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 [RP]C'est quand il est mort qu'un corps refait surface

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Umbris
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MessageSujet: [RP]C'est quand il est mort qu'un corps refait surface   Dim 26 Oct 2008, 18:20

Après cinq mois de solitude, vous estes rapidement devenu votre meilleur compagnon de discution...

Déjà cinq mois.

Cinq longs mois à fuir, fuir ce qui ont voulu, et ceci dit presque réussi, me tuer. Fuir sous les assauts véhéments des citoyens en colère de leur avoir volé l’argent qui revenait de droit à leur comte. N’ont toujours rien compris ceux là… enfin.

Cinq mois à me demander si tout cela était vraiment nécessaire. Ces morts, cette mort, celle qui me déchira l’âme et qui me la déchire encore.

Cinq mois à vivre dans une ombre que je n’ai pas coutume d’habiter. Tapi dans un malheur que je ne peux que reprocher à moi-mesme…

Il est tôt ce matin d’automne où je décidai de rompre ce vicieux cercle. Il est tôt et mon visage est tiré, mes yeux sont embués des vapeurs d’alcool que j’ai encore trop bu hier soir. Comme entre deux rêves, je me relève et m’étire. Le soleil déjà bien haut me brusle les yeux et je mets machinalement ma main en visière pour regarder au loin. Au loin ? Voilà cinq mois que le plus loin que je puisse voir est cette ville mourrante sous les assauts d’un hiver trop long à venir. L’air est frais, très frais mais le temps est magnifique. Pas d’oiseaux pourtant, ou peu. Peu de vie en fait devant la grotte qui me sert de monastère de retraite. J’ai hiberné trop tôt, et maintenant que l’hiver arrive, je suis bel et bien éveillé. Est-ce encor pour me punir ? Toujours est il qu’il n’est plus question de moisir ici, et ce le plus soudainement du monde.

Je prépare donc mes affaires, dans la haste bien que rien ne me presse aujourd’hui. Un morceau d’étoffe accroché à ma ceinture me rappelle encore et toujours ce que j’ai pu laisser derrière moi pour l’amour d’un butin. Je le serre presque machinalement dans la main, un instant, pour commémorer.

Ce butin d’ailleurs, aussi lourd de son poids que de ses conséquences, il va me falloir le ressortir, et le déplacer. Et dans mon état, c’est un peu du suicide. Pourquoi pas. Après tout, je n’ai plus d’âme et ne suis maintenant qu’un corps errant à la recherche d’un but que j’ai depuis longtemps oublié. Il va falloir faire vite, ne s’arrester en ville que pour le strict nécessaire : la bière.

Objectif : la terre de mes meilleurs souvenirs. Sa terre. Bien que n’y aillant jamais vraiment vécu tous les deux, c’était bien là bas qu’étaient leurs premiers pas. La route sera longue, je ne me suis que trop perdu dans les routes du sud et suis désormais loin de cette ville. Ceci ajoute d’autant plus au risque de se faire remarquer, de se faire envier et de se faire tuer. Soit. Je suis déjà mort ici, je le sais, et si ce n’est qu’une demi-douzaine de milliers d’écus et autant de marchandise, je n’ai plus rien à perdre. A convoiter trop l’avoir, je ne suis plus rien d’autre.

Je m’étire à nouveau, et cherche du regard ma monture. Elle a eu bien le temps de se reposer… C’est au détour de quelques vacillements des yeux que je la revois, allongée sur son flanc, couverte de mouches et dégageant une odeur pestinentielle. Ah oui c’est vrai, déjà trois semaines que j’oubliai de la nourrir. Forcément.

Pas freiné dans mon élan pour autant, j’entreprends donc de regagner Arles pour y trouver une nouvelle jument. A peine le temps de l’acheter, qu’elle fut déjà chargée, à peine le temps qu’elle soit chargée que nous étions sur les routes.

Cinq mois que je n’avais plus vu la poussière des routes. La fuite reprend, avec moins de santé qu’en arrivant certes, mais il n’est plus question que cette cave me serve de tombeau.

Cinq mois à ressasser encore et encore ces mesmes scènes, à revoir sans cesse son sourire alors que je ne la sais que fort bien pendue haut et court. A m'insulter encore et encore de traistre, d’avare et de pleutre…

Cinq long mois à hésiter entre une mort lente ou rapide, douloureuse ou coulante… Le temps de refaire surface est imminent, mais mesme moi je me demande de quel côté de la montagne je retomberais cette fois…

Cinq mois, déjà.
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Umbris
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MessageSujet: Re: [RP]C'est quand il est mort qu'un corps refait surface   Lun 27 Oct 2008, 16:43

C'est parti. Deux jours déjà que je marche, et ma douleur à la jambe droite ne va qu'en s'accentuant. Cette vile ne m'inspire rien de bon, et me donne une impression de déjà vu, de déjà vécu...

Ma jambe droite est un bien plus lourd fardeau que le butin que je traisne bruyamment derrière moi. Ce jour là, ce fut ma plus grosse défaite à un combat. Forcément, attaqué lachement durant mon sommeil... Enfin, j'étais plus alerte avant.. Avant Montpehlier oui.

Je ne sais toujours pas comment ils m'ont retrouvé, qui m'a vendu contre quelques piécettes. L'avantage, c'est que maintenant ils me croient mort. Enfin c'est vite dit. Ce fut tout de mesme un beau combat... Une belle déroute, à l'image de celle que cet assassin était venu venger pour son comte.

J'entre donc en ville, après deux jours à me traisner dans les massifs perdus au bord de la mer Méditerannée. Une forte odeur sucrée me saute aux narines, et soudain, mon estomac s'emballe. Il ne l'avait pas fait depuis longtemps. Je sourie succintement et me dit que doucement, mon corps revit. Mon âme, elle, je ne l'attends plus.

Cette passade sur les chemins m'a redonné le goût du travail. En particulier ce riche bourgeois que je croisais hier dans la matinée. Mais il n'est pas question de faire un seul pas de travers pour le moment. On ne brigande pas chargé à outrance de son passé.

Il est donc désormais temps de se reposer, et d'aller vider quelques chopes. La ville n'apparait pas comme plus vivante que celle que j'ai quitté, mais fort heureusement je n'ai encore jamais vu de taverne sans fut. Et j'en ai connu des villes... Pourtant, celles dont le souvenir est le plus limpide sont celles que j'ai traversé avec elle.

Je ne m'aime plus, je suis aigri, une partie de moi même, et la meilleure sans doute, s'est annihilé avec l'attaque de Montpehlier. Je sens que mon esprit divague, que plus rien n'a de suite ou de sens, et je pense qu'en fait, simplement, je deviens fou. Ne perdons pas tout, il me reste ce butin, qui peu à peu prend de plus en plus de place dans ma vie, vu qu'au fond, que me reste-t-il à part celà?
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Umbris
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MessageSujet: Re: [RP]C'est quand il est mort qu'un corps refait surface   Dim 02 Nov 2008, 10:32

Deux jours, et quelques heures.

Voilà le temps qu'il m'aura fallu pour être mis au arrêts après avoir franchi les portes de Montbrisson. En même temps, les avis de recherche placardés en ville n'ont pas aidé à ce que je passe sans embrouilles. Mais quand même, çà fait des mois que je n'ai pas mis les pieds ici.

J'espèrais juste y croiser quelques vieilles connaissances, mais c'est la prévosté qui m'a accueilli les bras grands ouverts. Incroyable, ils devaient m'en vouloir à un point hallucinant pour ressasser tout çà pendant ces mois.

Et maintenant, ils vont s'en donner à coeur joie. Bon, le bon coté des choses, il faut bien l'avouer, c'est que Montbrisson, je ne la connais que trop bien. Et que par un drosle de pressentiment, j'avais décidé de planquer mon paquetage un peu avant d'arriver en ville, vu que je comptais y rester quelques jours. Ces quelques jours risquent de durer un peu, puisque mon dernier procès ne pourra estre fini avec moi. Oui, lassé d'avoir attendu 3 mois, enfin attendu, c'est vite dit, je suis parti, et je crois bien qu'ils m'ont là bas de toute façon tous oubiés. Espérons donc que la justice du coin n'a pas les mesmes pratiques...

Pas un seul petit pigeon déplumé depuis des mois, et je me prends un procès. C'est rageant tout d'mesme. Je n'sais mesm' pas comment j'vais la jouer celle là... J'ai juste été me bourrer la tronche juste après mon entrevue avec la maréchaussée, et je coris que dans l'euphorie, j'ai du inviter du monde à mon procès, mais je ne sais plus qui. C'est dans ces moments là que je me rends compte que plus rien ne me touche. Ce procès, je m'en tamponne. Ceux que j'ai croisés en taverne, et peut estr' insultés, je m'en carre. Celles que j'ai abordées, baisées ou peut estr' mesm' violées en taverne ces derniers jours... ni chaud ni froid. La coquille vide que je suis n'en fait qu'à sa tête, et je perds tout contrôle.

Et plus çà vient, plus j'adore çà...
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