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 [RP] Le Bô

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Le_Bo
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MessageSujet: [RP] Le Bô   Lun 06 Oct 2008, 02:29

Les récits d'un homme damné.

I - Mon histoire.

Douces terres, tendre mer, je me souviens de vous comme si je venais tout juste de vous quitter. Je me souviens de ces champs de blé, de cette brise légère, glaciale et salée. Nuages gris et maisons de pierre. Je suis né dans tes bras, tu m'as bercé de toutes ces jolies choses, mes parents qui ont eu la chance de connaître eux aussi tes richesses m'ont nommé Aël. Ma naissance à Concarneau, village bien aimé.

Je me souviendrai des me premiers pas auprès de ma mère, mon père marchand navigateur, et de mon grand frère. J'étais si petit et frêle, kampfer mon ainé de 3 ans lui faisait la fierté de mon grand père, le moins honnête de tous les hommes que j'ai pu connaître. Il disait souvent que Kampfer ferait tout comme lui un soldat de grand chemin très vaillant.

J'ai toujours été joueur et taquin, bagarreur? Non jamais, j'évitais toujours de me battre, Kampy était là pour moi. J'ai vécu protégé toute mon enfance. Kampfer était devenu l'espérance de mon grand vieux, et moi celle de mon père qui me disait que je deviendrai un grand homme, un honnête marchand tout comme lui, et que je verrai les terres espagnoles et portugaises, que je pourrai vivre au gré du vent. Mon père partait régulièrement livrer marchandises avec son équipage, des mois et des mois.

Lors de mon sixième anniversaire, père convainquit ma tendre mère de m'amener avec lui sur son navire, elle accepta, me séparer de mon grand père et de mon frère était la seule raison. Et je vis toutes ces choses promises, l'océan, les terres de différentes contrées, des hommes de plusieurs cultures, mon père était aimé et respecté pour sa gentillesse, même les brigands l'appréciaient. Je ne lâchais plus mon vieux, je l'aimais tant. Je ne vis plus ma mère pendant 10 années, mon frère non plus. J'avais oublié à quoi elle ressemblait, ceci vient du faite que mon père repoussait sans cesse le retour et se débouillait pour ne pas me donner envi de revoir son géniteur.

Je revins sur mes terres. 16 ans, jeune garçon, marin téméraire. Les marées m'avaient enseigné le courage. Ma mère me sauta dans les bras, elle avait tant changé, je me souviens encore. Elle me raconta que Kampfer était parti en Lorraine, seul, ce n'était pas le vent qui l'avait guidé, mais son envi de richesse, de violence et de découverte. Mon grand père lui régnait sur les petits villages lui et sa troupe malfaisante. J'en rie aujourd'hui, mais à ce moment je le haïssais, désolé papi si tu lis ces mots.

Je resta 6 ans à terres, profitant de partir pêcher de temps en temps. Je passais mes jours à étudier, la religion, la politique, j'aidais ma mère au champs. Au fur et à mesure j'avais tendance à trainer des les tavernes. Mes écus économisés pendant mes périples s'évanouissaient au fur et à mesure des mes choppes. J'avais le temps de boire, je ne pouvais plus vivre sans mon or, sans mon chouchen. Quand mon père revint, en deux mots, il comprit que seule la mer pouvait m'enlever l'esprit malveillant de mon grand-père. Je repartis dans un tendre au revoir à ma mère pour la teste de Bush. Ici je fuis le bateau et mon père pour gagner le Languedoc. Je pus rester peu de temps avant d'apprendre la mort de mon frère.

Déchirement, je ne pus participer aux funérailles j'étais en prison pour bagarre en taverne, je me suis caché et commença à sombrer dans l'alcool. Etait-ce un ange ou un démon? Mon grand père foula la porte de ma cabane pour me faire reprendre raison, je n'étais plus le fils de pêcheur, je devais honorer mon frère et suivre ses traces. Déchirement, je l'écouta. Lui et ses 4 mercenaires me prirent par le bras et me sortirent de l'alcool pour me faire entrer dans leur monde, entrainement de soldat journalier.

Aujourd'hui je suis poursuivi par mon père, il ne doit pas voir ce que je suis devenu, jamais il ne devra le savoir. Aël n'existe plus, Le Bô, un adorateur de ses terres, bon parfois, violent toujours, suis-je un abruti ou un homme poursuivi par ses pulsions? Suis-je voué à vivre ainsi toute ma vie? Tuer, voler, piller, violer, je n'ai plus d'honneur, je n'ai plus rien à perdre. Je suis un homme qu'on a blanchit de sa raison et que l'on recolore à sa façon. Mon grand père entre ses entraînements et ses coups fourrées, la justice immonde a fait de moi ce que je suis, un adorateur de ma mer, un adorateur de mes terres, je n'ai qu'un comte, il est breton, et tous ceux qui ne le suivent pas sont pour moi tous des malins, des hérétiques, délateurs, fourbes, félons, infidèles, espions du mal, chaque corps anéanti de mes mains est un trophée pour moi, dédié à mon frère, à ma mer, à mes terres.

Père, si tu trouves ce récit, je n'ai jamais cessé de vous aimer toi et mère.
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Le_Bo
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MessageSujet: Re: [RP] Le Bô   Mar 18 Nov 2008, 23:47

II - Ennemi de la raison, agi sans règle, récit d'une journée très spéciale.

Les mains pleines de sang, le soleil couchant me caressant le visage, la fumée de la maison brulante à l'horizon, le louveteau dans l'herbe haute du pré allonge contre Baal, le petit enfant de 2 ans endormi contre un arbre, rouge des sanglots qu'il vient de semer sur sa route.

Le diable vient de me posséder, m'enlever ma dignité. J'ai agis comme un monstre, un envoyé des ténèbres lui même, un homme sans cœur, une possession violente et subite ressentie pourtant avec tant de douceur et de soulagement.

Il y a quelques moments, quelques part dans le royaume, je croquais dans mon morceaux de viande à pleine dents. Je n'en avais pas mangé depuis une semaine. Les écus manquaient, je dois entretenir mes champs, et même par esclavagisme ça coûte, un gros pactole à mon retour en tout cas. Bref, en pleine mastication délicieuse, sous le regard attendrit de Baal mon chien de berger fixant le nonos avec amour. Je mâchais de bon cœur quand mon festin s'interrompit par le gémissement bizarre d'une bête. Je posa mon repas par terre et laissa dépasser ma tête au dessus du talus qui donnait sur une demeure apparemment abandonnée.

Un enfant lançait des cailloux sur un louveteau attaché, le père riant montait sur sa charrette pour gagner le champs. La mère hurla au même moment:
"François, ne laisse pas le gamin jouer avec cette bête!
_Mais non vieille! le gamin s'amuse!"

Dans mes pensées, tout se mélangeait. je ramassa mon épée, fixant l'animal pleurant. Le père était à une centaine de mètre conduisant son véhicule, la mère sortir fourche en main d'un pas lancée!
"Jean, pousses toi je vais la finir la créature! C'pas un jeux ça!"

Je bondis en hurlant, épée serré les yeux brulant de rage, la femme lâcha sa fourche terrifiée et n'eut pas le temps de voir la coup d'épée par le plat de la lame dans la mâchoire. Je planta mon ame dans sa jambe. Elle se mit à hurler, allongée sur le dos. Je la saisis par la nuque en hurlant et la secouant.
"S'pèce de vilaine garce, assassine de loup! Je vais te tuer! aaaaaaaaaaaaaaaa!"

Je me fis saisir soudainement et m'envola dans une pile de buches. A peine le temps de comprendre que les coups surgissent sans que je puisse répondre. Je fonça tête baissée et bizarrement fut repoussé très facilement. Des mains empoignèrent mon coup suivi d'une voix puissante:
"Jean va t'en, va dans la maison dépêches toi!"


Me fixant le regard sévère et assassin. Le paysan gringalet se battait par amour, sa force était décuplée.
"T'es qui toi? Brigand! Je vais te..."

Je ne sentais plus mon corps, mes mains lâchaient tout doucement les siennes, quand l'homme su mit à hurler. Il me libéra aussi sec. Baal mordait son arrière train pendant que je prenais ma respiration.
"Dégages sale bêtes!"

Je me jette sur ma lame et le frappa aux parties génitales de la pointe de mon arme. Sous son cri étourdissant je léchais mes lèvres sanglantes.
"Va pourrir dans ton coin!"

Je me dirigea dans la maison en trainant le corps gisant de la mère qui gémissait encore. J'ouvris la porte, rentra les deux corps, le père inanimé. L'enfant me regardait un bébé dans les bras.
"Ne tuez pas mon petit frère je vous en prie!"

Caché sous la table, je m'approcha et saisit le bébé par les vêtements.
"Je ne le tuerai pas! Bon vent en enfer!"

J'étala les braises de la cheminée à l'aide d'une pelle sur le lit qui se mit à bruler, sous le regard inhibé de l'enfant tremblant et pleurant. En sortant, le bébé dans les bras, je ferma la porte à clef. Détachant le louveteau peureux, je savais que Baal prendrait soin de son bébé adoptif, un loup, presque comme lui. Et moi, un nourrisson dans les bras... un esclave, rien que pour moi, une bête obéissante qui ne croira qu'en moi! Mon fils Kampfer, le nom de mon frère, est destiné à me servir.

Il est l'heure que je reprenne la route... moi, Kampfer, Baal et Loup! Ces ermites ne manqueront à personne!
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Le_Bo
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MessageSujet: Re: [RP] Le Bô   Mer 19 Nov 2008, 09:19

III - Il y a toujours plus fort que soit, ou la course contre son destin!

Me voilà dans cette belle ville d'Auvergne. Les gens semblent insoucieux et innocents. Ça pue le milicien et le maréchal mais sinon elle est agréable, chère mais agréable. Les mendiants meurent de faim, les oiseaux crottent sur les clients du marché, les enfants jouent dans le crottin de cheval, sinon, elle est agréable. Comme cette rencontre faite ce matin à l'auberge où je crèche.

Ce matin je suis entré dans cette auberge lumineuse tenue par un homme qui se disait important pour sa ville mais rejeté du faite de sa supériorité intellectuel. Je préfère que les gens s'avouent stupides plutôt que de se croire malins! Bref, c'est alors que je buvais vin chaud sur vin chaud que la porte claqua, sans même me retourner, Kampfer dans un bras, Loup attaché à Baal à mes pieds j'admirai le pouvoir de l'alcool sur mon crâne.

Une voix retentit.
"Dégages aubergiste, va compter le nombre de tonneaux qu'il te reste!"

Surpris d'une telle amabilité je regarde l'homme s'asseoir près de moi. Un colosse, habillé de jaune, de bleu et d'un chapeau rouge. Cela me fait penser que j'ai laissé mon perroquet à mon grand père et qu'il faudrait qu'il me le rende. Deux fanfarons s'assoient sur les tables dans mon dos. Appuyé au comptoir je sirote doucement.
"Ah, un voyageur? Comment va-t-il? Commence le costaud.
_Très bien sieur, très bien!
_Très bien? Ça a l'air, assis tranquillement dans une auberge, peu soucieux du reste du monde. La belle vie!"

Et là je sens qu'il me cherche des noises, mais pourquoi? Ils n'ont pas d'épées mais des poignées de couteau sortantes des braies!
"Il faut profiter de la vie sieur! Je profite!"

L'homme me sourit, il approche son visage du mien et regarde la petite bouille du gamin.
"Arf... 1 an, tu le nourris comment?
_J'achète du lait sieur!"

Oui je ne bronche pas dans des cas comme ça!
"Je peux le tenir? S'il te plait?"

Il tends ses bras et semble soudainement être très sympathique! Je le lui tends en me disant qu'il n'y a que moi qui suis capable de tuer froidement un enfant. A peine lâché Kampfer que deux poids se jettent sur moi et me plaquent sur le comptoir, une lame douce et légère caresse mon cou. L'un de mes deux agresseurs me lance avec une voix de fillette, faut le reconnaître.
"Ton chien me regarde mal, dis lui d'être sage!"

Tremblotant je l'avoue.
"Bal, assis sage!
_Il obéit pas ton cabot, je vais le planter!
_Non non, je vous écoute calmement, il ne fera rien!"

Le colosse se marre, se lève et va de l'autre côté du comptoir, il pose sa main sur ma tête et l'écrase.
"Vieux con, vieux con que tu es... tu n'as donc aucun honneur? Je n'ai moi même jamais osé faire ça!
_Oui désolé je m'excuse!
_Tu t'excuses? Ce n'est pas à moi qu'il faut s'excuser! Je suis père malgré mes activités, la vie d'un enfant est sacrée!
_Benoît, laisses moi l'embrocher! Dit l'autre au mauvais moment.
_Non, il va le garder son marmot, il va vivre avec un gamin, voler les fermes pour le nourrir, mais saches une chose, tu quittes ce comté, cette région, je te revois tu nourriras les rats! Suis-je clair?
_Evidement, pas de problème."

Le gars me prends par les cheveux et m'éclate le nez sur le bois, un gémissement de douleur un grognement de Baal! Ils me lâchent, le colosse pose le gamin sur le bois à côté de ma tête et sans même me retourner je les entends se rapprocher de la porte.
"Innocent! Quand tu brules une maison, vérifies que les fenêtres soient cloutées, ton gamin est sorti, il prie ta mort, et je l'encouragerai. Vis pendant que c'est un enfant!"

Là ils s'en vont, l'aubergiste qui écoutait s'approche en constatant son comptoir rougeâtre.
"Vous avez tué un enfant?
_Ben non il est pas mort imbécile! Rétorquai-je en prenant mon fils.
_A tout le monde le dit ici, mais je suis irremplaçable!
_Tais toi abruti, qu'on me dérange pas dans ma chambre."

Sous le regard niais du tavernier, je suis monté et me suis lavé à l'étage. Ce soir sera ma seule nuit ici, loin de ces joies douteuses de cette ville. Je vais pas trainer! Charrette en main je vais tracer ma route!

Un adage qui me plaît:
"Il y a quelques chose de plus puissant encore que la force et les entrainements, la rancœur des années qui forgent un homme à un destin tragique!"
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