Une graine arrosée par sa soif du sang. Il allait se venger d'une façon atroce, mais qui était à la mesure du préjudice causé.
Les dernières paroles de la demoiselle le surprit. Sa soeur ? Quelle idée ! Sa seule famille était son père, mort lors de l'attaque de l'abbaye Noirlac.


D'accord...


Alors qu'il ne s'y attendait pas, la porte s'ouvrit. C'était le geôlier ! Ce bougre n'avait pas le fouet dans les mains, mais son sourire sadique était là. La lumière, une faible lueur était derrière lui. C'était le matin ? Apparemment, oui. Le colosse bailla bruyamment, sans retenue, avant de dire :

Der Besuch ist beendet

Il pointait du pouce le mur derrière lui, en voulant dire qu'il était tant de partir pour Isabella. Chaos fixait cet énergumène d'un regard plein de dédain, savourant déjà sa vengeance. Ce visage, ces lèvres souriantes et enflées, tout cela lui donnait envie d'hurler de rage, de briser ses chaînes et de le tuer à main nus. Mais ce n'était qu'un rêve, qui allait devenir réalité que plus tard...
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Lun 01 Déc 2008, 19:20

La_isabella

Isabella se concentra quand chaos lui demanda l’heure qu’il était. Le matin encore, elle était allée à la mairie dès qu’elle s’était levée, puis elle était venue ici. Elle vint pour répondre, mais déjà il lui demandait un seau… Un seau? Comment elle allait trouver ça? Ça coutait plus de quarante écus au marché et elle avait… 7 écus… Elle secoua la tête, désespérée, il fallait qu’elle trouve un moyen… trouver du travail… à moins que le coffret de tante Bernadette contienne un trésor? Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir faire d’un seau, le remplir d’eau pour en avoir une réserve? Elle s’apprêtait à lui poser la question quand le garde lui annonça sans ménagement que la visite était terminée. Elle tourna un peu la tête pour parler à Chaos qui était dans son dos :

Je reviens dès que je peux, et je ferai mon possible… promis…

Elle s’avança prudemment vers la porte. Le garda rota quand elle était à deux pas. Même si un relent fétide lui passa dans la figure, cela eut quand même le bonheur de permettre à la jeune aveugle de le localiser précisément et de le contourner pour sortir. Elle se tourna aussitôt dans la bonne direction, selon ses souvenirs, et commença à compter ses pas jusqu’à la fin du corridor. Puis elle s’immobilisa soudainement. Ah non! Elle s’était peut-être trompée, et si c’était un sceau que voulait Chaos, une empreinte pour cacheter les lettres? Et pas un contenant!

Je… je dois parler encore à Chaos!

Le garde ricana en lui agrippant le bras et la tira en avant. Elle se retrouva vite dans une salle plus bruyante où on lui fourra sa besace, son coffret et sa cape en ballot dans les bras. Elle aurait voulu vérifier si rien ne manquait, mais on la mit à la porte sans ménagement. Elle reprit son équilibre sur le seuil et, un peu étourdie, s’accroupit pour faire son inventaire... disparus le reste des pommes, le morceau de viande salée et les noix. Bon, pas étonnant. Elle secoua son coffret et passa les doigts sur la serrure et les charnières. Rien n’avait bougé, c’était déjà ça.

Elle repoussa ses mèches noires derrière ses oreilles et laissa sur ses joues deux longues traces de suie recueillie sur le coffret récupéré de l’incendie de la maison de sa tante. Elle se redressa et enfila cape. Elle avait encore dans les narines l’odeur putride de la prison. Et elle devait avoir le bas des jupes maculé de… elle n’osait pas y penser. Elle imagina des bestioles remonter lentement les replis de ses vêtements et un long frisson la fit trembler. Un bain! Il lui fallait retourner à l’auberge tout de suite. Et demander aussi si elle pouvait faire une lessive. Elle demanda la direction à un badaud qu’elle entendit passer tout près et quitta avec soulagement la devanture de la prison.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 13:31

Chaos hocha la tête quand Isabella lui promit de faire ce qu'elle pouvait. L'adolescent imaginait déjà la scène du crime. Ce sadique allait payer cher les marques qu'il a imposé à vie -et la mort, le temps que le cadavre pourrisse ou se fasse manger- sur le corps juvénile. Il n'avait même pas réfléchis au fait que la demoiselle, qui devenait sa complice, allait peut être devoir voler l'arme du meurtre à un éleveur de bovins.

Le procureur Nainainus, le juge Nox et ce garde sous-estimaient leur adversaire. Cet enfant turbulent était plus coriace qu'il ne le laissait paraitre. Ses proches avaient cru voir le summum des risques qui ont été pris par celui-ci ? Non, ils n'ont encore rien vu. Pour l'instant, il n'a fait que s'amuser, les choses sérieuses allaient bientôt arriver. Le sang allait couler, Genève allait gouter au poison qui l'a vu vivre en dehors de ses murs avant de s'infiltre par les plaies de bois, nommées portes.

Ce n'est pas un séjour dans cet endroit qui allait le détruire. Il était déterminé à revenir, et à ressortir. Il était déterminé à se faire connaitre par delà les frontières Helvètes et Savoyardes, voir Franche-Comtoises. Il était déterminé à surpasser son père, à devenir plus grand brigand que lui ne l'a jamais été durant sa vie. Si lui se cachait, si il dissimulait son passé, alors son fils allait opérer au grand jour. Sa destinée était peut être de mourir jeune, mais il mourra arme à la main et avec du laurier sur la tête.

Isabella semblait vouloir poser une question à l'adolescent, mais le garde la jeta dehors avant, comme une malpropre. Arf ! Le plan allait foirer ? Chaos espérait que son amie arrive à se débrouiller, malgré son handicap. Et cet homme, si détestable, qui, même inconsciemment, continuait d'alimenter la rage de son prisonnier, n'arrangeait pas les choses en les empêchant de communiquer.

Après le passage d'Isabella, un garde, apparament débutant dans le métier, avait dit à l'adolescent qui lui restait encore aujord'hui et demain matin à purger. Le temps allait passer lentement.

La journée et la nuit furent calme. Comme d'habitude : une lutte acharnée contre les rongeurs. L'humidité ambiante, la noirceur totale, la crasse attachante et l'odeur nauséabonde ne faisait plus aucun effet. Cela allait faire étrange de sortir, et il y a tant de choses à faire. Tout d'abord, se reposer. La déposition du dossier à la Cour d'Appel Impériale attendra, la vengeance aussi. On était pas à quelques jours près.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 13:32

La_isabella

Le lendemain, sur la place devant la prison

Isabella quitta sa chambre au matin et rendit sa clé à la tavernière. Ses vêtements étaient propres et elle avait pris un bain la veille, un délice parfumé à l’eau de fleur d’oranger, quel plaisir. Elle ne dormirait pas là ce soir, elle n’avait plus assez d’argent. Le temps était maussade, une bruine se concentrait dans l’air ambiant, mais elle était de bonne humeur. Elle avait rencontré des amis à la taverne et de penser à eux lui mettait le cœur à la joie. Death et Cyrik, un couple merveilleux avec qui elle avait passé toute la soirée. Avec eux, elle n’avait plus l’impression d’être handicapée, ils agissaient avec naturel avec elle, mais avec égards aussi. Ils la taquinaient sans malice et ils semblaient si amoureux, leur complicité irradiait autour d’eux.

Et puis Cyrik était serrurier, il avait réussi à ouvrir son coffret! Ils y avaient trouvé des lettres de tante Bernadette, un portrait et une paire de gants qu’elle avait échangés à l’auberge contre le seau et de la nourriture. Ses nouveaux amis lui avaient proposé de voyager avec eux! Elle leur avait dit qu’elle ne pouvait pas partir avant d’être repasser voir Chaos à la prison. Elle souriait en s’avançant au milieu du chemin, en balançant allègrement le seau qu’elle tenait à la main. Elle n’avait pas envie de retourner dans la cellule, elle donnerait l’objet au gardien pour qu’il le remette au prisonnier de sa part.


Aïe! Mais fais attention!

Isabella s’immobilisa. L’homme était à sa droite et elle se tourna vers lui, mais son regard aveugle resta fixé plus bas.

Pardon… je… n’ai pas fait attention… je… ne vous avais pas... pas vu…

Pas vu! Non mais… tu m’envoies ton seau dans les…

Désolée… encore désolée…


Elle recula d’un pas, le ton de l’homme l’inquiétait. Et pas moyen de lire sur son visage et de prévoir sa réaction. Elle se serait bien sauvée, mais elle avait perdu le sens de l’orientation. Elle écouta, sur le qui-vive, se demandant ce que l’homme allait faire. La prison devait être par là… pas si loin, elle ne savait plus…
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 13:35

Le_garde

[Après s'être fait castrer, les jambes devant le sceau]



Le colosse de la prison n'avait pas le temps de s'amuser avec les prisonniers, en ce moment. Surtout avec ce nouveau venu, cette graine de criminel qui était dans la geôle au rez-de-chaussée. Quel phénomène ! Les rumeurs racontaient que c'était lui qui avait essayé de piller Genève. La bonne blague ! Ce n'était qu'un gamin qui avait surement voler une miche de pain chez le beau-frère d'un homme politique au bras long.

Ce jour là, le garde devait aller acheter du pain au marché, pour les captifs les plus affamés, ceux qui étaient squelettiques. Quel gâchis ! Ils ferraient mieux d'acheter de la viande pour les gardes qui défendent vaillamment la prison. Quoi qu'il en soit, le colosse avançait, bousculant les gens qu'il dépassait facilement d'une tête et demi, sur son passage. Fallait pas qu'un petit se trouve sous ses bottes, sinon, les rats allaient avoir de la bouillie !

Tout d'un coup, alors qu'il y avait un beau paquet de gueux à renverser, une pression s'exerça au niveau de son entre-jambe. Quelque chose de froid était entrain d'écraser ses coucougnettes ! Il poussa un cri de douleur, baissant le regard. C'était cette gamine, avec son scea, qui venait d'essayer de le castrer. L'homme viril commença à lui hurler dessus. Elle chercha une excuse, et puis quoi encore ?


Hey Moi vous connaitre ! Vous êtes la schwester dou gamineuh !

Le temps que l'information aille des yeux jusqu'aux pieds pour aller au cerveau, des secondes étaient écoulés. Puis il se souvenu qu'elle était aveugle. Le garde en profita pour jeter un regard pas du tout discret à l'anatomie que laisser voir ses vêtements. Le sadique ne réfléchissait plus avec ses pieds, mais plus haut -quoi que ça reste sous la ceinture-. Le bougre n'aurait pas été contre un moment en tête à tête avec la demoiselle, même si elle n'était pas consentante. Néanmoins, une idée lui vint à la tête.

Que vous faire avec sceau ?
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 13:35

La_isabella

Isabella retenait son souffle. Elle avait les deux mains crispées sur l’anse du seau qui pendait sur le devant de sa robe grise. D’un instant à l’autre, elle allait tourner les talons et s’enfuir, quitte à se faire bousculer par la foule.

Mais l’homme cessa de la houspiller. Il la connaissait? La sœur de qui? Elle réalisa tout à coup qu’elle avait menti pour entrer à la prison et, au même moment, elle crut reconnaître la voix du garde. Elle acquiesça avec le regard fixe à la hauteur du torse du colosse.


La… sœur de Chaos, oui…

Que faisait-il? Avait-il bougé? Le bruit de la foule que la jeune aveugle sentait se presser sur la place publique l’empêchait de percevoir les mouvements que faisait le garde. Elle détestait ne pas savoir. Mais bon, c’était son lot, elle avait l’habitude. Tant pis s’il se moquait parce qu’elle avait des feuilles mortes dans les cheveux ou une tache horrible sur son corsage. Elle ne pouvait rien y changer.

Mais s’il travaillait à la prison, il pouvait l’aider, lui montrer le chemin, ou même porter le seau à Chaos? Une bourrasque de vent rabattit une mèche devant ses yeux et la fit frissonner. Elle referma le pan de sa cape et allait ouvrir la bouche au moment où il demanda ce qu’elle faisait justement avec le seau.


Il est pour mon... am… mon frère. J’ai promis de lui apporter, vous pouvez le lui donner? Vous travaillez à la prison n’est-ce pas?

La question avait à peine quitté ses lèvres qu’elle regretta d’avoir demandé. Quelle idiote! Elle venait de se rappeler qu’on lui avait volé ses provisions la veille. Rien ne garantissait que le seau parvienne au prisonnier.

Plutôt non, je vais le faire! Je ne veux pas vous importuner, dites-moi seulement par où… et à quelle distance se trouve la prison.

Tant pis, il n’y avait plus qu’à retourner là-bas et espérer en ressortir au plus vite. Elle devait ensuite retrouver Death et Cyrik et partir avec eux pour Annecy. Isabella soupira, elle aurait dû demander à sa nouvelle amie de venir avec elle, ça aurait été bien plus simple. Mais elle n’avait pas osé la déranger. Et puis, elle avait toujours réussi à se débrouiller toute seule, ça n’allait pas changer aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 13:36

Le_garde

Alors que le colosse commençait à apprécier les formes de la demoiselle, cette dernière rabattit sa cape. Mince ! Dommage pour lui, il n'y a pas de femme dans la prison , alors forcément, dès qu'il en voyait une, il ne se tenait plus. Il en avait même oublié son mal à l'entre-jambe. La gamine lui demanda si elle pouvait faire une commission pour elle.

A cet instant, le garde eu l'idée de faire nettoyer sa cellule à ce morveux qui se prenait pour un brigand. Ce sceau, et ses mains, seraient ses seuls outils. Quelle bonne idée ! Et puis, pourquoi pas lui faire récurer les murs avec une brosse ? Cela fera de la main d'œuvre gratuite.


Ja, moi apporter sceau à voutre frère.

A peine eut il le temps d'approcher ses grosses mains de l'objet qu'elle se reprit. Pas grave, il y avait d'autres façons de profiter de cette situation.

Moi vous accompagner !

Sur ces mots, il la fit tourner, sans ménagement, d'un demi tour pour qu'elle soit face à la prison. Puis il posa sa main sur le fessier d'Isabella, ne se gênant pas pour tâter de ses doigts boudinés, tout en la guidant vers le bâtiment où était retenu le prisonnier. Lorsqu'ils arrivèrent devant la geôle, le fonctionnaire ouvrit la porte, laissa passer la demoiselle pour qu'elle lire son colis, puis entra lui aussi pour s'assurer que rien de malhonnête ne se trafiquer ici. Et puis, pourquoi pas s'occuper de la donzelle, une fois sortis de cet endroit ?...
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 13:37

La_isabella

Le garde voulait l’accompagner? C’était aussi bien. Ainsi elle serait certaine d’arriver rapidement au bon endroit. Isabella hocha la tête avec un sourire.

Merci, c’est gentil… tendez-moi votre bras, j’y pose la main et vous pourrez me diriger, je vais… oh mais!

Une main puissante agrippa son bras et la fit pivoter. Elle perdit le sourire et l’équilibre en se retournant. Elle cherchait encore à se redresser quand elle se sentit pousser en avant d’une pression sur les fesses.

Aie!

Elle voulut protester mais toute son attention était concentrée à ne pas trébucher… mais ce fut peine perdue. Elle buta quand même sur la première marche du palier et se sentit redresser brutalement quand le garde la retint. Le colosse la souleva comme un poids plume et elle ne porta presque pas à terre jusqu’à la cellule du prisonnier.

Isabella reconnut l’odeur des lieux et le bruit de la clé qui tourna dans la serrure. Enfin libérée des mains du vicelard, elle tenta de retrouver un peu de dignité. Elle vérifia l’état de ses vêtements en s’avançant dans la geôle.


Chaos…? C’est moi… Isabella. J’ai apporté le seau que tu m’as demandé. Je…

Elle sursauta en sentant la respiration du garde dans ses cheveux. Il était entré derrière elle! Elle fit un pas en avant pour s’éloigner de l’homme et posa le seau devant elle en ajoutant vivement :

Je dois partir tout de suite! Je quitte le village avec des amis, ils m’attendent. J’espère que tout ira bien pour toi… au… au… revoir!

Elle contourna largement l’espace derrière elle en s’attendant à tout moment à se sentir agripper. Elle retrouva la porte à tâtons et quitta la prison aussi vite qu’elle le put.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:04

L'adolescent n'avait pas du tout dormi cette nuit. Il était trop excité à l'idée des événements qui allaient se produire quand Isabella aura enfin apporter le sceau. L'odeur du sang avait envahit sa bouche. L'adrénaline coulait à flot dans ses veines. Il fixait la lourde porte, attendant qu'elle s'ouvre.

Tôt le matin, heure du marché, il somnolait. La porte restait immobile, personne ne la franchissait. Ses yeux étaient lourds et il commençait à bailler bruyamment. Qu'il fasse jour ou nuit dehors, il faisait sombre dans la geôle humide. Il n'y avait pas d'heures pour quoi que se soit.

Mais la porte s'ouvrit enfin alors que son esprit s'embrumait lentement. L'objet tant attendu, la messagère et le mort -car c'est comme ci il l'était déjà- étaient réunis en cet endroit. Les rats manifestaient leur mécontentement face à ce flot de lumière et de bruit par des petits bruits tout en allant se cacher dans un coin de la cellule.

Les yeux obscurcis du prisonnier fixaient le garde, se posant de temps en temps sur le sceau. La demoiselle déposa le sceau aux pieds de Chaos, s'excusant de son départ précipité.


Au revoir Isabella, et... Merci.

Cela lui écorchait presque de dire ce "merci". Il s'était promis de ne plus jamais se faire aider depuis qu'il avait mis la carrière militaire d'une amie cher à son cœur en danger. L'armée, c'était tout pour elle, mais elle a quand même essayé de couvrir l'adolescent. Cette histoire s'est bien terminée, mais elle a laissé sa trace d'expérience.

Le garde regardait la visiteuse partir, imaginant surement des scènes érotiques tout en admirant le postérieur de la voyageuse. Ce sera son dernier affront.

L'adolescent se leva, ses chaînes ne le retenaient plus : la pierre dans laquelle avait été scellé un bout des chaînes était sorti du mur mal monté. Il prit le sceau et s'approcha du garde, absorbé par la vu qu'il avait. L'objet métallique claqua un grand coup sur la tête du colosse avant que Chaos prenne sa tête entre ses mains et lui claque violemment contre le mur pendant qu'il était étourdi.

La masse musculaire s'écroula à terre, inerte. Il était encore vivant, cela ne faisait aucun doute, mais sa mort prochaine n'en laissait pas non plus.
Le jeune brigand s'assit sur le dos de son ancien bourreau et lui parla :


Tu as joué avec le feu, et tu t'es brûlé. Je pourrais te tuer avec une pierre lourde ou un os de rat, mais à quoi bon ? Se serait une trop belle mort pour toi.

Il y eut un instant de silence pendant lequel le captif prit le gros trousseau de clés accroché à la ceinture de la grande carcasse et les essaya pour ouvrir les chaines de ses chevilles. Il y en avait vraiment beaucoup, et cela prit plusieurs minutes avant qu'un "clic" se fasse entendre et que le fer tombe à terre.

Non, je vais plutôt t'offrir une mort digne de toi, digne d'une pourriture dans ton genre. Les ordures ne se font elles pas manger, tout comme la bouilli que tu sers aux prisonniers, par les rats ? Je crois que si...

Le moment tant attendu était venu. Chaos se leva et alla dans l'ombre de cet endroit dans lequel il a vécu deux jours et deux nuits. La vermine grouillait. Il fit un geste rapide pour attraper l'un de ces rongeurs qui formaient les habitants de ce bâtiment. Cette sale bête le mordit à l'index. Même si la douleur était vive, l'adolescent ne protesta pas et emmena la boule de poils noirs près de l'assomé.

Ta mort est entre mes mains

Chaos plaça l'animal dans le sceau, avant de le retourner en plein milieu du dos du garde. Puis il posa une pierre, de poids moyen, sur l'outil à traire les vaches. Tel un canon, l'arme était chargée, il ne manquait plus qu'à mettre le feu aux poudres.

Le jeune brigand, trépignant d'impatience, saisit une torche qui avait brûlée cette nuit et qui brûlait encore. Posant la pointe chauffante du flambeau contre la paroi du sceau, il prononça ces mots :


Dans la vie, il y a 3 choses importantes : Comment on né, comment on vit sa vie et comment on meurt.
Moi, je suis né de la liaison d'un brigand et d'une paysanne naïve. Je vis une vie dangereuse et intéressante. Je mourrais arme à la main, et non de vieillesse dans mon lit.


Le métal chauffé, le rat le sentait. Il avait chaud, il gémissait dans le sceau, il criait à l'aide. Il voulait sortir, et c'est là où son instinct d'animal prit le dessus : fuir à l'opposé du mal. Le jeune brigand avait fait exprès de chauffer le haut du sceau pour que le rongeur essaie de fuir par en bas, et il avait raison.

Le rat, employant ses griffes et ses crocs, creusait le dos du garde. Il grattait de ses petites pattes la chemise qui lui barrait la route, avant de mordre à pleine dent et de griffer énergiquement la peau et la chair. Le sang l'excitait d'avantage, ne faisant que le motiver à réduire les organes vitaux de l'homme à terre en charpie. Le mort était rongé de l'intérieur, tué par une des bêtes qui l'aidait à faire souffrir ses prisonniers.

Au bout d'un quart d'heure, le sang se répandait d'en dessous le sceau et du corps. Le rat avait surement atteint le sol, mais il mourut d'épuisement et/ou noyer dans le liquide rouge. Chaos laissa ce triste spectacle tel qu'il était. Il se leva et partit en marchant lentement, repassant les images de sa vengeance -et supportant son épuisement- tout au long du chemin.

Arriver à la sortie de la prison, un garde l'interpella, mais recula tout de suite quand il apprit le surnom de l'adolescent qui était sur le point de sortir.


Chaos, votre nom est sur la liste des sortants d'aujourd'hui. Vous pouvez y aller !

Le froussard, car le gardien semblait intimidé, n'eut pas besoin de répéter deux fois son autorisation. L'adolescent continuait de marcher, contournant le marché bondé de monde par de petites ruelles étroites. Il n'avait envie de voir personne en ce 28 novembre 1456, juste de s'allonger dans son lit et de dormir.

Le meurtrier avait enfin rejoint sa boucherie. La première chose qu'il fit, c'est d'aller mordre à pleines dents dans un morceau de viande au goût avarié resté dans un coffre en bois. Pour finir, il alla sur son lit et n'en bougea plus pour le moment. Il avait besoin de récupérer ses forces pour pouvoir travailler ou même aller en taverne. C'était ses premiers jours de prisons et il ne s'en sortait pas trop mal, pour un adolescent.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:06

[Quelques jours plus tard]

L_incendie_du_30_novembre


La nuit était noire comme la suie. La lune et les étoiles avaient cédés la place aux éclats des torches. Moi, j'étais l'une d'elle. J'illuminais l'allée entre la boucherie "A la tête de bœuf", chez Moselman, et la maison de Notwen. Les moustiques venaient rôder autour de moi, jusqu'à se faire brûler les ailes par la chaleur purificatrice. J'aurais pu continuer de griller ces insectes toute la nuit, avant de m'éteindre au levé du soleil, mais une main saisit mon pied de bois. On m'enleva du socle de fer qui m'empêchait de tomber à terre, me laissant à une mort lente et poussiéreuse, pour me transporter je ne savais où.

Le vent ébouriffait ma chevelure enflammée au fur et à mesure des pas de cet inconnu qui semblait croire qu'on avait grillé des côtelettes de porcs ensemble. Il voulait peut être, tout simplement, profiter de mon rayonnement pour éclairer son chemin ? J'en doute. Sinon, pourquoi porterait il ce masque métallique dans lequel ma lueur se reflète ? Quel étrange bipède.

Au bout de longues minutes de marche pendant lesquels j'essayais de découvrir ses intentions, il s'arrêta. Je vacilla en avant, tellement le choc fut brutal. Attention ! Je le regardais de travers. Lui regardait le bâtiment devant lequel on était arrêté. Je me tourna vers cet édifice. Il y avait une de grandes portes en bois, sec ? Miam.

Cet humain poussa les portes. Je les lécha brièvement. Quel goût exquis. Elles se consumeraient facilement. Dommage que je sois emmené plus profondément dans cet endroit. Je ne quittais plus du regard les bancs en chêne, les poutres poussiéreuses, et tout ces beaux meubles magnifiquement sculptés. J'ai faim ! J'en avais assez de mordiller des de vieux tissus enroulés autour d'un bout de bois, je voulais ravager des bâtiments entiers !

Il y eut un instant de silence. Ce jeune homme masqué se tenait au milieu de l'immense pièce. Personne ne venait perturber ce silence de mort. J'étais presque intimidé. Il semblait se moquer de tout ce qui l'entourait, il ne semblait vivre ces heures que pour venir ici et... Ah ! Mais qu'est ce qu'il fait ?! Il me tient au dessus de sa tête, pourquoi faire ? A peine eu-je le temps de profiter de la brise qui alimentait mes flammes lorsqu'il me lança le plus loin qu'il put que je me retrouva sur une tapisserie dont le bas trainait sur le sol.

Quel exquis plat de laine ! C'est des sucres rapides, mais parfait comme amuse-flamme. A table ! Je commença donc à sortir ma langue et à lécher énergiquement ce met. Au fur et à mesure que je le dévoré, je grandissais. Bientôt, j'arriva en haut de la broderie décorative. Le bipède avait disparus. Qu'importe ! Les poutres qui soutenaient le toit étaient à ma merci.

Je me jeta dessus tel un lion de feu. Il y avait de quoi ronger, je commença donc par brûler la poussière et la surface du bois, et ce, pour toutes les poutres, avant que les flammes commencent à émietter mon dû, permettant à celle ci de le ronger telle une maladie ronge un animal.

Les flammes étaient transportés par les débris enflammés qui tombaient sur le sol froid, ou encore mieux, sur les bancs. Ces bancs si serraient les uns aux autres qu'il était aisé de les déguster sans trop bouger. Les meubles subissaient le même sort, destinés à être réduis en cendre pour me permettre de grandir, encore et encore, et de m'étendre, qui sait, en dehors de l'église !

Le seul problème était que mes morsures incendiaires donnaient naissances à de gros serpents noirs qui s'envolaient dans le ciel, donnant l'alerte aux humains de mon activité. Qu'importe ! J'étais déjà bien développé, et me ramener à l'état de néant leur sera impossible. Pour cela, il leur faudra de l'eau, celle du lac Léman, qui se trouve de l'autre côté de la ville (voir" cadastre de la ville") ! Mais quelle aubaine !
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:07

Notwen

Notwen était absorbée depuis des mois par ses études théologiques. Cette nuit-là comme tant d'autres, elle étudiait Aristote. Le tome V de l'Éthique à Nicomaque : « La Justice ».

Sa salle de travail était médiocrement éclairée d'une chandelle. Notwen était assise près de la fenêtre, bénéficiant de l'éclairage public de la ruelle attenante.
Aristote écrivait : « Juste est celui qui empêche le mal ». Le grand homme avait bien raison.

Soudain un phénomène étrange se produisit. Quelque chose bougeait dans la pièce !

Sur le mur de la salle de travail... là... devant...

Notwen fut surprise et réprima un frisson. Qu'était-ce donc ?
Elle était pourtant seule !

A peine sortie de la concentration de son étude, elle se mit à rire : ce n'était qu'une ombre !
Le croisillon de sa fenêtre, éclairé du dehors, formait une belle croix christique sur le mur, devant elle. Ce n'était que cette ombre qui s'était mise en mouvement. Aucun danger donc, Notwen fut rassurée.

Elle reprit sa lecture.
Mais une pensée lui traversa l'esprit : pourquoi donc cette croix bougeait-elle ?
Décelant là un signe du Très-Haut, elle résolut d'en avoir le coeur net. Il était en effet absolument inhabituel que les torches de l'éclairage public se missent à bouger toutes seules !

Notwen mit un gilet, se chaussa et sortit. La torche manquait, en effet, mais la ruelle était déserte. Elle s'en voulu de ne pas être sorti plus vite.

Se remémorant le mouvement de l'ombre, qui allait vers la place du marché, elle en déduisit que le porteur de la torche l'avait convoyée en sens inverse : vers la cathédrale.
Notwen se disait que frère Guillaume de Baskerville serait fière d'elle^^
Malgré l'heure tardive son cerveau n'était pas en loques. Ou alors en chères loques^^

Elle s'élança vers la cathédrale. Arrivant au bout de la ruelle, elle se cacha au coin de la ruelle, dans l'ombre d'un encorbellement de la maison d'angle. Il y avait bien peu de torches à cet endroit, car personne ne venait en l'église la nuit.
Mais par les vitraux de la cathédrale sortait une étrange illumination. Anormale... à l'air satanique...
Soudain elle vit un homme sortir du bâtiment. Cette silhouette... lui... ?
Déjà libre ?

L'homme ne l'avait pas vue. D'ailleurs il semble bien que la clarté à l'intérieur avait réduit ses pupilles, il semblait avoir du mal à voir dans l'obscurité de la nuit. Il se déplaçait néanmoins prestement, il connaissait visiblement bien les lieux.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:10

Nainainus

Nainainus se promenait prêt del'Eglise quand il sentit une chaleur sortir de l'édifice et des lumières vives à travers les vitraux.

Il s'écriât alors:
Izaac fait bruler l'Eglise!!

Nainainus entrouvit les portes et la fumée se dégageat, il traversa le plus vite possible l'allée centrale, tenta de récupérer les objets des offices et sorti.

L'Eglise ne serait pas consumée entièrement, il y avait peu de choses et ses fondations et murs étaient épais. Seuls les bancs et les tapisseries bruleraient.

Ayant tout déposé ce qui portait au pied de Notwen, il criat:
j'ai besoin de personnes pour m'aider à sortir les derniers bancs qui ne sont pas brulés!!
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:11

Izaac

[le mardi suivant, là, devant la cathédrale]

fumée noire.

L'incendiaire n'avait pas fait dans la dentelle. Le Diacre hurlait contre l'Izaac, comme à son habitude, et l'autre renard de la nuit en profitait pour se faire la malle !


Nefti !
Nefti ! remue ton derrière !
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:12

Nefti

[Une taverne..Nefti est en train de ...bon, on vous passera les détails]

Au chaud dans sa taverne, et en charmante compagnie, Nefti, dans une position que certains trouveront inconvenante, profite du paysage, en attendant que ça se termine. Toutes les nuits ne sont pas exceptionnelles...

Aux crépitements de la cheminée et autres borborygmes plus ou moins de circonstance, se mele désormais un bruit plus sourd, puis un cri


Izaac fait bruler l'Eglise!!


L'echo parcourt les rues de la ville jusqu'à ses chastes oreilles...

Hein?? Quoi??
L'Izaac?? Mais c'est l'voix du prévot ça..Ah ben y doit réver sans doute...Continue toi t'arretes pas!

Nefti étouffe un rire. Faut vraiment etre niais pour croire qu'on va faire cramer l'endroit ou n s'reunnit pour la pitance et les prieres! Et pis ya pas une meilleure cheminée pour faire rotir l'mouton en plus...

j'ai besoin de personnes pour m'aider à sortir les derniers bancs qui ne sont pas brulés!!

Que ses cris ne le réveillaient pas, ça n'étonnait guere Nef'. La mauvaise conscience rends l'agitation du sommeil plus dure à lever.
Par contre, l'odeur de fumée qui arrivait à ses narines...S'rait somnamen..somnolbi....bref y f'rait tout cramer en dormant l'Nain'?

Repoussant son cavalier, et remontant à grande volée ses braies, elle ouvrit la porte de la taverne. Un énorme nuage de fumée noire montait en provenance de la Cathédrale.

Se tournant vers l'amant infortuné:

Ti, te vas réveiller tout'eul'ville! Y'a l'fu à l'Cathédrale...Allez d'bout nigaud, soit au moins bon din queqcose!

Un noeud fait pour empecher sa pudeur de se retrouver à l'air, elle s'élance quatre a quatre vers la Cathédrale, avec une bassine pleine d'eau
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:12

C'était Lui. Cet adolescent turbulent dont tout le monde à Genève connaissait la réputation. Il aimait détruire, mais ce n'était pas la raison de sa venue. Il était venue par vengeance. Vengeance envers le procureur qui s'est moqué de lui, ne se présentant pas à son procès dans lequel il n'est jamais intervenu, alors qu'il y avait vice de forme. Et puis, n'est ce pas lui qui lui en a mis deux autres ? Il ne le savait pas, il était en geôle ce jour là.

La vengeance, parait il, est un plat qui se mange froid, mais ce soir, il allait dîner en Enfer. Il avait jeté la torche qu'il avait prit contre un mur décorait de tapisseries. Il avait regardé le feu montait à toute vitesse. Que c'était délicieux, quand il repensait à la tête de ce cureton -en fait diacre- quand il verra sa "maison du Seigneur" brûlée. Les commères du village diront que c'est de l'hérésie, voir le Lion de Juda, mais ce n'était en fait que le caractère "justicier" d'un procureur imcompétant, et le juge allait lui aussi payer.

On pouvait presque comparait ce gamin à un démon : il avait et allait essayé d'exploiter les points faibles des gens pour les toucher. Le garde (à suivre dans le RP "Une peine abusive"), c'était sa sur-estimation. Le procureur, sa foi. Le juge, son égo. Et pour l'aspect symbolique, il détruisait une église, symbole du Très-Haut, par le feu, symbole des Enfers.

Le turbulent jeune brigand sortit du bâtiment qui commençait à prendre feu. Il n'avait pas remarqué qu'il était suivi depuis son arrivée. Il marchait, comme il pouvait malgré sa blessure au sternum et au flanc, dans la nuit. Il connaissait le chemin, il l'avait arpenté pour être prêt pour ce jour, au cas où il faille fuir à toute vitesse.

Puis, dans le silence de la nuit, un craquement. Une branchette, sur le sol, venait d'être écrasée. L'écho parvint aux oreilles de Chaos. Qui était derrière lui ? Il ne s'arrêtait pas pour réfléchir. Il ne fallait pas laisser voir à son poursuivant qu'il était repéré. Une seule chose à faire : tendre un piège.

Les pas de l'incendiaire s'accéléraient, avant qu'il ne tourne à l'angle d'une maison. Il se plaqua contre le mur, attendant son adversaire au tournant. Si il était réellement pisté, son traqueur allait tourner par ici et à ce moment là, il se prendra un coup de la dague que le jeune brigand tenait nerveusement entre ses mains.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:14

Aurelien87

le jour d'apres, devant les cendres encore fumantes

Monseigneur Aurélien avait recu une missive l'avertissant de la catastrophe qui venait de survenir. Il laissa quelques consignes à l'évéché, puis il rassemba quelques affaires qu'il mit dans un sac, puis il prit son âne et entrepris le voyage jusque Genêve. Il voyagea toute la nuit, moitié somnolant, faisant confiance à sa monture, lente mais efficace. Son secrétaire avait bien essayé de le dissuader de faire ce voyage seul et sans escorte, mais c'était sans compter sur le caractère tétu et volontaire de l'évêque.

En arrivant à Genêve, il alla se reposer dans une auberge, fit une petite toilette et alla constater l'ampleur du dégat. Quelques habitants qu'il avait croisé lançaient devant lui des accusations sans fondements qui déplurent fortement à l'évêque.

Lorsqu'il arriva devant la cathédrale, il ne put que constater que tout était détruit. Il poussa un soupir de tristesse. Il s'adressa à ses quelques paroissies encore présents sur les lieux.


Voila bien du dégat....... tout est parti en fumée....Mes enfants, vous avez en vain tenté de sauver ce que vous pouviez... ne vous désolez pas, esperons surtout que personne ne se soit trouvé coincé dans l'édifice pendant cet incendit et n'y ait trouvé la mort... ce serait bien plus grave que la perte de quelques bancs ou objets du culte, la vie humaine est plus précieuse que tout.
Je vous demande de garder votre calme et de ne porter aucune accusation non justifiée. Il n'est pas bon d'accuser sans preuve, ni d'en profiter pour lancer de nouveau quelques querelles décidément bien trop stériles.
Tâchez de voir si personne n'a été enseveli sous ces décombles pendant que je vais chercher une solution à la mairie.
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:15

Nefti

Assise, dépitée du peu de réaction des Genevois, Neftiregardait le tas de cendres quand l'homme arriva, juché sur un âne.

Sont fous...sont fous...C't'encore un coup pour nous faire porter l'capieau ça!
Meme avec l'nain cha s'passot presque bin. Pas qu'on s'intindot, mais on s'supportot et ch'etot d'ja ça.
T'as l'air d'un curé ti...T'intinds tout ceut'la qui racontent que c't'un coup des Réformés? Alors qu'in partageot les lieux avec vouz'aut'!
Faut in parler dans l'sermon curé...faut leur dire qu'in y est pour rin...
Qu'y'aurot qu'un fou pour bruler c't'édifice. Et que c'ti là y faudrot l'pind' ou l'bruler même...
Et d'ou qu'in va s'réunir maint'nant hein? Din des caves comme avant qu'in prenne not'liberté?


Nefti pris quelques secondes de reflexion


...Ouais, t'y peut rin ti...nouz'aut in peut au moyen éssayer d'discuter avec l'Très Haut edu qu'in veut. Ti t'as meme pu l'maison d'tin bon diou...
Vins prier avec nous curé, in va s'réunnir à l'pension des mimosas..Peu importe commint qu'on prie din ces moments là, tant qu'on prie...

Une larme s'écoulait sur la joue de Nefti, devant tant de gachis...
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MessageSujet: Re: [RP] Quand Genève s'anime, l'adolescent n'est pas loin   Sam 06 Déc 2008, 15:16

Mariposa

Le soir des flammes

Sortant de taverne en titubant, Mariposa aperçût d'énormes langues rouge et oranges déchirer le ciel. Une lourde odeur de fumée envahissait déjà les rues, quelques villageois hystérique courraient dans tous les sens pendant que quelques braves essayaient péniblement de sauver ce qu'ils pouvaient.

À la vue de ce désastreux spectacle, Mariposa perdit pied et dû s'appuyer sur le mur de pierre.
Les rumeurs chuchotaient qu'un nouvel évêque devait arriver à Genève.
Était-ce ce prélat qui avait amené l’enfer sous ses jupes !

Mariposa s'avança à petits pas vers le drame tout en longeant le mur. La foi ne faisait pas parti de son régime quotidien mais la représentation de cette cathédral, la représentation du très Haut, anéanti, détruit par les flammes, la stupéfiait.
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