La Grotte des Joyeux Brigands

La grotte où se retrouvent tous les affreux brigands !
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la vie ordinaire d'une femme ordinaire

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la main du diable
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MessageSujet: la vie ordinaire d'une femme ordinaire   Sam 26 Avr 2008, 13:46

Tout a (re)commencé en cette journée du 2 avril 1456. Partie défendre une ville dont elle ne connaissait rien contre un comté dont elle s’en fichait, elle avait juste répondu à l’appel de son ordre. Démoralisée par sa vie totalement ennuyeuse, elle voulait profiter de cette mobilisation pour ne jamais revenir.
Ce jour-là, elle parcourait la campagne à la recherche de son armée. Elle n’avait rien trouvé de mieux, la veille, que de s’endormir dans l’écurie, avec son cheval, sa mule et son pigeon, quand tout le monde s’était mis en marche. Elle se maudissant de perdre par là-même l’occasion de mourir au champ d’honneur. Tandis qu’elle galopait sur les chemins, elle vit de loin, 2 chevaux montés partir en direction de la forêt. Quelques mètres plus tard, elle comprit la raison de la fuite. Sur le sol gisait le cadavre d’une femme, complètement défigurée, baignant dans une mare de sang. Elle avait du être attaquée avec un goupillon ; fatal quand on ne s’y attend pas.
Elle regarda vers la forêt, dégoutée par le spectacle qu’elle venait de voir et elle cria sa rage.


Bande de pleutres !! Je vais vous tuer !! Vous êtes ignobles !!!

Sans un regard pour la femme par terre, elle remonta sur son cheval, tapa fortement ses flancs de ses talons et prit la direction de la forêt. Sa mule ne chercha même pas à suivre, elle commença à brouter l’herbe du talus en attendant que sa maitresse revienne.

Tout alla vite après, la poursuite à travers champs et au milieu des arbres. Son étalon donnait tout ce qu’il pouvait pour répondre aux ordres de sa maitresse. La jeune femme ne voyait plus que son objectif qui se rapprochait, ne sentant même plus les branches qui lui giflaient le visage. Debout sur les étriers, baissant la tête de temps en temps pour ne pas s’assommer, le premier des 2 brigands était presque à portée. Encore un peu… C’est bien Altaïr… encore un peu. A la première occasion elle monta sur la selle de son cheval et se jeta sur l’homme. S’en suivit une chute et tous les deux se retrouvèrent par terre, puis debout l’épée à la main. Ils se faisaient face, lui avec un rictus hilare, elle le regard noir. Ils le savaient : ce serait un duel à mort. C’est elle qui commença en fondant sur lui, il se défendit bien entendu. Les épées résonnaient dans un bruit sec et crispant. Le cliquetis se faisait tantôt rapide, tantôt lent. La jeune femme tenant son arme avec les deux mains se battait sans faiblir et attaquait dès qu’elle en avait l’opportunité. Puis cette brulure au bras droit, des taches rouges qui volèrent dans son champ de vision ; Elle était blessée, la pointe de l’épée de son adversaire s’était teintée de rouge. L’homme ricanait, se moquait, il allait gagner. Elle sentait son bras perdre ses forces, elle ne voulait pas mourir, elle avait encore tant de choses à faire et une personne à revoir. Il sauta sur elle, son épée en avant, elle s’esquiva par une chute sur le côté mais perdit son arme qui tomba près d’elle, juste un peu trop loin pour qu’elle la récupère. Sa main cherchait tandis que ses yeux ne quittaient plus le regard jouissif de l’homme. Il retira lentement son épée de l’humus si tendre, savourant la mise à mort imminente et la pointa sur elle. Elle était perdue… non sa dague… où l’avait-elle fourré ? Elle fit appel à sa mémoire… ses chausses… non ; sa manche…non ; sa ceinture… non plus ; son chapeau… oui. Oubliant la douleur et en quelques mouvement s rapides, elle récupéra sa dague et la lança. L’épée s’était approchée de façon critique quand la dague pénétra le thorax de l’homme. Il s’effondra massivement, propulsant son arme dans le sol, à quelques centimètres de la jeune femme. Elle souffla, se releva doucement et reprit sa dague.
Mais il en restait un. Où était-il ? Il se cachait assurément. Elle regarda autour d’elle, entendit un sifflement furtif et une douleur l’obligea à fléchir sa jambe gauche. Une flèche venait de se planter dans sa cuisse. Se mettre à l’abri avant d’en recevoir une autre et repérer le tireur. Elle perdait du sang, elle avait du mal à marcher. Comment l’avoir ? Il fallait qu’elle récupère son épée. Evitant la seconde flèche de justesse, elle courut vers un arbre récupérant de sa main gauche, son arme à terre.
Elle commençait à le situer. Il ne pouvait pas ajuster son tir et s’enfuir en même temps : c’était l’un ou l’autre. Elle marchait doucement, ses pieds justes posés sur les feuilles mortes pour ne pas les faire craquer. L’homme venait de perdre sa victime de vue, il s’affola. Surement trop proche d’elle, il ne pourrait plus utiliser son arc. Il le laissa choir pour prendre son goupillon, arme qu’il aimait particulièrement
.

Viens là la gueuse que je te termine comme l’autre… Elle n’avait même pas vu le coup venir… dommage elle n’a pas eu le temps de crier comme un porc.

Elle lui fit face, la rage au cœur, l’épée dans sa main gauche et la dague dans l’autre.

Je vais te tuer !!

Il brandit son arme et la fit tournoyer dans les airs avant de tenter de l’écraser sur son adversaire. La jeune femme prit appui sur sa jambe valide et virevolta tandis que le mouvement du goupillon empêchait l’homme de s’écarter avec rapidité. L’épée se planta dans son dos, il tomba en hurlant.

Elle le regarda sans rien dire, essuya sa dague pour la remettre dans son chapeau. Puis se fut au tour de l’épée de retourner dans son fourreau. Elle appela son cheval, cassa la flèche sans pour autant enlever la pointe fichée dans sa cuisse. Elle monta avec difficulté Altaïr, elle savait qu’elle avait perdu beaucoup de sang… trop de sang. Tandis qu’il la ramenait vers la route, elle s’acharna à faire un bandage autour de son bras. Sa chemise était foutue de toute façon.

Elle commençait à se sentir mal, il fallait pourtant qu’elle tienne encore le coup. Devant le cadavre de la femme, elle s’arrêta à nouveau. Elle descendait de son cheval, dénoua sa cape aux couleurs de son ordre et l’attacha au cou de la morte. De toute façon elle n’avait pas la force de l’enterrer, autant profiter de l’occasion. Dans sa besace, elle prit ensuite les lettres de son mari qu’elle jeta tout autour puis enfin quelques flacons d’onguents et sachets de plantes dont elle n’espérait pas avoir besoin pour se soigner. Ils rejoignirent les lettres jonchées au sol. Une fois n’est pas coutume, elle pria pour l’âme de cette malheureuse victime d’un brigandage. Sa vision des brigands n’étaient pas celle de personnes sans aucun scrupule. On pouvait voler sans tuer ni sans massacrer inutilement.

Elle laissa les villageois le soin de découvrir tôt ou tard le crime et s’en alla avec sa troupe dans l’inconnu.
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MessageSujet: les blessures   Dim 27 Avr 2008, 00:52

Des heures que la troupe marchait. La jeune femme luttait pour garder les yeux ouverts et pour rester sur son cheval. Elle cherchait un endroit isolé, calme où elle pourrait se soigner et se rétablir. La peur avait envahi son esprit : si elle n’arriverait pas à s’en remettre, si tout ceci n’avait servi à rien. Sa mélancolie et son ennui méritaient-ils de prendre autant de risques ? N’aurait-elle pas été mieux auprès de son mari et ses enfants que d’agoniser dans l’espoir de vivre une nouvelle vie. Son choix valait-il tant de souffrance ? Wolfe Tone ne lui avait pas donné de nouvelles depuis quelques jours. S’était-elle trompée sur ce qu’il pouvait représenter ? Que de questions… trop de questions…

Là-bas. Une grange abandonnée et à moitié effondrée, à l’orée de la forêt, non loin d’un ruisseau. Voilà l’endroit parfait pour elle et ses bêtes. Elle descendit de cheval devant la bâtisse et entra en claudiquant. Il y avait encore un tas de foin dans le fond, elle pourrait s’y installer. Lentement et avec acharnement elle libéra ses bêtes de toutes entraves. Plusieurs fois elle manqua de s’écrouler. Elle se fit une couche sommaire avec le foin et sa couverture, chercha de l’eau pour ne manquer de rien et prépara tout son matériel. Trouver encore la dernière once de courage pour se soigner sans anesthésie. Elle en avait marre mais c’était sa seule chance de survie.

Elle s’assit contre la selle adossée au mur, releva la chemise déjà déchirée et enleva le bandage de fortune. La blessure béante était profonde, plusieurs crins seraient nécessaires et en plus elle ne pourrait utiliser que sa main gauche. Elle jeta de l’alcool sur la plaie et l’essuya maladroitement, elle prit l’aiguille et enfila le crin tout en laissant un bout orné d’un nœud à l’extrémité pour éviter qu’il le n’échappe une fois dans la peau. Une bonne inspiration et elle planta l’aiguille, la ressortit pour la replanter encore. Plusieurs fois elle recommença le geste jusqu’à suturer toute la blessure. Le temps devenait une éternité, elle laissait les larmes couler le long de ses joues, essayant de rester détendue malgré la douleur. Le surjet terminé, elle le couvrit d’un bandage sommaire après l’voir enduit d’un onguent.
Restait la cuisse et elle savait que ce n’était pas gagné. Elle devait enlever la flèche à vif, n’étant pas la possibilité de le faire en pleine inconscience ou avec des éponges anesthésiantes ; Wolfe Tone avait eu de la chance dans son malheur et elle, elle ne l’aurait pas. Elle était obligée de compter que sur elle-même et vu les forces qui lui restaient, la situation était critique. La sueur perlait sur son front, ses doigts étaient marbrés depuis un petit moment déjà et elle avait froid. Ses chances de s’en sortir s’amenuisaient. Elle déchira ses braies et laissa couler le reste d’alcool autour de la flèche. Elle prépara un linge pour se parer d’une hémorragie éventuelle lors de l’ablation de la flèche. Ne pas perdre connaissance. Elle prit la pince à bec, la positionna sur sa cuisse, inspira profondément et l’enfonça dans la chaire. Elle hurla, elle pleura tant la souffrance était grande. Elle se torturait par obligation, juste pour se donner une chance de vivre. La tête tourna et tomba sur le côté.

Le ciel crépusculaire entourait la grange quand elle reprit ses esprits. La pince à bec toujours enfoncée dans la cuisse et autour de la flèche, il fallait qu’elle termine avant que la nuit tombe car elle n’avait rien prévu pour s’éclairer. Zut… elle n’avait même pas gardé un peu d’alcool à boire, il ne restait que de l’eau. Elle but un peu pour humidifier sa gorge sèche, regarda la pince avec inquiétude. Il fallait qu’elle l’enlève, il fallait qu’elle reste éveillée jusqu’à la suture. Elle prit fermement la pince dans ses mains et tira. Nouveau cri déchirant transperçant le silence et un bruit de fracas de la pince qui tombe au milieu des flacons. Parmi eux, la pointe de la flèche. Un filet de sang s’épanche… Mettre le bouchon de tissu avant que… Elle tâtonna parmi son matériel renversé pour retrouver le linge qu’elle avait préparé. Dans un dernier effort, elle l’enfonça dans la cuisse avant de perdre connaissance à nouveau.

Combien de temps était-elle resté inanimée dans le foin. Le cheval lui léchait le visage de sa langue râpeuse, ce qui n’était pas forcément agréable… enfin elle eut préféré que ce fusse la caresse d’un homme. Il faisait jour. Elle avait donc passé toute la nuit sans reprendre connaissance. Malgré la fièvre qui l’avait envahi, il fallait qu’elle finisse. Le pire avait été fait. Elle chercha le crin et une aiguille et se prépara à recoudre la plaie. Elle enleva le bouchon de linge avec précaution et vérifia l’état de son hémorragie : il s’en était fallu de peu. Pouvant utiliser ses 2 mains, les points furent plus simples à faire, la douleur se faisait oublier après les gestes plus invasifs de la veille. Cela ne l’empêchait pas de grimacer quand même.

Elle était si fatiguée, elle n’avait plus la force de se lever, elle mangeait presque plus et buvait peu pour éviter de chercher de l’eau à la rivière, chose qu’elle ne pouvait pas faire. Les jours passèrent ainsi. Elle maigrissait à vue d’œil, luttant toujours contre la fièvre et l’infection. Mais elle gardait toujours ce minuscule espoir d’avoir à vivre encore des moments magnifiques. Dans ses moments de délires, personne n’était là pour l’entendre et certains auraient été surpris de ses divagations.

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MessageSujet: le rétablissement   Dim 27 Avr 2008, 01:28

Deux semaines avaient passées. Elle arrivait à faire 3 pas sans avoir la tête qui tourne : presque un événement. Le printemps avait métamorphosé le lieu en un endroit chatoyant. Tous les jours, elle essayait de faire un peu plus que la veille mais s’agaçait d’impatience de ne pas faire plus de progrès. Elle avait envie d’être déjà guérie et de pouvoir chevaucher sur les routes pour démarrer sa nouvelle vie. Altaïr et Boulasse paissaient tranquillement dans la prairie tandis qu’Ivre s’était tout à coup transformé en un volatile adroit et manifestement doué en vol. Le temps des amours !! Dans le ciel, un pigeon semblait être attiré par le ballet aérien. Seulement, au lieu de rejoindre le malheureux acrobate, il vient se poser près de la jeune femme, un léger roucoulement pour signaler sa présence et sa fonction de messager. Elle libéra délicatement le parchemin de la patte de l’oiseau et le déplia fébrilement. La première lettre depuis si longtemps, depuis l’incident du 2 avril. L’expéditeur n’était que Wolfe Tone mais cela suffit amplement à redonner le sourire à la destinataire. Il avait griffonné brièvement quelques mots afin de savoir ce qu’elle devenait, et comme toujours avec l’ironie qui le caractérisait si bien. Le pigeon attendait, avant de repartir, une réponse à rapporter et pourquoi pas quelques graines à picorer. Ivre, lui, s’en alla se cacher dans un arbre, à l’orée de la forêt, boudant du manque d’intérêt qu’on lui accordait. La jeune femme se dépêcha de répondre (enfin, elle alla aussi vite qu’elle put dans l’état où elle était) n’oubliant pas au passage de remercier le pigeon de quelques graines et le pria d’arriver vite à destination.

Les heures qui suivirent n’eurent pour objectif que de préparer son départ : ranger son matériel épars dans la grange, le chargement des sacs sur la mule et la préparation de son cheval. A l’aube, elle partit vers le sud du royaume.

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MessageSujet: les premiers brigandages   Lun 28 Avr 2008, 23:48

La main et Hanort s’étaient retrouvés à Cahors en prévision d’un brigandage chacun de leur côté. Depuis le temps qu’elle voulait passer à l’action, la jeune femme était plus qu’enthousiaste. Seulement l’accident d’Umbria (l'amie d'Hanort) l’avait un peu refroidi. Sur le chemin, celle-ci s’était faite attaquée et blessée. Elle avait gagné, sans rien demander, une convalescence de 45 jours. Encore heureux qu’elle soit obligée de rester à Villefranche, chez elle, elle aurait pu tomber plus mal à se retrouver exilée en terre inconnue.
Dans son élan, La main n’avait mesuré pas les risques qu’elle pouvait rencontrer. Il est vrai qu’elle était partie sur un coup de tête, histoire d’essayer d’échapper à ses sentiments mais maintenant, elle s’interrogeait sur la suite à donner à son aventure et comment revenir sans paraitre ridicule.
Hanort se retrouvait seul maintenant qu’Umbria était indisponible. Il voulait quand même parcourir quelques lieus à la recherche de quelque voyageur à déposséder. Il avait alors proposé à la main, avec toute la gentillesse dont il était coutumier, si elle souhaitait l’accompagner. Comment refuser ! Elle accepta de suite, ce qui réglait du coup tous ses soucis. Ils partirent donc sur la route de Cahors avec l’espoir de ramener un joli butin et quelques cadeaux pour Umbria et Charlie.

Ils avaient trouvé un endroit intéressant sauf qu’ils n’étaient pas tous seuls. Deux autres groupes s’y étaient arrêtés aussi. Une petite inspection de leurs membres ne leur permit pas d’être rassurés. Autant le premier, formé d’un homme et une femme ne paraissait pas bien inquiétant, mais le second, de 3 hommes et une femme, semblait bien plus préparé et plus habitué aux brigandages. Maintenant qu’ils étaient là, Hanort et La main décidèrent de tenter leur chance.
S’il y eut des voyageurs, ils s’étaient cachés car un seul se fit coincer par Hanort et La main. Il ne résista même pas mais la raison fut bientôt évident, il n’avait rien. Il put repartir bien vite, rigolant à la déconfiture des 2 brigands. Le soir, le repas fut vite pris sans longues discussions auprès du feu, chacun évitant de reparler de la journée et rêvant plutôt à leur retour à Villefranche.

Le lendemain, ils espéraient quand même faire mieux mais les heures passaient sans voir l'ombre d'un voyageur. Il n'y avait donc personne qui voyageait sur cette route???? Une longue journée d'attente usant leur patience pour finir par voir 2 personnes arriver vers leur embuscade. Enfin un sourire se dessina sur leur visage. Tiens mais c'est marrant La main avait l'impression de les avoir déjà vu. Cachés dans les arbres, ils attendirent qu'ils soient à portée de sauts pour déclencher les hostilités. Hanort sauta sur le cheval de la femme et la menaça de sa dague tandis que La main atterit sur l'homme ce qui fit cabrer sa monture et désarçonner le cavalier. L'inconnu et le jeune brigande se retrouvèrent au sol, leurs épées rapidement sorties du fourreau après la chute. Se faisant face, Hanort interrompu rapidement le combat en montrant qu'il tenait sa victime sous la menace de sa dague. L'inconnu ne put que jeter son épée à terre.


On a …plus rien a vous …donner: dit la femme, la respiration haletante. Dans la besace, un ou deux sacs de blé et peut etre quelques pommes, c’est tout ce qu’on a, montrant la besace tombée à terre du doigt.

La main prit la besace et l'épée de l'homme et Hanort relacha la femme. Les 2 victimes repartirent bien vite, regrettant surement d'être passés par là.


C'est marrant... J'ai l'impression que je les ai déjà vu quelque part...

Tu crois La main? Ce sont les brigands qui campaient un peu plus loin.

Non c'est vrai? Ils auraient pu avoir un plus gros butin. On revient avec rien. On va être la risée du quartier.

Allez viens, on rentre.

Oui. Je crois que c'est ce qu'on a de mieux à faire...


Ils prirent leurs affaires et repartirent en direction de leur village.
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MessageSujet: La prise de cahors   Jeu 08 Mai 2008, 17:33

[Le matin du départ]

Enfin le grand jour du départ. Hier soir, La main et Wolfe Tone s’étaient encore couchés tard mais n’avaient pas dormi de suite… Quelques envies à satisfaire… Puis on avait frappé à la porte, c’était l’heure...

On arrive !!

Elle embrassa Wolfe Tone et quitta la couche en douceur. Elle alluma quelques bougies et s'habilla dans la pénombre: ces superbes braies rouges, sa jupe noire fendue des 2 côtés (on peut rester féminine et être pratique), sa chemise et sa cape noire sans oublier ses toutes nouvelles bottes rouges. Sans faire de bruit, elle quitta la maison pour rejoindre ses bêtes dans la grange. Déjà la veille, elle avait préparé ses sacs. Elle ne voulait rien oublié, elle ne voulait pas que cela coûté la vie à l'un des leurs. Alors méticuleusement elle avait étiqueté et rangé les onguents, les plantes et les potions. Tout le matériel avait été nettoyé et emballé avec précaution. Elle savait que le voyage serait risqué et elle l'appréhendait sans toutefois évoquer l'ampleur de ses craintes à Wolfe Tone. Elle ne savait pas comment elle réagirait si lui se faisait tuer mais elle se doutait qu'elle le vivrait très mal. Biensur qu'il ne lui avait jamais caché que sa vie était toujours sur le fil du rasoir...

Les bêtes somnolaient sur la paille sauf le pigeon qui s'était vautré au creux du cheval. Malgré toutes les précautions prises par la jeune femme, ils avaient l'ouïe fine et l'entendit arriver. Elle les trouva donc déjà debouts et impatients quand elle arriva.

Bonjorn!! C'est le grand jour!!

Un à un, elle sangla les sacs sur le dos de la mule qui fut de moins en moins ravie de faire partie du voyage. Elle sella ensuite son cheval et emmena tout le monde dehors. La nuit était fraiche, de gros nuages formaient des masses noires obstruant la clarté lunaire. Il fallut encore décider la mule à avancer. Cette sacrée bourrique était têtue mais têtue... des coups de pieds aux fesses se perdaient. Finalement la Main trouva une solution. Elle s'approcha de la bête et lui susurra à l'oreille:

Si tu ne veux pas bouger c'est Wolfe Tone qui s'occupera de toi....

C'est fou ce qu'une mule ça peut comprendre vite...


[Avant l’attaque]

La Main s’était préparée à l’attaque. Plusieurs fois durant le voyage elle avait demandé à son amant de se battre sans penser à elle. Chacun devait combattre pour sa propre survie et pour l’objectif qu’ils s’étaient fixé. Elle savait bien pourtant qu’elle s’inquièterait pour lui jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’elle le voit vivant…

[Après l’attaque]

Elle avait eu de la chance, elle n’avait pas été blessée pourtant il s’en était fallu de peu. Elle avait porté des coups contre les défenseurs de Cahors essayant à chaque fois de ne pas tuer. Elle était lasse, elle se rendrait compte que ce n’était pas si facile de se battre contre des gens qui n’avaient rien de malfrats.

Rapidement, elle s’était mise à la recherche de son amant. Pourvu… Pourvu qu’il ne lui fut rien arrivé…Elle chercha dans le labirynthe des rues jusqu’à la place du rassemblement. Quel bonheur de le voir vivant. Ils échangèrent un long baiser langoureux tandis que Nilas faisait un long discours...

Heureuse de te revoir Wolfe Tone...
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MessageSujet: la prise de Cahors   Sam 10 Mai 2008, 17:14

La mairie avait été mise sac, les morts avaient été enterrés et les blessés soignés. La main avait laissé les hommes pour rejoindre le campement. Elle était rassurée, Wolfe Tone allait bien.

Dans les rues, les villageois les insultaient, leur lançaient leurs ordures à la figure. La journée avait été très tumultueuse et la jeune femme préférait tout de même le calme du campement pratiquement vide. La nuit tombait déjà sur la ville mettant en lumière les differents incendies.

Elle ralluma le feu et profita d'être seule pour se laver à la rivière. Plonger dans l'eau froide lui fit oublier les récents évênements et la nettoya des traces de combat et de la haine des villageois. Ses habits, aussi, passèrent dans l'eau encore claire.

Première expérience de pillage qui lui laissait des sentiments differents. La joie de gagner, d'avoir fait capituler la ville se mélangeait à la difficulté d'accepter les morts nombreux du côté de Cahors. Elle avait encore beaucoup de choses à apprendre et aussi beaucoup à oublier pour se fondre dans le monde qu'elle s'était choisie. Wolfe Tone s'était même inquiété pour elle et sur son engagement.

Le feu avait repris vie et réchauffait lentement le repas du soir. Il ne manquait plus que les voraces qui auraient surement une faim de loup.

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MessageSujet: la prise de Cahors   Mar 13 Mai 2008, 22:17

Ses épaules se couvrirent d’un manteau et son cou reçut un baiser dont elle reconnut l’auteur. Le voilà enfin...

Le calme après la bataille, ce que je déteste le plus...

Vous trouvez que c’est calme ? Écoutez les enfants pleurer, les femmes et les hommes crier. Même les chiens aboient à n’en plus finir. J’ai proposé mes services comme médecin mais je reste une ennemie... Tant pis pour eux. Heureusement que le camp est assez loin, je vais pouvoir dormir un peu. Mais avant je vais vous faire oublier toute cette journée… mangeons et allons nous blottir l’un contre l’autre. Dans mes bras, vous n’allez plus penser à rien sauf au plaisir peut-être…

Il ne leur fallut longtemps pour se retrouver seuls au milieu de l’agitation et vivre quelques instants de bonheur. Quand on est brigand, on vit au jour le jour, tout est bon à prendre.



[Ce matin]

Les jours avaient passé sans que la tension ne retombe. Quelques échauffourées ici et là. La mairie avait été laissé aux habitants, de toute façon il n’y avait plus rien à récupérer. Le sang avait encore coulé dans la nuit. La jeune femme avait du porter des coups d’épée, elle n’aimait pas ça mais il fallait bien se défendre et entre elle et eux, elle préférait eux. Elle ne savait pas encore s’il y avait eu beaucoup de morts et de blessés mais elle proposerait ses soins comme à son habitude. Déjà avoir des nouvelles était le plus important.
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MessageSujet: escale à Sarlat   Lun 19 Mai 2008, 09:06

[Cette nuit-là]

La main du diable n’avait pas une mine des plus réjouies. Cachant son inquiétude derrière un sourire, des questions se présentaient toujours dans sa tête et bien sur pas de réponse. Avec les autres autour du feu, son esprit vagabondait. Une armée servait à se battre, que faisaient-ils donc à rester là à attendre un signal douteux ? Elle avait l’impression de faire une tournée de saltimbanques en narguant les villageois sans jamais passer à l’action. Qui étaient les pleutres finalement ?
Son amant buvait comme souvent. Comment lui reprocher ? Elle aurait préféré le voir se battre au lieu de s’abreuver, le voir satisfait et arrogant au lieu de s’enivrer.
Les yeux plongés dans les flammes du feu de veillée, elle n’écoutait que d’une oreille les conversations de ses amis mais laissait tout de même une main se promener lentement sur la cuisse de Wolfe Tone.
La corne... Le signal… elle se leva précipitamment pour prendre sa dague et son épée. Elle commençait par aimer sentir son cœur battre à tout rompre, son corps se raidir à l’idée de se battre et cette prise de risque qu’elle prenait à chaque combat.
C’est avec un méchant sourire qu’elle portât ses coups sans chercher à tuer, juste à jouer avec la mort.

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MessageSujet: Attaque de Périgueux   Lun 19 Mai 2008, 10:07

[La nuit de vendredi à samedi]

La nuit fraiche et nuageuse plongeait le camp dans un noir moite. Les feux dansaient ici et là et autour des brigands toujours prêts à boire ou à raconter leurs derniers exploits avec un zeste d'exagération. Les ordres tardaient à venir. Le visage de La main se fermait de plus en plus. Mon esprit était de plus en plus tourmenté, son intuition lui disait de faire attention, de fuir vite. Elle était toujours prête à se battre et aussi à soigner mais jusqu'à quand?

Peu à peu, les troupes s'étaient organisées et quittaient le camp les unes après les autres. Chacune prenait place avant l'attaque. La main avait fait de même avec une étrange impression de malaise. La corne se fit entendre... Et tout le monde se lança à l'assaut du château. Sous une pluie de flèches, les brigands avancèrent, certains tombaient...

Ce qu'elle préférait c'était les duels, le combat en face à face. Elle évitait toujours de tuer, un compromis pour le médecin qu'elle était. La femme arriva entre 2 rues sombres, son regard noir, prête à en découdre, prête à tuer. Leurs regards se croisent, les armes levées n'attendant que de frapper. La main tenait son épée dans la main gauche et sa dague dans la main droite, un sourire moqueur aux lèvres. Puis un cliquetis de métal qui s'entrechoquent, des cris rageurs, des attaques et des esquives... Aucune des 2 n'avaient l'avantage ou plutôt c'était tantôt l'une, tantôt l'autre jusqu'à ce que...

L'épée de son adversaire la toucha à son bras gauche lui forçant à lâcher la sienne. Sa situation devenait précaire, son adversaire l'empêchait de récupérer son arme. Elle tenta le tout pour le tout, monta sur les quelques marches sur la droite et sauta par-dessus son adversaire qui malheureusement la toucha à la jambe et tout alla vite. La main tomba à terre, se redressa et reçut un magistral coup de pied dans la poitrine. Ce fut la chute de quelques mètres par-dessus la murette.

La main tomba lourdement en contrebas lâchant un juron de charretier en passant, sa bouche, son bras et sa jambe laissant filer le sang si précieux à la vie. Ses yeux se fermèrent dans les ténèbres alors que ses dernières paroles se perdirent dans le vide immense de la nuit, un murmure au milieu d'une bataille qui faisait rage:


Wolfe Tone, pardon...
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MessageSujet: Le procès   Lun 19 Mai 2008, 10:47

[Nuit de la première attaque]

La Main du Diable se réveilla alors qu'elle se faisait tirer sans ménagement par 2 soldats ennemis. Elle avait mal partout. Peu à peu elle se remémorait les faits: la bataille, le duel avec cette femme et la chute. Le matin commençait à se lever. Au loin, le soleil faisait timidement une apparition. Elle n'arrivait même pas à marcher, les 2 hommes la trainaient par les bras en laissant ses jambes pendre. Ils entrèrent dans le château en montrant leur prise à tout le monde, montèrent des marches, ouvrirent un lourde porte et la jetèrent dans une pièce obscure où seule une meurtrière laissait passer un faible rayon de lumière.

Le temps passa sans qu'elle puisse dire combien de temps elle resta là, couchée sur le sol crasseux, sans pouvoir bouger, le goût du sang dans la bouche. Elle ne trouvait même pas la force de panser ses blessures. Elle n'arrivait qu'à pleurer, elle avait la rage contre elle-même, contre la guigne, contre tout. Et son amant... Etait-il encore en vie? Qu'allait-il faire maintenant qu'elle cheminait vers la potence? Trop de questions et comme toujours pas de réponses. Tout ce dont elle était sure c'est l'amour qu'elle avait pour lui et lui pour elle...

La porte s'ouvrit et de nouveau 2 gardes la ramassèrent brutalement pour la trainer dans une enfilade de couloirs et d'escaliers jusqu'à une grande salle: le tribunal.

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MessageSujet: le procès   Lun 19 Mai 2008, 10:49

Faict le 17 mai 1456, en Périgueux.
Accusateur : le Comté du Périgord Angoumois
Procureur : Tête de fer
Juge : Cubi

Accusée : la dame Erbigael
Victimes : les institutions et le peuple du Comté

/*Tête de fer s'approcha d'une pile de parchemins. Il en déroula un, le relit une dernière fois, l'étala sur sa table.
Il attendit que les gardes séparent la dame Erbigael du groupe des traîtres qui attendaient leur tour, et l'amènent devant lui d'une bourrade bien sentie, afin de lui résumer ses droits et de lui rappeler de quoi on l’accusait, qu’elle puisse se défendre en bonne et due forme dans les délais impartis par la loi.*/

Messire Juge,
la dame Erbigael a été amenée devant nous car elle est accusée, selon la loi de notre comté, de haute trahison. Elle faisait partie de l'armée se faisant appeler Nihil Obstat, et qui a attaqué nos villes et notre comté, tuant les innocents, dérobant la populace l'arme ensanglantée à la main, férissant indistinctement militaires, bourgeois, femmes et enfants, bref toute personne qui avait le malheur de se trouver sur leur chemin.

Celle-ci, Erbigael, a été blessée par Dame Mizuki59, et capturée à Périgueux, le 17 mai.

Je vous rappelle les articles de loi concernés :
---------------------------------------------------
Livre militaire
Op. 10
Art 1. Décrêt des groupes armées:

Art 1.1. Les groupes armés ne sont pas autorisés sur le territoire du Comté sans accord d'une autorité comtale agréée.

Art 1.2. L'agrément étant le suivant : Le Comte est le seul à pouvoir donner son accord. Il peut néanmoins faire acte de délégation au Capitaine et/ou au Connétable et/ou au Prévôt des Maréchaux. Dans ce cas de figure, l'accord de ce dernier sera suffisant.

Art 1.3. Par groupes armés il faut entendre : Armée, Lance ou Corps d'armes.

Art 1.4. Toute personne créant ou adhérant à un groupe armé non autorisé se verra poursuivi pour Trouble à l'ordre public, et encourra les sanctions les plus fortes.
------------------------------------------------
Livre pénal
Opus 5
Art 1.
Sera considéré comme trahison le crime qui sera commis de manière passive et comme haute-trahison le crime qui sera commis de manière active, dès que le-dit crime nuit directement au bon fonctionnement ou à l'image du comté et de ses institutions..
Les peines les plus sévères pourront être appliquées sur l'accusé, pour les crimes de trahison et haute-trahison.

Art 3.4. Constitue un acte de haute-trahison par incitation à la révolte, tout appel public ou privé visant à organiser un mouvement destiné à renverser par la force le pouvoir communal ou comtal.

Art 3.5. Constitue un acte de haute-trahison par révolte, toute utilisation illégitime de la force pour renverser le pouvoir communal ou Comtal.
------------------------------------------------

/*Il se tourna vers l’accusée, lui rappelant ses droits.*/
Dame Erbigael, vous avez le droit de rester en liberté jusqu’à la fin du procès. Vous avez également le droit de vous faire représenter, à titre gracieux, par un avocat reconnu comme tel.

/*le procureur remit à l’accusée une copie du Corpus Juris Civilis, telle que celle placée à la libre disposition de tous en gargote périgourdine.*/
Entrez ici votre plaidoirie
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MessageSujet: le procès   Lun 19 Mai 2008, 11:13

La Main du Diable releva la tête et les regarda tous. Elle esquissa un sourire et les salua d’une révérence très disgracieuse (elle était blessée quand même). Elle portait toujours la même tenue que la veille mais avec, en sus, des taches de sang, de la poussière et des trous, passages des armes de ses adversaires. Son visage était sale et tuméfié.

Adissiatz,

Je me présente: La main du diable, brigande et médecin... pour vous servir. Je ne connais point cette Erbigaël, encore une qui doit se prendre pour moi. Vous permettez que je rectifie l'acte d'accusation? Je veux bien être jugée mais pour des faits réels et non des suppositions non fondées. Je ne touche pas aux enfants. Je ne tue pas les innocents, d'ailleurs j'évite de tuer. Je suis médecin, je connais le prix de la vie. Je me bats et j'agis en légitime défense. Je ne suis pas de ces êtres sans cœur qui ne cherchent qu'à tuer, qui s'abreuvent du sang de leurs victimes.


Elle secoua la tête pour ramener ses cheveux en arrière, ses poignets étant liés dans son dos.

Je confirme le reste: je faisais partie de l'armée Nihil Obstat. Les brigands ont le droit aux soins non? Et il est vrai que je me suis battue contre cette dame.

Elle montra de la tête, Mizuki59.

Elle se bat bien d'ailleurs et il n'était pas dans mes intentions de la réduire en pièces. Vous m'avez capturée, vous avez gagné. La fierté de me voir danser au bout d'une corde vous réjouit! Que voulez-vous que je fasse? Le procès est déjà joué d'avance et nous savons tous où cela se terminera... à la potence.

Son sourire disparut et elle leur jeta à tous un regard noir avant d'être raccompagnée fermement à sa place.
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MessageSujet: le procès   Mer 21 Mai 2008, 21:53

Mizuki59 a écrit:
Mizuki se leva a l'appel de son nom.

Bonjour, je tiens a confirmé les dires de cette femme, nous nous sommes bien battues la nuit du 16 au 17 mai.

je pense que je n'ai pas grand chose a ajouter, cette personne ayant deja tout avoué, par contre elle a raison sur un point les prisonniers ont le droit a des soins il serait dommage qu'elle meurt avant la decision de la cour.
Si vous avez encore besoin de moi je suis a votre disposition.


Mizuki reparti s'assoir sur son siege.


La Main écouta avec torpeur.
Moi, avouer? Elle y va un peu fort. j'ai fait parti de l'armée Nihil Obstat certes mais j'ai certainement pas tué qui que ce soit. Ils n'ont aucun corps mais ils voudraient me faire passer pour une meurtrière. Je suis édecin moi pas une tueuse. Et puis d'abord qu'ils me les montrent les cadavres... hein... qu'ils me les montrent, ils en ont même pas une preuve de toute façon et ils veulent juste satisfaire leur égo de gens nobles et honnêtes. Il n'y a pas de justice en ce monde, que des injustices...
Trop de mots se bouculaient dans sa tête. elle avait envie de leur dire que ce n'était que mensonges, que la vie de l'autre était important pour elle mais le garde lui donna une bourrade qui la fit tomber à terre. Elle se redressa lentement, fatiguée.
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MessageSujet: le procès   Ven 23 Mai 2008, 13:24

tete de fer a écrit:
Tête de fer se réveilla, ce matin-là, avec le poids des ans, fardeau qui imperceptiblement, de jour en jour, s'affaisait sur ses épaules sans qu'il en soit vraiment conscient. Il se leva, se servit une écuelle de brouet dans le chaudron laissé au bord des braises par la chambrière, se coupa une écope dans un quignon de pain, et déjeuna en silence.

Dans sa tête, il repassait ce qu'il allait faire dans cette journée, maudite parmi toute une série d'autres. Il allait devoir le faire, de nouveau, et de sang froid. Malgré tout l'espoir qu'il avait pu entretenir de ne pas devenir un bras aveugle, pour ses frères humains et pour la Justice, il allait devoir le faire. Et la pensée de ces mots qu'ils devrait prononcer le révulsait.
Ses souvenirs de cette semaine revinrent, se bousculant sous son crâne, chacun tentant de prendre la place de l'autre, de s'imposer, dans un tourbillon de cris et de fureur intérieure - ces cadavres épars sur le champ de bataille - cet homme qu'on avait empalé sur une fourche, sans doute pour n'avoir point livré sa bourse assez tôt - cet autre homme qu'il pensait mort, mais qui avait tourné la tête à son passage, et l'avait regardé fixement passer à côté, le ventre ouvert, la tripaille qui miroitait, étrangement bleue. Sans même une parole. Sans même une plainte. Mais ses yeux savaient - Et ces gueux qui étaient en train de gratter l'écorce d'un bouleau, et avaient fui avant qu'il puisse leur proposer du pain. Car ils n'en avaient plus. Tout leur avait été pris, le marché était vide. L'armée des monstres les affamait - et sa hache, fendant le crâne d'un homme - tranchant le bras d'un autre - le fer qui avait sifflé si près de son visage - Le choc sourd et violent sur son écu, comme d'abattre le martel de forge sur une bûche, d'un bras - Thalis, si petite au sommet des remparts, alors qu'il s'éloignait pour férir, lui, le pèlerin - du sang - encore du sang - de la douleur - Et sur tout ça, la mort qui planait comme ces corbeaux repus et luisants -
Il releva la tête, et son regard douloureux subtilement changea. La résolution s'y était peinte, en surcroît de la douleur, qu'elle cachait presque.

Il posa son bol vide sur le coin de la table, se leva, et se dirigea vers le dressoir. Il continuerait ce combat qu'il n'avait pas voulu. Il allait donc falloir passer l'armure.
Puisqu'il le fallait...


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Tête de fer s'avança à la barre. Il regarda la femme, bien faite, malgré les souillures du combat et de sa blessure, et les haillons déchirés qu'elle portait. Elle se faisait appeler la main du Diable... Un succube, sans doute...

"La main du Diable, vous dites? la main du Diable? Je ne le savais pas disciple d'Onan! Vous auriez sans doute pu accoler à Diable une toute autre partie du corps, Madame, pour décrire les services qu'on suppose d'une femme dans une armée de gueux!"

Tête de fer se passa la main sur le visage, tentant de reprendre ses esprits, qui s'égaraient

"Vous vous dites médecin, vous dites connaître le prix de la vie? Et pourtant vous n'hésitez pas à suivre une armée d'invasion, une armée de loups qui rapine, qui férit les innocents, les pauvres gens, qui attaque tout ce qui bouge. Vous participez vous même aux combats, la preuve, vos gueunilles tâchées de sang et déchiquetées par le fer!
Et ces victimes de vous et vos comparses, vous n'en avez cure, c'est bien cela? Vous préférez soigner le monstre que l'agneau?
Par quel détour pervers de votre raison pouvez-vous dans le même souffle clamer votre prétendue bonté d'âme, et nous en montrer la noirceur?

Comment osez-vous appeler légitime défense votre promenade sanglante de Cahors à Périgueux! Vous pensiez peut-être avoir été conviée à un Sabbath en Périgord Angoumois?

Médecin, vous? Un médecin qui choisit ses patients ne peut porter ce nom! ce serait en souiller tous les autres! Vous méritez la corde, pour sûr! et la roue! et le pal!"

Tête de fer se passa de nouveau la main sur le visage. Décidément...

"Votre honneur, cette femme a suivi, de son plein gré, Nilas et son armée. Elle a participé à ces combats, elle mérite comme les autres sa part du châtiment! Qu'elle soit dépouillée de ses possessions et livrée au bourreau comme tous, qu'on se débarasse de ces monstres à la raison tordue, et qu'on jette son cadavre loin de Périgueux, qu'elle aille nourrir la terre qu'elle a participé à dérober!"

Tête de fer alla se rassoir, un peu secoué.

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MessageSujet: le procès   Lun 26 Mai 2008, 09:38

Amor a écrit:
A l’appel de son nom, Amor se leva de sa chaise et se dirigea vers le parloir en lançant un petit signe de la main vers Dame Erbigael. Il s’inclina devant le Juge…
Messire le Juge…

Puis vers le nombreux public devant lequel il s’inclina avant de revenir face au Juge

Messire le Juge, je passerais sur les fantasmes sexuels du Procureur qui mériterait rien que pour cela une plainte. Certains n’ont visiblement pas compris ce que veut dire respect de l’intégrité des autres et solennité de votre Cour…

Il jeta un regard noir vers le Procureur puis poursuivit

J’aimerais vous donner mon avis sur ce procès Messire Juge et à vous chers habitants du Périgord… Un avis désintéressé car je viens d’arriver et donc on ne pourrait me reprocher un quelconque intérêt ou partialité dans cette affaire. Je vais donc commenter devant vous chaque point qui est reprochée à cette pauvre créature blessée que vous jugez. désigne de la main Erbigael avec un regard attendri

En la voyant ainsi, pensez-vous que c’est la diablesse que le Procureur essaye de vous faire croire ? Moi je ne vois qu’une femme blessée et qui a des remords… Une femme que j’ai rencontrée en taverne lors de mon arrivée à Périgueux et qui m’a accueilli avec gentillesse et sans aprioris ! Une femme appréciée par les habitants de Périgueux ! Une femme prête à rester parmi nous et à s’intégrer dans notre ville… Est-ce là le tableau que vous dépeint le Procureur ? pointe du doigt le Procureur

De quoi l’accuse t’il ? Je le cite à contre cœur… il prit un papier sur son pupitre et le lut à haute voix en mimant l’intonation théâtrale du Procureur «…qui a attaqué nos villes et notre comté, tuant les innocents, dérobant la populace l'arme ensanglantée à la main, férissant indistinctement militaires, bourgeois, femmes et enfants… » il fit une pause et regarda le public

Quelles sont les villes attaquées ? Quelle populace et vous noterez le mot « populace » pour désigner nos compatriotes… terme péjoratif que seul les imbus d’eux-mêmes utilisent pour nous désigner… aurait subi des vols ? Que font des enfants sur les murailles lors de combats ? Les parents du Périgord seraient ils si inconscients pour laisser leurs enfants s’amuser sur les murailles lors e combats ? Quelles preuves le Procureur a-t-il montré devant nous prouvant que Dame Erbigael aurait participé à tous ces méfaits ?
il éleva la voix Rien et rien encore ! Tout ceci n’est que dialectique destinée à faire mousser une affaire qui n’est rien ! Même le témoin cité par l’accusation ne dit que le strict minimum et n’en veut pas à l’accusée !il rabaissa le ton et s’adressa à nouveau au Juge

Messire le Juge… Dame Erbigael est accusée de faire parti d’une troupe armée non agréée par les autorités. De par mon expérience, elle n’est de loin pas la seule à en faire parti et beaucoup de françois font pareils pour se déplacer dans nos contrées. Votre Code pénal et je le déplore, ne mentionne aucune peine minimale ni maximale pour ce délit… c’est à la tête du client ! On l’accuse aussi d’avoir fait parti d’une troupe guerrière qui seraient composées de brigands… Le Procureur n’est peut être pas au courant ou alors il le tait volontairement mais à Cahors il n’y a eu aucune effusion de sang lors de la prise de la ville et les habitants se sont bien accommodés de la présence de ses soi-disant brigands.. Aucun vol n’a été fait à la Mairie... Les habitants ne se sont pas révoltés et il a fallût plus d’une semaine pour que la ville soit reprise et d’ailleurs je crois même que c’est plutôt eux qui sont partis d’eux-mêmes… entre les révoltés et les vrais brigands au Conseil de Guyenne les habitants de Cahors avaient fait leur choix… Des brigands qui ne volent rien… Ce n’est pas courant non ? Tant et même qu’on ne les appelle pas des brigands mais des révoltés ! Ces révoltés avaient un idéal ! On peut être d’accord ou non avec leur idéal mais cela signifie qu’ils ne peuvent être considérés comme des brigands !
Le Procureur demande la peine de mort et plus que cela, honte à lui ! Un traitement inhumain qui nous rabaisserait encore plus bas que les animaux ! La Bête n’est pas là où on le croit me semble t’il… Je lui conseille d’ailleurs un peu de lecture entre deux séances d’égorgement de poulets lors de ses loisirs. *il sort de dessous son mantel la Charte des Juges * Lisez le paragraphes concernant les délits particuliers…

Citation:
les délits particuliers

il s'agit de délits particuliers qui par leur gravité sur l'équilibre du jeu et l'intérêt général des RR peuvent se voir sanctionné par une peine de prison supérieure à trois jours :

Attention : tout juge qui outrepasserait ces peines de prison se verrait a son tour poursuivi !

-niveau de l'accusé 3 et + : 10 jours au max

les délits particuliers sont
-les crimes de sang et vol à main armée (brigandage)


Si Dame Erbigael est coupable de brigandage il n’est aucunement mentionné la peine de mort

Et de plus en tenant compte de son comportement exemplaire et de ses regrets un allégement de sa peine serait une chose normale... la Justice devant être un exemple de droiture et de clémence et pas qu’un instrument de torture comme le Procureur aimerait qu’elle soit.

J’ai terminé votre honneur et je vous prie de m’excuser de la longueur de ma plaidoirie. Je suis sûr que vous jugerez en âme et conscience et que votre clémence sera accueillie par acclamation à Périgueux. La Justice de ce comté ne sera que plus grande…

il se retira vers sa chaise en s’inclinant vers le Juge

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